Quelques jours après l’entrée en vigueur de la directive Solvabilité 2, Romain Paserot, directeur des affaires internationales de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) dresse pour l’Argus de l’assurance le bilan des exercices préparatoires 2015 et trace les priorités pour les organismes d’assurance en 2016.
Gwenael Rousseau quitte son poste de directeur ALM et des investissements à la BRED pour rejoindre la banque suisse, Union Bancaire Privé. Depuis le début du mois de janvier 2016, il occupe la fonction de Deputy Global head of tresory, en charge notamment de l’ALM et des investissements.
Credit Suisse a fait savoir mercredi qu’il reformulerait ses résultats allant de 2011 au troisième trimestre 2015 afin de prendre en compte sa nouvelle structure. Ces données remaniées seront publiées vendredi matin. Le groupe bancaire helvétique a présenté en octobre son projet visant à lever 6 milliards de francs suisses auprès des investisseurs, à alléger sa banque d’investissement et à réduire le nombre de ses postes, le nouveau directeur général Tidjane Thiam opérant la plus grande refonte de la banque depuis près d’une décennie.
Le département américain de la Justice (DoJ) enquête sur les agissements de quatre traders obligataires londoniens sur le segment SSA (souverains, supranationaux et agences), soupçonnés de manipulation des prix, a rapporté Reuters. Ces quatre traders, qui travaillent chez Bank of America Merrill Lynch, le Crédit Agricole, Nomura et Credit Suisse, ont été suspendus dans l’attente des conclusions de l’enquête.
La Banque centrale européenne (BCE) a publié mercredi ses priorités pour 2016 concernant la surveillance prudentielle des banques importantes de la zone euro. Le superviseur unique a retenu cinq domaines en tenant compte de l’évaluation des principaux risques auxquels les banques doivent faire face dans l’environnement actuel. «Le risque associé au modèle d’activité et à la rentabilité est le plus prégnant, d’autres questions fondamentales se posant également mais à des degrés divers dans les pays de la zone euro», souligne un communiqué.
Quatre milliards de dollars, c’est l’estimation livrée par Aon des pertes économiques causées par les multiples épisodes climatiques extrêmes (tornades, crues, chutes de neige) qui ont frappé les Etats-Unis (Missouri, Texas, Illinois, Arkansas, Oklahoma...) en fin d’année et tué au moins 64 personnes. Les pertes assurées sont chiffrées autour de 2 milliards de dollars. Le comité des assurances du Texas a fait état de 1,2 milliard de dollars de pertes dans la seule zone métropolitaine de Dallas.
Dans une note publiée mercredi, Fitch s’attend à ce que les récentes inondations et tempêtes au Royaume-Uni affaiblissent significativement les bénéfices tirés de l’assurance habitation chez certaines compagnies. L’agence estime toutefois qu’elles ne devraient pas dégrader les niveaux de capitaux ou les notations, les assureurs pouvant puiser dans leurs réserves. «Nous pensons que les primes vont atteindre un niveau plancher après une longue période de déclin qui les a amenées à un plus bas de cinq ans», ajoutent les analystes de Fitch. Il reste à déterminer si l’impact de ces inondations sera suffisamment important pour enclencher une inversion de tendance et un rebond des prix.
Depuis le 1er janvier, la généralisation de la complémentaire santé à tous les salariés est une réalité. Cette obligation, inscrite dans l’accord national interprofessionnel (ANI) conclu il y a près de trois ans, constitue un catalyseur pour la consolidation des mutuelles françaises, rappelle Standard & Poor’s (S&P) dans un rapport publié mardi.
