Plus de huit conseillers financiers sur dix (81%) utilisent ou recommandent des ETF auprès de leurs clients, ce qui fait de ce véhicule d’investissement la stratégie la plus populaire parmi 17 options. Environ 78% des conseillers utilisent ou recommandent des mutual funds auprès de leur clientèle, selon le sondage 2015 réalisé auprès des conseillers financiers par le Journal of Financial Planning et le FPA Research and Practice Institute. Le dernier sondage confirme l’engouement croissant des investisseurs pour les ETF depuis 2006, date à laquelle seulement 40% des conseillers financiers utilisaient ou recommandaient des ETF. Cette proportion est passée à 44% en 2008 pour atteindre 79% en 2014, date à laquelle les mutual funds arrivaient encore en tête avec un pourcentage de 82% en leur faveur. Et les perspectives sont encore excellentes pour les ETF puisque 51% des sondés envisagent d’accroître l’utilisation ou la recommandation d’ETF auprès de leurs clients au cours des douze prochains mois. Aucun autre véhicule ne bénéficie de telles perspectives. On observe ainsi que seulement 23% des conseillers envisagent d’accroître leur recours aux mutual funds dans les douze prochains mois. Au sein de l’univers des ETF, le smart beta marque des points. Seulement 22% des conseillers ont utilisé des ETF smart beta au cours des douze derniers mois mais 14% d’entre eux ont précisé avoir accru le recours aux stratégies smart beta.
23 milliards d’euros, soit la moitié de l’épargne des Italiens en 2013 : tel est le montant que, chaque année, les épargnants italiens versent à ceux qui conseillent et vendent des produits d’investissement, rapporte Bluerating. Cette estimation des rétrocessions qui pèsent sur les clients des conseillers financiers et réseaux est le fruit d’une longue analyse d’AdviseOnly. Pour quantifier l’inefficience du secteur de la gestion d’actifs, l’auteur de l’étude a pris en considération les encours gérés dans les différentes catégories de produits d’investissement (fonds, assurance vie, fonds de pension…), le montant des commissions versées par les épargnants pour chaque catégorie de produis et le taux de rétrocession aux distributeurs. Il a ensuite multiplié les encours gérés par la commission annuelle et par le taux de rétrocession, obtenant le chiffre de 23 milliards d’euros par an.
Brookfield Property Partners, spécialiste américain de l’investissement immobilier, a annoncé le rachat du groupe de parcs de loisirs Center Parcs au fonds Blackstone. Ce dernier, actionnaire depuis 2006 de la société basée en Grande-Bretagne, avait un temps caressé l’idée d’une introduction en Bourse. Le montant de la transaction est tenu secret, mais il avoisinerait 2,4 milliards de livres (3,32 milliards d’euros) selon Bloomberg. Brookfield s'était jusqu'à présent limité à investir en Grande-Bretagne dans l’immobilier de bureaux et logistique. Rothschild, Bank of America Merrill Lynch et Morgan Stanley ont conseillé le vendeur.
Deutsche Börse a annoncé mardi son intention d’ouvrir un marché des produits dérivés à Singapour dans le cadre de sa stratégie de développement en Asie. Ce marché devrait entrer en activité au deuxième trimestre de l’an prochain, a précisé l’opérateur boursier allemand. à l’occasion d’une présentation aux investisseurs à Londres. Deutsche Börse a déjà obtenu l’autorisation de créer une chambre de compensation à Singapour qui doit démarrer en 2016. La semaine dernière, le groupe a annoncé la création d’une co-entreprise avec la Bourse de Shanghai et le marché de contrats à terme financiers chinois (CFFE) pour faciliter l’accès des investisseurs étrangers aux actions et fonds indiciels (ETF) du pays.
Le chimiste américain OM Group a annoncé hier son rachat par le groupe de capital-investissement Apollo Global Management pour 1,03 milliard de dollars (937 millions d’euros). Le prix de 34 dollars par action offert fait ressortir une prime de 28% sur le cours de clôture de la cible le 29 mai. OM est présent dans les produits de spécialité utilisés dans les circuits électroniques et les cellules photovoltaïques. La transaction devrait être bouclée d’ici fin 2015.
