Afin de se fonder sur des données actuelles et parlantes concernant la situation financière des institutions de prévoyance, la CHS PP a uniformisé les chiffres clés collectés et a, surtout, fortement accéléré le relevé. Désormais, les chiffres au 31 décembre d’un exercice sont recensés dès le premier trimestre de l’exercice suivant. Le relevé des taux d’intérêt techniques et d’autres indicateurs axés sur les risques permet par ailleurs d'établir une véritable comparaison des taux de couverture des différentes institutions de prévoyance. La CHS PP a ainsi effectué pour la première fois, en collaboration avec les autorités de surveillance cantonales et régionales, un recensement précoce des chiffres clés de toutes les institutions de prévoyance au 31 décembre 2012. Sur la base des données collectées, elle a ensuite défini et évalué les risques auxquels la prévoyance professionnelle est exposée. Evaluation de la situation 2012 a été une bonne année pour les institutions de prévoyance : le rendement net moyen de la fortune, pondéré en fonction du capital, a été de 7,4 %. Les taux de couverture se sont ainsi améliorés : 90 % des institutions de prévoyance sans garantie étatique présentaient, fin 2012, un taux de couverture d’au moins 100 %. En outre, les institutions de prévoyance sans garantie étatique évaluent désormais leurs engagements avec davantage de prudence. Elles ont nettement diminué leur taux d’intérêt technique et ne sont plus que 7 % à appliquer encore un taux de 4 % ou plus. Globalement, 4 % seulement des institutions de prévoyance sans garantie étatique sont rangées encore dans le segment de risque le plus élevé. Toutefois, 37 % de ces institutions sans garantie étatique présentent un risque plutôt élevé, en raison de promesses de prestations de haut niveau et de la baisse de la capacité d’assainissement due à l’augmentation de la proportion de rentiers dans ces institutions. Des différences marquées entre les institutions de prévoyance avec et sans garantie étatique L’analyse montre en outre qu’il existe de fortes différences entre les institutions de prévoyance sans garantie étatique et celles bénéficiant d’une garantie de l’Etat. Rien d'étonnant à cela, puisque ces deux types d’institution étaient jusqu’ici régis différemment, notamment en ce qui concerne l’obligation de prendre des mesures d’assainissement. En outre, les adaptations aux nouvelles dispositions légales sont encore en cours. A fin 2012, 27 % seulement des institutions de prévoyance avec garantie étatique présentaient un taux de couverture d’au moins 100 %. Déséquilibre croissant des promesses d’intérêts Alors que les taux techniques ont fortement baissé ces dernières années, les rentes de vieillesse continuent d'être fondées sur des garanties d’intérêts relativement élevées. Ces promesses d’intérêts sont en partie plus élevées que les autres taux appliqués par les institutions de prévoyance. Les rendements à atteindre soumettent toujours les institutions de prévoyance à une forte pression en raison des engagements existants et de l’extrême faiblesse des taux d’intérêt, de sorte qu’il n’est guère probable qu’elles réduisent la part de leurs placements à risque. Des adaptations de la loi sont donc indispensables pour éviter que les institutions de prévoyance ne soient contraintes d’inclure d’autres risques encore dans le domaine des promesses de prestations. Perspectives de la CHS PP Chargée de la surveillance du système, la CHS PP entend approfondir l’identification des risques majeurs qui le menacent et définir les mesures à prendre dans son domaine de compétence. Elle s’intéressera aussi aux risques et aux lacunes du dispositif de surveillance. Elle traitera également, sous une forme appropriée, la question des risques qui sont inhérents aux bases légales et sur lesquels elle ne peut donc pas agir directement. Gouvernance et transparence La CHS PP a édicté des directives relatives à l’indication des frais de gestion de la fortune afin d’améliorer sensiblement la transparence dans ce domaine. Toujours dans un souci de transparence, elle va définir les indicateurs que les fondations de placement seront tenues de publier, au sujet des rendements, des risques et des coûts. La réforme structurelle de la prévoyance professionnelle a posé de nouvelles exigences concrètes en ce qui concerne l’intégrité et la loyauté des personnes chargées de la gestion d’une institution de prévoyance ou sa fortune (bonne réputation, garantie d’une activité irréprochable et prévention des conflits d’intérêts). Malgré le contenu détaillé des dispositions d’ordonnance, des questions d’interprétation surgissent régulièrement dans la pratique. Afin de garantir la mise en oeuvre uniforme des dispositions relatives à la gouvernance, la CHS PP va prendre les mesures qui s’imposent et ren-dre des décisions de principe au fur et à mesure. La prochaine mesure prévue est l’adoption de directives relatives à l’indépendance des experts en prévoyance professionnelle.
