Bien que ces deux récipiendaires du prix Nobel d'économie Eugene Fama et Robert J. Shiller défendent des thèses contradictoires, la quirin bank a décidé de lancer une gestion de portefeuille en trois modules s’inspirant de leurs théories respectives. L’idée est de construire un portefeuille de long terme et bon marché dont l’allocation correspond au profil de risque de l’investisseur. Les trois modules de base sont baptisés Markt (marché), Meinung (opinion) et Wissen (savoir).Le module Markt se fonde sur la thèse d’Eugene Fama selon laquelle aucun investisseur et aucun gérant de fortune actif ne peut battre le marché. C’est pourquoi cette partie du portefeuille est investie en fonds indiciels passifs sélectionnés par quirin bank.De son côté, le module Meinung s’appuie sur quatre scénarios différents en matière d'évolution économique, avec des données macro-économiques qui fournissent une aide à la décision pour déterminer les orientations du portefeuille. Cela permet d’intégrer les préférences individuelles de l’investisseur, comme par exemples ses craintes relatives à un éclatement de l’euro ou à un retour de l’inflation.Enfin, le module Wissen fait écho à la thèse de Robert J. Shiller sur l’irrationalité des marchés en utilisant rationnellement ce concept pour générer un surcroît de performance. Cela peut tenir à l'émotionalité des investisseurs, aux interventions politiques ou à des mesures réglementaires qui exercent provisoirement une influence sur le marchés des capitaux ainsi que sur les cours des actions et des obligations. Pour ce module, la quirin bank utilise des instruments d’investissement intelligents destinés à tirer systématiquement profit de telles anomalies.La combinaison des trois modules permet aux clients de profiter des derniers développement des sciences financières et de diversifier leur portefeuille, insiste Christian Kreusern, membre du directoire de quirin bank chargé du pôle banque privée.
UBS et Credit Suisse perdent plus de 3% en Bourse lundi en réaction aux propos de la conseillère fédérale (ministre des Finances) Eveline Widmer-Schlumpf dans le journal dominical Schweiz am Sonntag. La dirigeante a plaidé pour un ratio de levier compris entre 6 et 10% pour les deux banques suisses, soit jusqu'à trois fois plus que ce que prévoient les normes de Bâle 3.
Le Fonds d’investissement franco-russe (RFIF) a été lancé vendredi 1er novembre à Moscou en présence du Premier ministre français Jean-Marc Ayrault et du Premier ministre russe Dmitri Medvedev, indique la Caisse des dépôts dans un communiqué. Doté d’un milliard d’euros, ce fonds sera mis en place conjointement par le Fonds russe d’investissements directs (RDIF) et CDC International, filiale du groupe Caisse des Dépôts. La création de RFIF s’inscrit dans le prolongement du protocole d’accord signé par les deux parties en février 2013.
Edmond de Rothschild Investment Partners annonce lundi le closing de son fonds de capital investissement dédié aux sociétés européennes dans les sciences de la vie, BioDiscovery 4, après avoir levé 192 millions d’euros (250 millions de dollars). Le groupe augmente ainsi de près de 25% sa capacité d’investissement par rapport à son précédent véhicule d’investissement. Avec cette dernière levée, le total des fonds spécialisés en sciences de la vie levés par EdRIP s’élève à environ 450 millions d’euros.
Le spécialiste des biotechnologies végétales coté sur Alternext a annoncé la mise en place d’une ligne de financement en fonds propres (‘Paceo’) avec Société Générale qui s’est engagée à souscrire des augmentations de capital par tranches successives durant les 36 prochains mois, dans la limite globale de 450 000 actions (soit 9% du capital actuel). Pour chaque tranche, le prix d’émission fera ressortir une décote maximale de 6% par rapport au cours moyen pondéré par les volumes des 3 séances de Bourse précédentes.
CM-CIC Capital Finance s’associe par le biais d’obligations convertibles à hauteur de 1,5 million d’euros à la chaîne hôtelière créée en 2009 par Olivier Devys et Paul Dubrule. Okko devrait ouvrir son premier établissement à Nantes dans quelques mois, la société visant un réseau de 40 à 50 hôtels en France d’ici dix ans.
L’Association des maires de France ne s’estime pas entendue par Bercy, alors qu’un décret est en cours d'élaboration sur les modalités techniques d’intervention du fonds de soutien de 100 millions d’euros par an sur 15 ans institué dans le PLF 2014. D’autres élus ont bon espoir d'être écoutés.
