Une démarche basée sur l’investissement socialement responsable, qui cherche à intégrer au sein des processus d’investissement et de gestion des facteurs liés à l’environnement, au cadre social et à la gouvernance d’entreprise, peut apporter un nouvel élan aux portefeuilles, tant pour des institutionnels que pour des investisseurs particuliers. Telle est l’hypothèse proposée dans le dernier livre blanc rédigé par Andreas Hoepner pour le ‘Global Financial Institute’ (GFI), un think tank de Deutsche Asset & Wealth Management, et consacré à la problématique des Investissements de type ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance). Selon ce professeur de l’Université de St. Andrews en Écosse, où il assure également la fonction de directeur adjoint de l’Institut for Responsible Banking and Finance, « l’investissement socialement responsable offre des opportunités génératrices de rendements plus élevées s’accompagnant également de niveaux de risque moins importants ».Hoepner met notamment en avant la croissance du volume total des investissements socialement responsables, qui a presque été décuplé au cours de ces dix dernières années. Une demande accrue de la part des investisseurs en faveur d’une orientation plus attentive aux critères ESG constitue, selon lui, le principal moteur de l’évolution constatée.Parallèlement, il souligne que, dû au fait que cet aspect d’investissement ne soit pas abordé au cours des programmes des diplômes de finance, les analystes et les gérants ne prennent pas suffisamment en compte les questions ESG. Il en résulte que les gérants soucieux de ces critères sont en mesure de profiter d’un avantage comparatif appréciable en termes d’informations, par rapport à leurs concurrents.Dans son étude, Andreas Hoepner donne des preuves empiriques démontrant que les investissements socialement responsables dans de nombreuses industries fournissent un potentiel de rendement supérieur à celui des investissements qui ne tiennent aucun compte des critères ESG. En outre, il note que les investissements socialement responsables comportent normalement un niveau de risque plus faible.Des études menées par les universités de Reading et de Maastricht suggèrent que les sociétés qui jouissent d’une notation ESG plus élevée ont en moyenne une meilleure notation de crédit et des coûts en capitaux moindres. Andreas Hoepner observe en effet un risque à la baisse moins important au sein des portefeuilles orientés sur la responsabilité sociale, bien que ces derniers soient moins diversifiés. Il observe de la même manière, une forte tendance à surperformer par rapport aux indices dans divers scénarios. L’ESG se présente alors comme une stratégie à la fois faiblement concurrentielle et d’une viabilité à long-terme servant à optimiser le rendement d’un investissement et à piloter les risques associés tout en mettant à profit le bon sens commercial qu’entraînent ces considérations.
En ce début du mois de mai, les investisseurs se préparent à un ralentissement de la croissance en Chine et à une période prolongée de faible inflation, selon la dernière enquête BofA Merrill Lynch réalisée entre les 3 et 9 mai auprès d’un échantillon représentant 661 milliards de dollars d’actifs sous gestion.Un quart des participants au sondage, contre seulement 18% en avril, estiment qu’un atterrissage en catastrophe de l'économie chinoise et un effondrement parallèle des matières premières sont le «risque extrême» numéro un. Quelque 8% en net des gestionnaires d’actifs au Japon, dans la région Asie-Pacifique et dans les grands marchés émergents s’attendent à un affaiblissement de l'économie chinoise au cours des douze prochains mois, alors qu’ils étaient 9% à prévoir un renforcement de la croissance il y a un mois.Les sondés ne s’inquiètent pas non plus des risques d’inflation, 30% seulement s’attendant à une augmentation de l’inflation «core» au cours des douze prochains mois, contre 45% en avril. Corollaire de cette évolution, la proportion des investisseurs prévoyant une hausse des taux d’intérêt à court terme s’est repliée à 14% en mai contre 32% en avril.Dans ce contexte, les investisseurs ont réduit leur exposition aux matières premières et aux marchés émergents tout en augmentant les allocations obligataires. Un peu moins de 30% des sondés sont sous-pondérés sur les matières premières, contre 11% en mars. Et 17% d’entre eux sont sous-pondérés sur les valeurs énergétiques. Les marchés émergents sont complètement délaissés, 3% seulement des investisseurs globaux étant exposés aux actions émergentes contre 34% encore en mars dernier. Les investisseurs ne sont plus que 38% à être sous-pondérés sur les obligations contre 50% en avril.L’enquête souligne que cette perte de confiance affectant la Chine ne touche pas la croissance globale. Les investisseurs semblent même s’intéresser à l’Europe et à la valorisation des actions européennes qui leur paraissent de moins en moins chères. Les inquiétudes sur le risque souverain semblent également se dissiper.A noter aussi l’optimisme marqué sur les actions japonaises, 31% des gestionnaires étant surpondérés sur cette classe d’actifs, un niveau jamais vu depuis six ans.
