Les hedge funds manquent de constance, c’est bien connu. Dans la dernière étude de Preqin consacrée à la performance des hedge funds («November Hedge Fund Spotlight report»), la liste des 100 hedge funds les plus performants sur l’année à fin septembre 2014 ne compte que trois hedge funds déjà présents l’année précédente dans le classement. Sur la période élargie courant de septembre 2012 à septembre 2014, le nombre de hedge funds affichant une certaine constance monte à dix.Autrement dit, ces statistiques montrent bien, s’il en était besoin, les risques liés à une approche trop court-termiste dans le cadre d’un investissement dans un hedge fund, dont les performances peuvent être, par construction, très irrégulières.Cela dit, l’année 2014 a été particulièrement difficile en raison des tensions géopolitiques, de la baisse des prix du pétrole, de l’épidémie Ebola, du ralentissement de la demande de matières premières ou encore des difficultés de l’économie japonaise. Dans ce contexte, les sept stratégies retenues par Preqin ont dégagé des performances similaires à celles de leurs indices respectifs.La stratégie macro a été la plus performante, avec un gain de 27,51%, la stratégie la moins performante étant la «relative value» avec une progression de 20,04%. Les performances des cinq autres stratégies, long/short equities, asset back lending, event-driven, CTA et multi-strategy, se situent entre ces deux bornes.A noter également que parmi les dix fonds les plus performants de la liste, les stratégies long/short equities sont très largement dominantes, représentant 70% de l’ensemble.
Les investisseurs sont divisés au sujet d’une campagne mondiale visant à lutter contre le changement climatique en fustigeant les combustibles fossiles, rapporte le Financial Times. Ces sept derniers mois, des investisseurs, dont les héritiers de la fortune du Rockefeller Standard Oil et les administrateurs de l’Université de Stanford en Californie, ont décidé d’éviter les actions des entreprises de charbon. Certains groupes religieux et l’Université de Glasgow sont allés plus loin et ont annoncé qu’ils vendront tous leurs investissements dans les combustibles fossiles. Au total, des institutions et individus à la tête d’au moins 50 milliards de dollars ont indiqué qu’ils céderaient tout ou partie de leurs participations dans des combustibles fossiles. Mais d’autres investisseurs également préoccupés par le réchauffement climatique estiment qu’il est préférable de garder ses actions dans les compagnies pétrolières et gazières ou les groupes miniers, et d’utiliser ces participations comme un moyen d’encourager les entreprises à adopter des stratégies plus favorables au climat.
L’Investment Management Association (IMA) a été renommée The Investment Association, rapporte Investment Week. Cela fait suite à l’incorporation de la division « investment affairs » de l’Association of British Insurers, intervenue l’été dernier.
La société d’ivnestissement KKR a cédé le reliquat de sa participation dans Alliance Boots à Walgreens Boots Alliance. En effet, Walgreens, qui avait acquis 45% d’Alliance Boots en août 2012, a exercé l’option d’achat lui permettant d’acquérir le reliquat de 55%. KKR conserve une participation de 4,6% dans Walgreens Boots Alliance.
Une centaine de footballeurs britanniques, dont Robbie Keane et Jimmy Bullard, auraient été victimes d’une escroquerie financière de 30 millions de livres, selon le quotidien britannique The Mirror. Les joueurs ont été attirés par la promesse d’un rendement mirifique de 20 % par mois.
La plate-forme d'échange de bitcoins Bitstamp a fait l’objet d’une intrusion informatique qui s’est soldée par la perte d’un peu moins de 19.000 bitcoins, soit plus de 5 millions de dollars au cours actuel. Bitstamp a immédiatement suspendu ses services. Cette affaire rappelle l’attaque subie l’an dernier par la plate-forme japonaise MtGox, qui était toutefois d’une ampleur bien plus conséquente (près d’un demi milliard de dollars dérobés).
Depuis le 1er janvier 2015, Michel Manteau a pris la responsabilité du service gestion de portefeuille au sein de la Caisse Autonome de Retraite des Médecins Français (CARMF). «Nous avons trouvé une solution purement interne à l'évolution du service, a déclaré Michel Manteau à la rédaction d’Instit Invest. Il s’agit de son évolution logique». «Le service actions a sous sa responsabilité les titres en direct et la gestion déléguée, qu’il s’agisse de fonds dédiés ou d’OPCVM ouverts», a expliqué Michel Manteau. Sylvie Louvet, qui prend du champ pour ses fonctions de conseillère du directeur, sera épaulée par Arnaud Amberny sur les sujets de gestion déléguée. Ce dernier était auparavant en charge du back-middle office. Vincent Lirou devient responsable de la gestion actions en direct. Christophe Boband conserve son poste de gérant de taux, qu’il occupe depuis 10 ans, au côté de Michel Manteau, qui conserve la responsabilité opérationnelle sur la gestion obligataire.
