Les fameuses Fintech, les sociétés spécialisées dans les technologies financières, sont en train de transformer à vitesse grand V le paysage de la gestion de fortune, notamment pour les banques traditionnelles. Toutefois, la disruption numérique n’a touché jusqu’ici que la partie distribution, sans encore influencer la création de produits. Mais cette situation pourrait changer en Asie, estime Cerulli Associates dans la dernière livraison de «The Cerulli Edge-Asia-Pacific Edition, troisième trimestre 2015". Le cabinet de recherche Cerulli Associates a identifié trois types de perturbateurs numériques. Tout d’abord, il y a les agrégateurs, qui constituent le plus gros du bataillon des perturbateurs numériques. Ces sociétés offrent une vision globale d’une très large palette de produits avec une plus grande transparence sur la tarification et les services aux investisseurs. Exemple typique d’agrégateur, les supermarchés de fonds en ligne à l’instar de Fund Online Korea lancé en avril 2014 ou encore MF Utility lancé en mars 2015. La deuxième catégorie de perturbateur numérique sont les sociétés de désintermédiation qui éliminent l’obligation de passer par les canaux bancaires traditionnels. Les jeunes sociétés spécialisées dans les Fintech, comme Nutmeg, Wealthfront et Eight Securities à Hong Kong, sont des représentants de cette catégorie dans le secteur de la gestion de fortune. Ces jeunes pousses proposent des solutions standardisées aux investisseurs pour une tarification qui représente une fraction des commissions généralement en vigueur. Troisième catégorie, les innovateurs qui mettent en place des plateformes technologiques afin de répondre aux besoins évolutifs et aux comportements changeants de la clientèle. «Alors que ces sociétés ne sont pas encore disponibles en Asie, il existe des plateformes d'échange, où les investisseurs peuvent répliquer les transactions réelles de traders professionnels ou non», relève Shu Mei Chua, associate director chez Cerulli. On compte dans cette catégorie des sociétés telles que Covestor, eToro ou encore Ayondo. L’idée de base est simple : les investisseurs du monde entier sont reliés au sein d’un réseau unique, si bien que chaque investisseur peut tirer parti de la sagesse collective. Selon Cerulli, la prochaine vague de disruption impliquera l’intégration de données clients pour alimenter le processus de fabrication d’un produit. «Les perturbateurs de l’avenir seront de toute autre nature du fait qu’ils offriront des produits et services avant même que les clients aient conscience du besoin de ces produits», estime Shu Mei Chua. Et il est évident que l’analyse des «big data» et des données sur le comportement des clients offre aux gestionnaires d’actifs la possibilité de structurer un produit ou en service en se basant sur les besoins collectifs non exprimés de ces clients. La gestion d’actifs commence seulement à exploiter cet immense réservoir de données mais une amplification du mouvement semble inévitable, en raison notamment de l’omniprésence des réseaux sociaux et de l’internet. «Cet environnement peut aider les gestionnaires à comprendre pourquoi la pénétration des mutual funds en Asie est si faible par rapport aux autres produits financiers tels que les comptes d'épargne, les dépôts et les actions, et ainsi leur permettre de mettre au point un plan d’action pour combler l'écart», conclut Yoon Ng, responsable de la recherche sur l’Asie chez Cerulli.
Schroder Real Estate a annoncé le 9 juillet avoir réalisé, pour le compte d‘Immobilien Europa Direkt, une filiale de Zurich Investment Foundation, l’acquisition d’un bien en pleine propriété dans la Calle Fuencarral, au centre de l’un des quartiers les plus commerçants de Madrid. Cet actif fait l’objet d’un investissement de 25 millions d’euros, comprend plus de 5700 m² de logements et est actuellement occupé par Cinesa, principal exploitant cinématographique espagnol, pour un bail de long-terme. Immobilien Europa Direkt, fonds ouvert libellé en euro avec un objectif d’investissement de 800 millions d’euros (232 millions à fin décembre 2014), a été lancé par Zurich Investment Foundation et est destiné à l’investissement de fonds de pension suisses. La stratégie d’investissement mise en œuvre doit permettre aux investisseurs de disposer d’un portefeuille diversifié en immobilier commercial au sein des principaux marchés de l’Europe de l’ouest.