Le gouvernement français a adopté un projet de loi visant à créer un procureur financier compétent sur tout le territoire pour lutter contre la fraude fiscale, une conséquence de l’affaire Jérôme Cahuzac critiquée par de nombreux magistrats. Les syndicats de la magistrature estiment que des juridictions spécialisées existent déjà depuis 2004, ce que la ministre de la Justice Christiane Taubira conteste.
Ista, le fabricant allemand d’appareils de mesure que CVC Capital Partners vient de reprendre à l’occasion d’un LBO secondaire, rencontre du succès auprès des investisseurs. La marge du prêt term loan B de 1,15 milliard d’euros finançant la transaction va être réduite de 50 points de base, dans une fourchette indicative de 400 à 425 pb au-dessus de l’Euribor. Les engagements définitifs sont attendus aujourd’hui. Ista doit par ailleurs émettre cette semaine deux tranches d’obligations high yield en euros pour un total de 1,025 milliard d’euros.
Le fonds Bridegpoint, qui a annoncé lundi le rachat de Flexitallic à Eurazeo pour 450 millions d’euros, va financer l’opération grâce à une dette unitranche apportée par Axa Private Equity, selon Bloomberg.
Le patron du fonds souverain norvégien, Yngve Slyngstad, a indiqué qu’il lui faudra plusieurs années pour augmenter dans des propositions significatives son exposition à l’immobilier. Yngve Slyngstad a récemment confirmé sa stratégie de développement dans l’immobilier, à l’occasion d’une audition devant la commission permanente des affaires économiques et financières du Parlement norvégien mais ajouté qu’il faudra quelques années pour atteindre l’objectif d’une allocation de 5% dans l’immobilier». Actuellement, malgré les efforts d’investissement engagés l’an dernier, la poche immobilière représente seulement 0,9% des encours. Les investissements ont pour l’essentiel été réalisés en Europe (Suisse, France, Allemagne et Royaume-Uni), mais le fonds a eu le feu vert en février pour investir sur le marché américain."Le rendement attendu à long terme sur les actifs réels est plus élevé que les obligations nominales», a souligné devant la même commission le gouverneur de la banque centrale de Norvège, Oystein Olsen. «Le risque est aussi plus élevé», a-t-il ajouté, «mais l’horizon d’investissement de long terme nous met dans une position très solide pour porter ce risque».
Les actifs sous gestion outre-Manche ont atteint au mois de mars le niveau record de 718,5 milliards de livres, contre 706,6 milliards de livres en février 2013 et 615 milliards de livres en mars 2012, selon les statistiques publiées par l’association britannique des gestionnaires d’actifs (IMA).La collecte nette retail s’est élevée en mars dernier à 787 millions de livres contre 1,4 milliard de livres en février et 1,5 milliard de livres en mars 2013. Au cours des cinq premiers jours d’avril, la collecte nette a totalisé 347 millions de livres, un montant plus élevé que la collecte mensuelle moyenne des onze derniers mois.La collecte nette auprès des investisseurs isntitutionnels s’est inscrite à 391 millions de livres contre 1,64 milliard de livres le mois précédent.Le secteur IMA de la performance absolue, qui doit être renommé «Targeted Absolute Return», a enregistré en mars une collecte nette retail de 334 millions de livres, la plus élevée depuis décembre 2009. Viennent les fonds diversifiés 20-60% actions avec une collecte nette de 245 millions de livres, les obligations globales (220 millions de livres et le secteur «Global Equity Income» (150 millions de livres).
