Au total, 87 % des 1.000 Allemands ayant investi au minimum plus de 10.000 euros et participé au sondage Schroders Global Investment Trends 2013, ont l’intention d’effectuer cette année des placements d’un montant égal ou supérieur à celui de 2012 et 66 % pensent qu’Angela Merkel sera reconduite comme chancelière à l’issue des législatives de fin septembre. Parmi ces derniers, 66 % considèrent que cette réélection sera positive pour le Dax et l’Euro Stoxx 50.Seuls 17 % des Allemands interrogés pensent que le candidat du SPD, Peer Steinbrück, sera élu chancelier et seuls 7 % pensent que si ce dernier est élu, cela aura une incidence positive sur le Dax et l’Euro Stoxx 50.Le sondage montre aussi que 76 % des investisseurs allemands ont l’intention de se positionner cette année sur les actions, -une proportion qui peut étonner, puisque les Allemands sont réputés rétifs à l’encontre des actions-, et qu’ils sont plus nombreux que la moyenne mondiale (68 %) à privilégier cette classe d’actifs.Cela posé, la confiance n’exclut pas la prudence : 52 % des Allemands misent sur des investissements peu risqués, même s’ils sont moins rentables, tandis que 33 % préfèrent un risque moyen et que moins de 16 % sont prêt à courir un risque plus élevé pour obtenir un rendement plus élevé également.
L’indice de confiance des investisseurs de State Street pour le mois de mai 2013 s’est établi à 94,8 par rapport au niveau de 93,0 (en données corrigées) enregistré en avril, soit une hausse de 1,8 point."Un changement dans l’appétit pour le risque des institutions en Europe est à l’origine de ce gain, l’indice régional s’inscrivant à 93,3, en hausse de 5,6 points par rapport au résultat de 87,7 obtenu en avril», note State Street. La confiance des institutions en Asie a également augmenté légèrement, passant de 85,2 (en données corrigées) à 86,0. En revanche, après le bond considérable enregistré en avril, la confiance des investisseurs en Amérique du Nord s’est rétractée, l’indice régional terminant le mois à 102,5, en repli de 2,2 points."Les investisseurs institutionnels continuent d’accroître leurs allocations en actifs à haut risque, quoiqu’à un rythme moins rapide qu’observé au premier trimestre, ou dans les dernières semaines d’avril», analyse State Street, qui observe depuis la mi-avril des allocations plus importantes de la part des investisseurs institutionnels vers les marchés émergents.
Initiative France, réseau associatif de financement et d’appui à la création d’entreprises présidé par Louis Schweitzer, a lancé le prêt d’honneur national Initiative remarquable. Alimenté par l’épargne solidaire, ce prêt d’honneur est destiné à renforcer les fonds propres de porteurs de projets remarquables en création, en reprise ou en croissance. «Depuis le 1er janvier 2010, conformément à la loi de modernisation de l'économie (LME), les entreprises sont obligées de proposer aux salariés un fonds commun de placement solidaire au sein du plan d'épargne entreprise. Initiative France, qui est reconnu entreprise solidaire, a choisi d’affecter ces fonds au renforcement du financement d’entreprises remarquables aidées par son réseau. Ces entreprises sont remarquables parce qu’elles réconcilient l’efficacité économique et l’engagement de leurs dirigeants en matière sociétale, environnementale et territoriale», explique un communiqué de presse. D’ores et déjà, trois gestionnaires de fonds d’épargne salariale - Amundi, BNP Asset Management et CM-CIC Asset Management – ainsi que la Caisse des Dépôts «ont fait confiance à Initiative France qui table sur une collecte de 4 millions d’euros, à la fin de 2013", indique Initiative France. Les fonds provenant de cette épargne solidaire alimenteront un prêt d’honneur Initiative remarquable qui bénéficiera donc aux projets remarquables et complétera le prêt d’honneur local. Depuis 1985, Initiative France, premier réseau associatif d’appui et de financement des entreprises, accorde des prêts d’honneur sans intérêts et sans garanties, à des porteurs de projet en création, reprise ou croissance. Ces prêts, accordés par les 231 plateformes du réseau Initiative ont permis en 2012 la création, la reprise ou la croissance de 16 107 entreprises.
