Les fonds investis dans des classes d’actifs à risque n’ont pas fait recette en avril. Selon les données d’Europerformance a SIX Company, les fonds actions ont globalement enregistré une décollecte nette de 1,78 milliard d’euros. Même les les fonds d’obligations convertibles ont été pénalisés avec des rachats nets de 0,164 milliard d’euros. Ce « trou d’air », notamment par rapport au début de l’année, n’a cependant pas remis en cause le mouvement d’ensemble : la gestion collective française a collecté en net (+ 25,41 milliards d’euros), et l’encours global a de nouveau gonflé. En hausse de 2,8 %, il atteint désormais 862,628 milliards d’euros. Ce sont donc les OPCVM investis dans des produits de taux qui ont été en grande partie responsables de cette progression et plus particulièrement les fonds de trésorerie. A eux seuls, les fonds monétaires enregistrent des souscriptions nettes de 23,82 milliards, tandis que les catégories de fonds d’obligations ont collecté en net 1,69 milliard. Au sein de la classe obligataire, les investisseurs se sont essentiellement portés vers les obligations de la zone euro. Les fonds investis sur cette classe d’actifs ont capté 1,50 milliard d’euros tandis que les catégories d’obligations internationales et celles des pays émergents ont enregistré des rachats nets. De 0,063 milliard dans le premier cas et de 0,041 milliard dans le second. Côté « effet marché », seuls les fonds d’obligations à haut rendement affichent des performance moyennes positives. Tous les autres sont dans le rouge, notamment les fonds sur la zone euro (-0,34 %) et l’Europe (-0,75 %). Pour les fonds actions, les rachats nets ont été assez bien répartis. Ceux investis sur l’Europe ont décollecté en net 0,91 milliard et ceux à l’international 0,821 milliard. Les fonds sur le marché américain ont également perdu 0,475 milliard. En revanche, les fonds Asie/Pacifique ont collecté 0,170 milliard. En matière «d’effet marché», les grandes catégories ont enregistré une performance moyenne négative. Importante parfois. Les fonds actions MENA ont perdu 4,40 %. Deux exceptions cependant : les fonds sur l’Europe et sur l’Asie/Pacifique ont progressé en moyenne de 0,45 % et 1,67 %. Enfin, pour les catégories de fonds d’obligations convertibles, ce sont surtout ceux investis sur la zone euro qui ont été affectés par les sorties. En net, les rachats ont atteint 0,177 milliard d’euros. En revanche, sur l’Europe, les souscriptions ont atteint 0,028 milliard. Quelles que soient les catégories de fonds en question, «l’effet marché» a été positif : de +1 % à l’international à +0,40 % pour les fonds de la zone euro et +0,23 % pour les fonds de convertibles investis en Europe.
En 2014, l’encours de l'épargne solidaire a poursuivi sa progression en France. Il a enregistré une hausse de 13,6% à 6,8 milliards d’euros, tiré par l'épargne bancaire, selon le baromètre Finansol La Croix publié lundi 18 mai. La progression est toutefois moins marquée qu’en 2013, où l’encours avait bondi de 28,3%. Contrairement aux autres années, l'épargne salariale n’est plus le principal moteur de la croissance de l'épargne solidaire. C’est l'épargne bancaire qui s’est montrée la plus dynamique en 2014, avec un encours en augmentation de 17,2%, à 2,23 milliards d’euros. L'épargne salariale solidaire atteint pour sa part à fin 2014 un encours de 4,14 milliards, en hausse de 12,1 % sur un an. L'épargne collectée directement par les entreprises solidaires s’affiche à 470 millions d’euros (+10,4% sur un an).Concernant le financement, son encours a grimpé l’an dernier de 14%, à 1,15 milliard d’euros, avec 240 millions d’euros de prêts nouveaux accordés, soit 28% de plus qu’en 2013.