A l’issue du premier semestre 2015, les actifs sous gestion des fonds communs de placement espagnols ont progressé de 11,66 % pour atteindre 221,19 milliards d’euros au 30 juin contre 198 milliards d’euros à fin décembre 2014, selon des données publiées par le cabinet VDOS. Sur les six premiers mois de l’année, le secteur a enregistré une collecte nette de 20,13 milliards d’euros tandis que le rendement des portefeuilles a généré 2,96 milliards d’euros. A l’issue de ce premier semestre, la palme de la plus forte collecte nette revient à CaixaBank, qui a engrangé 5,26 milliards d’euros de souscriptions nettes. Suivent BBVA (2,54 milliards d’euros de collecte nette), Banco Sabadell (2,48 milliards d’euros), Bankia (1,69 milliard d’euros) et Ibercaja (1,55 milliard d ‘euros).A l’inverse, Bestinver a enregistré la plus forte décollecte du semestre, avec 309,79 millions d’euros de sorties nettes. La société de gestion ibérique devance Renta 4 (-191,31 millions d’euros), Banesco (-143,25 millions d’euros), Novo Banco (-125,77 millions d’euros) et, enfin, InverSeguros (-29,43 millions d’euros).Portée par une solide collecte nette, la banque CaixaBank a conforté sa place de numéro 1 du secteur de la gestion d’actifs en Espagne avec 38,24 milliards d’euros d’actifs sous gestion et 17,29% de parts de marché. Elle devance Santander, qui affiche 36,68 milliards d’euros d’encours et une part de marché de 16,59%. Le podium est complété par BBVA, avec 32,34 milliards d’euros d’actifs sous gestion et une part de marché de 14,63%. Au 30 juin 2015, les dix premiers acteurs du secteur concentrent 79,10% du marché, soit 174,96 milliards d’euros d’encours.
Deka Immobilien a annoncé l’acquisition d’un portefeuille très diversifié de centres commerciaux en Allemagne pour un montant cumulé d’environ 700 millions d’euros. Le portefeuille était jusqu’ici géré par le groupe néerlandais D&R Invest, précise un communiqué. Les centres commerciaux rachetés, au total 137.000 m2, se trouvent généralement dans des zones piétonnes très bien situées dans plusieurs villes allemandes dont Cologne, Hanovre, Ratisbonne, Kiel ou encore Lüneburg. Les biens immobiliers rachetés seront intégrés dans divers fonds immobiliers réservés aux investisseurs institutionnels, une clientèle avec laquelle Deka Immobilien souhaite développer ses activités. Deka Immobilien a par ailleurs vendu un immeuble de bureaux londoniens, «Christ Church Court» (28.000 m2), à un investisseur privé asiatique, Hui Wing Mau, pour un montant non divulgué. L’immeuble se trouvait dans le portefeuille du fonds immobilier ouvert Deka-ImmobilienEuropa.
Le fonds d’investissement Antin Infrastructure Partners a annoncé le rachat auprès de General Atlantic d’Amedes, un groupe allemand de services de diagnostic médical. Amedes compte 35 laboratoires en Allemagne et en Belgique et emploie 3.500 collaborateurs. General Atlantic était entré au capital en 2007. Le montant de la transaction n’est pas précisé. Goldman Sachs, Nomura et le Crédit Agricole montent le financement. Antin IP a été conseillé par DC Advisory et Latham & Watkins, tandis que Goldman Sachs et Freshfields épaulaient le vendeur.
Le groupe néerlandais de trading haute fréquence Flow Traders a effectué vendredi son entrée sur Euronext Amsterdam. La société spécialisée sur les produits indiciels cotés a mis à prix son introduction en Bourse à 32 euros par actions, contre une fourchette initiale allant de 29 à 37 euros. Vers 13 heures, l’action bondissait de près de 13% après avoir gagné jusqu'à 16,88%, donnant au groupe une capitalisation boursière de 1,68 milliard d’euros. L’IPO de la société a représenté au total 521 millions d’euros.