L’Association française de la gestion financière (AFG) a souligné le renforcement des relations d’affaires entre la Suisse et la France dans la gestion d’avoirs et de fonds, a déclaré son président Paul-Henri de la Porte du Theil, dans un communiqué paru le 28 mai. Quelque 30 entreprises parisiennes actives dans la gestion d’actifs sont présentes en Suisse et plus de 300 fonds parisiens sont disponibles sur le marché suisse, a-t-il précisé.En 2000, on ne dénombrait que 50 fonds parisiens disponibles en Suisse. Il y a une tendance à la hausse de l’implantation de gestionnaires français en Suisse, rappelle l’AFG. Et ce, depuis l’accord signé entre la Suisse et la France pour la reconnaissance des fonds nationaux. De façon symétrique, la gestion suisse s’est «très bien» développée en France: «un nombre significatif d’entreprises de gestion d’avoirs appartient à des groupes financiers suisses», selon le communiqué.Et l’AFG a également souligné les compétences des gestionnaires français, qui «pourraient bénéficier aux investisseurs suisses», a-t-elle plaidé. Elle a rappelé que les gestionnaires de fonds français gèrent 19% des avoirs en Europe, contre 7,3% pour la Suisse. Et quelque 17% des fonds européens sont domiciliés à Paris.
Caceis et EDHEC-Risk Institute ont annoncé le 28 mai le lancement d’une nouvelle chaire de recherche intitulée «Nouvelles frontières dans l’évaluation des risques et le reporting de performance». Ce partenariat de trois ans fait suite à la précédente chaire de recherche «Risque et régulation dans l’industrie européenne de la gestion collective», déjà menée avec le soutien de Caceis.Dirigée par le Professeur Noël Amenc, Directeur d’EDHEC-Risk Institute et par le Professeur Lionel Martellini, Directeur Scientifique d’EDHEC-Risk Institute, l’équipe de recherche explorera les nouvelles avancées dans la mesure des risques et le reporting. L’objectif est d’identifier, pour le compte des investisseurs institutionnels et des gestionnaires d’actifs, à la fois de nouveaux concepts et des applications innovantes des concepts couramment utilisés dans le monde de l’investissement.La chaire se concentrera sur deux thèmes majeurs:· les conséquences pour le reporting du changement du paradigme conceptuel de l’allocation d’actifs vers l’allocation des risques, de plus en plus présent dans la gestion institutionnelle et la gestion d’actifs. Ce changement conduit à une focalisation non plus sur les catégories d’actifs mais sur les catégories de risques;· une amélioration dans la mesure des risques extrêmes et dans le reporting de gestion des fonds et des portefeuilles institutionnels.
Le fonds souverain norvégien est désormais le deuxième plus gros investisseur de la banque russe VTB derrière l’Etat, après la privatisation d’une participation de 14 % soit 3,3 milliards de dollars, rapporte le Financial Times.Norges Bank Investment Management a investi environ 700 millions de dollars, selon des personnes proches du dossier, ce qui lui donne une participation de 3,74 %.Deux autres fonds souverains ont participé à l’opération: le Qatar Investment Authority et le State Oil Fund d’Azerbaidjan ont investi environ 500 millions de dollars, soit une participation de 2,9 % chacun.
Selon la Bourse de Bucarest, Aberdeen Asset Management est récemment devenu le second actionnaire par importance de la banque BRD, grâce à l’acquisition récente de l’américain Artio, qui détenait 2,6 % du capital. Le gestionnaire écossais contrôle à présent 5,43 % de l’établissement roumain, ce qui représente environ 70 millions d’euros au cours de Bourse actuel. Le plus gros actionnaire de BRD est le français Société Générale, avec 60 %.Le cours de l’action BRD a plongé de 70 % depuis son plus haut de 2008 et la banque a accusé en 2012 sa première perte (de 74 millions d’euros) depuis la privatisation, mais Romania Insider rapporte que William Scholes, assistant investment manager chez Aberdeen, considère toujours BRD comme une banque bien gérée disposant d’un réseau de qualité et dont la valorisation est attrayante.
