Selon la firme de conseil et d’audit Ernst & Young, les gestionnaires d’actifs pourraient être de plus en plus nombreux à lancer leur propre activité de réassurance, rapporte le site spécialisé Artemis. Les hedge funds notamment sont présents depuis plusieurs années dans l’univers de la réassurance. Ils ont investi directement dans les sociétés de réassurance et ils ont aussi compté au nombre des premiers investisseurs dans certains produits innovants comme les obligations catastrophe ou les ILS (insurance linked securities). Désormais, plusieurs de ces gestionnaires sophistiqués estiment que le secteur de la réassurance pourrait leur permettre de constituer de nouvelles sources pérennes de fonds propres par le biais de la création de leurs propres véhicules de réassurance.Exemple typique, un hedge fund crée sa propre société de réassurance. Le gestionnaire peut lever du capital pour financer l’entité de réassuurance, ce qui lui permet d’augmenter ses actifs sous gestion; il peut ensuite souscrire des produits de réassurance à faible volatilité tandis que le gestionnaire investit les primes dans des stratégies alternatives. Une stratégie suivie et éprouvée déjà mise en œuvre par plusieurs hedge funds à l’instar de Greenlight Capital, Third Point, SAC Capital ou encore Paulson. D’autres devraient suivre, estime Ernst & Young…
Malgré une progression spectaculaire des émissions de dette européenne high yield en 2013 et des rendements sur le déclin, l’appétit pour ce type de produit reste bien réel, indique S&P Capital IQ dans une étude publiée le 27 novembre («High Yield Debt: Rising Demand in a Suppressed Yield Environment»). «Malgré la croissance continue des émissions, la demande des investisseurs pour la dette high yield ne semble pas avoir atteint la saturation», indique Claudia Holm, director chez S&P Capital IQ.Depuis le début de l’année jusqu’au 11 octobre, les émissions de dette européenne high yield ont totalisé 56,2 milliards d’euros, un montant record qui marque un bond de 98% d’une année sur l’autre. Cette forte activité est due pour beaucoup aux besoins de refinancement qui ont représenté 52,7% du total des émissions high yield, précise S&P Capital IQ. Tous les secteurs ont participé à l’activité du secteur high yield, les principaux contributeurs étant les services et le leasing pour 16,1% et l’automobile pour 13,1%.Toutes choses égales par ailleurs, cette évolution contraste avec celle observée aux Etats-Unis où les émissions de dette high yield ont reculé de 5% depuis le début de l’année par rapport aux niveaux enregistrés l’année précédente à 196,3 milliards de dollars."Les investisseurs ne sont pas du tout insensibles aux risques supplémentaires posés par les obligations high yield», ajoute Claudia Holm, «mais il est possible que les investisseurs aient désormais en tête la possibilité d’une remontée des taux d’intérêt à court et moyen terme et les risques liés à une telle évolution. Même si les obligations high yield semblent généralement beaucoup moins affectées par des modifications de taux d’intérêt que les autres titres de dette, il est clair aussi que les investisseurs recherchent des obligations à duration plus courte».
Credit Suisse a décidé d’abaisser les durations des portefeuilles obligataires de ses caisses de pension en prônant des approches plus actives et diversifiées. «De nombreuses caisses de pension ont opté pour la gestion passive au cours de l’année en passe de se terminer et cela leur a plutôt bien réussi dans la phase de taux actuelle. Mais ce qui frappe, c’est que les durations des obligations tendent à augmenter. Ce qui, au niveau encore très bas des taux actuels a pour effet d’accroître les risques sur les portefeuilles obligataires en cas de remontée des taux d’intérêt», selon Beat Zeller, le responsable de la clientèle institutionnelle de Credit Suisse, rapporte L’Agefi suisse.Sur les neuf premiers mois de l’année, l’indice des caisses de pension de Credit Suisse n’en affiche pas moins une performance de 4,1%. Grâce aux actions qui ont apporté une contribution de 2,4% pour les actions suisses et de 1,8% pour les titres étrangers. Alors que la contribution des obligations a été cette fois-ci légèrement négative, soit de 0,2% pour les emprunts suisses et autant pour ceux en monnaies étrangères.