La société d’investissement a signé le mois dernier l’acquisition auprès de la Caisse de retraite des enseignants de l’Etat de Pennsylvanie (PSERS) d’un portefeuille de 17 fonds de private equity représentant 1,75 milliard de dollars. Depuis janvier 2014, l'équipe de fonds de fonds secondaires d’Ardian a déployé plus de 10 milliards dans dix transactions secondaires incluant des co-investissements inclus. La société gère ou conseille désormais dans ce domaine plus de 30 milliards de dollars d’actifs.
Le secteur du conseil indépendant sur le marché américain va tailler des croupières aux grands distributeurs retail. Selon des projections de Cerulli Associates, la part de marché des conseillers indépendants pourrait dépasser celle des distributeurs au cours des cinq prochaines années (« Advisor Metrics 2014: Capitalizing on Transitions and Consolidation»).«De multiples facteurs ont contribué à la croissance historique et attendue du secteur indépendant», estime Kenton Shirk, associate director chez Cerulli. «Plus des deux tiers des conseillers indiquent qu’ils préféreraient le statut de broker/dealer indépendant, celui de conseiller en investissement assermenté (RIA) ou encore des modèles mixtes assermentés s’ils décidaient de quitter les sociétés dans lesquelles ils travaillent actuellement».«Un facteur clé est la flexibilité et l’autonomie inhérente au secteur indépendant en ce qui concerne la construction de portefeuille, la flexibilité opérationnelle, la structure des commissions et la technologie», explique Kenton Shirk. «L’économie du secteur peut également constituer un argument en faveur du secteur, avec des rémunérations plus importantes dans un contexte où les conseillers assument la responsabilité de leurs frais généraux. Les conseillers indépendants peuvent développer une valeur d’entreprise de long terme, non seulement par le biais de la mise en œuvre de leur activité mais également dans la cadre d’une entité plus large comprenant de multiples conseillers, du personnel et des infrastructures».
CIFC Corp vient de boucler un CLO (collateralised loan obligation), CIFC Funding 2014-V, LTD, représentant 559.9 millions de dollars au pair et environ 550 millions de dollars de nouveaux actifs sous gestion. La transaction a été pilotée par RBC Capital Markets et réalisée avec le soutien de quatorze investisseurs institutionnels, y compris des nouveaux venus chez CIFC. Depuis le début de l’année, CIFC a sponsorisé cinq transactions de CLO, représentant 3,3 milliards de dollars de nouveaux actifs sous gestion.
L’indice CAC 40 a clôturé l’année 2014 par une légère remontée de 0,64 % mercredi 31 décembre à 14h, fin de séance. Cette remontée n’est pas suffisante pour finir l’année en hausse, souligne le Figaro, qui rappelle que l’indice phare de la place parisienne a perdu 0,54 % en 2014. C’est le plus faible écart annuel depuis l’an 2000.
Via sa filiale Global Real Assets, JPMorgan Asset Mananagement a créé une joint venture avec Sonnedix pour investir dans l'énergie solaire. Baptisée Sonnedix Power Holdings, cette coentreprise gère actuellement 17 centrales de production d'énergie situées en France, Italie, Espagne, Thailande et Porto Rico. Son portefeuille comporte également 18 projets de centrales, notamment au Chili, au Royaume-Uni et en Afrique du Sud. La joint venture anticipe des investissements de plus de 300 millions d’euros.