L’encours de l'épargne dite populaire est de plus en plus concentré entre les mains des ménages aisés. A la fin du mois de décembre 2014, le nombre de livrets crédités de plus de 19.125 euros représentait 8% du nombre total de livrets, mais plus de 42% de l’encours total, contre 39% en 2013, selon le rapport de l’observatoire de l'épargne réglementée présenté hier par la Banque de France. De manière encore plus frappante, l’encours des livrets d’un montant supérieur à 22.950 euros, soit le plafond actuel du livret A, hors capitalisation des intérêts, a augmenté de 22 milliards d’euros en un an.
Après avoir été renversée par ses actionnaires Pragma, Naxicap Partners et Equistone, la dirigeante de FPEE reprend le contrôle du groupe sarthois de menuiserie, accompagnée de son fondateur. Entourés de leurs cadres, ils deviennent majoritaires et ouvrent le capital à Arkéa Capital Investissement et Siparex. L’opération fait suite à la tentative des fonds sortants d’imposer la distribution d’un important dividende. Ces derniers accusaient les dirigeants de manœuvrer contre eux pour reprendre la société. Le blocage du siège du groupe et la médiatisation du dossier ont débouché sur un nouveau LBO. Après une légère baisse de son chiffre d’affaires ces dernières années, FPEE veut repartir de l’avant mais reste discret sur ses ambitions dans le marché de la fenêtre bois, PVC et aluminium, son cœur de métier.
Carlyle inaugure son fonds Europe Technology Partners III (656 millions d’euros) en rachetant les deux tiers de Cap Vert Finance. Le fonds américain a convaincu Eurazeo PME de sortir de ce spécialiste de la maintenance, du financement et du recyclage d’équipements informatiques, deux ans seulement après son LBO secondaire. Entre temps, la valeur de la société a quasiment doublé, à 137 millions d’euros. Carlyle injecte 50 millions d’euros de fonds propres et a sollicité LCL, le prêteur historique, pour une dette senior complétée par une mezzanine. L’unitranche a été écartée pour préserver la confidentialité de cette opération de gré à gré. Cap Vert Finance vise 100 millions d’euros de chiffre d’affaires cette année, après 87 millions en 2014, et pourrait notamment gagner des clients parmi les participations de Carlyle.
Initiative & Finance accompagne les dirigeants de LGI Wines pour un troisième tour de table en commun depuis 2011. Après le retrait de son fondateur fin 2013, l’exportateur de vin du Languedoc et de Gascogne passe sous le contrôle de huit cadres et dirigeants. Initiative & Finance se dilue (comme un autre petit actionnaire, le groupe local AMI) et réinvestit au côté d’Idia, fonds du groupe Crédit Agricole dédié à l’agroalimentaire. Fondé en 1998, LGI Wines est spécialisé dans la production de vins sur-mesure suivant un cahier des charges adapté à ses clients, répartis dans une trentaine de pays. Le négociant s’approvisionne auprès des coopératives viticoles pour servir principalement l’Allemagne, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Belgique, et la Chine, son cinquième marché. Il souhaite désormais accélérer aux Etats-Unis.
Le spécialiste des installations électriques Sylpa réaménage pour la troisième fois son tour de table, après 2006 et fin 2011. EPF Partners remplace Siparex en tant que principal actionnaire minoritaire, tandis que le président Pascal Fournet-Fayard, qui avait fait rentrer des cadres au capital il y a quatre ans, les fait monter en puissance en laissant par ailleurs la direction de la société à Olivier Godefroy. Passé de 15 à 25 millions d’euros de revenus depuis 2011, Sylpa compte maintenir ce rythme de croissance, notamment par acquisitions. La société a déjà racheté Vernet Bosser à Clermont-Ferrand, et élargi son offre avec SGEA en juillet 2014. Aucune ligne de capex n’a été prévue à ce stade, mais la documentation bancaire de la dette senior en laisse la possibilité.