Le groupe américain de private equity vient de prendre une participation de 40% dans SCP, l’un des plus importants centres commerciaux de Chine situé à Shenzen, rapporte le journal de sources proches du dossier. Ces sources ajoutent que la taille de cet investissement atteindrait 400 millions de dollars (292 millions d’euros). ICBC, la plus grande banque du pays, va également rentrer au capital de ce centre commercial à hauteur de 6%. Le journal souligne que Blackstone, qui a déjà investi dans plusieurs centres commerciaux aux Etats-Unis et en Australie, s’apprête à lever 4 milliards de dollars pour son fonds immobilier asiatique.
Le ministre du Budget a réuni le 31 octobre les responsables des principales associations d’épargnants. Bernard Cazeneuve s’est engagé, souligne le Cercle des Epargnants dans un communiqué, à travailler en concertation sur les mesures concernant notamment l’assurance vie devant être intégrées au projet de loi de finances rectificative pour 2013 en fin d’année. Le Cercle des Epargnants s’est réjoui de cette annonce, le ministre reconnaissant qu’une telle concertation aurait du être engagée plus tôt.
Eurostat a indiqué que le taux de chômage corrigé des variations saisonnières s’est établi à 12,2% à fin septembre en zone euro, stable sur un mois et en hausse de 0,6 point sur un an. Les taux les plus faibles à fin septembre sont observés en Autriche (4,9%) et en Allemagne (5,2%), les plus élevés en Grèce (27,6% en juillet) et en Espagne (26,6%).
Après cinq années de crise financière, la plupart des investisseurs aux Etats-Unis et plus généralement dans le monde hésitent à prendre des risques et maintiennent des allocations significatives dans des investissements à faible rendement, selon la première étude mondiale de BlackRock sur le sentiment des investisseurs («Global Investor Pulse Survey»).Malgré les gains qui ont propulsé certains marchés boursiers à leurs plus hauts historiques, la plupart des investisseurs ne sont pas prêts à prendre du risque pour améliorer la performance de leurs portefeuilles, indique l’enquête réalisée auprès de 17.567 investisseurs, dont 4.000 Américains, dans toutes les catégories d’investisseurs, y compris les investisseurs les plus fortunés qui ne semblent pas non plus pressés de réduire leur poche de cash.Aux Etats-Unis, les investisseurs de toutes catégories détenaient 48% de leurs actifs investissables en cash, avec 18% dans les actions et 7% dans les obligations. Les allocations actions les plus élevées se trouvent à Hong Kong et Taiwan.
L’Indice mondial de la confiance des investisseurs proposé par State Street Global Exchange affiche une baisse de 5,6 points en octobre pour terminer à 95,7 par rapport au niveau de 101,3 (en données corrigées) enregistré en septembre. Ce recul est dû à la chute de la confiance en Amérique du Nord, l’indice régional ayant accusé un repli important de 17,8 points, qui le place franchement en territoire pessimiste à 86,5. En revanche, la confiance des investisseurs institutionnels en Europe s’est nettement améliorée, avec une hausse de 10,2 points de l’indice régional qui termine à 111,9. La confiance des investisseurs en Asie a suivi son cours, l’indice régional n’enregistrant qu’un modeste changement, en hausse de 0,9 points, pour terminer à 96,2. « Les investisseurs institutionnels ont clairement réduit la voilure dans le sillage de la crise fiscale et politique aux États-Unis, provoquant une baisse de l’indice mondial de la confiance en territoire négatif pour la première fois depuis mai dernier » commente Paul O’Connell, qui a contribué à la conception de l’Indice chez State Street Associates. « Malgré la résolution in extremis de la crise immédiate, les investisseurs ont pleinement conscience que la politique fiscale américaine reste à négocier, et que l’impact de telles négociations sur la croissance et la confiance reste à déterminer ».« Le fait que l’indice de la confiance en Amérique du Nord accuse une chute record alors même que pour le la même période l’indice européen affiche son gain le plus élevé en presque trois ans illustre tout ce qu’il faut savoir sur l’effet des perceptions de politique sur les changements entre les deux régions » ajoute Michael Metcalfe, responsable de la recherche sur les stratégies pour State Street Global Markets. « Avec une confiance en Europe à son plus haut niveau depuis juillet 2007, les investisseurs espèrent que le pire de la crise dans la zone Euro est derrière eux. La crise de confiance aux États-Unis, en revanche, ne fait peut-être que commencer, si aucun frein n’est mis à l’incertitude politique ».