Le nombre d’Allemands privés d’emploi a augmenté de 21.000 à 2,963 millions, ajusté des variations saisonnières, alors que les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne une hausse de 5.000. Le taux de chômage s’est quant à lui maintenu à 6,9%. «Dans l’ensemble le marché du travail allemand est en bonne santé et a enregistré une bonne performance dans des conditions économiques difficiles», explique Frank-Jürgen Weise, directeur de l’Office du travail.
Les deux fonds de private equity font partie des candidats en lice pour le rachat de la division australienne de Singapore Telecommunications, ont confié à Reuters des sources proches du dossier. Le groupe français Eutelsat serait également sur le point de soumettre une offre, alors que SingTel valorise l’activité plus de 2 milliards de dollars australiens (1,5 milliard d’euros environ).
Le fonds d’investissement américain Sun European Partners a décidé de mettre fin au processus de cession, entamé en juin dernier, du groupe Dim Branded Apparel (DBApparel) qui comprend les marques Dim, Playtex et Wonderbra. Dans un communiqué publié hier, Sun European Partners, qui détient DBApparel depuis sept ans, a expliqué que «les offres ne reflétaient pas la valeur ni le fort potentiel de DBA. C’est la raison pour laquelle, Sun European Partners a décidé se suspendre ses démarches exploratoires». Le fonds américain demandait quelque 600 millions d’euros, soit dix fois l’excédent brut d’exploitation de DBApparel qui emploie au total quelque 7.800 salariés, dont 1.803 en France. Fin 2012, seuls deux candidats sur la dizaine de fonds et de groupes industriels qui avaient regardé le dossier restaient en lice pour le rachat, avant de finalement jeter l’éponge.
Fidelity National Financial, qui fonctionne comme un mini Berkshire Hathaway, a soumis une offre d’achat de Lender Processing Services (LPS) pour environ 2,9 milliards de dollars en numéraire et en titres. Le groupe entend fusionner LPS avec son activité Service Link puis céder une part de 19% de l’entité combinée à Thomas H. Lee Partners pour 381 millions de dollars.
Les deux fonds de private equity font partie des candidats en lice pour le rachat de la division australienne de Singapore Telecommunications, ont confié à Reuters des sources proches du dossier. Le groupe français Eutelsat serait également sur le point de soumettre une offre, alors que SingTel valorise l’activité plus de 2 milliards de dollars australiens (1,5 milliard d’euros environ).
Selon El Confidencial, le fonds vautour Lone Star tente de négocier auprès de Sacyr l’acquisition de la société immobilière Vallehermoso pour un euro symbolique, plus la dette.Vallehermoso intéresserait aussi Fortress, Cerberus, Centerbridge et Baupost.
Axa Private Equity et le conglomérat chinois Fosun ont annoncé le 27 mai leur intention de déposer un projet d’offre amicale d’achat sur Club Méditerranée, dont ils sont les deux principaux actionnaires.L’opération, à laquelle sont associés les dirigeants du groupe, se fera au prix de 17 euros par action, ce qui représente une prime de 28,4% par rapport au cours moyen du titre pondéré sur un mois, précisent-ils dans un communiqué. Cette offre valorise le groupe de tourisme à 540,6 millions d’euros, à comparer à sa valorisation au cours actuel de 435,6 millions d’euros.Le conseil d’administration de Club Med, prenant note dans un communiqué distinct du caractère amical de l’opération, a repoussé son avis motivé à plus tard.Le projet d’offre «permettrait d’offrir à l’ensemble des actionnaires de la société une liquidité immédiate, qui valorise la montée en gamme du groupe», précisent les initiateurs de l’offre, soulignant que Club Med doit passer à une nouvelle phase de développement dans un contexte difficile pour le tourisme en Europe.En cas de succès de l’offre, les participations détenues par Axa Private Equity, Fosun, et Henri Giscard d’Estaing, représentant environ 19,33% du capital et 24,87% des droits de vote, ainsi que 7,5% des OCEANEs en circulation, seraient ainsi apportées en nature ou cédées à l’initiateur.L’initiateur de l’offre précise qu’il envisage de retirer l’action Club Med de la cote s’il obtient 95% du capital. Fosun est actuellement le premier actionnaire de Club Med avec 9,96%, tandis qu’AXA PE détient 9,4%.