Le fournisseur d’indices S&P Dow Jones Indices a annoncé le 13 mai le lancement d’un indice de basse volatilité dédié à la Corée du Sud qui se propose de surpondérer les valeurs les moins volatiles de l’indice S&P Korea Broad Market.Cet indice peut ainsi donner un accès aux titres d’une économie asiatique en plein essor tout en limitant les risques associés. L’indice comprendra 50 des valeurs les moins volatiles de l’indice large du marché des actions coréennes. Les valeurs les plus volatiles ont les allocations les plus modestes, les allocations les plus importantes étant attribuées aux valeurs les moins volatiles.
BNP Paribas a annoncé le 14 mai le lancement du premier «Individual Philanthropy Index» (Indice Individuel de Philanthropie), qui mesure et reflète l’engagement des philanthropes en Europe, en Asie et au Moyen-Orient, et qui tient compte de trois critères principaux : les montants donnés, l’innovation, et la promotion de leurs causes philanthropiques par les mécènes.L’indice est basé sur une étude portant sur plus de 300 particuliers fortunés (High Net Worth Individuals ou HNWI), dans les trois régions, et dont le patrimoine est supérieur à 5 millions d’euros. L'étude a été menée par Forbes Insights entre janvier et mars 2013.Le «BNP Paribas Individual Philanthropy Index» est accompagné par un rapport de Forbes Insights, qui fournit l’analyse et le contexte de l'étude, ainsi que les parcours personnels de plusieurs philanthropes parmi les plus connus au monde. Selon le «BNP Paribas Individual Philanthropy Index», les motivations des philanthropes varient grandement entre les régions, et sont ancrées dans l’histoire et la culture régionales.En Europe, la tradition familiale, l’altruisme et le sens du devoir interviennent de manière égale (17% pour chacun d’eux) En Asie, le souhait de rendre à la société est la première motivation (25%) Au Moyen-Orient, ce sont les croyances religieuses qui constituent la motivation principale (63%).La plupart des philanthropes sont très engagés mais restent très discrets, 77% des personnes interrogées insistant sur leur souhait de rester anonymes ou ne font pas publiquement état de leurs actions philanthropiques. Un tiers des participants à l’enquête déclarent donner 15% ou plus de leurs revenus annuels. 17% ont l’intention de léguer 30% ou plus de leur patrimoine à des causes caritatives. Plus les philanthropes sont riches, plus ils sont généreux.Les philanthropes de moins de 30 ans ont davantage tendance à être motivés par leur expérience personnelle lorsqu’il s’agit de choisir les causes à défendre (20%) et à se montrer beaucoup moins motivés par la religion (17,5%) Ils sont aussi plus généreux, 17,5% d’entre eux investissant au moins 25% de leur revenus annuels dans des actions caritatives Ils sont également prêts à promouvoir la philanthropie de manière plus active (45%) et sur les réseaux sociaux (82,5%).
Partners Group cède sa participation Cabot Credit Management, un prestataire leader sur le marché britannique dans les achats à crédit, à une société de J.C. Flowers & Co. Les modalités de la transaction ne sont pas précisées dans le communiqué publié le 15 mai par le gérant de fortune suisse. En avril 2011, Partners Group avait investi dans Cabot pour ses clients avec AnaCap Financial Partners, afin de permettre la fusion entre Cabot Financial et Apex Credit Management. Les contrats ont été signés et la concrétisation de la transaction est imminente, indique Partners Group. Après le rapprochement réussi des deux sociétés, Cabot Credit Management gère aujourd’hui 7,7 milliards de livres.
«Euronext fait partie de notre périmètre d’intervention. Il y a potentiellement un sujet intéressant», a déclaré ce matin le directeur général de la Banque publique d’investissement (BPI). Nicolas Dufourcq était entendu par la commission des finances du Sénat sur la doctrine d’investissement de la nouvelle institution. Après avoir acquis NYSE-Euronext en décembre dernier, l’opérateur boursier américain ICE s’est engagé auprès des autorités de la concurrence à se séparer du pôle européen. Or, les autorités françaises souhaitent maintenir un ancrage français pour Euronext, qui gère les Bourses de Paris, Bruxelles, Amsterdam et Lisbonne.