Le marché de la dette émergente non gouvernementale en monnaies locales représente un encours de plus de 4.000 milliards de dollars, ce qui est supérieur à celui de la dette émergente gouvernementale en monnaies locales. Bank of America Merrill Lynch Global Research a donc mis au point quatre indices pour le premier de ces segments, pour répliquer la performance des titres à taux fixe, annonce un communiqué du 30 octobre.Cette nouvelle gamme comprend:• le BofA Merrill Lynch Broad Local Emerging Markets Non-sovereign Index (code mnémonique : LCCB) qui offre la mesure la plus large des marchés de dette émergente non souvraine en monnaie locale, sur une base capi-pondérée et sans plafonnement des expositions par pays ou émetteur,• le BofA Merrill Lynch Diversified Broad Local Emerging Markets Non-sovereign Index (LCCD), version plus liquide et diversifiée du LCCB avec des planchers pour la taille des emissions et un plafonnement des expositions par pays ou émetteur,• le BofA Merrill Lynch Local Emerging Markets Non-sovereign Index (LOCM), qui est une version du LCCB excluant les sukuks, et• le BofA Merrill Lynch Diversified Local Emerging Markets Non-sovereign Index (LOCL), variante plus liquide et diversifiée du LOCM avec une taille minimale pour les émissions et des plafonds pour les expositions par pays et par émetteur.Les quatre indices couvrent uniquement des valeurs qui peuvent être compensées sur Euroclear.
Partenaire exclusif de GAM, Atlanticomnium (14 personnes à Genève et Londres) gère environ 800 millions de francs suisses, dont un tiers en mandats discrétionnaires qui sont eux-même en partie investis dans quatre fonds de 330 millions de dollars pour celui en dollars (contre 200 millions fin 2012), de 120 millions de dollars pour le produit offshore, de 120 millions de dollars pour le fonds Euro (contre 80 millions fin décembre) et de 60 millions de livres pour le fonds en sterling. GAM a décidé à présent de commercialiser en France les produits de ce spécialiste du crédit qui se focalise sur les titres offrant en général plus de 7 % de rendement, lancés par émetteurs de qualité, forts mais de catégoie spéculative. «L’idée est de se prémunir contre le risque de taux, précise à Newsmanagers le gérant de fonds Grégoire Mivelaz."Nous fonctionnons sur trois principes de base. D’abord, si nous n’aimons pas l'émetteur, nous n’investissons pas. Ensuite, nous évitons les périphériques. Enfin, l’important pour nous, c’est la simplicité, il faut que nous comprenions toutes les modalités, qui sont parfois peu visibles», continue Grégoire Mivelaz.La philosophie d’Atlanticomnium veut que les sociétés de catégorie investissement font rarement défaut, et par extension que leur dette junior à plus fort rendement fait aussi rarement défaut. D’autre part, la maison part du principe qu’utiliser une approche d’analyse crédit rigoureuse dans une optique d’analyste actions doit permettre d’identifier les émetteurs qui présentent un risque limité de défaut. Et le parti-pris de Grégoire Mivelaz est de «viser les étages inférieurs dans la structure du capital des entreprises éligibles».En ce qui concerne plus particulièrement les financières, Atlanticomnium souligne que plusieurs émetteurs sont beaucoup plus robustes que le marché ne le perçoit, ce qui se traduit par des investissements dans des «champions nationaux» ou des marques mondiales dans les domaines de l’assurance, des banques, de la gestion de fonds ou des entreprises d’autres secteurs, toujours en évitant les périphériques.D’autre part, la maison a constaté que la réglementation imposant aux sociétés du secteur financier de se désendetter en incite beaucoup à racheter leur dette avec une surcote par rapport au marché. Cela offre un potentiel élevé de plus-values aux investisseurs qui peuvent profiter de ces aubaines.Enfin, comme les fonds obligataires traditionnels sont vulnérables à des changements adverses en matière d’inflation et de taux d’intérêt, Atlanticomnium privilégie les obligations à taux flottant et les «fixed to floating rate» pour se protéger.Les financières représentent plus des deux tiers (67,09 %) du portefeuille du fonds coordonné GAM Star Credit Opportunites (EUR) avec 93 lignes sur 152.
Le fonds souverain du Qatar a discrètement bâti une participation d’environ 1 milliard de dollars dans Bank of America, la deuxième banque des Etats-Unis, rapporte le Financial Times, citant des personnes proches du dossier. Qatar Holding, le pôle d’investissements directs de Qatar Investment Authority, a commencé à acquérir des actions BofA il y a environ deux ans, et a renforcé sa participation lorsque le cours de la banque a chuté l’an passé. La participation d’1 milliard de dollars représente moins de 1 % du capital de BofA, dont la capitalisation se monte à plus de 150 milliards de dollars.
Dans son rapport sur le troisième trimestre publié le 30 octobre, Moody’s indique que l’encours des fonds monétaires domiciliés aux Etats-Unis s’est accru de 4,3 % pour atteindre 667 milliards de dollars au 30 septembre contre 640 milliards fin juin. Ces fonds ont gonflé de 27 % leur exposition aux banques suédoises (47 milliards de dollars contre 37 milliards) et de 16 % celle aux banques françaises (50 milliards contre 43 milliards).L’exposition des fonds monétaires européens aux établissements financiers est demeurée stable à 28,1 milliards d’euros, mais l’allocation aux banques françaises a augmenté de 14 % à 9,4 milliards d’euros tandis que la poche allouée aux banques suédoises diminuait de 20 % à 5 milliards d’euros.
