Encouragées par la hausse de Wall Street et les premiers signes de reprise économique, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à revenir s’introduire en Bourse aux Etats-Unis, rapporte Les Echos. Au cours de la seule semaine dernière, 2,4 milliards de dollars ont été levés au travers de 11 opérations (dont 7 opérations le 8 mai). Une véritable renaissance : le marché américain des introductions en Bourse n’avait plus connu une telle activité depuis la semaine du 10 décembre 2007, selon le cabinet Dealogic. En tout, depuis le début de l’année, le volume des introductions en Bourse atteint 16,8 milliards de dollars aux Etats-Unis, contre 13,1 milliards de dollars à la même période de l’année dernière. L’activité reste toutefois en retrait par rapport à 2011. A cette époque de l’année, 24,4 milliards de dollars avaient déjà été levés.
Le volume des investissements opérés l’an dernier en Suisse selon les critères de l’investissement durable ou socialement responsable (ISR) s’est étoffé de près de 15% à 48,5 milliards de francs, selon le dernier rapport publié hier par l’unité suisse du Forum sur les placements financiers durables FNG (Forum Nachhaltige Geldanlagen), rapporte L’Agefi suisse. Ce sont surtout les mandats - institutionnels principalement - qui ont apporté la contribution la plus importante (+18,2%). Même si les fonds de placements (+13,3%) demeurent la catégorie principale (52,5% du total) dans ce domaine, devant les mandats de gestion (45% du total), bien loin devant les produits financiers structurés, qui ont essuyé des sorties nettes de fonds (-11%) dans l’investissement durable. Le marché suisse est dominé dans ce type de placements par la Banque Sarasin (38% du marché ainsi considéré), devant Ethos-Pictet (16%), Credit Suisse (y compris ResponsAbility 10,6%), RobecoSAM (8,8%) et Vontobel-Raiffeisen (7,7%). De plus, la part des investisseurs institutionnels (54%) a nettement dépassé l’an dernier celle des particuliers en Suisse. Cette part institutionnelle n’en demeure pas moins nettement inférieure à celle constatée en Allemagne (77%) et en Autriche (81%).
State Street Global Advisors (SSgA) vient de passer un partenariat avec le programme de pensions SEI Master Trust qui souhaite utiliser des fonds à contributions définies de SSgA pour aider ses collaborateurs à participer à des fonds contre le risque d’insolvabilité.Au 31 mars 2013, les actifs des plans à contributions définies de SSgA s'élevaient à 261,6 milliards de dollars.
Les prix à la consommation en Allemagne ont baissé de 0,5% en avril, ramenant l’inflation sur un an à 1,2%, a confirmé mardi l’Office fédéral des statistiques. L’indice harmonisé aux normes européennes (IPCH) affiche un recul de 0,5% par rapport à mars et une hausse de 1,1% en rythme annuel.
Singapour, le quatrième centre financier « offshore » du monde, a annoncé l’adoption de mesures facilitant les échanges internationaux avec des pays étrangers sur les personnes soupçonnées d'évasion fiscale. La ville-Etat devrait notamment signer avant la fin de l’année la convention de l’OCDE sur l'échange multilatéral d’informations fiscales.
L’Espagne, notée Baa3/BBB-/BBB, se prépare à émettre un nouvel emprunt à 10 ans, échéance octobre 2023, en fonction des conditions du marché, a confié à Reuters une source proche du marché. Barclays, CaixaBank, Citigroup, Deutsche Bank, Goldman Sachs et Santander sont chefs de file.
Les députés français ont donné leur feu vert au déblocage exceptionnel de la participation et de l’intéressement dont disposent les salariés afin de relancer la consommation, une enveloppe estimée à plusieurs milliards d’euros. Ce déblocage exceptionnel concerne les sommes attribuées avant le 1er janvier 2013, avec un plafond global de 20.000 euros, net de prélèvements sociaux.
L’Espagne et le Portugal ont appelé la zone euro à mener à bien l’union bancaire alors que l’Allemagne met en avant les obstacles juridiques à l’introduction de l’un des éléments clés du projet, qui est le traitement des banques en dépôt de bilan. «Il est indispensable de nous en tenir au calendrier prévu pour l’union bancaire et de prendre des mesures qui garantissent un accès au crédit pour les ménages et les petites entreprises», a déclaré le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy. «L’union bancaire est un gage de crédibilité de l’Union européenne», a-t-il martelé après avoir rencontré le Premier ministre portugais Pedro Passos Coelho, qui a soutenu son appel. Les ministres des Finances de la zone euro se sont réunis hier à Bruxelles et le ministre allemand Wolfgang Schäuble a réaffirmé sa conviction que la mise en place du mécanisme unique de résolution prévu dans le cadre de l’union bancaire nécessitait une modification des traités.