Oddo & Cie a enregistré en 2012 une croissance de 12% de son produit net bancaire à 301 millions d’euros, selon des chiffres communiqués par son patron Philippe Oddo aux Echos. Le résultat net passe en un an de 36,4 à 50,9 millions d’euros. L’intermédiation actions, qui ne représente plus que 12% des revenus, est profitable sur les premiers mois de 2013, précise Philippe Oddo.
La Banque du Japon (BoJ) a proposé mercredi d’injecter 2.800 milliards de yens (21,2 milliards d’euros) sur le marché monétaire nippon dans le but de freiner l’envolée des rendements des emprunts d’Etat. Cette proposition, qui devrait être mise en œuvre dès vendredi, représente plus de trois fois le montant quotidien que la banque centrale offre habituellement. La BoJ prévoit d’injecter 800 milliards de yens de fonds à un mois et 2.000 milliards à un an vendredi, alors qu’elle se contente habituellement de 800 milliards à un mois pour ce type d’opérations.
La croissance de l'économie polonaise a ralenti à 0,4% au premier trimestre en variation annuelle, son niveau le plus faible depuis quatre ans, selon des données provisoires publiées mardi. Ce chiffre, inférieur aux attentes, montre que la reprise promise par le gouvernement est encore loin et renforce la possibilité d’une nouvelle baisse des taux dès le mois de juin.
Berlin n’achètera pas de drones de reconnaissance Euro Hawk, en raison des 500 à 600 millions d’euros jugés nécessaires pour respecter les critères indispensables à leur approbation par l’armée de l’air, a rapporté Reuters. L’armée allemande dispose d’un prototype d’Euro Hawk et envisageait éventuellement d’acquérir 4 drones supplémentaires, construits par EADS et Northrop Grumman.
Les prix à l’importation ont baissé en avril aux Etats-Unis, dans le sillage des prix pétroliers, un signe positif pour les finances des ménages qui atteste par ailleurs de pressions inflationnistes modérées. Le repli s’établit à 0,5% le mois dernier, soit le plus fort recul depuis décembre, a indiqué le département du Travail. Les prix à l’importation avaient diminué de 0,2% en mars (-0,5% en première estimation).
L’Italie a fait appel à des banques pour diriger une émission syndiquée d’obligations souveraines à 30 ans, a annoncé mardi le Trésor italien. BNP Paribas, Citi, Deutsche Bank, UBS et UniCredit seront chefs de file de l'émission, à échéance de septembre 2044, qui sera lancée prochainement, en fonction des conditions de marché.
L’agence de notation a relevé la note de la dette souveraine grecque, la portant de «CCC» à «B-», en lui assignant une perspective stable. Elle évoque un rééquilibrage de l'économie et de nets progrès accomplis dans l'élimination des déficits budgétaires et courants, autant d'éléments amenuisant le risque d’une sortie du pays de la zone euro. La Grèce est notée «B-» avec une perspective stable par S&P. Moody’s la note «C».
Le Portugal n’imitera pas Chypre qui se réserve la possibilité de vendre ses réserves d’or, à hauteur de 400 millions d’euros, afin de contribuer au plan de renflouement conclu le mois dernier, a indiqué le gouverneur de la banque centrale portugaise Carlos Costa. Les réserves d’or du Portugal sont estimées à 382,5 tonnes. Leur valeur a augmenté de 3,6% l’an dernier pour atteindre 15,51 milliards d’euros.
La société de capital-investissement devrait réaliser sa plus grosse acquisition en mettant la main sur Cabot Credit Management, selon le journal. L’opération valoriserait ainsi la société britannique de recouvrement de créances environ 800 millions de livres (942 millions d’euros). AnaCap, son actuel propriétaire, a indiqué que le groupe avait vu son Ebitda progresser de 23% l’an dernier à 111 millions.
En attendant la mise en place d’un cadre juridique clair pour la finance participative, l’Autorité de contrôle prudentiel et l’Autorité des marchés financiers ont publié une position commune sous forme de guides. Si l’initiative est saluée par le secteur, des désaccords demeurent.
CVC Credit Partners, la branche d’investissement dans la dette de la firme de private equity britannique, veut introduire en Bourse un fonds crédit. CVC Credit Partners European Opportunities espère lever 300 millions d’euros pour se constituer un portefeuille de 25 à 40 participations et dégager un rendement annuel de 8% à 12%. Il visera la dette d’entreprises réalisant au moins 75 millions d’euros d’Ebitda. Goldman Sachs et Dexion Capital sont chargés de l’IPO.