KKR s’apprête à investir 200 millions de dollars (147 millions d’euros) dans le laboratoire indien Gland Pharma, ce qui marquera le plus important investissement d’un fonds de capital-investissement dans le secteur pharmaceutique en Inde. Le groupe américain a précisé jeudi qu’il prendrait une participation minoritaire non dévoilée, englobant celle du fonds de private equity Evolvence India Life Science Fund.
Eurazeo a annoncé jeudi son intention de céder environ 37% de sa participation dans Moncler à l’occasion de l’introduction en Bourse de Milan du fabricant italien de doudounes. La société d’investissement indique dans un communiqué que sa participation sera ramenée à 19,71% contre 31,2% actuellement. L’entrée en Bourse de Moncler, prévue en décembre, devrait atteindre au maximum 785 millions d’euros.
La banque américaine envisage de devenir membre du London Metal Exchange (LME) afin de pouvoir compenser davantage d’ordres pour le compte de ses clients, rapporte Bloomberg. Elle pourrait ainsi devenir membre de catégorie 2, avec à la clé la possibilité d'émettre des contrats, de négocier par voie électronique et par téléphone, et l’adhésion à LCH.Clearnet.
Le groupe minier brésilien a conclu un accord avec les autorités en vertu duquel il paiera 22,32 milliards de réaux (9,6 milliards de dollars) d’arriérés d’impôts sur les bénéfices tirés d’activités à l'étranger. Les versements s'étaleront sur plus de 15 ans, avec 27% du total ce mois-ci.
La banque suisse a décidé d’interdire l’usage d’outils de messagerie instantanée ou de forums de discussion au sein de sa division de banque d’investissement. «Tous les espaces de discussion liés aux réseaux sociaux sont bannis et doivent être fermés immédiatement», indique le comité exécutif de la BFI dans un mémo interne. Il en va de même pour les applications multibanques. Toute demande d’exception, qui pourra être faite uniquement en raison d’un usage opérationnel vital, devra être approuvée par un membre du comité exécutif et un responsable de la conformité. Les discussions internes devront impérativement être conduites via l’outil propre à UBS. L'établissement s’adapte ainsi aux régulateurs qui ont ciblé les messages électroniques des traders pour les utiliser comme éléments de preuve dans leurs investigations sur la manipulation de taux benchmark ou du marché des changes. JPMorgan s’interrogerait aussi de son côté sur l’opportunité d’un tel bannissement.
La griffe italienne a reçu cette semaine les offres formelles pour la participation minoritaire de 20% qu’elle met en vente. Les candidats incluent Blackstone, Permira, Clessidra, le fonds italien FSI, Qatar Holding et Ardian (ex-Axa PE). Goldman Sachs et Banca IMI doivent présélectionner quelques offres puis les présenter prochainement à la famille Versace. Aucun date ferme n’a été fixée dans le cadre du processus de vente.
Le fonds d’investissement de la famille Benetton, 21 Partners, annonce la cession du groupe de cliniques Almaviva Santé aux fonds Gimv et UI Gestion. Fondé en 2007 par 21 Partners et Bruno Marie, Almaviva Santé est devenu en six ans le leader de l’hospitalisation privée en région PACA avec 7 cliniques. Le groupe réalise un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros.
Les tensions observées dans le système financier de la zone euro sont revenues à des niveaux sans précédent depuis l'éclatement de la crise financière en 2007, mais le secteur reste fragile. C’est ce qu’estime la BCE au sein de sa revue de stabilité financière semestrielle. Des chiffres publiés parallèlement par la BCE montrent que l’indicateur du risque systémique de l’institution est revenu en septembre à son plus bas niveau depuis la création de l’euro et qu’il est resté depuis proche de ce niveau.