L’Italie envisage de porter son objectif de déficit budgétaire en 2014 de 1,8% actuellement à 2,9% du PIB, soit juste en-dessous de la limite fixée par l’Union européenne, ont confié plusieurs sources à Reuters. La date la plus probable de cette annonce serait en septembre, au moment de la préparation de la loi de finances, quand le gouvernement actualisera ses projections économiques.
A la surprise générale, la banque centrale israélienne a baissé son taux directeur de 0,25 point de pourcentage pour le ramener à 1,5%, son niveau le plus bas depuis trois ans. L’institut dirigé par Stanley Fischer a par ailleurs annoncé un programme d’achat de devises étrangères afin de limiter la progression du shekel.
Les ministres des Finances de la zone euro ont donné leur feu vert à de nouvelles tranches d’aide pour la Grèce, le Portugal et Chypre. Un montant de 7,5 milliards d’euros sera notamment accordé en deux temps à la Grèce, dans le cadre du plan d’aide accordé au pays au printemps 2012. Les ministres font en outre pression sur la Slovénie pour qu’elle corrige ses déséquilibres macroéconomiques, dans le secteur bancaire notamment.
Le groupe énergétique a réalisé hier une émission obligataire d’un montant de 1,2 milliard d’euros à un taux de 2,72%, jamais atteint selon le Financial Times par un groupe espagnol depuis lelancement de l’euro. Repsol a indiqué avoir tiré parti de conditions de marché favorables. L’offre a suscité une demande de 3,2 milliards.
Le Parti conservateur britannique présentera aujourd’hui une proposition de loi ouvrant la voie à un référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne pour tenter d’apaiser la fronde de son aile eurosceptique. Cette concession du Premier ministre intervient moins de quatre mois après sa promesse de renégocier avec Bruxelles les termes de l’appartenance britannique à l’UE avant d’organiser une consultation populaire sur le sujet avant fin 2017.
La France et l’Allemagne présenteront le 28 mai à Paris une démarche commune visant à lutter contre le chômage des jeunes, a rapporté le Rheinische Post. Baptisée New Deal for Europe, ce projet impliquera la Banque européenne d’investissement qui exercera un levier pour débloquer plusieurs dizaines de milliards d’euros de crédits pour les sociétés prêtes à créer des emplois pour les jeunes.
Le programme Help to Buy lancé par les autorités britanniques a eu un effet immédiat sensible pour animer le marché immobilier outre-Manche. C’est ce qu’indique le quotidien en citant un sondage de la RICS (Royal Institute of Chartered Surveyors). Le plan a été dévoilé en mars par le Chancelier de l’Echiquier George Osborne. La demande serait au plus haut depuis novembre 2009.
Le fonds souverain norvégien a décidé de réduire significativement son exposition aux obligations indexées sur l’inflation en raison de l'étroitesse de ce marché, rapporte le Financial Times.Le fonds, qui affichait un encours d’obligations indexées de 95,7 milliards de couronnes norvégiennes en juin 2012, l’a ramené à un peu plus de 42 milliards à la fin de 2012 pour le faire tomber à 26,1 milliards de couronnes au terme du premier trimestre. Les perspectives d’inflation ont diminué aux Etats-Unis et en Europe où les inquiétudes sur les risques dé déflation ont pris le dessus.
Le spécialiste obligataire Bill Gross a réduit ses positions cash dans son portefeuille phare, le Pimco GIS Total Return Bond dont les actifs sous gestion s'élèvent à 292 milliards de dollars, à 3% dernièrement contre 8% à fin mars, rapporte Citywire. Le gestionnaire a également ramené son exposition au crédit en catégorie d’investissement de 9% fin mars à 7%.Bill Gross ainsi renforcé son exposition aux Treasuries, de 28% en février à 33% fin mars et 39% à fin avril. Bill Gross a également redéployé des liquidités sur les MBS et la dette émergente. L’exposition aux MBS atteint désormais 34% contre 1% à fin mars tandis que la dette émergente pèse 8% contre 1% à fin mars.