En tant que principal détenteur des obligations de la compagnie pétrolière brésilienne OGX, qui vient de demander son placement en redressement judiciaire, Pimco va au devant de gros problèmes au Brésil, s’inquiète le Financial Times. La société de gestion a amassé plus de 17 % des obligations émises pour 3,6 milliards de dollars par l’entreprise, détenue par Eike Batista, depuis 2011.
BNP Paribas et d’autres établissements financiers auraient conclu un accord pour le rachat à Standard Bank d’un portefeuille de prêts asiatiques d’un milliard de dollars, rapporte Reuters. La banque française aurait notamment jeté son dévolu sur la portion du portefeuille concernant des prêts en Mongolie, qui représentent 350 millions de dollars environ.
La WFE (World Federation of Exchanges), autrefois dénommée Fédération internationale des bourses de valeurs, va transférer en fin d’année son siège de Paris à Londres. Ainsi en ont décidé hier en convention annuelle à Mexico les membres de cette association regroupant les opérateurs boursiers régulés de 62 pays. Il s’agit pour la WFE de se rapprocher de ses membres et interlocuteurs, des médias aux régulateurs en passant par les courtiers. «Londres est un centre financier de classe mondiale», a lancé en ouverture de la réunion le président Andreas Preuss, par ailleurs vice-directeur général de Deutsche Börse. «Notre but ultime est de faire de la WFE une organisation bien plus proactive, activement engagée auprès de l’industrie financière», a de son côté confié à Bloomberg son directeur général Husein Erkan. Paris était le siège de l’association depuis 1961. La convention de la WFE se clôture aujourd’hui.
Nyse Euronext a annoncé mercredi un report sine die de la conclusion de son rachat en cours par ICE. Les deux groupes avaient fixé auparavant au 4 novembre la date de la finalisation de l’opération, valorisée à quelque 10 milliards de dollars. Ils disent s’attendre à recevoir «dans les prochains jours» la décision des autorités nationales qui ne se sont pas encore prononcées et prévoient de conclure leur rapprochement dans un délai de deux jours ouvrés après la réception du dernier feu vert.
La croissance de l'économie belge s’est renforcée au troisième trimestre pour atteindre 0,3%, après une hausse de 0,2% au trimestre précédent, selon la première estimation publiée par la Banque nationale de Belgique. Sur un an, le PIB a augmenté de 0,4% contre une hausse annuelle de 0,1% au deuxième trimestre.
BNP Paribas et d’autres établissements financiers auraient conclu un accord pour le rachat à Standard Bank d’un portefeuille de prêts asiatiques d’un milliard de dollars, rapporte Reuters. La banque française aurait notamment jeté son dévolu sur la portion du portefeuille concernant des prêts en Mongolie, qui représentent 350 millions de dollars environ.
Concentration dans l’audit et le conseil. PricewaterhouseCoopers a annoncé son projet d’acquisition de Booz & Cie. Les modalités financières de l’opération n’ont pas été rendues publiques. Les 300 associés de Booz & Cie se prononceront sur le projet en décembre.
Wendel annonce aujourd’hui que Stahl est entré en négociations exclusives avec Clariant en vue du rachat de sa division Leather Services, qui a réalisé 255 millions d’euros de chiffre d’affaires et 23 millions d’Ebitda en 2012. Cette opération serait réalisée sur la base d’une valorisation supérieure à 9 fois l’Ebitda estimé de Stahl et d’environ 7,5 fois l’Ebitda estimé pour les activités transférées de Clariant, et prévoit 15 millions d’euros de synergies. Clariant recevrait 23% du capital de Stahl, ainsi qu’un paiement en numéraire d’environ 70 millions d’euros. Stahl en profitera pour renégocier sa dette.
Le portail Liquidty Direct de BNY Mellon Global Collateral Services (GCS) vient d'être complété avec la fonctionnalité Liquidity Aggregator qui offre à la clientèle la possibilité de mieux appréhender leur exposition et leur risque sur l’ensemble des fonds domiciliés aux Etats-Unis et à l'étranger figurant dans leurs portefeuilles.Ce nouveau service permet de suivre activement et de contrôler les expositions au risque de liquidité ainsi que de gérer les besoins de financement en prenant en compte les différents types de valeurs, de pays et de régions, avec les risques associés, ainsi que les rendements moyens pondérés et les échéances.