International. Les émissions de Schuldschein ont atteint 14,8 milliards d’euros au premier semestre 2019, davantage que lors du bilan à mi-année des exercices records de 2016 et 2017, souligne Scope Ratings. De quoi, pour l’agence, confirmer son attente d’un volume annuel de plus de 25 milliards. Surtout, elle fait part de la « disparition de la prime d’illiquidité » de ce placement privé. L’agence pointe que la faiblesse des rendements obtenus par certains émetteurs au profil de crédit non optimal peut apparaître comme une « anomalie qui pourrait perdurer au cours des prochains trimestres » étant donné la quête de qualité des investisseurs. Scope a identifié 82 transactions finalisées dans le semestre écoulé, pour la première fois pour moitié par des émetteurs non allemands, dont les français Peugeot, Iliad et Valeo.
TRANSPARENCE La fintech de prêt aux PME October, ex-Lendix, a choisi la plate-forme Zen Risk de Deloitte pour l’aider à mieux apprécier la probabilité de défaut des entreprises. Un « outil d’aide à la décision robuste » grâce à « un algorithme prédictif performant
SÛRETÉS Dédié au financement des entreprises de taille moyenne bénéficiant d’un accès contraint aux financements classiques, ce fonds dispose à présent d’une capacité d’investissement de plus de 200 millions d’euros. Les financements mis en œuvre par le fonds, qui dispose d’une capacité autonome d’octroi direct de prêts, sont sécurisés par la mise en collatéral des actifs dont dispose l’emprunteur. Le rendement cible est de 4,5 % à 5 % net pour des financements de 5 à 7 ans. Un troisième closing, prévu pour octobre, devrait permettre au fonds de dépasser les 300 millions d’euros. La société de gestion s’est fait une spécialité de la dette d’entreprise collatéralisée : après le succès d’un fonds de 200 millions axé sur le financement en leasing d’équipements industriels, lancé en 2014 et dont la période d’investissement s’est terminée en 2017, cette nouvelle initiative permet de prendre une palette plus large d’actifs en collatéral (équipements industriels, immobilier, stocks, etc.).
INTEROPÉRABILITÉ Nombre de banques se sont lancées depuis quelques années en consortiums afin de fluidifier le financement du commerce international. Sous l’impulsion de la blockchain, les efforts visent des processus plus sûrs, plus rapides, moins coûteux. Une étape vient d’être franchie : deux plates-formes ont communiqué sur une transaction. Une lettre de crédit a été émise via la plate-forme Voltron par HSBC, en l’occurrence banque du vendeur et de l’acheteur, respectivement le hongkongais Dee Industries et Babyshop, enseigne de détail de l’Emirati Landmark. Ce dernier a apporté les bienfaits de sa propre plate-forme logistique ReChainME. La dimension « propriétaire » de cette dernière limite la portée de l’interopérabilité annoncée, mais il s’agit tout de même d’un premier pas très prometteur.
Le nombre d’introductions ne compense pas les retraits de la Bourse mais le phénomène ne pèse pas sur les rendements ni sur les choix d’investissement.
Sa notation éclaire loueurs et crédit-bailleurs notamment sur la pérennité financière et l’efficacité opérationnelle de jeunes pousses éditrices de logiciel.
La fintech rachetée en début d’année par l’éditeur de progiciels veut dématérialiser les relations entre les banques et les entreprises en croissance cherchant des financements.
INTERNATIONAL Finançant depuis 2015 la trésorerie des travailleurs indépendants, TPE et PME en leur rachetant leurs créances commerciales, Finexkap vient de mettre un tigre dans son moteur : alors que les rachats cumulés depuis la création avoisinent 300 millions d’euros, la fintech vise « près d’un milliard » par an en 2021, passant par une « expansion internationale ». A l’appui de cette ambition, une récolte de fonds de 39 millions d’euros, notamment auprès du nouveau « partenaire stratégique », Chenavari Investment Managers. Qui participe à une injection en fonds propres de 7 millions aux côtés d’actionnaires existants que sont le fonds de capital-risque Black River Ventures et le family office britannique Somerston. Et à un apport de 32 millions d’euros au véhicule d’investissement de Finexkap finançant en pratique les factures.
DETTE PRIVÉE La société de gestion tire les leçons de la baisse des rendements obligataires classiques. Elle accélère son activité dans la dette privée, jusqu’ici essentiellement en dette immobilière, via deux fonds, levés en 2012 et 2015. Un troisième fonds, Self 3 (Senior European Loan Fund), est ouvert. En outre, Ostrum AM lance deux fonds dans le financement d’infrastructures, Essential, et dans l’aviation, Constellation, chacun doit annoncer un premier closing dans les prochaines semaines. Pour chaque segment, la société de gestion s’appuie sur le savoir-faire interne à Natixis, ainsi qu’en « servicing », le groupe octroyant, chaque année, 25 à 30 milliards d’euros de nouvelle dette à ces sujets. L’encours sous gestion de dette privée doit passer de 4,3 milliards à 6 milliards d’euros fin 2020.
Patrick de Cambourg, président de l’Autorité des normes comptables et responsable de la mission d’experts chargée par le gouvernement de faire des propositions sur l’avenir des CAC
Il restait une petite place sur la combinaison de Romain Grosjean. iBanFirst vient de s’y glisser, en tant que sponsor personnel du pilote franco-suisse de Formule 1. Rien de plus naturel selon la fintech spécialiste des paiements internationaux, déjà partenaire du champion de kitesurf Aurélien Pétreau. Car, selon son patron Pierre-Antoine Dusoulier, paiements et Formule 1 partagent l’exigence « de l’attention, de la précision, de l’innovation et de la technologie ». D’autant plus naturel que le pilote « connaît bien les subtilités de l’univers bancaire » et a « conservé son intérêt pour la finance » après avoir travaillé pendant trois ans dans une banque en Suisse, en l’occurrence Baring, alors qu’il évoluait en junior dans les sports mécaniques.
COMPÉTITIVITÉ Le véhicule lancé par Idinvest Partners, Idinvest SME Industrial Asset (Isia), propose aux dirigeants de PME européennes une solution de financement locatif (leasing) pour acquérir des outils de production stratégiques. Isia a signé le mois dernier un partenariat stratégique avec la Région Hauts-de-France, deuxième région industrielle de France, afin d’améliorer la compétitivité des PME de la région, et Idinvest s’apprête à signer d’autres partenariats, notamment avec la Région Auvergne Rhône-Alpes, première région industrielle de France, et la Région Île de France. Il s’agit du premier partenariat conclu entre un fonds d’investissement (privé) et une entité publique (Région). Isia a réuni une quinzaine d’investisseurs institutionnels dont un tiers de fonds souverains et près de 35 % d’investisseurs étrangers.
ÉCOSYSTÈME Le grand chantier de la dématérialisation des pouvoirs bancaires avance. En mars dernier, le démarrage d’un pilote (POC, proof of concept) de la norme eBam (electronic bank account management) a été annoncée lors des rencontres d’Universwiftnet, par le Crédit Mutuel CIC avec la société Viparis et l’éditeur CPI. En ce début de mois, un groupe de travail s’est lancé au CFONB (Comité français d’organisation et de normalisation bancaires), afin d’harmoniser l’interprétation de la norme éditée par Swift. Un atelier à l’AFTE (Association française des trésoriers d’entreprise) a été constitué sur le sujet, dans le but de lever les freins à l’utilisation de cet outil, gage d’efficacité et de sécurité pour la trésorerie.