Interrogé par L’Agefi, Nicolas Forest, responsable du fixed income chez Candriam justifie la remontée des taux par des raisons techniques: un calendrier d'émissions chargé en mai, un positionnement des investisseurs longs et un changement de momentum accentué par les fameux «trend followers». A cela s’ajoute un changement plus fondamental du marché obligataire causé par le fameux quantitative easing (QE) de la BCE. Économiquement tout d’abord, le succès du QE est un des facteurs majeurs du rebond de la croissance européenne. Financièrement enfin, l’action inédite de la BCE a contribué au retour de la volatilité sur les marchés obligataires.
Interrogé sur l’impact de la hausse des rendements euro sur le marché du crédit par L’Agefi, Benoit Houzelle, gérant crédit de CPR AM constate que le segment du high yield a surperformé le crédit investment grade, qui lui-même a surperformé les rendements des obligations d’Etat. La contribution négative à la performance de l’effet «taux» a été compensée par une contribution positive de l’effet spread, indique le gérant qui souhaite accompagner ce cycle de redémarrage de la croissance européenne en privilégiant le segment high yield. En termes d’allocation sectorielle, Benoit Houzelle continue de privilégier les secteurs cycliques, et particulièrement le secteur de l’automobile, ainsi que la consommation discrétionnaire. Le secteur des financières lui semble également intéressant.
Le fonds d’investissement sud-africain Brait a annoncé vendredi 15 mai avoir acquis, auprès des sociétés d’investissement Apax Partners et Permira, le distributeur britannique de prêt-à-porter Newlook. Brait a acquis une participation de 90% pour un montant de 780 millions de livres. Le solde est conservé par la famille de Tom Singh, fondateur de New Look en 1969, et le management. La transaction est réalisée sur la base d’une valeur d’entreprise de 1,9 milliard de livres (2,6 milliards d’euros). La société affiche par ailleurs une dette financière d’un milliard de livres, indique un communiqué.
Axis Capital n’envisagerait pas d’améliorer son offre sur le réassureur PartnerRe, suite à la contre-offre de 6,8 milliards de dollars déposée par l’italien Exor, le holding de la famille Agnelli, affirme Reuters, en citant une source proche des discussions. Axis propose un échange d’actions valorisant PartnerRe à 132 dollars par action, qui permettra aux actionnaires de PartnerRe de détenir 51,6% de la nouvelle entité. Exor offre 137,5 dollars par action en numéraire.
Bank of Communications envisagerait de racheter 80% du capital de la banque brésilienne Banco BBM pour 200 millions de dollars environ, rapporte Bloomberg. La famille Mariani, fondatrice de BBM, garderait le solde du capital. Il s’agirait de la première acquisition du chinois BoCom hors de ses frontières. La transaction pourrait être annoncée la semaine prochaine, à l’occasion de la visite officielle du Premier ministre chinois Li Keqiang au Brésil.
La société d’investissement a annoncé vendredi avoir signé un accord avec Star Capital concernant l’acquisition, aux côtés des managers, de 100% de l’entreprise italienne AMP Group. Issue de la fusion en 2012 entre Algo et Miraglio, la société commercialise des moteurs pour lève-vitres automobiles, principalement sur le marché des pièces détachées. Les dirigeants détiendront environ 5% du capital de l’entreprise.
La société d’investissement a annoncé vendredi avoir signé un accord avec Star Capital concernant l’acquisition, aux côtés des managers, de 100% de l’entreprise italienne AMP Group. Issue de la fusion en 2012 entre Algo et Miraglio, la société commercialise des moteurs pour lève-vitres automobiles principalement sur le marché des pièces détachées. Les dirigeants détiendront environ 5% du capital de l’entreprise. AMP Group emploie actuellement 256 personnes et réalise 65% de ses ventes à l’étranger, principalement en France, en Espagne et aux Pays-Bas.
