La banque new-yorkaise a gagné sept places, pour devenir le sixième plus gros souscripteur d’obligations municipales américaines cette année en supervisant des offres importantes de titres pour la Californie, le New Jersey et la Pennsylvanie, selon des données compilées par Bloomberg. Jefferies Financial a été chef de file de six des sept opérations de vente d’obligations liées au secteur du tabac et co-chef de file sur la dernière opération. Les Etats américains ont en effet refinancé des titres qui ont été remboursés avec des fonds reçus en vertu d’un accord conclu en 1998 avec les fabricants de cigarettes.
HSBC Bank Canada a annoncé hier qu’elle comptait émettre des covered bonds au Canada après avoir reçu l’approbation de la Société canadienne d’hypothèque et de logement. La banque deviendra ainsi le huitième participant au programme d’émission d’obligations sécurisées mis en place par ce pays. «Une évaluation des prix et des conditions de marché ainsi que les préférences des investisseurs seront les critères directeurs pour toute émission future», a précisé Caroline Creighton, porte-parole d’HSBC Bank Canada.
Le géant chinois de l’assurance cherche à vendre un portefeuille d’hôtels de luxe acquis voici deux ans pour 5,5 milliards de dollars (4,8 milliards d’euros), rapportait hier le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier. Un porte-parole d’Anbang a toutefois déclaré que le groupe n’avait pas pris de décision à ce sujet et que cette information constituait une «pure spéculation du marché».
Le cimentier franco-suisse LafargeHolcim s’apprête à vendre ses actifs indonésiens et cette opération suscite l’intérêt de plusieurs acheteurs potentiels dans la région, dont le japonais Taiheiyo Cement, le malaisien YTL, PT Semen Indonesia, ainsi que la branche indonésienne d’HeidelbergCement, rapportait vendredi Bloomberg, de sources proches du dossier. Les offres éventuelles devront être déposées avant une date limite fixée «plus tard dans le mois», a précisé l’agence, ajoutant que LafargeHolcim pourrait chercher à obtenir 2 milliards de dollars (environ 1,6 milliard d’euros) pour sa branche indonésienne.
La société française Valtech, spécialisée dans le marketing digital, envisage de s’introduire au Nasdaq d’ici à la fin de l’année, rapportait vendredi Le Figaro. Créée en 1993, Valtech a généré l’an dernier un chiffre d’affaires de 300 millions de dollars (263 millions d’euros). Introduite à la Bourse de Paris en 1999, l’entreprise a fait l’objet en 2017 d’un retrait de la cote à la suite d’une OPA de son principal actionnaire, le fonds belge Verlinvest via une holding dénommée SiegCo. Selon le quotidien, Valtech vise désormais le marché américain pour une levée de fonds d’une centaine de millions d’euros.
Navya a signé un accord de financement de 30 millions d’euros avec la Banque européenne d’investissement (BEI). Il s’articule en 2 tranches de 15 millions chacune avec une maturité de 5 ans. La tranche B est soumise à des conditions de performance. «Cet accord fait suite aux différentes levées de fonds (capital et dette) intervenues en 2018 et porte le financement total reçu par Navya à près de 80 millions pour l’année 2018», indique le groupe de véhicules autonomes. La société a fait son entrée sur Euronext Paris en juillet.
Spécialisé dans le reconditionnement de smartphones d’occasion, Remade Group a annoncé avoir levé 125 millions d’euros de dette auprès de LGT European Capital, d’Idinvest Partners et de Swen Capital Partners. La somme doit servir à industrialiser ses sites en France et à l'étranger, principalement aux Etats-Unis et au Maroc. Depuis 2014, Remade a réalisé trois levées de fonds : deux fois 2,5 millions d’euros et 17 millions lors d’une troisième opération. Une quatrième levée de fonds devrait suivre dans les prochains mois. Créée en 2013 sous le nom de Green & Biz, Remade emploie 850 personnes et a réalisé 130 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2017.
Transdev anime le marché de l’Euro PP. Le groupe de transports collectifs a émis ses tout premiers emprunts obligataires par placement privé, pour un montant total de 220 millions d’euros. L'émission est divisée en deux tranches : la première, de 150 millions d’euros, à 7 ans, paie un coupon de 1,779% ; le seconde, à 8 ans, verse 2,051%. Les titres sont non cotés. L’Euro PP a été arrangé par CA CIB, Natixis et SG CIB.
Le groupe français et le pneumaticien italien ont levé respectivement 550 et 525 millions d'euros sur un marché qui avait marqué le pas au premier semestre.
Ardian a annoncé hier avoir co-arrangé un programme de 50 millions d’euros de financement subordonné dans le cadre de l’acquisition de Mademoiselle Desserts par IK Investment Partners via sa branche Ardian Private Debt France. Ce financement inclut une ligne d’acquisition pour la croissance externe. Ardian finance Mademoiselle Desserts depuis novembre 2013 à travers un financement unitranche.
L’activité des sociétés d’affacturage continue de croître à un rythme soutenu. Au premier semestre, leur progression s’est établie à 9,9% sur un an, avec 153,2 milliards d’euros de créances prises en charge, d’après les données publiées hier par l’Association française des sociétés financières (ASF). Les tendances déjà à l’œuvre se poursuivent, avec une croissance plus soutenue à l’international (+11,9% avec 41,5 milliards d’euros) qu’en France (+9,1% avec 111,7 milliards d’euros).
La Place de Paris et Bruxelles se veulent rassurants, mais estiment que le cadre réglementaire peut être complété pour assurer la bonne exécution des contrats.