Publicis a annoncé hier avoir bouclé l’acquisition de Relaxnews au prix de 9,58 euros par action. Le groupe publicitaire avait annoncé le 16 février l’ouverture de négociations exclusives en vue du rachat de l’agence de presse pour environ 15 millions d’euros. Fondée en 2000, Relaxnews, agence spécialisée dans les informations sur les loisirs, emploie une centaine de collaborateurs. Cette opération a pris la forme d’une OPA simplifiée suivie d’un retrait obligatoire après la clôture de l’offre publique.
Lafarge et Holcim ont lancé hier l’offre publique d'échange, prélude à leur fusion qui doit être être finalisée en juillet pour donner naissance au leader mondial du ciment. L’OPE porte sur l’ensemble des actions Lafarge, avec une parité de neuf actions du groupe suisse pour dix titres du français. L’Autorité des marchés financiers (AMF) a fait savoir vendredi que l’offre courrait du 1er juin au 3 juillet.
La CFA Society au Royaume-Uni accuse les sociétés de gestion de sélectionner des indices de référence inadaptés de manière à se vendre plus facilement aux investisseurs, rapporte le Financial Times fund management. L’organisme britannique, qui fournit de la formation aux professionnels de l’investissement, a trouvé la preuve que les gestionnaires « utilisent les indices de référence à mauvais escient afin de démontrer qu’ils ont du talent alors que, en fait, cela peut être seulement une illusion ». L’étude publiée par la Society examine la manière dont les gérants choisissent leurs indices. Les mauvaises pratiques vont de la sélection et l’utilisation d’indices inappropriés à la négligence de l’impact du levier. Cela est un problème qui concerne plutôt les petites sociétés de gestion.
Les membres du Panel Taux de L’Agefi ont revu à la hausse leurs prévisions de taux allemands à dix ans et ils voient les rendements continuer à remonter dans les prochains mois. En moyenne, les panélistes s’attendent à ce que les taux allemands soient à 0,47% à trois mois. Le mois dernier, ils anticipaient un rendement du Bund à 0,26%. Selon le quotidien, la révision est brutale mais elle n’est pas surprenante compte tenu de l’ajustement des marchés de taux à la fin du mois d’avril. Si la prévision moyenne est inférieure au niveau actuel du rendement allemand à 10 ans, à 0,48%, les prévisions des panélistes sont très diverses. Quand Crédit du Nord ou Aurel BGC parient que le rendement du Bund sera à 0,75% à trois mois, BNP Paribas et Lazard Frères Gestion le voient à 0,25%.
La remontée de la volatilité sous l’effet du dossier grec a commencé à entamer l’optimisme du Panel Actions de L’Agefi sur les perspectives des marchés européens. Alors qu’en avril une seule société de gestion (CPR AM) avait abaissé son objectif sur le CAC 40, trois de ses consoeurs lui ont emboîté le pas en mai: State Street Global Advisors, Swiss Life Asset Managers et Syz AM. Swiss Life a ainsi abaissé sa prévision à 5.400 points. Axa IM, qui a relevé son objectif de 250 points à 6 mois (5.500 points) et de 350 points à un an (5.750), est donc désormais le plus «bullish» du panel à court terme devant CM-CIC (5.480 points, inchangé). Le mouvement est encore plus marqué pour l’Euro Stoxx 50, avec cinq révisions à la baisse, après déjà quatre dégradations en avril.
La société de capital investissement Omnes Capital cède sa participation dans le groupe Exclusive Networks, à un groupe d’investisseurs mené par la société d’investissement Cobepa. Omnes réalise un multiple de 4,8 x sur cette opération. Il s’agit de la deuxième cession du fonds mid cap CACI 3. Le fonds est à cette occasion remboursé et compte encore 6 lignes en portefeuille. Les FCPI, gérés par Edmond de Rothschild Investment Partners (Edrip) et Socadif qui ont accompagné Omnes dans cette opération, cèdent également leur participation. Omnes Capital est entré au capital du groupe en 2010 à l’occasion d’une opération de LBO primaire. En cinq ans de vie commune, le groupe a connu une dynamique historique (progression de son chiffre d’affaires de plus de 500 %) portée par une forte croissance organique, un développement international ciblé avec la création de 3 filiales en Autriche, en Suisse et au Danemark, et l’acquisition de plusieurs sociétés en Europe et ailleurs dans le monde. Omnes Capital, spécialisée dans le capital investissement et l’investissement en infrastructure, affiche 2,1 milliards d’euros sous gestion.