Au diapason avec l’activité réduite de cette semaine – pont oblige – trois lettres seulement, pour un mot ou des abréviations, résument parfaitement l’actualité dans le monde de l’asset management. Il s’agit tout d’abord du « YES » donné outre-Manche au parti conservateur, qui valide le réferendum en 2017 promis par son responsable David Cameron au peuple britannique. En jeu le maintien ou la sortie de la Grande Bretagne de l’UE. De quoi affoler les gestionnaires londoniens, sûrs de l’intérêt de rester arrimé à l’Europe, et beaucoup moins certains que cette idée est partagée par leurs congénères. C’est également le « YES » de l’Association européenne des fonds d’investissement (EFAMA) au projet de la Commission européenne visant à mettre en place une Union des marchés de capitaux, au terme d’un questionnaire de la Commission de 46 pages. Mais l’Efama pointe tout de même quelques obstacles à lever. Et pour faire court, elle le résume également en trois lettres : TTF…Dans un genre un peu différent, des inquiétudes sont apparues sur le poids du secteur financier dans les économies développées. Et l'étude, qui émane du FMI, est sérieuse.Trois autres lettres pour un nom cette fois : UBS… Le groupe suisse qui pensait voir le bout du tunnel dans l’affaire de manipulation des taux de change pourrait être confronté aux Etats-Unis à de nouvelles poursuites dans le dossier de Libor. Par le département de la justice en l’occurrence. Autrement dit, le DoJ.Sinon, l’actualité en France s’est singularisée par sa forte connotation ISR, via la sortie du label public de l’investissement socialement responsable, piloté par le Trésor, prévue au premier trimestre 2016. Pour l’instant, cependant, les protagonistes restent sur leur faim. A commencer par l’AFG. Quoi qu’il en soit, le processus de l’ISR est irréversible dans la gestion d’actifs. Et les sociétés de gestion continuent à renforcer leurs équipes comme Financière de l’Echiquier ou Sycomore AM l’ont démontré cette semaine. Pour sa part, Amundi a aussi misé sur le « low carbon » en lançant trois fonds à l’échelle de l’Europe. Au sein de cette offre, figure un produit qui viendra rejoindre une famille dont les encours au niveau mondial vont bientôt franchir les 3 000 milliards. Véritable « poule aux oeufs d’or », ces produits sont surtout connus par trois lettres : ETF…Retrouvez ces articles ci-dessous. Bonne lecture !
Solactive étoffe sa gamme de produits. Le fournisseur européen d’indices vient en effet de lancer un nouvel indice, baptisé Solactive Pharma & Biotech Opportunity Index, qui sera utilisé comme sous-jacent par Société Générale Corporate & Investment Banking pour un certificat qui cible les conseillers financiers indépendants ainsi que les clients particuliers et de la banque privée basés en Allemagne et en Autriche.L’objectif poursuivi avec la création de ce nouvel indice est de capturer la croissance de l’industrie pharmaceutique et des biotechnologies médicales, secteurs en pleine consolidation, à travers des entreprises qui sont des cibles potentielles d’opérations de fusions-acquisitions, précise Solactive dans un communiqué. Pour être intégrées dans l’indice Solactive Pharma & Biotech Opportunity Index, les valeurs doivent notamment avoir une capitalisation boursière comprise entre 2 milliards et 20 milliards de dollars.
La société d’investissement sud-africaine Brait a annoncé vendredi qu’elle verserait 780 millions de livres (1,08 milliard d’euros) pour prendre une participation majoritaire dans le distributeur de prêt-à-porter britannique New Look. New Look, propriété des fonds de capital investissement Apax et Permira et du fondateur Tom Singh, compte 600 boutiques au Royaume Uni et en Irlande, et 200 dans d’autres pays. Brait prendra une participation de 90%, valorisant le groupe 1,9 milliard de livres, en incluant une dette financière d’environ un milliard. Le directeur général de New Look, Anders Kristiansen, avait dit à la presse en février que l’entreprise était prête pour une introduction en Bourse (IPO). Ses propriétaires ont préféré une vente.