Les investisseurs tablent en grande majorité sur une progression des performances boursières en 2013, selon une enquête mondiale de Franklin Templeton sur le sentiment des investisseurs. Dans les marchés émergents, 66 % anticipent une amélioration de leur marché boursier local, contre 58 % dans les pays développés. Mais cet optimisme ne pousse pas les investisseurs à prendre plus de risques. 57 % des personnes sondées envisagent de poursuivre une stratégie d’investissement plus prudente cette année, note l’enquête. En tête des prudents, les jeunes investisseurs entre 25 et 34 ans. Ils indiquent massivement que les actions ne sont pas essentielles pour atteindre leurs objectifs d’investissement à long terme. «Par rapport aux autres tranches d'âges sondées, ce sont également les moins susceptibles de penser que les actions surperformeront les autres classes d’actifs et les plus susceptibles d'être prudents en 2013", souligne Franklin Templeton. Cela posé, c’est parmi cette classe d'âge que l’on trouve le plus grand nombre d’actifs actuellement investis à l'étranger (en moyenne 38 %) et qui semblent les plus disposés à investir à l'étranger à l’avenir.Cette tendance se retrouve sur l’ensemble des investisseurs. 66 % ont le sentiment que de meilleures opportunités en termes d’actions et d’obligations pourront être décelées en dehors de leur marché local en 2013. Sur une base géographique, la majorité des investisseurs (28 %) considère que les marchés actions asiatiques présentent les meilleures opportunités en termes de rendement .Même s’ils ne sont pas encore prêts à investir la plupart de leurs actifs à l'étranger en 2013, les investisseurs envisagent d’en placer près de 40 % sur des marchés étrangers au cours des 10 années à venir, à parts égales entre les marchés développés et émergents. En France, trois quarts des investisseurs locaux projettent d’investir dans l’Hexagone au cours des 12 prochains mois, contre un quart dans d’autres parties d’Europe et en Asie. Même s’ils ont le sentiment que les opportunités de performances sont meilleures à l'étranger, près de la moitié (46 %) pense n’investir qu’en France.
Les Allemands ont constitué en 2012 une épargne de 157 milliards d’euros en nominal (contre 148,2 milliards en 2011), ce qui est presque aussi élevé que le record de 159 milliards enregistré pour 1993. Sur ce total, 86 milliards sont allés à des dépôts bancaires (contre 67 milliards en 2011), ce qui reflète une propension plus marquée pour les actifs liquides, notamment à cause d’un environnement de taux faibles et des incertitudes liées à la crise de la dette, indique le dernier rapport mensuel de la Bundesbank.En ce qui concerne les produits du marché des capitaux, les ménages allemands ont réduit de 17 milliards d’euros sur 2011 leur exposition aux obligations et instruments monétaires (après des sorties de 2 milliards l’année précédente).Les ménages ont été par ailleurs vendeurs nets d’actions en direct de 0,5 milliard d’euros, ce qui représente le premier solde négatif depuis l’intensification de la crise en 2008. En revanche, l’allocation aux parts de fonds d’investissement a été positive par solde de 0,08 milliard d’euros, les épargnants se concentrant sur les fonds immobiliers et obligataires tout en étant vendeurs nets de parts de fonds d’actions.A fin décembre, l’encours détenu sous forme de parts de fonds d’investissement représentait 420,1 milliards d’euros contre 394,9 milliards un an plus tôt.En termes globaux, l'épargne financière des ménages allemands avait augmenté fin 2012 de 229 milliards d’euros ou de 4,9 % sur fin décembre 2011, à 4.939 milliards d’euros (contre 4.7120,2 milliards), sachant que, sur cette variation, 72 milliards d’euros sont provenus de l’effet de marché. En termes nets, compte tenu de la dette, l'épargne financière des ménages allemands a augmenté sur l’ensemble de 2012 de 214 milliards d’euros, à 3.373 milliards.