MSCI a lancé MSCI ESG Rating, un service qui vise à répondre aux besoins grandissants des investisseurs institutionnels en matière d’intégration ESG (environnement, social et gouvernance), de reporting, d’engagement et de suivi du portefeuille.Ce service fournit une vue en profondeur et intégrée des trois composantes de l’ESG, associant une évaluation des risques sociaux et environnementaux et des opportunités dans ce domaine, qui varient en fonction des secteurs, et une analyse des risques de gouvernance, qui diffèrent en fonction des marchés.Cela couvre 5.700 actions et 350.000 titres obligataires.
La semaine dernière, le groupe australien ANZ a lancé sa première obligation verte, pour un montant de 600 millions de dollars australiens, soit environ 458 millions de dollars US. Une émission très bien accueillie qui illustre l’intérêt des investisseurs pour ce nouveau segment de marché.Selon l’agence de notation Moody’s, qui vient de publier une étude sur le sujet («Environmental Risks and Developments: Green Bonds Start to Bloom»), le potentiel de croissance du marché est même considérable. Les marchés américain et européen sont de plus en plus sophistiqués et des pays émergents comme l’Inde et la Chine commencent à s’intéresser de très près à ces instruments. L’an dernier, le volume des obligations vertes proposées sur le marché a triplé par rapport à 2013 pour atteindre près de 37 milliards de dollars et, selon des estimations de la Climate Bonds Initiative, le volume d'émissions pourrait encore tripler cette année à environ 100 milliards de dollars. «La croissance du marché des obligations vertes dans le monde devrait se poursuivre alors que se présentent de nouveaux émetteurs présentant des profils de risque très différents, notamment dans des pays comme la Chine et l’Inde qui veulent concilier la croissance de leurs économies avec le développement durable», souligne Falk Frey, l’un des co-auteurs de l'étude, senior vice-president chez Moody’s. En mars dernier, la banque indienne Yes Bank a ainsi lancé sa première obligation verte sur le marché local. Et la Chine veut développer son marché de la dette, ce qui pourrait ouvrir de nouvelles opportunités au secteur des obligations vertes.L'étude relève que le développement du marché des obligations vertes est bien évidemment favorisé par l’intérêt croissant des investisseurs institutionnels pour la finance responsable. Les investissements ISR pourraient désormais représenter près de 35% des actifs mondiaux gérés par des professionnels, estime Moody’s.L’an dernier, les émissions d’obligations vertes émises par les collectivités locales et les entreprises ont pour la première fois dépassé celles des banques de développement (46% contre 44%). Une diversification bienvenue qui s’accompagne d’une plus grande variété de notations. En août 2014, les premières obligations vertes high yield ont été émises par l’américain NRG Yield. On observe également une diversification des devises d'émission. Jusqu’en 2009, les obligations vertes étaient libellées en euro, en dollar et en couronne suédoise. L’an dernier, on a dénombré 16 devises d'émission, dont le real brésilien et la roupie indonésienne.Reste que le marché présente encore quelques défauts inhérents à un nouveau secteur en pleine croissance, entre autres un déficit de standardisation. Et les investisseurs ne seraient pas non plus hostiles à une meilleure prise en compte de la nuance «verte» de ces obligations. C’est d’ailleurs ce qu’ont revendiqué les investisseurs australiens dans l'émission d’ANZ : une prime pour la «bonne cause» par rapport à une obligation classique pour rémunérer et encourager l’investisseur à s’intéresser à un secteur encore un peu jeune...