En novembre, l’indice de confiance des investisseurs institutionnels de State Street affiche une baisse de 4,2 points à 91,3 par rapport au niveau de 95,5 (en données corrigées) enregistré en octobre. «Ce repli est attribuable à une chute relativement forte de la confiance des investisseurs en Europe, l’indice régional étant passé de 111,3 (en données corrigées) à 101,5 en novembre», note State Street. A l’inverse, la confiance des investisseurs en Amérique du Nord et en Asie s’est légèrement améliorée au cours du mois. Ainsi, l’indice de la confiance en Amérique du Nord termine en hausse de 3,2 points à 89,4 par rapport au niveau corrigé de 86,2 le mois dernier. Pour sa part, l’indice de la confiance des investisseurs en Asie s’adjuge 3,4 points de hausse, pour s’établir à 98,9 par rapport au niveau corrigé de 95,5 en octobre. «De meilleures données économiques américaines et l’ajournement de la réduction progressive des achats d’obligation par la Fed qu’implique le consensus ayant entouré la nomination de Mme Yellen à la présidence de cette institution, semblent motiver le regain de confiance des investisseurs en Amérique du Nord», commente Ken Froot, auteur de l’indice. «Les investisseurs américains sont certes toujours conscients des problèmes, et ceci se reflète dans la confiance au niveau mondial, qui n’a pas encore retrouvé son niveau neutre», ajoute-t-il.
Malgré le fait que les cadres du monde de la finance reconnaissent qu’il faut accorder une place importante à l'éthique dans leur industrie, il y a un écart significatif entre cette conviction et la pratique, selon une étude réalisée par l’institut de recherche de l’hebdomadaire The Economist et sponsorisée par le CFA Institute.Intitulée « Une crise culturelle : évaluer l’Ethique et la Connaissance dans les services financiers » (A Crisis of Culture : Valuing Ethics and Knowledge in Financial Services), l'étude souligne que la priorité doit être donnée à la consolidation d’une culture fondée sur l’intégrité et les connaissances financières. Mais le chemin reste encore long. Malgré l’importance croissante accordée à l'éthique depuis la crise financière, des disparités importantes apparaissent lorsqu’il s’agit de mettre cette conviction en pratique. Alors que 91% des personnes interrogées accordent une égale importance au comportement éthique et à la réussite financière, ils sont plus de la moitié (53%) à estimer que leur progression de carrière serait difficile sans une certaine flexibilité sur les standards éthiques. Ils sont seulement 37% à penser que les résultats financiers de leur société seraient meilleurs si le comportement éthique du personnel s’améliorait.
Mi-2013, 60 % des investisseurs d’Europe continentale étaient exposés à la dette émergente pour un montant cumulé de seulement 24 milliards d’euros, montre une étude réalisée par Indefi Market Research pour le compte d’Aberdeen Asset Management auprès de 161 investisseurs de 10 pays représentant plus de 1.000 milliards d’euros d’encours.Ce pourcentage masque toutefois des réalités différentes en fonction du type d’investisseurs concerné. Ainsi, sur le segment des distributeurs de fonds, le taux de pénétration est extrêmement élevé : 90 %. En revanche, seulement 44 % des investisseurs institutionnels sont exposés à la dette émergente. « Cette différence s’explique par le fait que les portefeuilles des clients finaux sont soumis à des contraintes moins strictes que les portefeuilles des institutionnels », indique Richard Bruyère, d’Indefi, qui présentait mardi l’étude.Chez les institutionnels, la situation est également hétérogène, selon le pays couvert. Ainsi, les trois quarts des institutionnels allemands sont investis dans la dette émergente, alors qu’en France, la proportion n’est que de 36 %.La pénétration auprès des institutionnels en France est entravée par une réglementation interdisant à certaines caisses de retraite d’investir en dette émergente. Pourtant, 56 % des investisseurs français jugent cette classe d’actifs stratégique.L’étude montre enfin que l’investissement dans la dette émergente se fait essentiellement par le biais de la délégation à des tiers (à 90 %). « La délégation se traduit essentiellement par la recherche de fonds globaux et activement gérés », précise Richard Bruyère, qui note que l’utilisation d’ETF est rare sur cette classe d’actifs.