L’indice de confiance des investisseurs « State Street Investor Confidence Index » pour le mois de décembre 2014 s’est établi à 112,1 en décembre, en baisse de 1,6 point par rapport au niveau de 113,7 (en données corrigées) enregistré en novembre. Les investisseurs en Europe ont accusé la plus forte baisse de confiance, l’indice régional chutant de 10,2 points à 119,5 par rapport au niveau corrigé de 129,7 relevé le mois dernier. En Amérique du Nord, l’indice s’est replié de seulement 1,5 point à 102,6. En revanche, en Asie, l’indice régional a augmenté de 1,7 point pour terminer à 100,0. « Pendant une grande partie de l’année 2014, les investisseurs à long terme ont recherché une exposition aux actifs à risque mais cet appétit s’est avéré moins solide en décembre, comme l’indique notre indice mondial de la confiance, qui a atteint son niveau le plus bas de l’année » a commenté Kenneth Froot, auteur de l’indice. « Alors que l’effondrement des prix du pétrole devrait donner une impulsion importante aux revenus réels en 2015, il a pour l’instant ajouté aux craintes sur les perspectives de croissance mondiale, provoquant une pause modeste dans la recherche du risque de la part des investisseurs ».
La Bourse de Shanghai a enregistré en 2014 la meilleure performance des grandes Bourses mondiales avec un gain de plus de 50% après plusieurs années de vaches maigres. L’indice CSI300 des grandes capitalisations de Shanghai et Shenzhen a gagné mercredi 2,2% à 3.533,71 points, pour un gain total de 51,7% sur l’année. L’indice composite de Shanghai a pareillement pris 2,2% à 3.234,68 points pour boucler l’année sur une hausse de 52,9%. Les deux indices n’avaient plus atteint ces niveaux depuis janvier 2010.L’indice Composite reste toutefois loin de son record de 6.124 points atteint en octobre 2007 et il n’a même pas retrouvé son pic (3.400 points) du dernier rally qui remontait à 2009, avant une brutale correction. Le marché a été porté cette année par des espoirs de détente monétaire et il a fortement monté après l’annonce d’une baisse de taux fin novembre. Les analystes tablent sur une nouvelle progression en 2015 mais la prudence sera néanmoins de mise avec l’essoufflement de la croissance chinoise qui risque d’affecter les résultats des grandes banques - celles-là mêmes qui ont mené la hausse en 2014. Les indicateurs techniques pointent en outre vers un marché suracheté et une récente enquête Reuters auprès de gérants chinois a montré que ceux-ci prévoyaient de réduire leurs positions en actions dans les trois prochains mois. La performance des places continentales chinoises contraste avec une maigre hausse de 1,3% à Hong Kong, où l’indice Hang Seng a clôturé mercredi à 23.605,04 points au terme d’une ultime demi-séance conclue par un gain de 0,44%. L'écart de performance entre le continent et Hong Kong n’avait plus été aussi important depuis 2007 et a été manifestement accru par l’interconnexion entre ces marchés entrée en vigueur en novembre et destinée à assurer aux investisseurs étrangers un accès sans précédent aux valeurs chinoises. Derrière Shanghai, c’est la Bourse de Bombay qui a signé la deuxième plus forte hausse en Asie cette année avec un gain de 30,8% pour l’indice général, sa meilleure prestation depuis 2009, dans la foulée des promesses de réforme du nouveau Premier ministre Narendra Modi. La plus mauvaise performance est venue de Corée du Sud avec un recul de 4,8% de l’indice Kospi, en partie à cause de craintes liées à la dépréciation du yen qui favorise les exportateurs japonais aux dépens de leurs concurrents coréens. A Tokyo, le Nikkei a gagné 7,1% sur l’année après un bond de 57% en 2013.
Après dix-sept mois de flux nets positifs, les flux de portefeuille sur les marchés émergents se sont traduits en décembre par une décollecte nette de 11,5 milliards de dollars, selon le dernier Flows Tracker» de l’année publié par l’Institut de Finance Internationale (IIF).L’obligataire a été particulièrement touché par cette tendance favorisée par la chute des prix du pétrole, l’aversion au risque et la perspective d’une remontée des taux de la réserve fédérale américaine, avec des sorties de 7,8 milliards de dollars, les mouvements sur les actions se soldant par une décollecte nette de 3,7 milliards de dollars. L’examen de l’évolution des flux par régions montre que l’Europe émergente a été la plus affectée, davantage que les régions Afrique/Moyen-Orient et Amérique latine. Les flux observés sur l’Asie émergente ont été légèrement positifs, relève l’IIF, la collecte obligataire compensant les dégagements sur les actions.A titre de comparaison, les statistiques d’EPFR Global, qui portent sur les flux observés dans les fonds d’investissement plutôt que sur les flux de capitaux internationaux, signalent également une décollecte importante ces dernières semaines dans les fonds spécialisés sur les marchés émergents.