Encouragés par la volonté manifeste de la banque centrale chinoise de prendre de nouvelles mesures de stimulation de l'économie pour soutenir son objectif de croissance du PIB de 7% en 2015, les investisseurs sont revenus en masse sur les actions chinoises.Selon les estimations d’EPFR Global, les fonds dédiés aux actions chinoises ont attiré plus de 4 milliards de dollars durant la semaine au 27 mai, un montant record qui représente plus du double du précédent pic de collecte hebdomadaire enregistré au début de deuxième trimestre 2008.Cette effervescence sur les actions chinoises constitue toutefois un phénomène isolé de cette fin de mois, les investisseurs ayant tendance à limiter leur activité à l’approche des réunions de juin de la Banque centrale européenne et de la Réserve fédérale américaine.L’intérêt pour les actions européennes s’est maintenu mais les fonds d’actions américaines ont encore subi des rachats, si bien que, globalement, les fonds d’actions ont terminé la semaine au 27 mai sur une collecte d’environ 4 milliards de dollars. Les fonds obligataires sont en légère décollecte tandis que les fonds monétaires affichent des rachats pour un montant d’environ 3,5 milliards de dollars.
L'éditeur de logiciels Playtech a annoncé lundi le rachat de Plus500, un spécialiste du trading de devises pour les particuliers, pour un montant d’environ 460 millions de livres (643 millions d’euros) en numéraire. Playtech, contrôlé par le milliardaire israélien Teddy Sagi, fournit déjà des logiciels à de nombreux sites internet de paris et de jeux de hasard, comme Betfair, William Hill et Paddy Power. Plus500 est la deuxième acquisition de Playtech dans le courtage de devises après celle de TradeFX en avril pour 224 millions de dollars. Plus500, sponsor de l'équipe de football espagnole de l’Atletico Madrid, a annoncé le mois dernier avoir suspendu les comptes de certains de ses clients, expliquant s’efforcer de se conformer aux règles en vigueur sur le blanchiment d’argent.
Le fonds Ardian a annoncé lundi un investissement de 300 millions d’euros dans une holding gérant cinq autoroutes au Portugal dont elle détiendra la moitié du capital. Le fonds et l’opérateur d’autoroutes portugaises Ascendi Group détiendront chacun une participation de 50% dans Ascendi PT II, la société holding qui va acquérir les actifs existants d’Ascendi Group, précise Ardian dans un communiqué. Le réseau couvre une distance totale de 500 kilomètres et est principalement situé dans le nord du pays et la région de Lisbonne.
Lafarge et Holcim ont lancé lundi l’offre publique d'échange prélude à leur fusion prévue pour être finalisée en juillet pour afin de donner naissance au numéro un mondial du ciment. L’OPE porte sur l’ensemble des actions Lafarge, avec une parité de neuf actions du groupe suisse pour dix titres du français, rappellent les deux entreprises dans un communiqué. Les actionnaires d’Holcim ont approuvé le 8 mai les résolutions relatives à ce projet de fusion lors d’une assemblée générale extraordinaire. L’Autorité des marchés financiers (AMF) a fait savoir vendredi que l’offre courrait du 1er juin au 3 juillet.
Publicis a finalisé l’acquisition de Relaxnews au prix de 9,58 euros par action. Le groupe publicitaire avait annoncé le 16 février l’ouverture de négociations exclusives en vue du rachat de l’agence de presse pour environ 15 millions d’euros. Fondée en 2000, Relaxnews, une agence de presse spécialisée dans les informations sur les loisirs, emploie une centaine de collaborateurs. Cette opération a pris la forme d’une OPA simplifiée suivie d’un retrait obligatoire après la clôture de l’offre publique.
Fondée en 1994 par Tony et Christina Quinn, la société spécialisée dans les aliments pour animaux domestiques va être rachetée par le groupe australien de private equity pour 410 millions de dollars (373 millions d’euros), rapporte le journal sans préciser ses sources. Les propriétaires réinvestiront une partie du montant reçu afin de conserver une participation minoritaire d’au maximum 15% dans l’entreprise.
L’offre publique d'échange (OPE) simplifiée de CGG sur ses Oceane 2019 sera ouverte du 1er au 19 juin, a fait savoir vendredi l’Autorité des marchés financiers (AMF). Les actionnaires du groupe parapétrolier réunis en assemblée générale ont adopté dans la matinée la résolution permettant de procéder à l’opération. CGG avait annoncé le 13 mai son projet d'échanger ses Oceane d'échéance 2019 à raison de 2 Oceane 2019 contre cinq Oceane à émettre d'échéance au 1er janvier 2020.