Artémis et sa filiale Misarte ont obtenu de l’AMF une dispense d’OPA sur Kering, liée aux mouvements à venir des holdings de la famille Pinault au capital du groupe de luxe. Pour répondre aux demandes d’échanges, en janvier 2016, des 690 millions d’euros d’obligations échangeables émises par Misarte en 2010, et maintenir inchangé son poids au capital à 43,67% (56,49% en droits de vote), Artémis achètera des actions Kering sur le marché, au-delà du plafond autorisé de 1% sur 12 mois.
Natixis Assurances songe à accentuer la diversification de son portefeuille. « Nous réfléchissons à investir davantage dans les actifs immobiliers, a déclaré Thomas Rivron, le responsable de l’ingénierie financière, à la rédaction d’Instit Invest. Il y a un prisme très fort chez tous les assureurs concernant cette classe d’actifs. » Natixis Assurances compte, par ailleurs, accroître son exposition internationale, tout en se gardant de s’exposer au risque de change. « Cela nécessite d’intégrer des techniques de couverture, a estimé Thomas Rivron. Le change est quelque chose de très volatile, ce qui n’est pas très pertinent dans un bilan d’assureur vie. » Les actions peuvent représenter un investissement intéressant, même si le moment ne semble pas nécessairement opportun. « Les actions ont globalement beaucoup monté, a-t-il expliqué Le rôle de l’Ingénierie financière est typiquement d’analyser la pertinence d’éventuels investissements actions. Ces actifs vont engendrer un coût en capital sous Solvabilité II et de la volatilité. Toute la problématique est donc de mettre en place des stratégies de protection pertinente. Le market timing est indispensable. » Pour l’assureur, toute évolution d’investissement nécessite d’avoir une bonne connaissance des impacts, aussi bien au niveau réglementaire, que dans les modèles élaborés par la direction des risques. « L’ingénierie financière screene les propositions des banquiers et des asset managers afin d’identifier les plus adaptées à nos contraintes », a indiqué le responsable.
Paris Europlace, l’association représentative de la place financière française, et la Bourse de Tunis ont signé un protocole d’accord afin de formaliser leur coopération dont l’objectif est de développer la place financière de Tunis et de renforcer les échanges financiers et économiques entre les deux nations. La Place financière de Tunis souhaite faire monter en puissance son marché boursier, notamment en accélérant la coopération étroite conclue en mars 2015 avec Euronext. Elle vise plus largement à développer l'écosystème financier tunisien autour d’un projet de place à ambitions méditerranéennes et internationales. Quatre axes structurants ont été identifiés : 1. Le soutien au développement de la Place financière de Tunis, en particulier de sa Bourse des valeurs La Place financière de Tunis souhaite se doter d’une structure de Place, et créer un lieu d'échange pour alimenter les réflexions et les propositions en vue de projets de réformes financières et économiques. Des échanges réguliers entre les acteurs des deux places financières seront organisés pour partager des expertises notamment sur le financement des entreprises, y compris les PME, via les marchés et sur le développement d’une base d’investisseurs de long terme. 2. L’accompagnement des entreprises vers la cotation et le développement du tissu entrepreneurial dans la finance et son écosystème Paris Europlace et la Place de Tunis souhaitent sensibiliser les entreprises tunisiennes au financement par le marché, notamment pour les PME tunisiennes dans leur stratégie de développement international. Plus globalement, l’intention forte est de coopérer pour développer l’entreprenariat dans le secteur financier et son écosystème (métiers du droit, du chiffre et du titre). 3. L’identification et développement de potentialités d’investissement français en Tunisie et tunisiens en France Les parties souhaitent conjuguer leurs efforts pour identifier et développer les potentialités d’investissement français en Tunisie et tunisien en France, y compris pour leurs PME. 4. La recherche, innovation et prospectives financières Avec le soutien de l’Institut Louis Bachelier (ILB), l’ambition est de mener des travaux de recherche et des réflexions sur des thématiques d’intérêt commun tels que la chaîne de valeur en finance, la prévention et la gestion des risques, la finance durable et responsable, les financements dits alternatifs, le financement des besoins de long terme et allocation d’actifs à long terme.
