Une étude de la chaire Edhec sponsorisée par BNP Paribas Investment Partners sur l’allocation dynamique dans un environnement de gestion sous contrainte de passif montre que, faute de séparer l’aversion au risque de long terme de celle au risque de court terme, il existe un risque de prendre de mauvaises décisions d’investissement. Les auteurs estiment ainsi qu’en gérant des contraintes de perte maximales de manière inefficace en recourant à un niveau excessif de couverture, le coût d’opportunité peut atteindre 32 %. Pour l’Edhec, il existe des solutions relativement simples pour permettre à des stratégies d’allocation d’actifs dynamiques de contrôle le risque de court terme tout en préservant l’accès à des sources de performance sur le long terme. Autrement dit, le contrôle des risques sur le court terme n’est pas incompatible avec une performance de l’investissement sur le long terme. Ces solutions représentent une amélioration substantielle par rapport aux stratégies traditionnels qui n’intègrent pas de contrôle dynamique des risques et qui conduisent inévitablement à sous-dépenser le budget de risque des investisseurs dans des conditions de marché normales, avec un coût d’opportunité très élevé, et à le sur-dépenser dans des conditions de marché extrêmes.
Les fonds quantitatifs contrôlent près du tiers des actifs du secteur des hedge funds, selon des statistiques de Hedge Fund Research, rapporte l’agence Reuters. Les stratégies pèsent environ 677 milliards de dollars sur un encours total de 2.300 milliards de dollars.L’an dernier, les fonds quantitatifs ont attiré les neuf dixièmes de la collecte nette des hedge funds, ce qui a porté leur pourcentage dans l’encours à environ 30% contre 25% il y quatre ans. Plus précisement, sur une collecte nette en 2012 de 34,4 milliards de dollars dans les hedge funds, les fonds quantitatifs en ont capté 33,1 milliardqs de dollars.Au moment des turbulences de la crise de 2008, les fonds systématiques ont enregistré des croissances de 18% en moyenne. Depuis 2009, les actifs des fonds quantitatifs ont fait un bond de plus de 66% alors que les actifs de l’ensemble du secteur des hedge funds enregistraient une progression de l’odre de 40%.
L’américain Third Point lance un hedge fund dédié à la Grèce, le Third Point Hellenic Recovery Fund, qui investira dans des situations d’entreprise «event-driven», rapporte l’agence Reuters.La société basée à New York envisage d’investir moins de 1,5% des actifs disponibles de ses hedge funds dans cette nouvelle stratégie tout en collectant de nouveaux capitaux auprès des investisseurs institutionnels.Avec cette stratégie dédiée aux actifs grecs, Third Point rejoint plusieurs autres grands acteurs américains, entre autres Oaktree Capital Group et Fortress Investment Group, à la recherche d’opportunités après plus de cinq années de récession et la perspective de lendemains meilleurs.
D’une enquête auprès de 11.000 personnes de 11 pays de l’Union Européenne effectuée à l’initiative des sociétés de gestion allemandes, il ressort que 79 % des personnes interrogées considèrent que les fonds d’investissements sont un véhicule adéquat pour une épargne longue, rapporte la Börsen-Zeitung. Mais près des trois quarts du panel sont par ailleurs convaincus que les fonds sont spéculatifs et complexes.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont diminué plus qu’attendu aux Etats-Unis lors de la semaine au 6 avril, à 346.000 contre 388.000 (révisé) la semaine précédente, a annoncé hier le département du Travail. La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 358.000 contre 355.000 (révisé de 354.250) la semaine précédente.
Le ministère de l’Economie russe a abaissé d’un tiers sa prévision de croissance économique pour cette année, désormais vue à 2,4%, ce qui serait la plus mauvaise performance du pays en la matière depuis 2009. Le gouvernement avait auparavant tablé sur une hausse de 3,6% du PIB pour 2013. En 2012, le PIB de la Russie a progressé de 3,4%. En 2009, il avait plongé de 7,8%, sous le coup de la crise financière mondiale.
Le pays n’a pas besoin de fonds du Mécanisme européen de stabilité (MES) afin d’atténuer le coût du sauvetage d’Allied Irish Banks et de Bank of Ireland, selon le président de l’Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem. La prise de décision à ce sujet pourrait prendre au moins une année. L’allongement des prêts va «grandement aider» le Portugal et l’Irlande à sortir des plans de sauvetage.
La société de capital investissement a vendu sa participation majoritaire dans la société Aixam Mega à Polaris, groupe industriel américain spécialisé dans le marché des sports mécaniques. Aixam Mega est un producteur de voitures sans permis et d’utilitaires légers. Cette participation majoritaire avait été acquise en 2006. Aixam Mega a réalisé un chiffre d’affaires d’environ 90 millions d’euros en 2012.
