Au premier trimestre 2013, avec 393.500 m² commercialisés, le marché des bureaux franciliens est en baisse de 24 % sur un an, selon les données Immostat-IPD. Dans un commentaire, BNP Paribas Real Estate souligne que c’est particulièrement le marché des grandes surfaces (de plus de 5 000 m²) qui est exposé au ralentissement du volume des transactions, les utilisateurs reportant leurs projets immobiliers dans l’attente d’une amélioration des perspectives économiques. Le marché de l’investissement en immobilier d’entreprise en France affiche des investissements de 3,7 milliards d’euros au 1er trimestre 2013, soit une progression de 60 % comparativement au 1er trimestre 2012. «Ce résultat doit être relativisé puisque le bureau englobe seulement 47 % des engagements, au profit de l’hôtellerie qui enregistre un niveau exceptionnel avec 34 % des volumes investis au 1er trimestre 2013", souligne BNP Paribas Real Estate. Malgré un bon début d’année, les volumes d’engagements en immobilier d’entreprise en France devraient diminuer en 2013 pour se situer entre 13 et 15 milliards d’euros, après 17,4 milliards d’euros en 2012. «Dans ce contexte de difficultés économiques fortes et persistantes, l’aversion au risque reste présente et les investisseurs continuent de cibler les actifs les plus sécurisés situés dans les secteurs les plus établis. Dans ce contexte, les taux de rendement initiaux des meilleurs actifs restent orientés à la baisse compte tenu de la concurrence accrue entre les acquéreurs sur ce segment de marché. Néanmoins, la hausse des taux de rendement initiaux moyens amorcée en 2012 se poursuit lentement, et cette tendance devrait se prolonger au moins jusqu’à fin 2013", conclut Richard Malle, Directeur Research France, BNP Paribas Real Estate.
Selon une enquête de Wealth-X citée par Asian Investor, les très grandes fortunes à Hong Kong sont en moyenne âgées de 57 ans et disposent de 150 millions de dollars d’avoir financiers. Toujours en moyenne, 34 millions de dollars sont détenus en liquidités. Au total, à Hong Kong, la fortune des «très riches» s'élève à environ 480 milliards de dollars, principalement investis en immobilier. Un quart des personnes très fortunées de Hong Kong ont plus de 70 ans, avec une fortune moyenne de 100 millions de dollars, ce qui signifie qu’une «période d’importants transferts de patrimoine» aura lieu dans les 15 à 20 prochaines années au moment de leur décès, constate Wealth-X.
HSBC a publié la semaine dernière la deuxième édition mensuelle de son indice portant sur les marchés émergents. L’Emerging Markets Index (HSBC EMI) fondé sur les Purchasing Managers Indices (PMI) des 16 principaux pays émergents (*) est resté quasi stable en mars malgré une nouvelle accélération de la croissance chinoise, indique la banque. En chiffres, il se fixe,à 52,6 au mois de mars contre 52.4 au mois de février. «Une reprise graduelle mais modeste est en cours dans les pays émergents. Les pressions inflationnistes restent contenues et les banques centrales maintiennent leur politique accommodante» a noté Pablo Goldberg, directeur de la recherche économique marchés émergents pour HSBC.(*) Arabie Saoudite, Brésil, Chine, Corée du Sud, Egypte, Emirats Arabes Unis, Hong Kong, Inde, Indonésie, Mexique, Pologne, République Tchèque, Russie, Taiwan, Turquie et Vietnam
Selon les dernières statistiques de l’Efama, les fonds d’investissement dans le monde ont drainé 828 milliards d’euros l’an dernier, dont 395 milliards pour les Etats-Unis et 201 milliards pour l’Europe. Cela posé, les fonds monétaire ont à eux seuls collecté 599 milliards d’euros contre 306 milliards outre-Altantique et 203 milliards sur le Vieux Continent.On remarque également que les fonds d’actions ont accusé mondialement des sorties nettes de 49 milliards d’euros, à cause notamment des 58 milliards d’euros de remboursements nets aux Etats-Unis, alors qu’en Europe le solde était légèrement positif (de 2 milliards d’euros). Néanmoins, 37 % de l’encours mondial des fonds étaient détenus fin 2012 dans des fonds d’actions, contre 24 % pour les fonds obligataires et 16 % pour les fonds monétaires.L’encours total à fin décembre ressortait à 22.170 milliards d’euros contre 19.970 milliards un an auparavant et 19.940 milliards fin 2010. Il a donc augmenté de 11 % en un an ou de 2.200 milliards d’euros, de sorte que l’effet de marché a contribué pour 62,4 % à l’accroissement des actifs gérés, contre 37,6 % pour les rentrées nettes.