Bank of Communications envisagerait de racheter 80% du capital de la banque brésilienne Banco BBM pour 200 millions de dollars environ, rapporte Bloomberg. La famille Mariani, fondatrice de BBM, garderait le solde du capital. Il s’agirait de la première acquisition du chinois BoCom hors de ses frontières. La transaction pourrait être annoncée la semaine prochaine, à l’occasion de la visite officielle du Premier ministre chinois Li Keqiang au Brésil.
Blackfin Capital Partners, fonds dédié aux services financiers, a acquis en 2014 auprès de la société américaine Sungard les logiciels français GP3 et Decalog pour constituer la société NeoXam, présente dans 10 pays et réalisant alors 35 millions d’euros de chiffre d’affaires, en s’associant à son nouveau dirigeant, minoritaire. Le fournisseur de logiciels financiers pour de gros gérants d’actifs vient de faire l’acquisition auprès du même Sungard, avec l’appui de Blackfin, de Nexfi, fournisseur de logiciels aux activités complémentaires car spécialisé sur les investisseurs institutionnels et dédié à des sociétés plus modestes. Blackfin entend consolider NeoXam en acquérant d’autres éditeurs pour développer activement la société par croissance externe, tout en poursuivant sa croissance organique.
Le numéro un français de l’impression d’étiquettes de vin, qui a atteint 12 % de parts de marché et étendu sa couverture nationale, traverse l’Atlantique. Barat vient en effet d’être cédé à Multi-Color Corporation (MCC), le leader américain du secteur, par ses actionnaires, menés par Cobalt Capital. Cobalt avait acquis une participation majoritaire dans Barat fin 2010 pour 27 millions d’euros, lors du départ à la retraite de son dirigeant historique. Cobalt a souhaité vendre l’entreprise, dont le chiffre d’affaires est passé de 25 à 30 millions d’euros en quatre ans, et a choisi MCC, qui s’était déjà montré intéressé en 2010. L’opération, conclue pour plus de 40 millions d’euros, a aussi permis le remboursement de la dette de l’entreprise, détenue par la Banque Populaire Atlantique et le CIC.
Créé en 1906 et devenu indépendant en 1999, détenu majoritairement par ses salariés et cadres dirigeants et accompagné par quatre fonds, GCC, spin-off de l’Entreprise Industrielle, est un spécialiste du bâtiment qui développe un pôle construction, un pôle énergie et du développement immobilier. La société, qui a vu son chiffre d’affaires augmenter de 12 % en 2014, à 683 millions d’euros, vient de recomposer son actionnariat avec l’entrée au capital de nouveaux managers. Elle met en place une nouvelle gouvernance pour préparer la succession progressive du président actuel. Les quatre investisseurs financiers historiques ont participé à l’opération ainsi que le pool bancaire de l’entreprise, sept établissements menés par la BECM et le Crédit Agricole d’Ile-de-France (Cadif). GCC entend ainsi financer ses projets de croissance externe.
En procédure de sauvegarde depuis janvier, le groupe familial de santé Fontalvie a vendu son groupe de cliniques spécialisées dans la réhabilitation des malades chroniques, les Cliniques du Souffle et la Clinique Val Pyrène, pionnières sur leur marché, à Parquest Capital. Parquest a acquis ces quatre cliniques, qui réalisent 27 millions d’euros de chiffre d’affaires, pour une valeur de plus de 50 millions d’euros, aux côtés du management historique, et a repris la dette existante, comportant une dette immobilière. Ce LBO primaire doit permettre au nouveau groupe, 5 Santé, sous la houlette de cinq managers historiques, parmi lesquels la présidente depuis 1991, Catherine Miffre, d’acquérir ou d’ouvrir de nouveaux établissements et de développer de nouveaux modes d’accompagnement des malades chroniques.