Les fonds de long terme, c’est-à-dire hors fonds monétaires, ont enregistré en Europe une collecte nette de 28,8 milliards d’euros pour février, en recul de 47% par rapport à janvier, mais au-dessus de la barre des 20 milliards d’euros pour le septième mois consécutif, selon le dernier Lipper Fund Flash publié le 10 avril. La collecte des fonds obligataires s’est élevée à 9,4 milliards d’euros, son plus bas niveau depuis 9 mois, les fonds d’actions enregistrant pour leur part des souscriptions de 10,4 milliards d’euros, un niveau satisfaisant compte tenu du marasme de 18 mois qui a seulement pris fin en décembre dernier.Les fonds monétaires ont affiché une collecte marginale de 240 millions d’euros, les investisseurs sortant des fonds monétaires libellés en livre et en euro pour investir dans des fonds libellés en dollar. En tenant compte l’ensemble de ces mouvements, la collecte atteint 29 milliards d’euros.Les fonds diversifiés ont terminé le mois de février sur une collecte nette de 22,2 milliards d’euros (hors fonds monétaires), en recul de 50% par rapport à janvier mais encore au-dessus de la moyenne mensuelle de 18,3 milliards d’euros observée en 2012.JP Morgan est revenu dans le trio de tête des meilleurs distributeurs en Europe avec une collecte de 1,6 milliard d’euros, derrière BlackRock (3,2 milliards d’euros) et Pimco (2 milliards d’euros) mais devant Aberdeen (1,4 milliard d’euros) et Franklin Templeton (1,3 milliard d’euros).
The Wall Street Journal a calculé que sur les trois premiers mois de l’année, les capital-investisseurs ont procédé lors de 50 émissions secondaires (follow-on offerings) à des ventes d’actions pour un montant de 20,5 milliards de dollars. Cela concerne en particulier Bain Capital, KKR et Apollo Global Management. Ce nombre d’opérations est le double de celui constaté pour la période correspondante de 2012, d’après Dealogic.La multiplication de ces ventes de titres s’explique par l’engouement des fonds d’investissements en actions américaines et par le besoin des capital-investisseurs de se procurer du numéraire.
La France fait partie des pays de l’Union souffrant de déséquilibres macroéconomiques, selon une étude approfondie de la Commission européenne publiée le 10 avril, qui souligne sa perte de parts de marchés à l’exportation et un endettement public élevé.La Commission européenne a publié des rapports approfondis concernant 13 pays de l’Union déjà identifiés en novembre. Deux d’entre eux, l’Espagne et la Slovénie, souffrent de déséquilibres macroéconomiques jugés excessifs. Les onze autres, dont la France, le Royaume-Uni, l’Italie, la Suède, la Finlande et les Pays-Bas, ont des déséquilibres qui ne sont pas jugés excessifs à ce stade, mais il leur est néanmoins demandé de prendre des mesures pour les corriger. La Commission fera des recommandations ciblées pays par pays le 29 mai.Elle note pour la France, dans un document d’une cinquantaine de pages, que «la perte rapide de parts de marchés ces dernières années s’est traduite par un déficit accru des comptes courants». La balance des comptes courants, qui connaissait encore un excédent correspondant à 3,1% du PIB en 1999, a atteint un déficit équivalent à 2,2% du PIB en 2011. C’est la balance des échanges de biens qui est la principale responsable de cette détérioration, souligne la Commission, qui rappelle que les parts de marché de la France à l’exportation «ont diminué de 19,4% entre 2005 et 2010, soit l’une des chutes les plus importantes observées dans l’Union».A l’origine de cette évolution, la Commission met en avant une détérioration de la compétitivité-coûts de la France, liée à des salaires qui ont progressé plus vite que la productivité. Mais «la plus grande part de cette détérioration vient d’une compétitivité hors-coûts insuffisante», en particulier «un manque relatif d’innovation dans le secteur privé par rapport aux principaux concurrents de la France», et «un nombre limité d’entreprises exportatrices».L’autre problème identifié est celui du poids de la dette publique, qui «menace la soutenabilité des finances publiques». En effet, elle «implique inévitablement le paiement d’intérêts élevés, soit au détriment de dépenses plus utiles pour améliorer la croissance, soit au prix de rentrées d’argent supplémentaires, dans un pays où le poids de la fiscalité est déjà important».En conclusion, «la France fait face à des déséquilibres macroéconomiques sérieux, qui ne sont pas excessifs mais doivent être jugulés», souligne la Commission, qui plaide pour des mesures capables d’améliorer la rentabilité des entreprises en réduisant leurs coûts, et pour que l’accent soit mis sur la recherche et développement et sur l’innovation.
