Pierre-Jacques Castanet est le prochain président de la Caisse Nationale du Barreau Français. L’actuel Premier Vice-Président de la CNBF succédera dès le 1er janvier 2013 à Daniel-Julien Noël, qui a exercé trois mandatures à la tête de l’institution (1999-2000, 2003-2004 et 2011-2012) et qui continuera à y jouer un rôle actif. Pierre-Jacques Castanet sera officiellement élu pour deux ans lors du Conseil d’Administration de la CNBF le 15 décembre prochain, en vertu du principe d’alternance à la présidence de la caisse entre avocats de Paris et avocats de province. Ce spécialiste du droit du travail, associé au sein du cabinet parisien ID Avocats et ancien membre du Conseil National des Barreaux et du Conseil de l’Ordre, devrait poursuivre les réformes mises en ??uvre récemment par la caisse de retraite et de prévoyance des avocats. « Je m’inscris dans la continuité des orientations prises par le conseil d’administration réélu il y a deux ans » a-t-il déclaré à Instit Invest. Pierre-Jacques Castanet poursuit : « J’ai un double objectif : renforcer l’indépendance de notre caisse de retraites, qui est consubstantielle à l’indépendance de notre profession, tout en poursuivant les réformes dans le cadre d’une gestion prudente ayant pour but de renforcer nos réserves et ainsi notre pérennité ». D’après son futur président, la CNBF sera amené à prendre des décisions en termes de gestion des réserves et d'évaluation et de calcul des retraites complémentaires. « Nous avons en effet passé des engagements réciproques avec notre autorité de tutelle, avec laquelle nous entretenons des relations pluriannuelles » explique-t-il. En matière financière, deux réformes mobiliseront plus particulièrement le tandem composé de Gilles Not, directeur de la CNBF depuis le 1er février 2012, et de Pierre-Jacques Castanet. Ce dernier les détaille : « il s’agira tout d’abord de continuer à renforcer le professionnalisme de nos équipes, ce qui passe par la réorganisation en cours de nos systèmes informatiques et par le renforcement des contrôles internes et externes. L’autre priorité sera d’améliorer la nécessité de transparence dans le choix de nos partenaires ».