Au 1er semestre 2013, les capitaux levés par les acteurs français du capital-investissement se sont élevés à 3,6 milliards d’euros, selon les données publiées par l’Association Française des Investisseurs pour la Croissance (Afic) et Grant Thornton. Si ce niveau de levées de fonds est en progression, il demeure «très faible et largement insuffisant pour répondre aux besoins de financement en fonds propres des PME et ETI françaises, estimés à 11 milliards d’euros par an», se désole Louis Godron, président de l’Afic. En outre, plus de la moitié de la levée semestrielle a été réalisée par une seule des sociétés de capital-investissement membres de l’AFIC, la société d’investissement Ardian, née de la scission d’Axa Private Equity. Autre élément exceptionnel à noter ce semestre, le pic inhabituel de l’apport des compagnies d’assurance et des mutuelles, apparemment les premiers pourvoyeurs de fonds ce semestre, avec 1,3 milliard d’euros. «Mais trois quarts de ces apports, soit 0,96 milliard d’euros, bénéficient à leurs filiales», note Louis Godron. A 52% seulement, la part des investisseurs français est au plus bas. Cette part était de 73% au 1er semestre 2012, et de 62% en moyenne avant la crise, selon les données de l’Afic. 48% des fonds ont été collectés auprès d’institutionnels étrangers. «Ceci est le fait de quelques sociétés de gestion qui ont historiquement développé des liens forts avec des investisseurs internationaux pour contourner la pénurie de capitaux en France, et continuer à financer malgré tout la croissance des entreprises françaises», précise le président de l’association. Les fonds levés auprès des particuliers et des entrepreneurs français qui réinvestissent leurs avoirs par le biais de family offices ont atteint 575 millions d’euros.