L’indice de prix EDHEC IEIF Immobilier d’Entreprise France a progressé de 0,2 % en mars après une hausse de 0,5% en février, indique l’IEIF dans un communiqué. Sur un an, l’indice est quasi stable (-0,1 %).Sur un mois, l’indice de performance globale affiche une hausse de 0,2 % et sur douze mois, de 5,3%. Le rendement du dividende de l’indice sur le quatrième trimestre 2012 est égal à 6 %.
A fin mars, les actifs gérés par quatre grandes maisons américaines affichent un gonflement de 35,2 milliards de dollars par rapport au niveau atteint un mois auparavant.Les deux plus fortes hausses sont affichées par Invesco, avec 729,3 milliards de dollars contre 713,8 milliards fin février, et par Franlin Templeton, avec 823,7 milliards contre 813,8 milliards.Le volume affiché par AllianceBernstein ressort en hausse de 6 milliards de dollars, à 443 milliards, cependant que celui de Legg Mason s’inscrit à 664,6 milliards d’euros contre 661 milliards.
En 2012, les acteurs français du capital-investissement ont levé 5 milliards d’euros de capitaux, soit un montant en baisse de 22% par rapport à 2011. «Ce montant est très inférieur aux besoins des PME ETI en France, qui est évaluée à 11 milliards d’euros», s’inquiète Louis Godron, président de l’Association Française des Investisseurs pour la Croissance (AFIC), lors de la présentation de l’activité 2012 du capital investissement. Les investisseurs institutionnels continuent de se détourner du capital investissement, une tendance qui s’intensifie depuis 2008. En 2012, les montants levés auprès des compagnies d’assurances-mutuelles (0,6 milliard d’euros), des banques (0,6 milliard), et des caisses de retraite (0,4 milliard) régressent en cumulé de 43% par rapport à 2011. Cette baisse est partiellement compensée par les levées de fonds en provenance de la part des industriels (288 millions d’euros) et les entités du secteur public (1,107 milliard). Depuis 2008, les levées de fonds ont chuté de 75% pour les compagnies d’assurance et mutuelles, et de 79% pour les banques et les caisses de retraite. Autre mauvaise nouvelle, les investisseurs étrangers qui ont représenté plus de 50% des capitaux levés en 2011, ne totalisent plus que 30% de la collecte 2012. Du côté des investissements, ils s'élèvent en 2012 à 6,1 milliards d’euros, ce qui représente un repli de 38% en montant, qui affecte tous les types d’investissements et tous les secteurs d’activité. «Cette situation est liée aux incertitudes économiques en 2012 et aux premiers effets de l’épuisement des disponibilités chez certains gérants», souligne l'étude de l’AFIC. L’association se félicite cependant que le nombre d’entreprises investies reste «relativement stable et élevé». A fin 2012, 1.548 sociétés - pour 79% des PME - ont été accompagnées, «traduisant la forte pénétration du capital-investissement français sur le terrain», souligne Louis Godron.
La place de Singapour devrait dépasser la Suisse en tant que premier centre mondial de la gestion de fortune offshore d’ici à 2020, selon le dernier rapport de Timetric «Asian Cities Wealth Book 2012", rapporte Investment Europe.Fin 2011, les actifs sous gestion à Singapour s'élevaient à 550 milliards de dollars contre 50 milliards de dollars en 2000. Au cours des sept prochaines années, Singapour va continuer de bénéficier des transferts d’activités installées entre autres en Suisse, au Luxembourg et dans les Caraïbes, selon Timetric. Cette évolution est aussi liée au développement dans la région Asie-Pacifique d’un segment de clientèle fortunée en constante augmentation. Le nombre de clients fortunés dans la région a progressé de 29% sur la période 2007-2011 alors qu’il a diminué de 0,3% dans le monde.
Interviewé dans L’Agefi Hebdo de ce jeudi, dans le cadre d’une enquête sur la banque privée, Daniel Pion, associé chez Deloitte Conseil indique que le vrai défi des banques privées est celui de la relation avec leurs clients, en matière d’écoute et de confiance, afin de bien prendre en compte leurs besoins et les conseiller, note le spécialiste. C’est le cas des banques privées des grands réseaux français dont «les conseillers se raccrochent très vite à une offre de produits standards, exclusivement financiers, et sans réelle personnalisation», ajoute Daniel Pion. A titre d’explication, le responsable relève que la rémunération variable des responsables de compte reste basée sur les commissions versées dans le cadre de la vente de produits, en particulier de « produits maison ». Le conseil donné ne peut donc être indépendant. Le business model de la banque privée doit être revu, insiste Daniel Pion selon qui il faudrait notamment élargir la gamme aux produits non financiers, renforcer la relation client en adoptant une vraie dimension de conseil et modifier le mode de rémunération du conseiller.
