Etabli entre le 30 septembre et le 14 octobre 2013, le baromètre publié mardi 22 octobre par le cabinet indépendant de conseil en investissements financiers Insti7, met en évidence la surpondération «actions» des 47 sociétés de gestion interrogées. «L’engouement pour cette classe d’actifs se confirme et se renforce même ce mois-ci (86% contre 73?9% en juin)», note l’enquête qui indique que les portefeuilles de référence ressortent en cohérence avec plus de 80% de portefeuilles surpondérés. Même si tous les actifs de cette nature n’ont pas été plébiscités. «Les actions internationales ont ainsi rencontré un engouement plus modéré, explique l'étude. «Tout en restant majoritaires, les anticipations positives accusent un recul de 13,4% en faveur d’anticipations plus neutres voire négatives», ajoute-t-elle. La confiance dans les actions se fait au détriment des obligations, particulièrement en zone euro. En chiffres, les anticipations des gérants sur cette classe d’actifs restent négatives pour 60% d’entre eux et leurs expositions sont sous-pondérées de façon nette (73,8 %). Le baromètre note cependant un regain d’intérêt pour la classe d’actifs des obligations à haut rendement (55,8 % contre 37,2 % en juin) même si les expositions des portefeuilles de référence marquent moins ces convictions (60 % contre 52,3 % en juin). En fait, indique Insti7, la sphère obligataire reste suspendue à la possible diminution des achats de la Réserve Fédérale américaine. Ce mouvement est plutôt envisagé à très court terme. A un horizon de 3 mois pour plus de la moitié des sociétés sondées (57,4 %) et six mois pour près d’un tiers d’entre elles. En matière d’actifs, la plupart des sociétés de gestion considèrent que les obligations américaines et émergentes en seront les premières tributaires (84,4 % et 82,2 % des réponses). Côté actions, les actions émergentes sont considérées comme les plus exposées (60 %) tandis que les actions européennes doivent être les moins touchées (6,7 %). Entre les deux figurent les actions américaines (15,6 %). D’autre part, malgré des indices de volatilité anticipés comme restant proches de leur plus bas historiques, peu de sociétés de gestion estiment la crise des dettes souveraines définitivement terminée. Ils sont 73,9 % à en être convaincus. Par ailleurs, pour 72,7 % des sociétés de gestion interrogées, les banques centrales sont perçues comme les principales sources de flux au sein des marchés financiers, leurs déclarations et actions seront déterminantes pour comprendre les évolutions à venir des actifs financiers, note le cabinet de conseil. Les investisseurs institutionnels arrivent en deuxième position (59,1 %), loin devant les hedge funds (22,7 %).