Alors que les capacités d’investissement dans les infrastructures émanant des banques ou des institutionnels ont considérablement augmenté, les opportunités d’investissement dans le secteur restent très limitées, selon une étude que vient de publier Moody’s («Infrastructure Renewal and Investment: A wave of capital for infrastructure, but mismatched with investment opportunities»). Les capacités d’investissement de long terme sont notamment importantes pour le financement de projets d’infrastructures bien structurés dans des économies stables et bien notées mais bien moindres pour les projets localisés dans des pays moins solvables et présentant certains risques difficiles à quantifier et à minimiser. En attendant que les différents projets d’infrastructures régionaux ou internationaux entrent en scène, à l’instar du plan Juncker, la concurrence entre fournisseurs de dette pourrait entraîner une érosion de la qualité de la dette et une mauvaise évaluation du risque.
Les sociétés françaises actives dans la gestion d’actifs et de fonds voient dans la marché suisse une opportunité à saisir. Leur organisation faitière, l’Association française de la gestion financière (AFG), mène une opération de séduction pour la première fois à Genève, après un passage à Zurich, rapporte L’Agefi suisse. Confrontée à un essoufflement du marché intérieur, l’industrie française de la gestion cherche désormais la croissance aussi à l’étranger. «Vu l’importance du marché suisse, en particulier du côté institutionnel, je pense qu’il y a de la place, nous sommes complémentaires», a indiqué le délégué général de l’AFG Pierre Bollon. Ce dernier rassure toutefois: les sociétés françaises ne vont pas adopter une logique de vente agressive. Certaines sont d’ailleurs déjà présentes en Suisse, à l’instar de La Financière de l’Echiquier, Carmignac Gestion ou Amundi. L’offre française se caractérise par un «mélange d’innovation et de sécurité qui convient bien au tempérament de l’investisseur suisse», selon Pierre Bollon qui se défend de tout chauvinisme. «On ne vient pas là parce que nous pensons que les gestionnaires suisses sont mauvais ou parce que nous nous considérons meilleurs. Le marché suisse est très exigeant nous le savons.» La démarche vise à encore diversifier le marché intérieur, assure-t-il. Les investissements dans les actions européennes, les titres non cotés européens, la titrisation ou encore les infrastructures figurent parmi les spécialités de l’industrie de gestion française, précise le délégué général de l’AFG. Pour l’organisation professionnelle, l’environnement actuel de taux négatifs plaide en faveur d’un renforcement de la présence de ses membres en Suisse. La situation peut inciter les investisseurs à s’intéresser à l’offre de gestionnaires étrangers. «Le moment est bon parce que l’industrie française s’est développée et a montré sa solidité durant la crise», selon Pierre Bollon.
Les gestionnaires japonais ont maintenu globalement leur exposition actions et obligations au mois de mai tout en réduisant la poche dédiée aux actions japonaises et en augmentant la part des obligations américaines, selon un sondage Reuters réalisé auprès de sept gestionnaires basés au Japon entre les 18 et 22 mai. Les gestionnaires sondés maintiennent leur allocation actions à 44,8% tout en diminuant leur exposition obligataire à 49,9% contre 50,6% précédemment. Au sein de l’univers actions, les gestionnaires ont réduit la poche actions japonaises à 29,6% contre 38,2% précédemment et porté l’allocation en actions américaines et canadiennes à 33,5% contre 31,1% précédemment.
Les petites capitalisations européennes ont surperformé les entreprises de plus grande taille de plus de trois points de pourcentage depuis le début de l’année, selon Euromoney Indices. Les petites capitalisations de la région ont déjà tenu la dragée haute à leurs concurrentes entre décembre 2012 et mars 2014, ce qui donnerait à penser que la tendance actuelle pourrait se poursuivre pendant une dizaine de mois. L’indice Euromoney Smaller Companies a dégagé une performance de 24,19% depuis le début de l’année, contre 20,90% pour l’indice Euromoney EMIX Europe. Les meilleurs résultats ont été enregistré par Banca Popolare di Milano (+76,04%), Gamesa C orporacion Tecnologica (+87,06%) et Nokian (+56,88%).