Plus de 85% des ETP cotés pour la première fois aux Etats-Unis dans le courant du premier semestre 2015 l’ont été sur Nyse Arca, pour un montant de plus de 2,8 milliards de dollars d’actifs sous gestion. Nyse Arca compte désormais plus de 1.500 ETP, représentant plus de 90%, en termes d’actifs sous gestion, de l’ensemble des ETP cotés aux Etats-Unis.
Le fournisseur d’indices S&P Dow Jones Indices a annoncé, ce 8 juillet, le lancement d’un nouvel indice permettant de suivre la dette des entreprises du S&P 500. Baptisé S&P 500 Bond, cet indice est calculé en temps réel tout au long de la journée et illustre directement les fluctuations du marché obligataire américaine. En outre, il assure une transparence intra-journalière quant aux cours des obligations des sociétés les plus influentes des Etats-Unis, précise S&P Dow Jones. S&P Dow Jones Indices s’est associé à Thomson Reuters pour publier les prix en vigueur à la fin de la séance, ainsi que des données relatives aux conditions générales. Dans le détail, l’indice permet d’analyser de façon comparative les écarts de performance des marchés américains des actions et des obligations, apportant ainsi une comparaison directe «qu’il était impossible de réaliser auparavant», estime le fournisseur d’indices. Pondéré par la valeur de marché des obligations et ne tenant compte que des échéances supérieures à un mois, l’indice est suffisamment liquide pour servir de base à de potentiels produits négociés en Bourse et structurés.L’indice S&P 500 Bond suit actuellement la dette de 430 entreprises du S&P 500, soit plus de 3.000 milliards de dollars d’obligations en circulation pour une valeur de marché de 3.800 milliards de dollars.
Le feuilleton de la crise grecque ne doit pas effrayer les investissements. «On a beaucoup comparé la situation grecque à la faillite de Lehman. Mais c’est aller un peu loin. Dans le cas de Lehman, le risque de contagion était réel dans un contexte où le levier était très répandu. On n’est plus du tout dans cette configuration. La dette grecque est bien circonscrite et le risque de contagion n’est clairement pas là», commente Brian Jacobsen, chef stratégiste chez Wells Fargo Asset Management.En outre, rappelle Brian Jacobsen, l’économie grecque reste marginale au niveau mondial ou européen. «La Russie est un partenaire important pour la Grèce mais elle ne représente que 11% ou 12% de ses importations, devant l’Allemagne qui doit peser 9% de ses importations». Une raison supplémentaire de rester investi sur l’Europe où c’est surtout le programme de rachats mis en œuvre par la BCE qui continue de donner le ton.«Les marchés ont eu raison de réagir de façon plutôt mesurée au résultat du référendum grec. Les actions européennes devraient poursuivre leur rally. Et les mouvements erratiques des Bourses européennes constituent autant d’opportunités pour un investisseur de s’exposer davantage à une économie qui devrait confirmer sa reprise», estime Brian Jacobsen.Et les actions émergentes semblent également offrir un potentiel intéressant. «Depuis 2012, le ratio cours/bénéfices de l’indice MSCI EAFE a progressé de 10 à 15,27. L’indice MSCI EM a de son côté monté de 9,3 à juste en dessous de 12. Autrement dit, en termes de valorisation, il y a davantage de potentiel dans les marchés émergents que dans les marchés développés», explique Brian Jacobsen. Le chef stratégiste estime aussi que le moment est propice, dans la mesure où les banques pourraient contribuer à tirer la croissance de la zone euro, ce qui serait bénéfique pour les marchés émergents. «Je préfère les actions à dividendes car l’ajustement des valorisations peut prendre un peu de temps. Les dividendes sont aussi un bon indicateur, même imparfait, de la qualité de la gouvernance d’entreprise», remarque Brian Jacobsen.Côté obligataire, les émergents présentent également des perspectives intéressantes. «Les rendements sont juste trop bas sur les marchés développés hors Etats-Unis. Les rendements sur les marchés émergents sont beaucoup plus élevés, et parfois pour de bonnes raisons», estime Brian Jacobsen qui ne dédaigne pas non plus les obligations corporate. Concernant plus particulièrement l’Europe, le responsable souligne que «les comparaisons sont très parlantes. Il n’y a pas beaucoup de valeur du côté des obligations souveraines européennes. Même les obligations allemandes à 10 ans, ne tiennent pas la route face aux obligations américaines de même échéance, qui affichent un rendement de 2,3% contre 0,7% pour le Bund», indique Brian Jacobsen. Et il faut s’attendre à une remontée des taux à bref délai. «L’économie américaine est bien repartie à la hausse. Les chiffres de l’emploi le montrent bien. Je pense que la Fed pourrait remonter ses taux dès le mois de juillet, de 0,125 point de base, pour ensuite renouveler l’opération si nécessaire en septembre ou attendre le mois d’octobre».