Le fonds d’investissement Doughty Hanson a annoncé, le 12 mai, la cession d’Eurofiber, fournisseur indépendant d’infrastructures télécom fixes pour le secteur professionnel aux Pays-Bas, à Antin Infrastructures Partners pour un montant de 875 millions d’euros. L’opération devait être finalisée fin mai ou début juin 2015.
Les deux tiers des investisseurs professionnels et des conseillers en gestion de patrimoine en Europe détiennent actuellement des ETP en portefeuille, et parmi les 32 % qui restent, 22 % d’entre eux les ont utilisés par le passé, montre une nouvelle étude de Source réalisée auprès de plus de 750 investisseurs professionnels et conseillers de 11 pays européens.34 % des personnes interrogées ont cité les ETP en premier parmi leurs placements préférés. C’est le pourcentage le plus élevé parmi les produits mentionnés en premier. Les fonds traditionnels arrivent en deuxième position avec un score de 29 %. Au total, deux tiers des sondés ont évoqué les ETP parmi les principaux produits utilisés. La troisième place revient aux actions. Ce sont les investisseurs et les conseillers en Suisse qui recourent le plus aux ETP, puisque ces produits sont présents dans 87 % des portefeuilles. Le pays est suivi de près par Israël (86 %). L’Espagne, avec 40 %, accueille en revanche la part la plus faible d’investisseurs professionnels et de conseillers ayant recours à des ETP. En France, près de 90% des investisseurs ont déjà utilisé des ETF, et 37% ont déjà utilisé d’autres ETP. Au total, la part d’ETP par rapport au total des actifs gérés est estimée par les investisseurs autour de 10 %. 78 % de l’échantillon a déclaré ne pas avoir l’intention de réduire leur utilisation de ces produits, tandis que 39 % pensent même en faire un usage plus important sur les 12 prochains mois. En France, plus de la moitié des investisseurs prévoit d’augmenter son allocation en ETP de pure « beta ».L’étude montre enfin que, en moyenne, les investisseurs détiennent trois ou quatre catégories différentes d’ETF en portefeuille. Parmi les professionnels qui y ont recours, 71 % ont indiqué utiliser des fonds indiciels cotés (ETF) passifs et 40 % des ETF de gestion active. Ces résultats laissent globalement entrevoir une hausse nette de 32 % de l’utilisation des ETP l’an prochain, et de 6 % dans le cas des ETP à gestion active.
La France est toujours de loin le pays le plus avancé sur le plan de l’actionnariat salarié « démocratique » en Europe. Réalisée par la société Eres, spécialiste de l'épargne salariale, dans le cadre son édition 2015 sur l’actionnariat salarié, un étude indique que 80% des entreprises françaises ont des plans d’actionnariat pour l’ensemble de leurs salariés contre une moyenne européenne de 47%. Par ailleurs, 44% des salariés sont actionnaires contre 26% en Europe (taux de démocratisation) permettant aux salariés non dirigeants de détenir 3,9% du capital contre 1,6% en Europe. La situation ne devrait pas se modifier avant longtemps dans la mesure où un rapport publié le 6 mai par la European Federation of Employee Share Ownership (EFES) pointe pour la troisième année consécutive en 2014 , un nombre de salariés actionnaires en baisse en Europe (*) avec, par ailleurs un taux d’actionnariat salarié (taux de démocratisation) en diminution l’année dernière (à 25,1 % contre 27,3% en 2011). Or, ce taux ne cessait d’augmenter auparavant...Rien de tout cela donc en France où Eres donne quelques chiffres dans son étude attestant de la bonne santé de l’actionnariat salarié. Ainsi, les opérations d’actionnariat salarié dans le SBF120 en 2014 sont stables par rapport à 2013 : 20% des entreprises du SBF120 (25% du CAC40 et 18% du NEXT80) ont réalisé au moins une augmentation de capital réservée à leurs salariés ; Eres a récensé 27 