Pour accompagner les sociétés de gestion dans leur activité à l’international, l’AMF a publié le 4 janvier sur son site internet l’intégralité des 34 accords de coopération bilatéraux AIFM qu’elle a signé entre juillet 2013 et octobre 2014 avec des autorités non européennes supervisant des gestionnaires de fonds d’investissement alternatifs. La liste des accords de coopération bilatéraux AIFM conclus par l’AMF a été publiée sur le site de l’AMF dès 2014. A la suite de la publication au Journal Officiel des derniers accords en date et dans le cadre des travaux européens en cours sur un éventuel passeport européen dit « pays tiers », l’AMF les publie en intégralité. Ces accords de coopération bilatéraux prévoient l’échange d’information entre l’AMF et l’autorité du pays tiers signataire ; l’obtention des informations nécessaires à la supervision des entités de pays tiers par l’AMF ; l’assistance pour faire respecter la règlementation nationale issue de la transposition de la directive AIFM par une entité domiciliée dans un pays tiers et, le cas échéant, prendre des mesures correctives. Pour mémoire, l’existence de ces accords de coopération entre l’AMF et ses homologues situés hors de l’Union est une des conditions préalables posées par la directive AIFM sur les gestionnaires de fonds d’investissement alternatifs pour les activités transfrontalières suivantes : la délégation par un gestionnaire français de la gestion de portefeuille ou de la gestion des risques d’un fonds d’investissement alternatifs (« FIA ») à une entité domiciliée hors de l’Union européenne ; la gestion par un gestionnaire français de FIA domiciliés hors de l’Union européenne et non commercialisés dans l’Union européenne ; la commercialisation sans passeport, dans un Etat membre, par un gestionnaire français de FIA domiciliés hors de l’Union européenne ; et enfin, la commercialisation sans passeport, dans un Etat membre, par un gestionnaire de pays tiers de FIA domiciliés dans ou hors de l’Union européenne. Ces accords de coopération pourront également s’appliquer aux activités transfrontalières de gestion et de commercialisation de FIA couvertes par l’éventuel futur passeport européen dit « pays tiers ». L’AMF rappelle que l’ensemble des activités visées ci-dessus reste soumis, outre la conclusion d’accords de coopération bilatéraux AIFM par l’AMF, à différentes exigences prévues dans la directive. Chaque gérant doit donc, avant de les développer, s’assurer de la satisfaction de toutes ces conditions.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé le 5 janvier avoir signé un protocole d’accord concernant la consultation, la coopération et l’échange d’informations relatives à la surveillance des entités visées par la directive AIFM entre la Financial Supervision Commission of the Isle of Man (FSC, île de Man) et l’Autorité des marchés financiers (AMF). «Les autorités expriment, par le biais du présent protocole d’accord, leur volonté de coopérer en vue de respecter leurs mandats réglementaires respectifs, notamment dans les domaines de la protection des investisseurs, de la promotion de l’intégrité des marchés et de l’intégrité financière, et de préserver la confiance et la stabilité systémique», souligne le texte paru au Journal Officiel.
Un total de 30 entreprises chinoises ont indiqué que leurs actionnaires de contrôle ou leurs cadres dirigeants ne vendraient pas d’actions sur le marché au cours des six à 12 prochains mois, selon le Shanghai Securities News, rapporte l’agence Reuters. La chute de quelque 7% des Bourses chinoises lundi avait notamment été provoquée par l’imminence de la levée de l’interdiction imposée aux grands actionnaires d’entreprises cotées de vendre des actions. Cette interdiction, qui avait été mise en place l'été dernier, au plus fort du «mini-krach» des marchés actions chinois, expire le 8 janvier.
Dans son rapport 2016, Guy Carpenter a indiqué que les afflux de capitaux dédiés au marché de la réassurance sont demeurés stables en 2015 pour la première fois depuis plusieurs années, à 400 milliards de dollars (372 milliards d’euros). Les capitaux alloués par les réassureurs traditionnels ont diminué de 2% à 3%. «[Ce déclin] a été aiguillé dans une large partie par l’environnement de taux [bas], qui a induit un basculement des lignes de réassurance vers les lignes d’assurance», souligne Guy Carpenter. Les capitaux alternatifs (cat bonds, ILW, contrats de réassurance collatéralisés,…) ont augmenté de 13%, à 68 milliards de dollars.
La banque britannique a reconnu hier que les clients de ses services de banque en ligne et mobile au Royaume-Uni continuaient à subir des désagréments en raison de «problèmes techniques complexes». HSBC précise qu’elle n’a pas subi d’attaque informatique ou d’acte malintentionné. Les équipes informatiques du groupe travaillent depuis lundi matin à la résolution de ces problèmes.
Le projet de scission de Postbank par Deutsche Bank souffre de quelques retards et une petite partie seulement de la banque de détail serait sans doute cédée par le biais d’une introduction en Bourse cette année, rapportait hier WirtschaftsWoche. Citant des sources du directoire et du conseil de surveillance de Deutsche Bank, l’hebdomadaire allemand a ajouté que la direction de la banque a abandonné tout espoir de déconsolider Postbank cette année, ce qui exigerait de mettre sur le marché la moitié au moins de son capital.
Barclays va annoncer la semaine prochaine des suppressions de postes dans la banque d’investissement en Asie, avec une cessation de ses activités dans ce domaine en Corée du Sud et à Taïwan, selon Reuters qui citait hier des sources proches du dossier. Cette opération porte sur une cinquantaine d’emplois et s’inscrit dans le vaste mouvement de restructuration déjà annoncé par le groupe pour réduire ses coûts, ce qui passe par un désengagement en Asie. Ces suppressions de postes vont avoir lieu dans des pays où Barclays n’est pas un acteur majeur de la banque d’investissement, ont précisé ces sources.
Dans une étude publiée hier, Fitch conserve sa perspective négative sur le marché de l’assurance vie en France en raison de la faiblesse des taux d’intérêt qui continuent d’exercer une pression à la baisse sur les marges. Mais il précise que sa note de crédit sur le secteur reste stable étant donné la structure de capital solide et la diversification importante de l’activité des principaux intervenants.