Comme annoncé il y a un peu plus de deux semaines (lire Newsmanagers du 18 avril), le britannique Schroders vient de compléter son offre institutionnelle dans le domaine des «insurance linked securities» en prenant une participation de 30 % dans le suisse Secquaero Advisors (215 millions d’euros d’encours fin mars). Et, avant la fin de l’année, le gestionnaire britannique compte proposer aux investisseurs institutionnels allemands un véhicule transparent et coordonné, investi en instruments cotés, notamment des emprunts catastrophe (cat bonds) mais également dans des assurances couvrant les risques de pandémie et des assurances automobiles.
Selon une enquête européenne du cabinet de consultants Roland Berger, les structures de distribution des sociétés de gestion de fonds vont souffrir parce les banques limiteront de plus en plus l’éventail des fonds qu’elles proposent à leurs clients, rapporte la Börsen-Zeitung. Plus de la moitié des intermédiaires financiers songent à basculer à l’architecture dirigée et les listes de fonds recommandés ont déjà été réduites de moitié.Les banques réclament de plus en plus fréquemment des commissions chiffrables en centaines de milliers d’euros pour référencer les fonds dans une liste de recommandations.
Les actifs sous gestion des fonds alternatifs au format Ucits s'établissaient à la fin du premier trimestre 2013 à 96,1 milliards d’euros contre 82,4 milliards d’euros à fin décembre 2012, selon les dernières statistiques communiquées par MondoAlternative. Sur ce total, 93,4 milliards d’euros sont gérés par des single managers, 2,7 milliards par des fonds de fonds. Compte tenu de 19 nouveaux fonds proposés sur le marché et de 22 liquidations, le nombre de fonds s’inscrivait fin mars à 499 contre 502 à fin décembre 2012.Durant le trimestre sous revue, la collecte des single managers s’est élevée à 7,3 milliards de d’euros, la collecte des fonds de fonds représentant 24 millions d’euros. Les boutiques de hedge funds, qui pilotent 18,5% de l’encours, ont collecté 256 millions d’euros au premier trimestre contre 643 millions d’euros sur l’ensemble de 2012 tandis que les gestionnaires d’actifs globaux attiraient 7 milliards d’euros.contre 6,8 milliards d’euros pour l’année 2012.L’indice global des fonds alternatifs Ucits a progressé de 1,44% au premier trimestre, l’indice des fonds de fonds affichant pour sa part une hausse de 2,18%. Les stratégies les plus performantes du trimestre ont été le Long/Short Equity, avec un gain de 3,82%, devant le Relative Value (+1,79%), les managed futures (+1,75%) et les Gtaa ou Global Tactical Asset Allocation (1,61%).
«Actuellement, le marché est redevenu propice aux actions européennes. Depuis six mois, c’est le fondamental qui a repris le dessus sur la macro au jour le jour. Maintenant, c’est le «stock-picking» qui nous aide beaucoup, parce que la tendance sera plus sélective, les titres ne progressant plus uniformément», a indiqué lundi lors d’un passage à Paris Philippe Brugère-Trélat, gérant du compartiment Franlin Mutual European Fund*. Ce fonds de droit luxembourgeois spécialiste des titres value affichait fin mars un encours de 2,35 milliards d’euros répartis sur 73 lignes, avec des souscriptions nettes depuis le début de l’année («mais nous n’avons pas encore pas ressenti la fameuse Grande Rotation») et quelques sorties nettes en 2012.Interrogé sur ses préférences actuelles, le gérant-vedette de Franklin Mutual Series souligne que les valeurs européennes très internationales «ont été le grand thème de 2012, mais [que] tout le monde est monté dans le train, désormais, de sorte qu’il est plus difficile de trouver les bons».En ce qui le concerne, Philippe Brugère-Trélat a pris ses bénéfices au quatrième trimestre 2012 sur les alimentaires et les tabac (Nestlé, Ricard, Imperial Tobacco), parce que «les défensives sont devenues très chères». Il s’est recentré sur les industrielles et exportatrices comme Kingfisher, Metro ou Safran, et surpondère les financières (Axa) ainsi que certaines banques très épouvées l’an dernier comme HSBC.* LU0140363002
Le spécialiste des ETF Christian Magoon lance une nouvelle société dédiée à l’univers des ETF, YieldShares, qui va se concentrer sur le développement et la commercialisation de fonds avec une orientation marquée sur les revenus, une niche de marché de son point de vue sous-exploitée, rapporte IndexUniverse.Son premier ETF, en cours d’enregistrement, est le YieldShares High Income ETF, un fonds qui sera investi dans quelque 30 fonds fermés spécialisés sur les actions.