augmentations de capital réservées aux salariés. Les opérations ont été mondiales et ont couvert en moyenne 90% des salariés. Leur montant moyen a été de 94,5 millions d’euros. En moyenne, 40% des salariés éligibles ont souscrit 65% des actions proposées.Par ailleurs, les salariés pèsent plus de 5% des droits de vote dans les entreprises du SBF120 qui pratiquent le droit de vote double : 57,5% des entreprises du CAC40 et 56% de celles du NEXT80 appliquent le droit de vote double. Dans les entreprises du SBF120 avec droit de vote double, les salariés pèsent plus de 5,1% des droits de vote pour 3,3% du capital.(*) Employee Share Ownership for Building the Capital Markets Union
La société d’investissement Eurazeo a réaffirmé mercredi viser une introduction en Bourse (IPO) du loueur automobile Europcar avant l'été en fonction des conditions de marché, sans toutefois donner plus de détails sur les modalités du projet. Philippe Audouin, directeur financier d’Eurazeo, a réaffirmé que la mise en Bourse d’Europcar sera composée d’une augmentation de capital et d’une cession d’actions existantes. Le groupe Eurazeo a en outre fait savoir qu’il disposait d’une capacité d’investissement de 932 millions d’euros à fin mars. Il a annoncé un chiffre d’affaires en hausse de 13,5% à périmètre constant au premier trimestre à un milliard d’euros.
La société française de biologie médicale Labco a annoncé mercredi le report de son projet d’introduction en Bourse sur le marché Euronext Paris. «Malgré le soutien rencontré auprès des investisseurs pour le business model de Labco, la société a décidé de ne pas procéder à l’introduction en Bourse en raison de conditions de marché devenues particulièrement volatiles sur l’ensemble des places financières», indique un communiqué. Le groupe offrait entre 440 et 474 millions d’euros d’actions, dont 320 millions bruts par augmentation de capital. Deutsche Bank et Morgan Stanley menaient le processus, épaulés par Barclays, HSBC, Natixis et CM-CIC Securities.
Antin Infrastructure Partners, le spécialiste des investissements en infrastructures européennes, a annoncé le rachat de la société Eurofiber à Doughty Hanson pour 875 millions d’euros. Eurofiber est actuellement le plus grand fournisseur indépendant d’infrastructures télécom fixes pour le secteur professionnel aux Pays-Bas, avec un réseau de 18.000 km de fibre optique. La transaction, qui devrait se faire fin mai 2015, représente le troisième investissement du deuxième fonds d’Antin IP.
L’Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique (Erafp) vient d’attribuer deux mandats actifs et un mandat stand-by de gestion de portefeuille d’actions Pacifique ISR. L’Erafp a décidé d’attribuer les mandats actifs à Comgest et Robeco et le mandat stand-by à Allianz Global Investors. Les investissements seront réalisés dans les pays du MSCI Pacific (Australie, Hong Kong, Japon, Nouvelle-Zélande et Singapour). Les montants confiés au démarrage seront de l’ordre de 400 millions d’euros répartis sur les deux mandats actifs.
Parquest Capital a annoncé hier l’acquisition par LBO primaire des Cliniques du Souffle et de la Clinique Val Pyrène, spécialisées dans la réhabilitation des malades chroniques, auprès du groupe Fontalvie, pour créer le groupe 5 Santé. Basé à Perpignan, il réalise un chiffre d’affaires de 27 millions d’euros et emploie 300 personnes. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé.
La société de capital-investissement songe à vendre ou introduire en Bourse l’entreprise de services d’aviation cargo Swissport dès la fin de cette année, rapportait hier soir Reuters de quatre sources informées du projet. Swissport, qui se présente comme le leader mondial de l’assistance sous-traitante aérienne au sol, pourrait valoir 3,5 milliards d’euros.