D’ici à 2020, le nombre de millionnaires chinois devrait doubler, positionnant le pays juste derrière les Etats-Unis, selon les prévisions de WealthInside publiées par Asian Investor. Leur nombre devrait ainsi passer de 1,3 million en 2012 à 3,3 millions. Les millionnaires indiens devraient être plus d’un million en 2020. Selon une enquête de HSBC auprès de clients de Chine continentale, 70 % prévoient à l’avenir de confier la gestion de leurs avoir financiers à un professionnel et d’investir hors des frontières chinoises.
D’après les statistiques de l’association espagnole Inverco des société de gestion, les fonds de valeurs mobilières ont drainé 1.075 millions d’euros de souscriptions nettes en avril, le quatrième mois de collecte nette consécutif, et l’encours à fin avril est ressorti à 130.745 millions d’euros contre 128.257 millions fin mars. Les fonds ont ainsi collecté 4,79 milliards en net depuis le début de l’année.Avril a été marqué par un nouveau passage de témoin, Santander Asset Management redevenant le premier gestionnaire espagnol avec un encours de 19.452 millions au 30 avril, et reprenant ainsi le leadership au bout de dix huit mois à BBVA Asset Management, qui termine à 19.335 millions d’euros. Il convient surtout de remarquer que les deux leaders du secteur sont désormais talonnés par InverCaixa, dont l’encours fin avril se situait à 18.269 millions d’euros, soit 22 % de plus que douze mois auparavant. Cela tient moins aux souscriptions nettes (qui ont été de 177 millions pour avril, contre 88 millions pour le Santander et des sorties nettes de 6,8 millions pour le BBVA) qu’à l’absorption des sociétés de gestion de Bankpyme et de Banca Civica (cette dernière a apporté plus de 2 milliards d’euros).
Dans le cadre des panels de L’Agefi, Hervé Boiral, responsable gestion crédit chez Amundi, indique que la dette bancaire constitue encore dans l’univers high grade son investissement préféré. Les fondamentaux de cette classe d’actifs sont amenés à s’améliorer, explique-t-il, tant au niveau de l’actif avec une augmentation programmée des fonds propres, qu’au niveau du passif avec un «deleveraging» (réduction de la taille du bilan) en cours, le tout sous la pression du régulateur. En contrepartie de l’amélioration attendue des fondamentaux, les primes bancaires restent bien plus intéressantes que les primes industrielles.
Russell Investments a annoncé la conclusion d’un accord de partenariat avec Distribution Technology pour la fourniture d’analyses de profils de risque indépendantes pour 16 de ses fonds et portefeuilles de référence.L’analyse des profils de risque prend en compte des facteurs tels que la volatilité, la performance, ainsi que les allocations tactiques et stratégiques afin d'évaluer le niveau de risque des différentes stratégies pour les investisseurs. Les profils de risque seront revus sur une base trimestrielle.Les stratégies concernées par l’analyse sont les suivantes:Russell Defensive Assets FundSecure Model PortfolioCautious Model PortfolioConservative Model PortfolioRussell Multi Asset Income FundModerate Model PortfolioBalanced Model PortfolioRussell Multi Asset Growth FundRussell Real Assets FundProgressive Model PortfolioAdventurous Model PortfolioGrowth Model PortfolioAggressive Model PortfolioAggressive Plus Model PortfolioRussell International Growth Assets Fund etRussell UK Growth Assets Fund
Interrogé par L’Agefi sur le marché actions de la zone euro, Christophe Besson, directeur des gestions chez CM-CIC Asset Management, note que depuis fin 2009, l’indice anglais progresse de +38% et l’indice américain de+ 44%, quand les valeurs de la zone euro déclinent de 7%. Le marché actions de la zone euro n’a pas salué les efforts de gestion des entreprises, ce qui s’est pourtant concrétisé sur les spreads «corporate» et pour d’autres marchés, a indiqué Christophe Besson. Par ailleurs croissance économique locale et progression des résultats des entreprises sont de moins en moins corrélées, a t-il ajouté.
Pour la 9ème année d’affilée, Deutsche Bank est numéro un mondial sur les changes, avec une part de marché de 15,18 % selon l’enquête annuelle d'« Euromoney », rapporte Les Echos. La banque Citi est deuxième avec 14,9 % de part de marché contre 12,26 % en 2012, et obtient même deux places de leader, l’une sur les transactions au comptant et l’autre sur les devises émergentes avec 15,6 % de part de marché. Barclays (3 ème), UBS (4 ème) et JP Morgan (6 ème), enregistrent une modeste baisse de leur part de marché mais conservent leur rang. HSBC (5 ème) enregistre un gain de 6,7 % à 6,9 % de sa part de marché.Dans un contexte de légère décrue des volumes de transactions mondiaux, de 3 %, l’Asie s’est avérée la zone la plus dynamique devant l’Europe : son poids est passé de 21 % à 26 % alors que celui de l’Europe a baissé de 49 % à 44 % sous l’effet notamment du repli de l’activité des « hedge funds » sur le Vieux Continent.