A compter du 1er janvier 2014, la marque de la Bourse des produits structurés sera intégrée à SIX et au secteur d’activités Swiss Exchange, a annoncé le 26 novembre la Bourse suisse. «Leurs éléments de base seront donc repris pour assurer la présence sur le marché et un nouveau label sera mis en place pour la place de négoce», précise SIX dans un communiqué. En s’appuyant sur la notoriété de la marque SIX, la Bourse suisse des produits structurés pourra, à l’avenir également, continuer d’apporter des réponses ciblées aux spécificités du marché suisse et contribuer à son développement.Pour SIX, le marché des produits structurés revêt une importance stratégique toute particulière et fait partie intégrante du portefeuille d’activités. En février 2013, SIX a renforcé son engagement à l’égard du marché suisse en annonçant des mesures de développement interne. Suite à la dissolution du contrat de coopération entre Scoach et Deutsche Börse AG au 1er juillet 2013, Scoach Suisse SA est devenue une filiale à 100% de SIX Swiss Exchange. Christian Reuss reste à la tête de la Bourse des produits structurés et rend compte à Christian Katz, CEO de SIX Swiss Exchange.Jouissant à nouveau d’une liberté d’entreprise complète sur le marché suisse des produits structurés, SIX peut apporter des réponses plus ciblées aux spécificités du marché suisse et contribuer à son développement. Conséquence: les émetteurs et participants au négoce profitent largement des gains substantiels d’efficacité de SIX. Ainsi, «SIX a baissé les émoluments de cotation et les taxes de connexion ainsi que des coûts tout au long de sa chaîne de création de valeur. En outre, l’offre de services a été enrichie d’une nouvelle plate-forme permettant un traitement efficace du négoce interbancaire des produits structurés», souligne le communiqué.
Sanitec, fabricant suédois de produits pour la salle de bain, a précisé mercredi les modalités de son entrée en Bourse programmée pour le 10 décembre L’entreprise, contrôlée par la fonds de capital-investissement EQT, proposera aux investisseurs 40 millions d’actions, soit 40% de son capital, à un prix compris entre 54 et 66 couronnes suédoises L’IPO, en haut de fourchette, valorisera la société 6,6 milliards de couronnes (739 millions d’euros), ce qui serait la plus importante entrée en Bourse à Stockholm depuis 2006.
BNP Paribas a annoncé mercredi la nomination de Sophie Javary au poste de deputy head du métier de corporate finance, dirigé par Thierry Varène, à compter du 1er janvier 2014. Elle prend aussi la direction de Corporate Finance EMOA (Europe, Moyen-Orient, Afrique), une nouvelle division qui englobe une autre entité nouvellement créée, M&A EMOA, dont Eric Jacquemot et Luis Sancho sont nommés coresponsables. En charge depuis 2011 chez BNP Paribas d’un portefeuille de grands clients stratégiques, Sophie Javary (ex-ABN Amro Rothschild) entre aussi au comité exécutif de la banque de financement et d’investissement (CIB).
Le fonds de capital-investissement Hellman & Friedman a conclu auprès de Bain Capital un accord de rachat d’Applied Systems, un spécialiste des logiciels destinés au secteur de l’assurance. Le prix est fixé à 1,8 milliard de dollars (1,33 milliard d’euros). La transaction doit être réalisée début 2014. Bain avait acquis Applied Systems en 2006 pour un montant non divulgué.