Après avoir investi voici deux ans un million d’euros dans la plate-forme digitale de services bancaires TagPay pour accélérer son développement en Afrique, la Société Générale vient de lui allouer 2 millions de plus dans le cadre d’une augmentation de capital de 2,5 millions, portant ainsi sa participation à 19,23 %. Destinée à financer des développements techniques, cette levée de fonds devrait aussi permettre à la start-up de nouer des partenariats dans la banque mobile en Europe.
Alès Groupe a annoncé hier avoir obtenu de ses créanciers bancaires et obligataires qu’ils suspendent leur demande d’exigibilité jusqu’au 15 octobre pour pouvoir poursuivre ses discussions sur la renégociation de ses conditions de financement. Le groupe de cosmétiques, qui avait obtenu une première suspension ayant expiré le 15 juillet, avait annoncé en avril qu’il ne pourrait pas respecter ses covenants bancaires.
Le «plan Juncker» destiné à financer des projets innovants à travers l’Europe pour relancer la croissance économique a dépassé son objectif initial de financement et permis la création de centaines de milliers d’emplois, a déclaré hier la Commission européenne. L’exécutif européen avait lancé le Fonds européen pour les investissements stratégiques en juillet 2015 avec pour objectif de mobiliser 315 milliards d’euros d’investissements supplémentaires en trois ans pour contrer la baisse des investissements après les crises financières de 2007-2012. Selon Bruxelles, le plan devrait maintenant permettre de mobilier 335 milliards d’euros de nouveaux financements dans les 28 Etats de l’Union européenne. Le plan est financé par des garanties de l’UE pour 21 milliards d’euros, dont cinq milliards apportés par la Banque européenne d’investissement. Les deux tiers des investissements qu’il a générés provenaient du secteur privé, précise la Commission.
Tirant parti d’une demande soutenue des investisseurs, l’opérateur télécoms contrôlé par Patrick Drahi a augmenté hier la taille de son offre obligataire multidevise à un total de 2,9 milliards de dollars (2,48 milliards d’euros), contre un objectif initial de 2 milliards. La part libellée dans la monnaie unique est passée de 650 millions à un milliard d’euros et celle en dollar est passée de 1,25 milliard à 1,75 milliard. Le rendement a été resserré à 5,875% contre 6% initialement proposé sur les titres en euro et à 8,125% contre 8,25% sur les obligations en dollar. Les deux souches, qui ont une maturité de 8 ans et demi, contribueront à refinancer plus de 8 milliards d’euros de dette venant à échéance d’ici à 2022.
Electro Power Systems, spécialisée dans les solutions de stockage d'énergie et des microgrids, a annoncé hier le lancement sur Euronext Paris d’une augmentation de capital par émission d’actions nouvelles avec maintien du droit préférentiel de souscription pour un montant brut de 30,3 millions d’euros. Le produit net de l’augmentation de capital permettra à la société de rembourser les financements venant à échéance à hauteur de 12,4 millions d’euros, le solde devant servir, avec la trésorerie de la société et ses sources de financement bancaire, à financer son besoin supplémentaire en fonds de roulement et ses investissements en R&D d’ici à 2020.
Alès Groupe a annoncé hier qu’il poursuivait les discussions avec ses créanciers bancaires et obligataires au-delà de la date précédemment convenue du 15 juillet en vue de renégocier ses conditions de financement. Le groupe de cosmétiques, propriétaire des marques Phyto et Lierac et des parfums Caron, avait lancé un avertissement sur ses résultats en février et indiqué en avril qu’il ne pourrait pas respecter ses covenants bancaires. La société est contrôlée à 80% par la famille Alès.
Deutsche Post a engagé Goldman Sachs pour examiner le dossier de sa filiale de fourgonnettes électriques StreetScotter que le groupe postal allemand veut développer car il prévoit une forte croissance de la demande, rapporte Reuters de sources proches du dossier. Pour autant Deutsche Post ne veut pas se risquer à investir lourdement dans sa filiale ou assumer le risque lié à une production de véhicules à grande échelle, c’est pourquoi il a engagé la banque d’investissement pour étudier diverses possibilités.
Deutsche Post a engagé Goldman Sachs pour examiner le dossier de sa filiale de fourgonnettes électriques StreetScotter que le groupe postal allemand veut développer car il prévoit une forte croissance de la demande, rapporte Reuters de sources proches du dossier. Pour autant Deutsche Post ne veut pas se risquer à investir lourdement dans sa filiale ou assumer le risque lié à une production de véhicules à grande échelle, c’est pourquoi il a engagé la banque d’investissement pour étudier diverses possibilités.
Dynacure, une société de biotechnologie qui développe de nouveaux traitements pour les patients atteints de maladies orphelines graves, a levé un financement de 47 millions d’euros pour le développement clinique de son programme phare. Andera Partners (ex-Edmond de Rothschild Investment Partners) a mené ce tour de table aux côtés de Pontifax, Bpifrance qui intervient via le fonds Accélération biotechnologies santé et le fonds Biothérapies innovantes et maladies rares gérés dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir, Kurma Partners et Idinvest Partners.
L’Union européenne a déclaré hier qu’elle avait gelé un programme d’aide de 100 millions d’euros à destination de la Moldavie, Bruxelles estimant que la manière dont a été contesté le résultat d’un scrutin municipal à Chisinau, la capitale du pays, était contraire aux principes démocratiques. La coalition pro-occidentale au pouvoir a été secouée par des scandales de corruption et pourrait perdre face au parti socialiste, pro-russe, lors des prochaines élections législatives prévues en novembre.