Stirling House Financial Services lance cinq nouveaux fonds de fonds à destination des clients privés qui seront gérés par Sarasin & Parrtners, rapporte Investment Week.Quatre de ces fonds ont déjà été lancés : HC Stirling House Defensive, HC Stirling House Balanced, HC Stirling House Growth et HC Stirling House Dynamic, situés entre moyen et élevé sur l'échelle des risques.Le cinquième fonds, HC Stirling House Adventurous, devrait être lancé dans les prochains mois avec un objectif de collecte de plus de 100 millions de livres.Les fonds ont reçu l’agrément de la Financial Conduct Authority (FCA) en tant que véhicules qui ne sont pas au format Ucits, avec un investissement minimum de 5.000 livres et une commission de gestion de 0,70% par an.
L’équipe de l’ancien Acto Capital annonce la création de sa nouvelle société de gestion, baptisée Ekkio Capital, qu’elle détient majoritairement aux côtés de Luxempart, société d’investissement européenne cotée en Bourse à Luxembourg. Ekkio Capital conserve la gestion des Fonds Acto, et l’équipe de gestion, inchangée, poursuivra la mise en oeuvre de la stratégie d’investissement qui cible des PME françaises. Luxempart et Rothschild (à travers Five Arrows) apportent leur soutien au déploiement de cette stratégie, notamment en détenant à parité la majorité des Fonds Acto.
Le fonds d’investissement de Serge Weinberg annonce jeudi la réalisation du rapprochement entre Précisium et le groupe Alliance, acteur majeur de la distribution de pièces détachées automobiles et poids lourds pour les réseaux de rechange indépendants en France et au Royaume-Uni, qu’il accompagne dans cette opération d’acquisition. Le nouvel ensemble dépassera le milliard d’euros de chiffre d’affaires. Weinberg Capital Partners est entré chez Alliance en 2006 et le groupe a réalisé 20 acquisitions depuis.
En plus d’un financement de 5 milliards de dollars déjà accordé, le Qatar a accordé à l’Egypte un soutien supplémentaire à hauteur de 3 milliards. Le Qatar, qui va acheter de la dette souveraine égyptienne, a assuré qu’il n’avait rien demandé en retour. Il compte par ailleurs renforcer ses fournitures de gaz à l’Egypte cet été si nécessaire.
Dans une lettre adressée à Gille Carrez, président de la Commission des Finances de l’Assemblée nationale, Bercy fait un point sur le traitement de la liste HSBC à fin décembre 2012. 896 contrôles ont été achevés et 66 affaires ont été traitées par la cellule de régularisation fermée fin 2009. Les contrôles ont rapporté 177 millions d’euros de droits et pénalités pour des capitaux dissimulés de l’ordre de 910 millions d’euros.
Nicosie a décidé de céder des réserves d’or pour un montant de 400 millions d’euros afin de contribuer au financement de sa part dans le plan de renflouement, montre une évaluation des besoins de financement de Chypre préparée par la Commission européenne. S&P a relevé hier la note de crédit de Chypre de négative à stable. La note est maintenue à CCC.
La croissance économique mondiale restera probablement modérée cette année et les banques centrales devraient maintenir leurs politiques monétaires accommodantes, selon Christine Lagarde. «Grâce aux actions des responsables politiques et monétaires, le monde économique ne semble plus aussi dangereux qu’il y a six mois», a expliqué la directrice générale du FMI au Club économique de New York. Elle a toutefois précisé que bien que la situation financière s’améliore, il n’y a pas encore de répercussions sur l'économie réelle. «Dans les circonstances actuelles, il est logique que les politiques monétaires participent à cette reprise en restant accommodantes», a-t-elle estimé. Les politiques monétaires ultra-accommodantes adoptées par les banques centrales dans les pays développés inquiètent les économies émergentes, qui craignent un arrêt des flux de capitaux. «Pour le moment, ces risques semblent être sous contrôle», a rassuré Christine Lagarde.
La Banque de Corée a surpris les marchés en décidant aujourd’hui un statu quo monétaire, pour le sixième mois consécutif, résistant ainsi à une pression politique invitant à une détente. Le taux de référence est maintenu à 2,75%.
Lorsqu’une banque sera directement recapitalisée par le Mécanisme européen de stabilité (MES), le pays concerné devra contribuer au coût de cette opération dans une fourchette comprise entre 10 et 20%, a glissé à Reuters une source haut placée à l’Union européenne, pour qui «il y aura toujours une certaine participation à la recapitalisation par l’Etat membre concerné». L’Eurogroupe discutera de ce sujet lors d’une réunion informelle à Dublin vendredi.