Le déficit commercial de la France s’est contracté en mars, à 4,696 milliards d’euros, grâce à un rebond des exportations lié à des livraisons record d’Airbus, ont annoncé les Douanes mardi. En février, le déficit s'était établi à 5,645 milliards, un chiffre CVS/CJO révisé à la baisse par rapport aux 6 milliards annoncés auparavant. Sur les trois premiers mois de 2013, le déficit s’inscrit à 15,883 milliards contre 17,789 milliards un an plus tôt (-16,533 milliards en brut contre -18,380 milliards).
Dans le cadre de ses efforts pour équilibrer ses finances et éviter un plan de sauvetage, la Slovénie envisage de privatiser le premier opérateur télécoms, dont il détient 74% du capital, ainsi que la banque publique Nova KBM, contrôlée à 80%. La capitalisation de cette dernière s’élève à 90 millions d’euros. Une cession pourrait intervenir avant la fin de l’année, selon Reuters.
L’Italie peut redresser son économie sans creuser davantage sa dette, a assuré Enrico Letta, dont le gouvernement de coalition, à peine formé, souffre déjà de tiraillements sur la question des finances publiques. Ministre délégué à l’Economie, Stefano Fassina a jugé dimanche que l’Italie devrait pouvoir laisser filer son déficit en 2013.
Les pays de la zone euro doivent garder la maîtrise de leurs finances publiques, et tout particulièrement les plus endettés d’entre eux qui ne doivent pas chercher à relancer la croissance en tournant le dos aux efforts budgétaires, a déclaré Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne, lors d’un discours prononcé à Rome.
Selon un rapport de mission du FMI, la Grèce a fait des progrès dans la réduction de la dette publique et l’amélioration de sa compétitivité mais doit aller plus loin dans les réformes structurelles. L’institution cite notamment la lutte contre l’évasion fiscale et la libéralisation du marché du travail, afin que l’austérité ne pèse pas de manière disproportionnée sur les salariés et les retraités.
Le gouvernement chinois a demandé l'élaboration d’un plan détaillé pour parvenir à la convertibilité totale du yuan, ce qui laisse entrevoir une possible accélération des réformes. «Nous devrions avoir des plans opérationnels permettant la convertibilité du renminbi pour les comptes de capitaux», a déclaré le Premier ministre Li Keqiang. Aucun agenda précis n’a toutefois été donné.
L’ancien Chancelier de l’Echiquier clame que la création de l’euro a bouleversé les relations entre Royaume-Uni et Union européenne, le pays étant systématiquement privé de son pouvoir par ceux de la zone euro. Nigel Lawson indique qu’après avoir voté en faveur de l’adhésion à l’Union en 1975, il votera pour une sortie à l’occasion du référendum promis par David Cameron d’ici 2017.
Le ministre sud-coréen du Commerce, Yoon Sang Jick, s’est réjoui selon l’agence à l’issue d’une réunion avec des investisseurs à New York des engagements formulés par ses interlocuteurs. Sept groupes industriels, dont Boeing pour une usine de maintenance, ont promis un investissement cumulé de 380 millions de dollars en Corée du Sud, selon le ministre, qui accompagne la présidente Park Geun Hye.