L’indice HSBC EMI qui suit les évolutions mensuelles des 16 principaux pays émergents (*) a retrouvé en avril ses plus bas niveaux d’il y a dix-huit mois. Cet indice a reculé à 51,3, après avoir atteint 52,5 au mois de mars. La baisse reflète un ralentissement de la croissance dans 3 des pays BRIC, et notamment en Chine, indique un communiqué de la banque. «La faiblesse des indices PMI du secteur des services laisse penser qu’une décélération plus étendue et plus domestique est en cours aussi dans les pays émergents, même si la plupart sont encore en croissance " a détaillé Frédéric Neumann, co-directeur de la recherche économique Asie pour HSBC. (*) Arabie Saoudite, Brésil, Chine, Corée du Sud, Egypte, Emirats Arabes Unis, Hong Kong, Inde, Indonésie, Mexique, Pologne, République Tchèque, Russie, Taïwan, Turquie et Vietnam
Selon le dernier rapport Pridham, la collecte outre-Manche auprès des investisseurs retail a été décevante au premier trimestre 2013 même si certains gestionnaires d’actifs ont fait mieux que tirer leur épingle du jeu, rapporte Money Marketing. Les statistiques de l’Association britannique des gestionnaires d’actifs indiquent d’ailleurs que la collecte nette retail s’est élevée au premier trimestre à 2,7 milliards de livres, son plus bas niveau depuis 5 ans;L’environnement économique et les mesures d’austérité n’ont probablement pas favorisé l’investissement et la réglementation RDR a manifestement contribué au recul de la collecte, estime le rapport Pridham qui évoque les faibles investissements dans les comptes d'épargne (Isa). Cela dit, Standard Life Investments arrive en tête de la collecte retail du premier trimestre avec 917,3 millions de livres, devant BNY Mellon (658 millions de livres), Cazenove (498,1 millions de livres) et BlackRock (352,2 millions de livres).
Les sociétés d’investissement perçoivent avec plus d’acuité les risques auxquels elles sont confrontées depuis la crise financière mondiale, mais un grand nombre d’entre elles doit encore améliorer la manière dont ces risques sont communiqués en interne, selon une nouvelle enquête menée par l’Economist Intelligence Unit (EIU), et commanditée par State Street. Plus des trois quarts des participants (78 %) à cette enquête estiment que la culture de leur organisation est aujourd’hui fortement sensibilisée au risque, comparé à seulement 30 % pour qui le risque était la priorité numéro un en 2007. Cette évolution constitue un changement culturel significatif pour les sociétés d’investissement. La proportion des organisations considérant le risque comme leur première priorité a plus que doublé depuis le début de la crise financière de 2008.L’étude intitulée «Closing the Communication Gap: How Institutional Investors are Building Risk-Aware Cultures» a été menée au premier trimestre 2013. Plus de 300 dirigeants de sociétés d’investissement ont participé à cette enquête, dont 48 % de gérants d’actifs, 35 % de détenteurs d’actifs et 18 % d’intermédiaires en Asie Pacifique, en Europe et en Amérique du Nord.Selon David Suetens, vice-président exécutif et responsable international de la gestion du risque (CRO) chez State Street, «les investisseurs et les régulateurs seront rassurés par les résultats de l’enquête indiquant que les sociétés de gestion et détenteurs d’actifs ont amélioré leur perception du risque «de façon spectaculaire» depuis 2008. Mais un changement dans les mentalités doit encore s’opérer dans de nombreuses organisations pour améliorer la confiance et le dialogue entre les fonctions commerciales et de contrôle du risque, condition nécessaire pour assurer le développement d’une véritable culture de sensibilisation au risque à travers l’ensemble de l’organisation».Le risque de réputation est désormais considéré comme l’un des principaux risques pour les institutions. Selon l’étude, en effet, plus de la moitié des participants (56 %) classent le risque de réputation au même niveau que le risque de marché, parmi les plus importantes priorités de leur organisation.Cependant, malgré une meilleure prise en compte du risque, l’étude montre également un décalage entre les fonctions commerciales et de gestion du risque, et des différences d’opinion quant au rôle de la fonction gestion du risque dans de nombreuses institutions. La majorité des cadres extérieurs à cette fonction (52 %) considère que la gestion du risque a pour principal objectif de remplir les obligations liées à la réglementation tandis que moins d’un tiers (30 %) des professionnels de cette fonction adhère à cette vue.Selon le rapport, ces résultats suggèrent que les responsables de la gestion du risque ne diffusent pas suffisamment d’informations sur leur mission à travers l’ensemble de leur organisation, et qu’en outre, la fonction risque elle-même en est bien consciente. «Ce constat indique un certain degré de frustration de part et d’autre, qui empêche probablement une plus grande sensibilisation au risque de se développer au sein des organisations» ajoute M. Suetens.L’enquête a également identifié le rôle important que peuvent jouer un comité de direction du risque ou un organe de gouvernance regroupant des cadres supérieurs représentant les fonctions risque, conformité et audit. L’étude suggère que ces comités apportent une meilleure perception du risque, des informations de meilleure qualité, une plus grande coordination entre les fonctions risque, conformité et audit, et moins de malentendus entres les fonctions commerciales et risque de l’entreprise.