Le Corporate Human Rights Benchmark (CHRB), emmené par un groupe d’investisseurs, une ONG, un groupe de réflexion et une agence de recherche, vient de lancer une consultation publique sur les indicateurs qu’elle compte utiliser pour classer les sociétés sur leurs performances en matière de droits humains. La consultation est ouverte jusqu’en septembre 2015. Le groupement CHRB souhaite créer un indice transparent, crédible et public sur la performance en matière de droits humains. 50 indicateurs ont été définis pour classer les entreprises. Une fois la méthodologie finalisée, les 100 principales entreprises cotées dans le monde seront répertoriées dans le classement pilote prévu pour juin 2016. Ces sociétés figureront dans trois secteurs clés : l’alimentation et les boissons/l’agriculture, les vêtements et les extractions. Sur les trois années qui suivent, l’indice sera étendu pour couvrir les 500 principales sociétés cotées.
Le marché mondial de l’eau pourrait connaître un net rebond et représenter 1.000 milliards de dollars d’ici à 2025, selon une étude que vient de publier le spécialiste de l’investissement durable RobecoSAM («L’eau : le marché du futur»). Selon l'étude, l’évolution démographique, les infrastructures vieillissantes, les normes de qualité de plus en plus strictes et le changement climatique sont les quatre principaux facteurs façonnant le marché mondial de l’eau. Pour RobecoSAM, les sociétés les plus réactives qui saisiront les opportunités liées aux enjeux de l’eau prendront une longueur d’avance et s’imposeront commercialement. Les investisseurs ayant une vision à long terme peuvent miser sur la conjoncture favorable en investissant dans des opportunités en rapport avec la chaîne de valorisation de l’eau.Les défis liés à la rareté de l’eau s’inscrivant dans la durée, RobecoSAM anticipe une hausse de la demande en solutions innovantes qui optimisent l’exploitation des ressources hydriques disponibles ou qui améliorent la qualité de l’eau potable. Les estimations montrent donc que le marché mondial de l’eau devrait croître de 1 à 2% de plus que le PIB, pour atteindre la barre des 1.000 milliards de dollars en 2025.
Le fournisseur Stoxx vient de lancer l’indice Euro iStoxx 50 Style Weighted et l’Euro iStoxx Style Weighted Decrement. Ce dernier a été retenu par Natixis pour devenir la référence d’un produit structuré. L’Euro iStoxx 50 Style Weighted est un indice pondéré qui utilise trois facteurs de style - la value, la qualité et sa taille. L’indice comprend toutes les composantes de l’indice Euro Stoxx 50 «classique» mais avec un système de pondération qui est basé non seulement sur la capitalisation boursière du flottant, mais aussi sur un score calculé en utilisant des facteurs de style. Le score en question est basé sur le rendement des capitaux propres, le ratio price-to-book et la capitalisation boursière du flottant. Les entreprises classées 1 à 10 affichent un poids de 5%. De 11 à 20, il passe à 2,5%, du 21 au 30, le poids est de 1,5%. De 31 à 40, il est de 0,75% et de 41 à 50, il est de 0,25%.Le second indice se base sur les caractéristiques du premier et reproduit la performance de l’indice exprimé dans sa version rendement net auquel un décote de 5,5 % a été appliqué sur la composition de base.