Les menaces nord-coréennes, des politiques peu orthodoxe au Japon et en Europe de l’Est ainsi que des données médiocres sur l’emploi des deux côtés de l’Atlantique n’ont pas contribué au bon démarrage du deuxième trimestre. Les investisseurs ont conservé malgré tout un certain appétit pour le risque et les fonds obligataires high yield ainsi que les fonds obligataires émergents ont tout deux enregistré des collectes supérieures à 850 millions de dollars durant la semaine au 3 avril, selon les estimations communiquées par EPFR Global. Au total, les fonds obligataires ont terminé cette semaine avec une collecte nette de 4,89 milliards de dollars alors que les fonds actions enregistraient une collecte nette de 1,9 milliard de dollars, dont plus de la moitié dans des fonds à dividendes. Les fonds monétaires ont de leur côté subi des rachats pour un montant net de 11,3 milliards de dollars. La collecte des fonds d’actions américaines a diminué dans des proportions significatives tout en restant positive alors que les fonds d’actions japonaises ont continué d’avoir la faveur des investisseurs, ce qui a porté le total de la collecte depuis le début de l’année à quelque 11 milliards de dollars.
Baring Asset Management envisage de lancer dans les prochaines semaines un fonds dédié aux marchés frontières pour son gérant senior Michael Levy, rapporte Fundweb.Le Barings Frontier Markets devrait être exposé à hauteur d’au moins 70% à des marchés frontières tels que le Nigéria, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Sri Lanka et l’Ukraine.Selon Michael Levy, «les marchés frontières sont désormais positionnés comme les marchés émergents il y a une vingtaine d’années, prêts à devenir la grande opportunité des prochaines années».
La production industrielle a augmenté plus que prévu en février, grâce à des hausses dans les biens d'équipement et l'énergie, a annoncé lundi le ministère de l’Economie, qui a toutefois revisé en baisse les données de janvier. Cette production a ainsi enregistré une hausse de 0,5% en février alors que les économistes interrogés par Reuters avaient anticipé en moyenne une hausse de 0,3%.
Le sentiment en zone euro s’est dégradé en avril pour le deuxième mois de suite, en raison des inquiétudes suscitées par le plan de sauvetage de Chypre, selon les données de l’institut Sentix publiées lundi. Son indice est ressorti à -17,3 après -10,6 en mars. Les économistes interrogés par Reuters avaient tablé en moyenne sur -13,1.
Julia Kiraly, vice-gouverneur de la banque centrale hongroise, a annoncé sa démission pour protester contre des changements mis en place par le nouveau gouverneur et susceptibles, selon elle, de nuire à l’institution et à l'économie hongroise. Le Conseil de politique monétaire de la banque centrale a été miné par la décision de Gyorgy Matolcsy de remanier les équipes qui préparent ses travaux et de réduire le délai laissé à ses membres pour examiner les propositions à l’ordre du jour, explique-t-elle.
La fusion du conseil régional d’Alsace avec les deux conseils généraux du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, soumise hier à référendum, n’aura pas lieu. Le «non» l’emporte par 55,74% des voix dans le Haut-Rhin, selon les résultats définitifs, tandis que les électeurs du Bas-Rhin ont approuvé la mesure à 67,53% sans pour autant que le «oui» atteigne les 25% requis des inscrits.