La filiale de BPCE a publié ce soir après clôture ses résultats du premier trimestre, pro forma de l’opération envisagée de cession des CCI et hors réévaluation de la dette propre. Le produit net bancaire ressort à 1,83 milliard d’euros, en hausse de 3% par rapport à la période comparable de 2012. Les revenus des métiers cœurs ont augmenté de 4% «par rapport à une base de comparaison relativement élevée», souligne Natixis. Le résultat brut d’exploitation affiche une progression similaire, à 584 millions d’euros. Le résultat net s’établit à 337 millions d’euros, en progression de 22%. Le coût du risque s’apprécie de 21% sur un an, à 96 millions d’euros, «reflet de la détérioration de l’environnement économique en zone euro en 2012».
Apollo Global Management a vu son résultat net économique bondir de 72% au premier trimestre, à 792,4 millions de dollars (1,89 dollar par titre), grâce à plusieurs plus-values de cession (LyondellBasell Industries, Charter Communications…). La valeur de ses fonds de private equity a grimpé de 14%.
L'éditeur de logiciels BMC Software a accepté une offre d’achat de 6,9 milliards de dollars (5,3 milliards d’euros) de fonds de capital-investissement emmenés par Bain Capital et Golden Gate Capital. Le prix de l’offre, à 46,25 dollars l’action, ne représente qu’une faible prime par rapport au cours de clôture de BMC vendredi (45,42 dollars).
L’Association luxembourgeoise des fonds d’investissement (Alfi) a annoncé le 3 mai l’ouverture d’une section en mandarin sur son site internet afin de renforcer les liens avec le secteur de la gestion d’actifs en Chine.Cette section comprend des informations de base sur le secteur de la gestion d’actifs au Luxembourg ainsi que sur la réglementation. Elle présente également la marche à suivre pour domicilier un fonds au Luxembourg et elle décline les recommandations de l’association en matière de gestion des risques. «Les relations bilatérales entre la Chine et le Luxembourg sont déjà bien développées dans le secteur des services financiers. Les sièges européens de la Banque de Chine et de ICBC sont installés au Luxembourg, et la China Construction Bank est aussi en train de mettre en place son siège dans le Grand Duché», indique le président de l’Alfi, Marc Saluzzi, cité dans un communiqué.
L’an dernier, Legal & General Investment Management (LGIM) a intensifié ses efforts pour combattre des rémunérations excessives en votant contre 126 politiques de rémunérations et 22 présidents des comités de rémunérations dans les société où elle avait investi, rapporte le Financial Times Fund Management (FTfm).Parmi les sociétés concernées figurent WPP, Barclays, Pendragon, novartis, UBS, Credit Suisse et UniCredit.LGIM indique aussi avoir étendu sa pratique du droit de vote aux pays émergents, maintenant qu’elle est plus exposée à ces pays.
Des statistiques macroéconomiques ternes et l’approche de réunions de politique monétaire des deux côtés de l’Atlantique ont poussé fin avril les investisseurs vers les placements obligataires. Durant la semaine au 1er mai, les fonds obligataires ont ainsi enregistré une collecte record de 10,3 milliards de dollars, dont il est vrai 2 milliards de dollars liés au lancement d’un fonds, selon les statistiques communiquées par EPFR Global.Les fonds actions ont de leur côté enregistré des souscriptions pour un montant net de 2,24 milliards de dollars. Depuis leurs plus-bas de juin 2012, les fonds d’actions européennes ont progressé en moyenne de quelque 25%. Les investisseurs institutionnels ont depuis investi près de 10 milliards de dollars dans ces fonds européens. Toutefois, durant la même période, les investisseurs retail sont restés très réservés et sont à l’origine de rachats pour un montant net de 8 milliards de dollars.A noter l’intérêt des investisseurs pour les fonds sectoriels, entre autres les fonds dédiés aux financières, aux biens de consommation et aux télécommunications. Les fonds immobiliers ont encore enregistré une collecte nette de 833 millions de dollars durant la semaine au 1er mai.Les fonds monétaires ont affiché une décollecte de plus de 21 milliards de dollars, seuls les fonds monétaires japonais s’inscrivant à contre-courant avec une collecte nette de 1,4 milliard de dollars.