Au 31 mars, trois gestionnaires britanniques, Threadneedle, Schroders et Aberdeen AM reviennent le plus souvent dans le peloton de tête des classements nationaux de Feri EuroRating Services, en fonction de la proportion de fonds notés A et B sur le total des produits pris en compte dans sept pays européens. Ce sont les mêmes maisons qui se classaient parmi les mieux placées au 30 septembre et au 31 décembre.Dans le détail, pour les maisons avec plus de 25 fonds, Threadneedle arrive premier au Royaume-Uni et en Autriche, deuxième en France, en Allemagne et en Suisse, troisième en Italie et quatrième des «petits» acteurs (8-24 fonds) en Suède.Schroders est premier en France, en Italie et en Suède, deuxième en Autriche, troisième en Allemagne, et cinquième au Royaume-Uni ainsi qu’en Suisse.Enfin, Aberdeen, arrive en tête pour la Suisse ainsi que parmi les «petits» en Suède. La société arrive également deuxième au Royaume-Uni et deuxième «petit» en Autriche. Elle se place aussi troisième en France de même que troisième et huitième «petit» respectivement en Italie et en Allemagne.En France, le seul acteur local parmi les dix premières grandes maisons est Covéa finance, en cinquième position, mais les deux premières places parmi les «petits» sont DNCA Finance et le Groupe Le conservateur, Comgest se classant neuvième.Amundi arrive dixième des «grands» gestionnaires en Suède, Carmignac Gestion se classe neuvième des «petits» en Italie et Lyxor neuvième des «grands en Allemagne tandis que Natixis prend la huitième place des «petits» en Suisse.Il est par ailleurs intéressant de noter que, dans les pays suivis par Feri, la moitié seulement des «grandes sociétés» affichent au moins 50 % de fonds notés A ou B. En France, en Italie et en Allemagne, la proportion est un peu plus forte, avec sept et six sociétés sur les dix premières. Pour la France, Feri cite Schroders, Threadneedle, Aberdeen, Franklin Templeton, Covéa Finance et Pioneer, ex aequo avec Legg Mason tandis que pour l’Italie, il s’agit de Schroders, Credit Suisse AM, Threadneedle, Fidelity et, ex-aequo, Franklin Templeton, Invesco et Pioneer. Pour l’Allemagne, Feri cite Investec, Threadneedle, Schroders, Franklin Templeton, Credit Suisse AM et Fidelity .Parmi les pays avec cinq maisons à au moins 50 % figurent le Royaume-Uni (Schroders, Aberdeen, Investec, Invesco, Schroders) et l’Autriche (Threadneddle, Schroders, Pioneer, Franklin Templeton et Fidelity).Enfin, Feri comptabilise quatre maisons à plus de 50 % de A et B en Suisse (Aberdeen, threadneele, MFS et Balfidor fondsleitung). En Suède, seul Schroders passe la barre de 50 %.