Déjà présent en France, en Italie et en Suisse, 21 Partners élargit ses activités de private equity à la Pologne. Le fonds d’investissement historique de la famille Benetton a annoncé la création de 21 Concordia à Varsovie, fruit d’une association avec quatre managing partners polonais. Le premier closing de son fonds (21 Concordia) vient d’être réalisé avec 60 millions d’euros d’engagements.
Le gouvernement néerlandais a présenté mardi un projet de loi de limitation des bonus des banquiers. Le texte plafonne à 20% du salaire fixe le montant des primes versées aux Pays-Bas à tous les cadres et employés des établissements financiers néerlandais, à quelques exceptions près. Les salariés néerlandais du secteur bancaire employés dans d’autres pays membres de l’UE verraient leurs bonus plafonnés à 100% du salaire, ceux employés en dehors de l’UE à 200%.
La réorganisation d’Humanis semble s’achever avec la mise en place d’un nouvel organigramme. Après le départ du directeur financier Didier Bonneau, le groupe nous a confirmé que c’est désormais Pierre-Jean Besombes qui occupe le poste de directeur adjoint en charge de la gestion financière et des investissement, sous la responsabilité de Gilles de Margerie, directeur général adjoint du groupe. Jean-François Schmitt, ex-directeur des investissements est nommé à la direction de l'épargne au sein d’Interexpansion, en remplacement de Jean-Michel Girardon. Ce dernier rejoignant la direction financière en tant que chargé de missions. Le jeu de chaises musicales se poursuit, Jeanne de France quittant son poste de directeur adjoint d’Interexpansion, pour devenir adjointe au directeur de l’action sociale, Laurent Huyghe. Elle sera plus spécifiquement chargée des actions collectives et de la gestion des aides individuelles, en binôme avec Pascal Pâris. Dans le même département, Jean-Louis Corbeau est nommé responsable des réalisations sociales et vacances. Un directeur de l’actuariat vient également d'être recruté en externe, en la personne de Christian Martin, ex directeur actuariat, produits vie et prévoyance et membre du comité exécutif d’Aviva France. Jean-Jacques Vallard conserve lui son poste de directeur des risques et du contrôle interne, de même qu’Yves Le Nail, directeur de l'épargne retraite et de l’assurance-vie, et que Bruno Gabellierie, directeur des relations extérieures et des affaires européennes. Enfin Alain Rivière, auparavant directeur de la gestion pour compte de tiers, devient directeur des services aux partenaires.
Déjà présent en France, en Italie et en Suisse, 21 Partners élargit ses activités de private equity à la Pologne. Le fonds d’investissement historique de la famille Benetton a annoncé la création de 21 Concordia à Varsovie, fruit d’une association avec quatre managing partners polonais. Le premier closing de son fonds (21 Concordia) vient d’être réalisé avec 60 millions d’euros d’engagements. Il bénéficie des souscriptions de grandes institutions internationales telles que le Fonds européen d’investissent (FEI) et la Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD).
Le fonds de capital-investissement Hellman & Friedman a annoncé mardi qu’il avait conclu auprès de Bain Capital un accord de rachat d’Applied Systems, un spécialiste des logiciels destinés au secteur de l’assurance. Le prix est fixé à 1,8 milliard de dollars (1,33 milliard d’euros). Le transaction doit être réalisée début 2014. Bain avait acquis Applied Systems en 2006 pour un montant non divulgué.
Le gouvernement néerlandais a présenté mardi un projet de loi de limitation des bonus des banquiers, plus sévère que le plafonnement entériné en avril au niveau européen et qui doit s’appliquer au titre de 2014. Le texte plafonne à 20% du salaire fixe le montant des primes versées aux Pays-Bas à tous les cadres et employés des établissements financiers néerlandais, à quelques exceptions près. Les salariés néerlandais du secteur bancaire employés dans d’autres pays membres de l’UE verraient leurs bonus plafonnés à 100% du salaire, ceux employés en dehors de l’UE à 200%. «Il s’agit d’incitations qui peuvent conduire à prendre des risques indésirables et irresponsables», a justifié le ministre des Finances et président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, dans un communiqué adressé au Parlement. Le projet prévoit également d’interdire les bonus garantis et de fixer de strictes conditions aux indemnités de départ.