Les fonds d’actions domiciliés à Taiwan ont battu leur indice de référence sur les onze premiers mois de l’année. Les 117 fonds répertoriés affichent une performance cumulée de 8,1% entre janvier et novembre, à comparer à une progression de seulement 6,6% pour l’indice de la Bourse de Taiwan (TSEW).Selon les statistiques communiquées par la Securities Investment Trust and Consulting Association (SITCA), les fonds affichant les meilleures performances sur onze mois sont le Fuh Hwa High Growth Fund, avec un gain de 21,78%, le BlackRock Baoli Fund (20,85%) et le Yuanta/P-shares Taiwan Top 50 ETF (20,29%).Sur le plan sectoriel, les meilleurs fonds ont été les fonds d’actions indiennes et les fonds dédiés au secteur des biotechnologies avec des gains cumulés de respectivement 53,31% et 32,15% sur onze mois.
La société d’investissement Eastern Property Holdings a annoncé le 31 décembre avoir racheté le complexe de bureaux «Hermitage Plaza», situé dans le district Tverskoy, au centre de Moscou. Le montant de la transaction s'élève à 195 millions de dollars, précise un communiqué.Avec cette acquisition au coeur du quartier d’affaires moscovite, Eastern Property Holdings étoffe son portefeuille immobilier haut de gamme.
La chute des prix immobiliers dans les principales métropoles chinoises s’est accentuée en décembre, pour le huitième mois consécutif, selon une étude indépendante. Le prix moyen d’un logement neuf dans 100 des plus importantes villes du pays a reculé de 0,44% en décembre par rapport à novembre, à 10.542 yuans (1.398 euros) le mètre carré, selon le cabinet China Index Academy.Le repli des prix marque ainsi une légère accélération par rapport à la baisse de 0,38% enregistrée en novembre. Sur un an, les prix ont diminué de 2,69%, bien plus qu’en novembre (-1,57%). Dans les dix plus grosses villes chinoises, qui tendent à avoir les marchés immobiliers les plus actifs, les prix des logements neufs ont également chuté en décembre, de 0,61%.
Selon le quotidien qui ne cite aucune source, le groupe de capital-investissement s’apprête à faire une offre de 1,2 milliard de livres (1,54 milliard d’euros) pour acquérir l’équipementier automobile britannique actuellement détenu par le fonds d’arbitrage Oaktree Capital. Cette offre constituerait la troisième tentative de Bain Capital pour s’emparer de TI Automotive.
Les scissions, souvent réalisées sous la pression d’investisseurs activistes, créent de nouvelles proies pour ces derniers, rapporte le Wall Street Journal. Les entreprises américaines ont cette année annoncé un nombre record de 64 « spinoffs », selon FactSet. Sur les 39 sociétés issues d’une scission qui ont vu le jour ces deux dernières années, environ la moitié compte un investisseur ayant un passé d’activiste parmi les 10 principaux actionnaires. Plusieurs raisons expliquent cet intérêt : nombre de sociétés cédées n’étaient pas une priorité pour leur ancienne maison mère ou pour les investisseurs, ce qui signifie qu’elles sont mal comprises ou sous-évaluées. De plus, les nouvelles équipes de direction sont souvent perçues comme étant plus ouvertes aux influences.
Sur la semaine se terminant le 24 décembre, c’est l’amélioration de l’économie aux Etats-Unis qui a été le moteur des flux dans les fonds à l’échelle mondiale.Ainsi, les fonds d’actions américaines suivis par EPFR ont enregistré des souscriptions nettes de 30,1 milliards de dollars. Il s’agit des plus forts investissements sur la semaine, aussi bien en montants qu’en pourcentage d’encours. Cela étant, si l’on retire les souscriptions à un ETF, les données de la semaine pour les fonds actions américaines sont moins impressionnantes que le chiffre global. Et les institutionnels ont plutôt boudé cette classe d’actifs.Les autres classes d’actifs sur la zone Etats-Unis ne sont pas en reste. Ainsi, les fonds monétaires américains ont absorbé 13,8 milliards de dollars et les fonds obligataires américains, 4,9 milliards de dollars.En tout, la collecte des fonds actions sur la semaine a totalisé 31,7 milliards de dollars et celle des fonds obligataires 3,7 milliards de dollars. Les fonds monétaires ont accusé des rachats nets de 4,4 milliards de dollars, notamment à cause des fonds monétaires européens.