Philippe Dutertre a annoncé qu’AG2R La Mondiale, sous la houlette d’Agicam, gérait désormais plus de 2 milliards d’euros selon une approche ISR. Dans le cadre de la Semaine du Développement Durable 2013, le président du directoire d’Agicam participait le 5 avril dernier à une conférence-débat organisée par AG2R La Mondiale sur le thème du rôle des assureurs dans la réduction de l’empreinte environnementale. Au cours de cette dernière, il a évoqué les différentes actions concrètes du groupe AG2R La Mondiale pour réduire cette dernière. En tant qu’investisseur institutionnel, « AG2R La Mondiale étend méthodiquement sa démarche ESG à l’ensemble des classes d’actifs et des stratégies de gestion » a affirmé Philippe Dutertre. « 500 millions d’euros sont déjà englobés dans une approche « best in class » en termes d’ISR » sur l’ensemble des actifs gérés en multigestion par l’assureur mutualiste, a-t-il détaillé. Ainsi, en private equity, le filtre ESG pèserait pour 10 % dans la note attribuée par Agicam aux sociétés de gestion. Et AG2R La Mondiale « décline ses valeurs et ses engagements dans le champ de l’investissement en allouant une part de ses actifs à des fonds non cotés à thématiques ISR » toujours d’après le président du directoire d’Agicam. Le groupe a notamment investi dans le fonds de social venture français de la société de gestion Citizen Capital ainsi que dans celui de Demeter Partners, un fonds cleantech qui cible les jeunes entreprises de l'éco-industrie (traitement de l’air, de l’eau, des déchets) et du secteur de l'énergie. En ce qui concerne le coté, Philippe Dutertre a cité à titre d’exemple deux valeurs dans lesquels Agicam est investi : Schneider Electric, qui a mis sur pied un indicateur composite permettant de mesurer ses progrès en matière de développement durable, actualisé tous les trimestres. Et les Etablissements Poujoulat, premier fabricant européen de conduits de cheminées, qui ont reçu en 2012 le Prix National du Business Vert. Enfin, le président du directoire d’Agicam a rappelé que la direction de la RSE et Fondations d’AG2R La Mondiale avait engagé en novembre 2011 une démarche de mesure régulière des émissions de gaz à effet de serre sur la totalité du périmètre du groupe. Avec pour objectif de réduire le bilan carbone de ses sites ainsi que de ses collaborateurs.
Arnaud Montebourg a déclaré vendredi que le gouvernement envisageait de céder des participations d’entreprises publiques pour assainir ses finances, rapporte le Wall Street Journal. «Dans le cadre de la restructuration budgétaire et la modernisation des politiques publiques, nous réfléchissons en effet à un changement de nos participations», indique le ministre du Redressement productif. Selon un autre officiel français cité de manière anonyme par le journal, une cession de titres EDF serait la plus logique. L’Etat français est actionnaire d’une douzaine d’entreprises. Son portefeuille était évalué à 57,5 milliards d’euros au 18 mars 2013.
Le déficit commercial américain a diminué en février grâce entre autres à la baisse des importations de pétrole brut, tombées à leur plus bas niveau depuis 17 ans, et à une légère augmentation des exportations, montrent les statistiques officielles publiées vendredi. Le département du Commerce a fait état d’un déficit de 43 milliards de dollars, contre 44,5 milliards en janvier.
Les sociétés de capital investissement Aquiline Capital Partners et Genstar Capital viennent d’annoncer l’acquisition de Genworth Wealth Management auprès de Genworth Financial pour un montant de 412,5 millions de dollars.L’acquisition comprend Genworth Financial Wealth Management, la plate-forme de conseil et de gestion, ainsi que le spécialiste de l’investissement alternatif Altegris.
Le fournisseur d’indices S&P Dow Jones Indices a annoncé le 4 avril le lancement de l’indice S&P Global Dividend Aristocrats qui mesure la performance des sociétés produisant les meilleurs rendements au sein du S&P Global Broad Market Index qui ont suivi une politique de dividendes stables ou en croissance pendant au moins dix années consécutives.Ce nouvel indice vient enrichir la famille des S&P Dividend Aristocrats qui comprend déjà le S&P High Yield Dividend Aristocrats ainsi que le S&P 500 Dividend Aristocrats. S&P Dow Jones Indices précise dans son communiqué que State Street Global Advisors (SSgA) a d’ores et déjà obtenu une licence pour créer et lancer un ETF basé sur cet indice.