Barclays va annoncer la semaine prochaine des suppressions de postes dans la banque d’investissement en Asie, avec une cessation de ses activités dans ce domaine en Corée du Sud et à Taïwan, rapporte mardi Reuters de sources proches du dossier. Cette opération porte sur une cinquantaine d’emplois et s’inscrit dans le vaste mouvement de restructuration déjà annoncé par le groupe afin de réduire ses coûts, qui passe notamment par un désengagement en Asie. Ces suppressions de postes vont avoir lieu dans des pays où Barclays n’est pas un acteur majeur de la banque d’investissement, ont précisé ces sources.
Le projet de scission de Postbank par Deutsche Bank souffre de quelques retards et une petite partie seulement de la banque de détail serait sans doute cédée par le biais d’une introduction en Bourse cette année, rapporte mardi WirtschaftsWoche. Citant des sources du directoire et du conseil de surveillance de Deutsche Bank, l’hebdomadaire allemand ajoute que la direction de la banque a abandonné tout espoir de déconsolider Postbank cette année, ce qui exigerait de mettre sur le marché la moitié au moins de son capital.
La banque britannique a reconnu mardi que les clients de ses services de banque en ligne et mobile au Royaume-Uni continuaient à subir des désagréments en raison de «problèmes techniques complexes». HSBC précise qu’elle n’a pas subi d’attaque informatique ou d’acte malintentionné. Les équipes informatiques du groupe travaillent depuis lundi matin à la résolution de ces problèmes.
Tracey McDermott, qui a remplacé au pied levé Martin Wheatley, le président de l’autorité britannique de régulation, la FCA (Financial Conduct Authority), remercié en septembre dernier, pourrait effectivement prendre les rênes de la FCA, si l’on en croit le Sunday Times. Sa nomination pourrait intervenir dans les prochaines semaines. La liste des candidats évoqués dans la presse est déjà longue, avec notamment Greg Medcraft, président de l’Australian Securities and Investments Commission, Mark Branson, directeur général de l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers en Suisse, ou encore le directeur général des services financiers au Trésor britannique, Charles Roxburgh.
Giovanni Sabatini, directeur général de l’association bancaire italienne ABI, a été nommé nouveau président du comité exécutif de la Fédération bancaire européenne (FBE) pour un mandat de deux ans à partir du mois de janvier 2016. Il succède à Piia-Noora Kauppi, directeur général de la Fédération des services financiers finlandais, dont le mandat de deux ans a pris fin en décembre. Sa nomination a été convenue lors de la réunion du comité exécutif le 18 décembre à Bruxelles.Giovanni Sabatini dirige l’ABI depuis 2009. Auparavant, il était directeur à la Consob, le régulateur boursier italien. Il est également le CEO de Monte Titoli SpA.
Renaud Dumora devient directeur général de BNP Paribas Cardif et membre du comité exécutif de BNP Paribas, a annoncé l’assureur ce matin, ouvrant ainsi la voie à une prochaine transition à sa tête. PDG depuis 2013, Pierre de Villeneuve conserve la présidence exécutive de la filiale d’assurance de BNP Paribas. Agé de 67 ans, ce dernier a débuté sa carrière chez Cardif en 1973 et avait accédé au poste de PDG après le départ d’Eric Lombard pour Generali. Renaud Dumora, 50 ans, avait été nommé directeur général délégué en janvier 2015. Polytechnicien et actuaire, il est arrivé chez Cardif en 1994. Ces dernières années, il a notamment piloté les directions finance, risque et juridique.
Les taux d’intérêt actuels continueront à influencer le secteur des banques et des assurances françaises en 2016. Dans son évaluation des risques du système financier publiée en décembre 2015, la Banque de France désigne le bas niveau des taux comme un facteur d’instabilité persistant pour les banques et les assurances. Pour les premières, elle souligne trois risques principaux.
Dans le cadre du Pilier 2, à la suite de l’exercice de revue et d’évaluation (SREP) mené par la Banque centrale européenne (BCE), l’exigence en common equity tier 1 (CET 1) applicable au groupe CM11-CIC, qui regroupe onze Fédérations de Crédit Mutuel ainsi que le CIC, a été fixée à 8,25% sur une base consolidée au 1er janvier 2016, selon un communiqué publié hier après-Bourse. Le coussin de sécurité complémentaire requis au titre de la situation d’établissement de taille systémique du groupe Crédit Mutuel est de 0,125% à partir du 1er janvier et sera augmenté de 0,125% par an pour atteindre 0,5% en 2019. L’exigence prudentielle en capital du groupe CM11 se situe donc à 8,375% au 1er janvier 2016. Pour le CIC, seul, elle atteint 8,875%. «Au 30 juin 2015, le ratio CET1 phasé du groupe CM11 s’établissait à 14,62% calculé conformément aux dispositions transitoires de CRD IV pour 2015 ce qui représente un coussin de 624 points de base au-dessus du minimum applicable au 1er janvier 2016», souligne le communiqué. Celui du CIC s’établissait à 11,4 %, soit 252 points de base au-dessus de l’exigence minimale.