Pour prendre une image en phase avec la traditionnelle et prestigieuse manifestation sportive qui se déroule actuellement dans l’ouest de Paris, la finance ‘responsable’ a subi un revers cette semaine. Une étude parue lundi constate en effet que la notion d'éthique dans l’industrie financière laisse plutôt à désirer, quelques jours à peine après des engagements et soutiens annoncés ici ou là dans le domaine de l’ISR et du climat.Une autre enquête de PwC renvoie cependant la balle. Et de belle manière. Elle révèle que de très nombreux investisseurs se disent freinés par les critères ESG dès lors qu’ils ne sont pas respectés. A ce jeu, les sociétés suisses ne sont pas les plus performantes. Elles peuvent améliorer leur gouvernance comme le détaille une nouvelle enquête. Nos voisins helvètes pourront arguer que sur le plan fiscal, tout d’abord, après la signature le 27 mai d’un accord d’échange automatique d’informations avec Bruxelles, ils savent entreprendre d’importants liftings de leurs règles et serrer les mailles du filet pour les contribuables - personnes physiques ou morales - d’un pays membre de l’UE. Outre-Atlantique, la banque Julius Baer a montré l’exemple et pourrait en tirer un certain «crédit» auprès des autorités américaines prêtes à réduire la note de l’amende qu’elles lui réservent... Sur le plan commercial, la Suisse remarquera aussi qu’elle plait. Les gérants français, par l’intermédiaire de l’AFG, y ont mené récemment une opération «séduction» d’envergure, pour un retour gagnant espéré sur leurs points forts. Dont le non coté, les actions européennes ou les infrastructures. Cette dernière classe d’actifs va demander beaucoup d’attention. Si l’on en croit l’étude publiée cette semaine par Moody’s, les opportunités d’investissement y seraient très limitées tandis que l’engouement du monde bancaire et institutionnel va croissant. Les marchés émergents risquent de ne pas être à la fête non plus avec des flux de capitaux en net recul. Croissance décevante, possible remontée des taux aux Etats-Unis, recul des investissements en Russie... les raisons sont multiples pour justifier plus de prudence des investisseurs. Les particuliers eux n’en ont cure visiblement. Selon une étude de Schroders, sans être plus téméraires, ils affichent un bel optimisme sur la tenue des marchés en s’appuyant sur les fortes progressions des places financières. Dont l’une des conséquences a été de tarir la source des nouveaux fonds. Point besoin d’innover pour collecter ! Sauf lorsque l’on investit le marché depuis peu. C’est le cas de WisdomTree, fournisseur d’ETF américain qui affichait moins de 100 millions de dollars d’encours sur le vieux Continent il y a 13 mois, et qui a presque quintuplé ses actifs sous gestion aujourd’hui. Une belle performance qui permet à l'établissement de débuter le jeu... gagnant.Retrouvez ces articles ci-dessous. Bonne lecture !
Les flux de capitaux vers les économies émergentes devraient reculer cette année à 981 milliards de dollars, leur plus bas niveau depuis 2009, contre 1.050 milliards en 2014, en raison d’une croissance décevante, de l’impact d’une possible remontée des taux aux Etats-Unis et d’un recul des investissements en Russie, a annoncé le 28 mai l’Institut de la finance internationale (IFF). Les investissements étrangers directs devraient diminuer à 529 milliards de dollars contre 586 milliards l’an dernier, principalement en raison d’une diminution en Russie et en Chine, précise l’organisation, qui représente près de 500 institutions financières. Parallèlement, les investissements chinois à l'étranger devraient augmenter de 38 milliards pour atteindre 540 milliards. L’accumulation de réserves par les économies émergentes devrait quant à elle ralentir à 74 milliards contre 110 milliards en 2014 et 600 milliards en moyenne sur 2004-2013. «Grâce à la Chine, les marchés émergents dans leur ensemble restent des exportateurs nets de capitaux», note l'étude. A l’opposé, la Russie devrait être le point faible des flux de capitaux cette année, en raison de l’impact du conflit en Ukraine et des sanctions internationales. Les sorties de capitaux ont atteint 31 milliards au premier trimestre, contre 24 milliards par trimestre au second semestre de 2014.