Le président de la Fed Ben Bernanke a mis en garde vendredi contre le risque d'émergence d’une bulle obligataire aux Etats-Unis, rapporte L’Agefi qui note que l’avertissement vaut aussi pour le Vieux Continent. Dans une étude publiée hier, Markit accrédite aussi le scénario d’une bulle sur le crédit à haut rendement en Europe tant que les politiques resteront accommodantes. En attendant, l’euphorie règne sur le marché primaire avec encore près de 1,8 milliard d’euros de papier high yield qui a été placé la semaine dernière. «Les émetteurs de catégorie CCC affichent tout de même une probabilité de défaut élevée de plus de 40% sur 5 ans selon S&P», souligne Marnik Hinnekens, responsable de la recherche crédit chez Tullett Prebon.
Selon les statistiques publiées par l’association allemande BVI des sociétés de gestion, les fonds de valeurs mobilières offerts au public ont drainé au premier trimestre des rentrées nettes de 12.161 millions d’euros.Cette fois, le premier de la classe n’est plus Allianz, avec ses 1.928,9 millions d’euros, mais la galaxie Deutsche Bank, avec 2.874,3 millions. Union se classe troisième, avec des souscriptions nettes de 1.721,9 millions. Quant à Deka, ses remboursements nets se limitent désormais à 414,7 millions pour les trois premiers mois de l’année.Sur le front des ETF, la palme revient à db x-trackers, avec des rentrées nettes de 890,3 millions, devant les iShares de BlackRock avec 187,8 millions et les produits d’ETBlab (non consolidés dans Deka) avec 165,8 millions. En revanche, ComStage (Commerzbank), affiche pour le premier trimestre des sorties nettes de 116,8 millions d’euros.
C’est un entretien qui mérite le détour. D’abord parce qu’il s’agit d’une figure de la gestion d’actifs qui se prête au jeu de l’entretien en la personne d’Edouard Carmignac, fondateur et président de la société de gestion éponyme. Ensuite parce que ce dernier ne se confie que très rarement à la presse, sinon par le biais de ses fameuses lettres ouvertes aux dirigeants de ce monde, au président François Hollande ces temps-ci, à Jean-Claude Trichet lorsqu’il dirigeait la banque centrale européenne. Enfin, Edouard Carmignac répond aux questions de la Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung dans le cadre d’un entretien croisé, avec une autre figure de la gestion d’actifs d’outre-Rhin, Friedrich von Metzler.Edouard Carmignac estime notamment que les investisseurs d’Europe du Sud, les Français y compris, sont plus prudents que leurs voisins du nord de l’Europe, notamment les Allemands, plus enclins à prendre des risques. Edouard Carmignac reconnaît toutefois que son produit le plus vendu outre-Rhin est son fonds phare, Carmignac Patrimoine, mais il ajoute que le véhicule qui vient juste derrière est son fonds de matières premières qui se vend même mieux en Allemagne qu’au Royaume-Uni.Le responsable français relativise son propos en précisant qu’il considère les Allemands plus ouverts à la prise de risque par comparaison avec les Espagnols ou les Italiens. Et Friedrich von Metzler estime pour sa part que les Allemands devraient avoir un peu plus de courage pour investir dans les actions, surtout dans une perspective intergénérationnelle.Edouard Carmignac défend par ailleurs son utilisation des dérivés, beaucoup plus pratiques de son point de vue pour modifier une exposition actions compte tenu de la taille des actifs sous gestion de Carmignac."C’est plus rapide et plus avantageux», estime le gestionnaire français. Friedrich von Metzler, en revanche, n’en veut pas, sauf pour un assureur ou un investisseur institutionnel dans le cadre d’un mandat dédié.Quid de la succession ? Friedrich von Metzler, qui a 70 ans, a cédé la gestion opérationnelle il y a déjà trois ans. Edouard Carmignac, 65 ans, se montre beaucoup plus évasif. Une certitude, l’entreprise devrait rester dans la famille. Mais dans la pratique, qui prendra les rênes : son plus jeune fils, sa fille Maxime ou quelqu’un d’autre… Son successeur devrait être le meilleur possible et prendre le relais au meilleur moment possible. Affaire à suivre...