Si à court terme nous restons dans une période de plus forte volatilité des prix du pétrole, « à moyen terme, le marché du pétrole devrait se rééquilibrer naturellement grâce au ralentissement de l’offre non OPEP et à l’amélioration de la demande », estime Edmond de Rothschild Asset Management (EdRAM). Le 15 décembre, le prix du baril de pétrole est passé sous la barre symbolique des 60 dollars. Le recul important du cours de l’or noir s’inscrit dans un contexte de ralentissement de la croissance des économies émergentes, d’une hausse spectaculaire de l’offre de pétrole non OPEP et du renforcement du dollar. La société de gestion estime que réduire la dynamique des nouveaux projets autour du pétrole de schiste et complexifier leur financement reste l’objectif principal de l’OPEP dans une perspective de moyen-long terme, quitte à être pénalisé par ce recul du prix du pétrole sur le court terme. « Cette décision est celle qui apportera le plus de bénéfices au cartel à long terme », souligne EdRAM, pour qui la baisse des cours du pétrole engendrera des effets favorables (choc d’offre en soutien de la consommation et de la croissance) de plus forte ampleur que ses effets négatifs (secteurs en difficulté sur le pétrole non conventionnel, tassement des investissements).
Les changements politiques en Grèce devraient être négatifs pour l’économie grecque à court terme, mais neutres à plus long terme, estime Axa IM dans un bulletin publié mardi.Lundi, le gouvernement grec de coalition, emmené par Antonis Samaras, n’a pas réussi à faire élire par le parlement son candidat à la présidentielle. Cet échec l’oblige à démissionner et à organiser des élections législatives qui auront lieu le 25 janvier et pourraient donner une majorité au parti d’extrême-gauche Syriza. Une telle victoire fait craindre une renégociation du programme d’aide obtenu par la Grèce auprès de l’Union européenne et du Fonds monétaire international.Selon Axa IM, la contagion aux autres marchés de la zone euro devrait être trop limitée pour être tangible, mais les incertitudes causées par les négociations entre la Grèce et les créanciers internationaux devraient faire des dégâts sur les actifs risqués, au moins dans la zone euro. « Nous pensons que cette incertitude ne devrait pas durer très longtemps et que les grandes lignes d’un accord devraient émerger avant juin », nuancent néanmoins les auteurs de la note*.Axa IM a établi trois scénarios pour la Grèce. Son scénario de référence prévoit que le nouveau gouvernement et les créanciers internationaux se mettent d’accord sur un allègement de la dette grecque, sur le bouclage et la fin du plan de sauvetage, et aident la Grèce à regagner un accès aux marchés grâce à une ligne de crédit d’urgence. Si les négociations s’avéraient plus longues que prévu et retardaient un accord éventuel au-delà de la mi-2015, un scénario de « non coopération » se mettrait alors en place. Mauvais pour la Grèce, ce scénario aurait des répercussions sur les autres marchés financiers de la zone euro, mais pas sur les économies réelles. Enfin, Axa a imaginé un scénario du pire, qui serait la conséquence d’événements politiques dramatiques et imprévisibles. « Un événement inattendu et dramatique se produit pendant les négociations, comme des émeutes violentes provoquant des victimes humaines, le nouveau gouvernement perd le contrôle de la situation, la Troika suspend les négociations et le gouvernement est incapable de pourvoir à ses besoins de financement sur les marchés ». Cela pourrait conduire la Grèce à un défaut sur les obligations dues à la BCE et à un éventuel départ de la zone euro. Mais ce scénario est très improbable, selon Axa IM. *Eric Chaney, Chef économiste du groupe AXA et Directeur de la recherche d’AXA IM, Maxime Alimi, Economiste, Manolis Davradakis, Economiste marchés émergents, et Greg Venizelos, Stratégiste
Selon des données de Bloomberg citées par Les Echos, les 400 personnes les plus riches du monde détiennent une fortune estimée à 4.100 milliards de dollars, soit le quart du PIB américain. Cette fortune totale s’est accrue de 92 milliards de dollars l’an dernier, en hausse de 2,3 %. La progression de cette année est moins forte qu’en 2013 (+500 milliards de dollars). L’indice MSCI World avait alors progressé de 24 %, contre seulement 4 % en 2014.