L’agence britannique Eiris a annoncé avoir été sélectionnée par Borsa Istanbul comme fournisseur du futur indice BIST Sustainability qui devrait être lancé début 2014 (lire Newsmanagers du 22 mai). Les titres seront sélectionnés en fonction de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) concernant la corruption, la gouvernance, les droits humains, les bio-diversité, la santé, la sécurité et le changement climatique. Les valeurs du BIST 30 seront analysées dans une première vague, celles du BIST 50 dans une seconde. L’objectif est de sélectionner pour le BIST Sustainability des entreprises qui ont de meilleurs résultats ESG que les critères minimum requis. Eiris sera assisté pour la recherche par le Corporate Governance Forum de l’Université turque de Sabanci.
Après plusieurs années turbulentes, la qualité du crédit souverain dans le monde devrait continuer à se stabiliser en 2014, indique l’agence d'évaluation financière Moody’s dans ses perspectives pour l’année prochaine «2014 Outlook – Global Sovereigns : Credit Quality Stabilizing After Several Tumultuous Years».Au 25 novembre, près des trois quarts des 124 souverains notés par Moody’s affichaient des perspectives stables, à comparer à moins des deux tiers au début de l’année 2013. Cette stabilisation reflète des tendances divergentes tout au long de l’année 2013 entre économies développées et économies émergentes.Du côté des économies développées, les perspectives sont passées de négatives à stables, comme ce fut le cas pour les Etats-Unis et pour de nombreux pays de la zone euro. Parmi les économies émergentes, les perspectives sont souvent passées de stables à positives, comme ce fut le cas pour la Chine et le Brésil. Les tendances 2014 sur le front du crédit dans le monde développé seront déterminées par l’amélioration des perspectives de croissance, la stabilisation de l’endettement, des systèmes bancaires plus résistants et des risques de contagion de moins en moins marqués.Les tendances seront moins favorables dans les pays émergents, avec une croissance en dessous de son potentiel, ce qui va peser sur la demande de matières premières et le poste des recettes.
Dans une nouvelle publication bimensuelle qui s’adresse aux professionnels du risque de crédit, S&P Capital IQ confirme que les niveaux de risque ont globalement baissé au cours des douze derniers mois, même si certains secteurs et certaines régions demeurent très risqués (Credit Market Pulse : www.spcapitaliq-credit.com/credit-market-pulse -november-2013). Chaque numéro de Credit Market Pulse propose une vue d’ensemble des tendances d'évolution de santé des entreprises émettrices d’obligations, sur les marchés mondiaux de capitaux, en s’appuyant sur les formidables capacités d’analyse de S&P Capital IQ. Ce numéro montre, par exemple, comment plusieurs entreprises et secteurs d’activité au profil très risqué occupent les premières places en termes de probabilité de défaut et de dégradation de la qualité du crédit. « Les secteurs et les pays de référence en matière de risque de crédit sont ciblés par la communauté toute entière. De plus, chacun sait que les indices de crédit actuels, qui reposent sur les données des CDS, ne reflètent pas le sentiment global du marché et ne représentent que la partie émergée de l’iceberg », déclare Marcel Heinrichs, directeur Market Development, chez S&P Capital IQ. « Nous espérons que Credit Market Pulse, qui s’appuie sur des indicateurs de risque de crédit d’un nombre d’entreprises 30 fois supérieur à celui des CDS, s’imposera comme une nouvelle référence. Et ceci, auprès des directeurs du risque crédit, des gestionnaires d’investissements, de la communauté d’investisseurs des marchés obligataires, des entreprises et de tout professionnel cherchant à intégrer de nouveaux indicateurs et de nouveaux outils de prévision dans ses processus de prise de décision financière. », ajoute-t-il.