Les financiers ne feront pas tâche. Alors que les Français figurent parmi les pessimistes en Europe, les professionnels de la finance évoluant dans l’Hexagone sont également les plus sensibles au contexte anxiogène comparé à leurs homologues allemands, britanniques, américains et du Moyen-Orient. Pis, selon les résultats d’une enquête réalisée par eFinancialCareers en mai 2013 auprès de 3 386 professionnels de la finance (*), ce stress semble même nuire à leur qualité de vie au travail. En chiffres, 60% des sondés en France se sont déclarés très souvent ou souvent stressés par leur quotidien au travail, et près des deux tiers (63%) estiment que leur niveau de stress a augmenté au cours des 6 derniers mois, indique le baromètre. A l’autre bout du spectre, les Etats-Unis semblent être les moins impactés par cette hausse de la pression (41%). Entre ces deux extrêmes, toujours selon efinancialcareers, la deuxième marche du podium revient au Royaume-Uni avec 57% des financiers déclarant un niveau de stress en augmentation, suivi par l’Allemagne et le Moyen-Orient (50% chacun). Les financiers Français sont également parmi les plus nombreux à estimer leurs journées trop courtes (66%), contre 60% des Américains. En outre, au Royaume-Uni comme aux Etats-Unis, les financiers sont 65% à déclarer qu’ils utilisent leur pause déjeuner pour travailler alors qu’aux Etats-Unis comme au Moyen-Orient, la vérification des emails hors des heures ouvrées semble être répandue, puisque deux tiers des répondants (respectivement 66% et 65%) sont concernés.Ce climat angoissant n’est pas, pour beaucoup, compensé par une rémunération à la hauteur de leurs attentes. C’est le cas au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et au Moyen-Orient, où plus de 7 financiers sur 10 déclarent qu’ils estiment être sous-payés tandis que cette proportion tombe à 60% en France. Dans cet environnement professionnel difficile, tous les professionnels du secteur n’arrivent pas à maintenir un équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Ainsi, c’est au Moyen-Orient et aux Etats-Unis qu’une majorité de financiers (respectivement 66% et 65%) estime avoir trouvé cet équilibre, suivis par 58% des Français. En revanche, en Allemagne et au Royaume-Uni, le travail semble avoir pris le dessus, relève efinancialcareers.Enfin, 47% des personnes interrogées déclare réussir à maintenir un équilibre vie privée/vie professionnelle. A ce jeu, aux Etats-Unis, 75% des personnes interrogées ont indiqué avoir du temps pour leurs hobbies alors que ce sont les financiers français qui déclarent avoir le moins de temps pour des loisirs (75%). (*) 583 au Royaume-Uni, 1 896 aux Etats-Unis, 431 en France, 117 en Allemagne et 359 dans les centres financiers du Moyen-Orient.
L’investissement dans les classes d’actifs alternatives, tel que le private equity ou les hedge funds, a la cote auprès des institutionnels. Dans sa dernière édition (*) Preqin note que ce sont les family offices qui ont l’allocation la plus exposée avec en moyenne 24,5 % de leur portefeuille investi en private equity. Cette exposition a significativement augmenté au cours des dernières années, note Preqin. En 2010, elle n'était encore que de 18,1 %. Elle demeure toutefois légèrement plus faible que l’exposition moyenne de 2011 (24,9 %) et 2012 (24,7 %). A titre de comparaison, les fonds de dotations, comme celui de l’Université de Yale par exemple, sont exposés en moyenne à 12,9 % à cette classe d’actifs en 2013, contre 12,2 % l’an dernier ou 11 % en 2011. En 2009, l’allocation moyenne a private equity se situait à 8,3 % pour ce type d’investisseurs institutionnels. Concernant les hedge funds, ce sont encore les family offices qui demeurent les investisseurs les plus attirés vers cette classe d’actifs, avec en moyenne 19,1 % de leur allocation qui y est dédiée en 2013. Les family offices ont fortement revu à la hausse leur exposition aux fonds alternatifs en un an, l’exposition moyenne en 2012 se situant à 16,6 %. Les fondations ont également poussé leur exposition aux hedge funds, la passant de 16,6 % en 2012 à 17,3 % en 2013. Les encours des hedge funds ont également bénéficié selon Preqin d’un intérêt de plus en plus fort de la part des fonds de retraite du secteur privé, qui l’ont fait passer de 7,2 % en 2009 ou 9,3 % en 2012 à 9,6 % cette année. Les encours gérés au sein des hedge funds se montent à 2.300 milliards de dollars. A l’avenir, les institutionnels souhaitent donner encore plus de place à l’alternatif dans leurs portefeuilles. 80 % des sondés par Preqin indiquent ainsi vouloir maintenir ou renforcer leur allocation au private equity au cours des douze prochains mois. La même proportion souhaite maintenir au renforcer son exposition aux hedge funds. (*) Edition 2013 Preqin Investor Network Global Alternatives Report.