Malgré la très bonne tenue de plusieurs grands marchés actions, les investisseurs ont continué de favoriser l’obligataire début mai. Les deux classes d’actifs ont toutefois réalisé des collectes hebdomadaires supérieures à 10 milliards de dollars. Les fonds obligataires ont ainsi enregistré une collecte nette de 13,07 milliards de dollars durant la semaine au 8 mai, selon les statistiques communiquées par EPFR Global.La société de recherche souligne que les fonds obligataires associés à une prise de risque plus élevée ont encore été très recherchés. Les stratégies high yield, Europe, marchés émergents en devises locales ou encore total return ont toutes enregistré des collectes nettes supérieures au milliard de dollars durant la semaine sous revue.Les fonds actions, soutenus pour la première fois depuis trois semaines par le regain d’intérêt des investisseurs retail, ont terminé la semaine au 8 mai sur une collecte nette de 10,49 milliards de dollars. EPFR Global relève que les fonds dédiés aux Etats-Unis ont représenté plus de 50% de tous les flux dans les fonds obligataires et plus de 70% de tous les flux dans les fonds actions.Les fonds monétaires ont enregistré une collecte de 21,67 milliards de dollars, un niveau jamais vu depuis début janvier.
Les introductions en Bourse (IPO) en Chine, dont la reprise était attendue en mai ou en juin, seront probablement retardées jusqu’au mois de juillet en raison des incertitudes sur l'état de santé de l'économie, a rapporté le China Securities Journal (CSJ), qui dépend de l’agence officielle Chine Nouvelle. Les autorités de régulation chinoises suspendent les IPO depuis octobre, afin d’aider à stabiliser les Bourses de Shanghai et de Shenzen et d’améliorer la qualité des groupes qui y sont côtés.
Parvenue à un accord avec Dexia Crédit Local, Asnières-sur-Seine a annoncé ce matin se désister de toutes ses procédures civiles et pénales à l’encontre de la banque. «Dans le cadre d’un financement global de 21millions d’euros, Dexia Crédit Local accepte de sécuriser un emprunt basé sur l’écart de change entre le yen et le dollar américain dont le capital restant dû est de près de 9 millions d’euros en [le transformant en] emprunt à taux fixe à 4,50% jusqu’à l’échéance 2012 puis à 4,80 % à compter de l’échéance 2013», précise la commune des Hauts-de-Seine dans un communiqué. Cette opération doit permettre d’abaisser le poids de la dette dite «toxique» à 67% du total des emprunts fin 2013, contre plus de 93% début 2008. La ville souhaite un effort similaire de ses autres banques, sous peine de « nouvelles assignations». Selon lagazette.fr, Asnières dispose encore d’un prêt structuré de la Société Générale et de douze gérés par la Société de financement local (Sfil) qui a hérité d’une partie des actifs de Dexia.
La Banque centrale européenne (BCE) pourrait ramener le taux d’intérêt de sa facilité de dépôt en dessous de zéro, son niveau actuel, afin de soutenir l’activité économique, a déclaré Ignazio Visco, l’un des membres du conseil des gouverneurs de la BCE, cité par la chaîne de télévision CNBC. «Nous pensons que ce serait efficace, que l'économie est prête actuellement à l’encaisser. Techniquement, nous sommes équipés et prêts à intervenir. Des conséquences involontaires sont possibles, nous savons que nous devons travailler là -dessus et nous savons comment travailler là -dessus», a-t-il ajouté.
Le gouvernement portugais a déclaré que la mission envoyée par ses bailleurs de fonds internationaux avait mené à bien sa dernière évaluation en date du plan d’aide accordé au pays, suggérant par là qu’il n’y avait aucun obstacle à ce que Lisbonne reçoive une nouvelle tranche de deux milliards d’euros. Ce versement était quasiment acquis il y a deux mois, mais il a ensuite été reporté après que la Cour constitutionnelle a rejeté début avril une partie des mesures d’austérité préparées par le gouvernement.