Pour le premier trimestre 2013, les ETP dans le monde ont collecté 70,1 milliards de dollars, dont 7,5 milliards en Europe, selon le BlackRock Institute. Sur ce total, iShares a drainé respectivement 24,7 milliards et 6,2 milliards.A l'échelon mondial State Street global Advisors (SSgA) affiche des sorties nettes de 3,1 milliards de dollars tandis que Vanguard enregistre des rentrées nettes de 10,9 milliards.En Europe, Deutsche AWM (db x-trackers) a collecté 0,9 milliard de dollars en net pendant que Lyxor AM supportait des remboursements nets de 1 milliard. Mais UBS et amundi ont pour leur part bénéficié de souscriptions nettes de 0,7 milliard et 0,6 milliard respectivement.
Selon une enquête de Spectrem, les millionnaires sont de plus en plus concernés par le sujet de l'écologie, constate Finews. Les personnes disposant de plus de 5 millions de dollars d’avoirs financiers sont ainsi plus sensibles aux thèmes de l'économie d'énergie ou du changement climatique qu’auparavant. C’est surtout le cas chez les personnes de moins de 46 ans. 5 % des 500 sondés ont déclaré prévoir l’achat d’une voiture moins polluante, note Finews.
Selon les informations d’Expansión, l’ancien président français Nicolas Sarkozy a déjà pris des contacts pour monter un fonds de private equity qui aurait pour vocation d’investir en Europe méridionale. Il viserait un milliard d’euros et compterait déjà sur l’appui de la Qatar Investment Authority (QIA). En Espagne, le fonds pourrait s’intéresser au financement de projets, à la gestion d’immeubles et à des prêts aux entreprises.
Les compagnies d’assurances privées concentrent désormais 44 % des encours ISR institutionnels en France - soit un montant de 47,2 milliards d’euros sur 107,2 milliards d’euros - contre 39 % en 2011 et seulement 13 % en 2010, montrent les derniers chiffres de Novethic sur le marché français de l’ISR en 2012.En ajoutant les compagnies mutualistes, la part de marché du monde de l’assurance monte à 51 % en 2012, soit 54,7 milliards d’euros, ce qui représente un peu plus d’un tiers du marché total de l’ISR français évalué à 149 milliards d’euros.Cette montée en puissance des assureurs, qui s’est opérée dans la discrétion, a porté le marché français de l’ISR en 2012. Novethic note notamment la conversion à l’ISR de fonds propres d’un «grand assureur privé».Ainsi, dans son ensemble, le marché français de l’ISR, incluant les institutionnels et les particuliers, a progressé de 29 % en 2012, à 149 milliards d’euros. Cela constitue un ralentissement par rapport à 2011 où le marché avait bondi de 69 %. Il reste dominé par les institutionnels, avec 72 % des encours (107,2 milliards d’euros).Une prédominance qui explique notamment le biais obligataire des actifs ISR français. Les obligations représentent désormais 53 % des actifs ISR, contre 44 % en 2011, au détriment du monétaire dont la part de marché recule de 34 % à 25 %. Cela étant, la part des obligations d’entreprises tend à augmenter (63 %).Par ailleurs, au-delà de l’ISR stricto sensu, la diffusion de l’analyse ESG (environnement, social et gouvernance) aux gérants dans leurs bases de données d’information, sans contrainte de gestion, concerne 2.260 milliards d’euros, a mesuré Novethic pour la première fois.