Le fonds souverain d’Abou Dhabi, Abu Dhabi Investment Authority, a réduit son allocation d’actifs minimum à l’Europe de 25 % à 20 % afin d’investir davantage dans les pays émergents, rapporte le Financial Times. Il s’agit de la première diminution depuis qu’il a commencé à publier son rapport annuel il y a quatre ans.
En avril, l’assurance vie a enregistré une collecte nette positive de 1,9 milliard d’euros. Sans atteindre le niveau du mois de février (2,3 milliards d’euros), les sommes versées sont nettement plus importantes qu’en mars où la collecte avait atteint 600 millions d’euros. D’après les estimations de la FFSA et du GEMA, le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances au cours des quatre premiers mois de 2013 est de 44,8 milliards d’euros, soit 10 % de plus que lors des quatre premiers mois de 2012 (40,7 milliards).Par ailleurs, les prestations versées par les sociétés d’assurances au cours des quatre premiers mois de 2013 s'élèvent à 35,8 milliards d’euros contre 42,8 milliards au cours des quatre premiers mois de 2012, indique la FFSA qui note que l’encours des contrats d’assurance vie s'élève à 1416,2 milliards d’euros, en progression de 4% sur un an.
State Street s’apprête à publier une un étude le mois prochain portant sur les changements structurels du fonctionnement du secteur de l’assurance liés notamment à un contexte réglementaire en pleine mutation (*). L'étude réalisée auprès de plus de 300 dirigeants de compagnies d’assurance dans le monde en collaboration avec The Economist Intelligence Unit, s’articulera autour de trois thèmes principaux : le risque, la réglementation, et la restructuration de l’offre de produits. D’ores et déjà, indique State Street dans un communiqué, il ressort que «la gestion du risque est une activité cœur de métier pour les compagnies d’assurance, et pour moins d’un tiers des participants, celle-ci ne pose aucune difficulté ; néanmoins, 80 % des participants se disent prêts à augmenter l’allocation consacrée aux stratégies alternatives comme source de rendement complémentaire, ce qui peut aussi engendrer d’autres risques avec lesquels ils sont moins familiers» ;Par ailleurs, côté réglementation, une part prépondérante d’assurances considère ses évolutions comme un défi. Enfin, toujours selon l'étude, 93 % des participants pensent que restructurer l’offre de produits pour distribuer plus rapidement des produits nouveaux et innovants représente également un défi majeur. (*) « Facing the Future: Blueprint for Growth »
Le portugais Caix Geral et le fonds Anchorage ont rejeté vendredi le refinancement d’un crédit de 230 millions d’euros contracté par l’espagnol La Seda, rapporte El Confidencial, ajoutant que ces deux protagonistes se comportent comme des vautours. Il aurait fallu 75 % des voix pour que La Seda puisse convertir sa dette en capital, mais Anchorage détient une part de 37 % dans le crédit et Caixa Geral en a apporté 25 %.L'établissement public portugais s’est de plus allié à la banque portugaise BCP, dont la participation au crédit est de 10 %, et avec BA Vidrio, qui est à l’origine de 20 % du crédit. Caixa Geral est par ailleurs actionnaire à 15 % de La Seda.Selon El Confidencial, Caixa Geral pourrait avoir voulu faire pression en faveur d’une cessation de paiement pour obtenir à prix sacrifié les 41 % que détient La Seda dans l’usine Artlant Pta à Sines (Portugal).Anchorage, pour sa part, s’engage à augmenter le capital de La Seda de 40 millions d’euros au moyen d’un crédit «supersenior bullett» sur huit ans et trois mois, nanti sur des actions La Seda.