Au 31 mars, les 3.913 Spezialfonds, fonds institutionnels allemands, ont atteint un encours de 1.011,31 milliards d’euros, contre 981,66 milliards fin décembre, rapporte l’association BVI des sociétés de gestion. Pour leur part, les 7.466 fonds offerts au public affichaient des actifs sous gestion de 687,52 milliards trois mois plus tôt.Les Spezialfonds ont collecté en net 22,97 milliards d’euros, contre 13,98 milliards pour les fonds offerts au public et 1,98 milliard pour les mandats hors fonds.
La boutique allemande de gestion d’actifs Feri et la société d’investissement dans l’immobilier américain US Treuhand, toutes deux basées en Allemagne, ont décidé de lancer une co-entreprise à destination des clients institutionnels et privés souhaitant investir dans l’immobilier américain, rapporte Citywire.La nouvelle société, UST Immobilien GmbH, sera contrôlée à hauteur de 32,5% par Feri, le reliquat étant détenu par Lothar Estein, fondateur de US Treuhand et Volker Arndt, managing director de US Treuhand. Basée à Bad Homburg (le siège de Feri), la nouvelle société débutera ses activités avec le lancement exclusif de fonds fermés.
Funds People rapporte que, grâce à l’absorption du Banif Fondepósito, du Fondo Depósitos et du Banesto Fondepósitos, le fonds Santander Fondepósito Clase C, anciennement Santander Depósitos Plus, affichait fin avril un encours de 1,25 milliard d’euros. Quant au Foncaixa GarantíaRenta Fija 25, il se situe à 1.001 millions. Le club des fonds milliardaires en Espagne compte maintenant dix membres, le premier étant le Foncaixa Estabilidad avec 2,3 milliards d’euros et le deuxième le Santander Banif Inmobiliario avec 2,13 milliards.Cependant, il y a trois ans, ce club des milliardaires comptait encore 20 fonds.
L’indice de prix EDHEC IEIF Immobilier d’Entreprise France a reculé de 0,3% en avril après une hausse de 0,2% en mars. Sur un an l’indice perd 1%. L’indice de performance globale - revenus réinvestis - affiche cependant une hausse de 1 % sur un mois et de 4,4% sur un an. Le rendement du dividende de l’indice sur le premier trimestre 2013 s'élève à 5,3%. Selon l’IEIF, la performance annuelle moyenne de l’indice depuis 1980 est de 2,5% avec une volatilité de 7,3%. Quant à l’indice de performance globale, sa performance annuelle moyenne depuis 1980 est de 8,8% avec une volatilité de 8 %.
Les marchés des matières premières tanguent, car ils reflètent l'état de la crise, estime le rapport CyclOpe dirigé par Philippe Chalmin, professeur à l’Université Paris-Dauphine et dont « Les Echos » sont partenaires. Selon le spécialiste, « la baisse des cours aujourd’hui s’explique assez bien - au-delà de l’humeur des investisseurs - par le vague à l'âme économique dans les pays avancés. » Dans cette période d’incertitude, la Chine et le climat restent les deux inconnues majeures. Les doutes se sont notamment accumulés sur le premier consommateur de la quasi-totalité des matières premières produites sur Terre. Le recul de la production industrielle inquiète. Le coup de frein de sa croissance au premier trimestre a fait vaciller les prix des métaux industriels. La plupart d’entre eux - aluminium, zinc, nickel - accusent une baisse supérieure à 10 % depuis le début de l’année. Le minerai de fer enregistre un repli similaire. Le monde observe le comportement chinois, en particulier la gestion de ses réserves, jugée déterminante pour les mois à venir. Quant aux accidents climatiques, ils ont parsemé l’année 2012, provoquant une flambée historique des prix des matières premières agricoles.