Dans le cadre de sa politique d’élargissement de son univers d’investissement et en conformité avec les cinq valeurs de sa charte ISR, l’Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique (Erafp) lance un appel d’offres restreint afin d’attribuer trois mandats de gestion de portefeuille d’actions de petites capitalisations – France et d’attribuer trois autres de type actions de moyennes et grandes capitalisation – Etats-Unis.A titre indicatif, précise l’Erafp, les montants investis à un horizon de trois ans pourraient être de l’ordre de 150 millions d’euros pour les actions France et de 300 millions pour les actions américaines.Dans les deux cas, la durée initiale du mandat est de cinq ans avec la possibilité pour l’Erafp de reconduire le marché pour trois périodes successives d’un an chacune.
Hervé Mangin, gérant du fonds Axa WF Framlington Europe Opportunities, dont près de la moitié du portefeuille est composée de sociétés exposées au thème des fusions-acquisitions, mise sur une levée des incertitudes politico-financières en zone euro au second semestre, rapporte L’Agefi. De fait, les opérations de fusions-acquisitions devrait en profiter compte tenu de la solidité des bilans des entreprises non financières, d’une valorisation des marchés actions en Europe inférieure d’environ 8% à sa moyenne de long terme, ou de l’intérêt grandissant des pays émergents pour les entreprises de la région. Si ce redémarrage survient, il devrait faire la part belle aux cessions d’actifs de taille moyenne (inférieures à 10 milliards d’euros), ces opérations permettant aux prédateurs d’intégrer plus facilement les actifs rachetés, note le quotidien.
Les actifs sous gestion des convertibles d’Allianz Global Investors en Europe s'élèvent à quelque 200 millions d’euros, a indiqué le 4 avril à l’occasion d’un point de presse Tristan Gruet, gérant du fonds Allianz Europe Convertible. Le gérant souligne que le fonds de convertibles luxembourgeois a notamment fortement progressé, de 20 millions d’euros environ au moment de son lancement il y a un an, à 120 millions d’euros actuellement. Avec les mandats, l’encours de convertibles s'élève à environ 350 à 400 millions d’euros.Le marché européen des obligations convertibles semble bénéficier d’une nouvelle dynamique. 2012 a ainsi été marqué par un rebond des nouvelles émissions (plus de 10 milliards d’euros) et les premiers mois de 2013 ont confirmé cette tendance.. C’est également un marché très diversifié avec plus de la moitié des titres non notés, et où la plupart des secteurs sont liés à l'économie réelle (pétrole et gaz, métaux et mines, immobilier), à l'écart du secteur purement financier.La diversité du marché des convertibles se retrouve dans le profil des obligations convertibles: plus de 85% ont des profils convexes ou obligataires, ce qui renforce, selon Allianz Global Investors, leur position d’instrument incontournable de diversification pour améliorer le couple rendement/risque d’un portefeuille. En effet, sur le long terme, les obligations convertibles offrent un rendement intéressant en affichant une volatilité deux à trois fois inférieure à celle du marché des actions. Grâce au mécanisme de convexité qui leur est attaché, elles ont bénéficié, depuis 2007, de la majorité des rebonds des marchés d’actions, tout en démontrant leurs propriétés défensives dans les cycles baissiers. «Dans un marché de stress, où le crédit corporate conserve de bons fondamentaux, mais qui tendent à se détériorer, où l’aversion au risque commence à diminuer et où la croissance européenne semble se stabiliser, les obligations convertibles offrent de bonnes opportunités de protection contre les risques d’inflation», estime Tristan Gruet. En effet, leur duration courte, d’un peu moins de 2 ans, et leur potentiel de conversion limitent le risque de taux. Selon Allianz Global Investors, le marché des obligations convertibles est porteur de potentiel pour les mois à venir. Le désendettement des banques réduit les sources de financement pour les entreprises, ce qui conduit à plus de désintermédiation. Les grandes entreprises peuvent s’assurer, de manière opportuniste, un financement bon marché, tandis que les petites et les moyennes entreprises trouvent dans les obligations convertibles une alternative plus ouverte aux émetteurs non notés.