La zone Europe reste une terre d’investissement bon marché. «Dans les douze à dix-huit prochains mois, l’Europe offrira de meilleures opportunités et de meilleurs rendements que toutes les autres régions de la planète», a estimé le 27 mai Edwin Lugo, senior vice president et gérant de portefeuille chez Franklin Equity Group, de passage à Paris.Au sein de la région, «les meilleures opportunités se trouvent du côté des périphériques», selon Edwin Lugo qui gère des stratégies de petites et moyennes capitalisations. Il évoque notamment la Grèce, l’Irlande et l’Italie, dont beaucoup de sociétés proposent des bilans solides assortis de valorisations très «attractives» et précise être sorti de l’Allemagne, de la Suède ou encore de la Suisse. Du point de vue sectoriel, Edwin Lugo privilégie notamment l’immobilier, la construction ou encore les financières, mais plutôt les compagnies d’assurances, les banques européennes étant encore «très risquées».
L’association de consommateurs foodwatch se félicite dans un communiqué que la DZ Bank lui ait annoncé par un courrier du 13 mai 2013 qu’avec sa filiale de gestion Union Investment elle se retire complètement de la spéculation sur les matières premières agricoles.Foodwatch indique que Lars Hille, membre du directoire de la DZ Bank, se prononce par ailleurs en faveur d’une régulation sévère des marchés de matières premières agricoles, en particulier grâce à l’introduction de limites de positions efficace sur les Bourses ou sur les plates-formes de compensation. Cela devrait permettre de réduire le nombre de contrats négociés sur les marchés à terme pour éviter des excès de spéculation. Le banquier milite aussi en faveur de mesures de transparence pour faire appliquer ces limites également aux marchés hors cote (OTC).
Selon la CSSF, l’emploi dans les sociétés de gestion du Luxembourg a progressé de 1,17 % au premier trimestre 2013. Le nombre de postes est passé de 2733 en décembre 2012 à 2765 le 31 mars dernier. Ce nombre est néanmoins inférieur aux 2675 emplois recensés à la fin juin 2012, et qui constitue un plus haut au cours des deux dernières années - entre mars 2011 et mars 2013.
La récession qui frappe le Portugal implique une persistance des risques de crédit même si les niveaux de créances douteuses dans le système bancaire ont diminué depuis le début de l’an dernier, a déclaré la banque centrale. Dans son rapport de stabilité financière, la Banque du Portugal constate que l’accès des banques aux financements s’est amélioré et que les dépôts bancaires ont baissé de 2,3% l’an dernier mais qu’ils ont recommencé à augmenter au cours des trois premiers mois de cette année.
Les ventes de logements neufs ont baissé de 2,6% au premier trimestre par rapport au premier trimestre 2012, les stocks atteignant leur plus haut niveau depuis la crise 2008, selon les chiffres publiés mardi par l’Insee. Les mises en chantier de logements ont augmenté de 3,6% sur les trois derniers mois en avril. Les prix des logements anciens sont repartis légèrement à la hausse au premier trimestre 2013 en France, augmentant de 0,3% en moyenne.
Sept ministères britanniques vont subir des coupes budgétaires allant jusqu'à 10%, a annoncé George Osborne, ministre des Finances. Il a précisé que les ministères de la Justice, de l’Energie et des Communautés seraient notamment confrontés à des «économies conséquentes», mais que le National Health Service (NHS), le système britannique de santé publique, ne serait pas affecté. La BBC a rapporté que le gouvernement devait encore trouver huit milliards de livres d'économies sur les 11,5 milliards prévues par l’examen des finances.