Bregal Capital, fonds de private equity, finalise actuellement la cession du réseau privé d’enseignement supérieur Studialis pour environ 250 millions d’euros, rapporte jeudi le magazine Challenge. Studialis, qui regroupe le Cours Florent, ESG et Esag Penninghen, a été fondé en novembre 2007 par Bregal à destination des pays francophones. Studialis a acquis depuis dix groupes d’enseignement privés français et représente aujourd’hui 23 écoles formant 20.000 étudiants par an. La société d’investissement Eurazeo et les américains Bridgepoint et Providence sont en lice, ajoute Challenge, qui précise que Bregal est conseillé sur l’opération par la banque Rothschild.
Le fonds a porté plainte le 30 juin pour abus de confiance contre ICG, qui a pris le contrôle de la chaîne. Il l'accuse de dévoyer le principe du gage.
La société d’investissement a porté plainte le 30 juin contre le fonds mezzanine pour abus de confiance. Elle l’accuse d’avoir dévoyé le principe du gage en prenant le contrôle majoritaire de Courtepaille sans rien faire pour éteindre sa créance sur la chaîne de restaurants.
La chaîne de supermarchés américaine a déposé hier auprès des autorités boursières une notice d’information sur sa future introduction en Bourse. Citigroup, Morgan Stanley, Goldman Sachs et Merrill Lynch, Pierce Fenner & Smith superviseront l’IPO. Albertsons appartient au fonds de capital-investissement Cerberus Capital Management, lequel a racheté la chaîne Safeway pour la fusionner avec Albertsons afin de créer une importante chaîne d'épiceries sur la côte ouest américaine.
Le fonds d’investissement français dédié au financement des PME et ETI européennes a annoncé hier que la China Merchants Bank, CIIC et Shanghai Shentong Metro sont les premiers investisseurs à avoir exprimé leur désir de rejoindre la plate-forme d’investissement CHANCE, dédiée aux investissements indirects chinois dans des PME européennes. Il est également en discussion avec d’autres banques, assureurs ou fonds chinois. Le premier closing d’environ 300 millions d’euros est en préparation pour fin 2015 et l’objectif final est d’atteindre un milliard d’euros.
La chaîne de supermarchés américaine Albertsons, récemment fusionnée avec Safeway, a déposé mercredi auprès des autorités boursières une notice d’information sur sa future introduction en Bourse. Citigroup, Morgan Stanley, Goldman Sachs et Merrill Lynch, Pierce Fenner & Smith superviseront l’IPO. Albertsons est la propriété du fonds de capital investissement Cerberus Capital Management, lequel a racheté la chaîne Safeway pour la fusionner avec Albertsons cette année afin de créer une importante chaîne d'épiceries sur la côte ouest des Etats-Unis.
Près d’un prêt à l’habitat sur deux (46%) accordé en mai en France était un crédit renégocié, contre 27% en décembre dernier, les particuliers profitant à plein de la baisse des taux, selon des statistiques publiées mercredi par la Banque de France. Les renégociations ont représenté 7,2 milliards d’euros sur un total de 15,5 milliards de prêts à l’habitat contracté au cours du mois, un montant record depuis décembre 2010. Les flux nets de nouveaux crédits, en tenant compte des amortissements et des renégociations, ont été positifs de 2,2 milliards sur le mois après 3,2 milliards en avril.
Idinvest Partners, fonds d’investissement français dédié au financement des PME et ETI européennes, annonce que la China Merchants Bank, CIIC et Shanghai Shentong Metro sont les premiers investisseurs à avoir exprimé leur désir de rejoindre la plateforme d’investissement CHANCE, dédiée aux investissements indirects chinois dans des PME européennes. Le fonds est également en discussion avec d’autres banques, assureurs ou fonds Chinois. Le premier closing d’environ 300 millions d’euros est en préparation pour fin 2015 et l’objectif final est d’atteindre 1 milliard d’euros.