Stephen Cohen, head of iShares EMEA investment strategy & insights, a souligné lors d’un passage à Paris le 4 avril que les ETP «minimum volatility» ont collecté 4,1 milliards de dollars dans le monde au premier trimestre, soit plus de 1,4 milliard par mois contre 416 millions de moyenne pour 2012. Il existe à présent 34 fonds de ce type dans le monde, avec un encours total de 11,2 milliards de dollars.L’idée est d’offrir des produits avec un profil de rendement/risque amélioré en une période où les investisseurs reviennent sur les actions, mais demeurent prudents. Ces produits feront l’objet d’une sollicitude particulière des équipes commerciales de iShares en Europe dans les mois qui viennent, aux côtés des fonds obligataires, notamment des ETF faible duration et ceux focalisés sur les obligations d’entreprises avec couverture du risque de taux. Mais, bien entendu, la maison continuera de mettre en avant ses produits actions.iShares a limité son offre volatilité minimum à quatre produits (monde, Etats-Unis, Europe et marchés émergents) déclinés de chaque côté de l’Atlantique sous des formes un peu différentes. Aux Etats-Unis, où ce type de fonds a été lancé en octobre 2011, l’encours représente au total 5,79 milliards de dollars (au 3 avril), dont 2,6 milliards pour le produit MSCI USA et 1,77 milliard pour le MSCI Emerging Markets.En Europe, où le démarrage a été beaucoup plus tardif (30 novembre 2012), les actifs gérés sont encore faibles, les clients se trouvant encore en phase de découverte. Les deux ETF les plus pondéreux dans cette partie de la gamme sont celui qui réplique le MSCI Emerging Markets Min. Vol., avec 69 millions de dollars et celui sur le MSCI World Min. Vol. avec 50 millions. Les ETF sur le S&P 500 Min. Vol. et sur le MSCI Europe Min. Vol. affichent pour leur part des actifs de 8,4 millions et 5,4 millions de dollars.
Les ventes au détail dans la zone euro ont reculé plus que prévu en février, laissant planer un doute sur la prochaine sortie de la récession de la zone euro. Ces ventes ont ainsi enregistré un repli de 0,3%, selon les chiffres publiés vendredi par Eurostat. Les économistes avaient anticipé une baisse de 0,2%. Sur un an, la baisse est moins forte qu’anticipée, avec un recul de 1,4% alors que les économistes avaient projeté en moyenne un recul de 1,8%.
«Les banques devraient continuer à faire preuve de retenue quant aux distributions et aux rémunérations», a jugé le Comité de politique financière (FPC) de la Banque d’Angleterre, dont le compte-rendu de sa réunion de mars a été publié vendredi. Le FPC a demandé la semaine dernière aux banques britanniques de lever 25 milliards de livres de capitaux supplémentaires d’ici la fin de l’année, pour absorber les futures pertes éventuelles sur prêts. Le compte-rendu de la réunion de mars témoigne de l’inquiétude de certains membres du FPC, qui estiment que la levée demandée risque d'être encore insuffisant et que des «assurances» supplémentaires se justifieraient. La reconstruction des capitaux des banques britanniques, affectées par la crise financière et le versement d’amendes élevées pour faute grave, est une étape essentielle pour que RBS et Lloyds, actuellement contrôlée par l’Etat, soit de nouveau entièrement privatisées d’ici les élections législatives de 2015.
La dynamique de l’investissement étranger créateur d’emploi en France s’est maintenue en 2012. Avec 693 investissements décidés l’année dernière, dont la moitié accompagnés par l’Agence française pour les investissements internationaux et ses partenaires territoriaux. Les résultats annoncés début mars confirment le maintien de l’attractivité de la France, indique l’AFII, dans son Rapport 2012. Il met en lumière, en particulier, la confiance des investisseurs nord-américains dans l’économie française, à l’origine de 26 % des décisions d’investissement en 2012, et la part croissante des projets en provenance des pays émergents (8%).
Le parlement grec a adopté hier soir une loi censée favoriser l’investissement privé pour tenter de sortir le pays de la crise. Ce texte vise notamment à alléger les démarches administratives via une accélération des procédures d’autorisation dans un grand nombre de secteurs et via la création d’un nouveau guichet unique pour les investisseurs.