La cour d’appel de Paris a validé le 1er février la mise en examen du géant bancaire britannique HSBC Holdings Plc dans une enquête pour fraude fiscale, ont annoncé à l’AFP des sources proches du dossier. HSBC avait été mise en examen en avril pour complicité de blanchiment de fraude fiscale et complicité de démarchage illicite. Les magistrats instructeurs lui reprochent un défaut de surveillance sur sa filiale suisse, HSBC Private Bank, soupçonnée d’avoir mis en place un système d’évasion fiscale à destination de clients notamment français.Plus précisément, les enquêteurs sont convaincus que la filiale suisse a proposé à ses clients, en 2006 et 2007, divers opérations et montages via les paradis fiscaux, pour dissimuler leurs avoirs à l’administration fiscale. «Nous sommes déçus du résultat de la procédure en appel. Nous continuerons à nous défendre vigoureusement», a réagi hier HSBC Holdings Plc. En avril, les magistrats financiers avaient imposé une caution d’un milliard d’euros à HSBC Holdings Plc. Mais cette somme avait été ramenée en juin à 100 millions d’euros par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris.
Les banques, assureurs et sociétés de gestion dans le monde ont continué à réduire les bonus de leurs salariés l’an dernier, préférant augmenter leurs rémunérations fixes, montre une nouvelle étude de Mercer citée par le Financial Times. Une majorité d’entreprises sondées a relevé la rémunération fixe de ses salariés de plus de 5 % et diminué les bonus d’une proportion similaire.
La police chinoise a arrêté une vingtaine de personnes en lien avec une escroquerie de type Ponzi qui aurait provoqué 7,67 milliards de dollars de pertes pour les investisseurs, rapporte le Financial Times, citant l’agence Xinhua. La société concernée est Ezubao, l’un des sites de prêts « peer to peer » les plus en vue de Chine. Le fondateur, Ding Ning, aurait utilisé l’argent des nouveaux investisseurs pour financer ses propres projets immobiliers et rembourser les investisseurs existants. La police a dû utiliser deux pelleteuses pour retrouver des livres de compte qui avaient été enterrés profondément dans le sol.
En réponse à un appel à commentaires de la Commission européenne sur l’encadrement réglementaire du secteur des services financiers, l’association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama) invite la Commission à assurer «un certain degré de stabilité réglementaire durant la période à venir». Ces dernières années, beaucoup a été entrepris dans le champ réglementaire, ce qui a constitué de fait autant de références pour les régulateurs du monde entier, selon l’Efama qui ajoute toutefois qu’il reste encore à faire en termes de mise en œuvre et d’application des nouvelles réglementations. Dans cette perspective, l’association professionnelle appelle la Commission à mettre en place une mise en œuvre «réaliste» des réglementations. Un calendrier trop juste entraînerait des incertitudes juridiques et constituerait de vrais défis pour les gestionnaires d’actifs durant la période de mise en œuvre. «Il existe actuellement de nombreux exemples de directives fondamentales affectant notre secteur (MiFID II, Ucits V, PRIIPs) pour lesquelles il est extrêmement difficile de se préparer dans les calendriers impartis», estime Alexandre Schindler, président de l’Efama, cité dans un communiqué. L’Efama soutient par ailleurs l’approche de la Commission mettant en œuvre une meilleure régulation («better regulation»). " L’approche de «better regulation» repose sur un dialogue constructif et efficace avec toutes les parties prenantes, afin d’obtenir l’expertise professionnelle et technique nécessaire pour ceux qui sont touchés par la réglementation. Cette approche repose également sur les colégislateurs européens et sur la Commission pour évaluer correctement les conséquences potentielles de tel ou tel dispositif réglementaire», commente Peter de Proft, directeur général de l’Efama.
Le cours d’UBS a accusé son plus fort recul en un plus d’un an, en perdant jusqu’à 8,8% ce matin à la Bourse de Zurich avant de se redresser, après l’annonce de résultats décevants en gestion de fortune. La division accuse 3,4 milliards de francs suisses de retraits de capitaux (hors Amériques) au quatrième trimestre 2015, soit sa plus mauvaise performance depuis 2010. Le résultat avant impôt de ce métier cœur d’UBS a également reculé de 47% sur un an.
La réduction des provisions pour créances douteuses a permis à la banque espagnole Bankia, contrôlée par l’Etat depuis son renflouement en 2012, de publier hier un bénéfice net annuel en hausse de près de 40%, à 1,04 milliard d’euros. Bankia a précisé vouloir augmenter de 50% les dividendes distribués au titre de 2015. Pour couvrir le coût éventuel des poursuites engagées par des actionnaires individuels ayant participé à son introduction en Bourse en 2011 et qui jugent avoir été trompés, le groupe et sa maison-mère BFA ont mis de côté 1,84 milliard d’euros.
Swiss Re Corporate Solutions a annoncé hier l’extension de son offre cyber avec le lancement d’un produit spécifique au marché français, CyberSolutions France. Cette solution aide les entreprises à renforcer leur capacité de résilience en combinant une assurance classique à des services de prévention du risque et de gestion des sinistres. En partenariat avec IBM, la garantie intègre l’évaluation et la prévention des risques cyber, ainsi que la possibilité de tester la vulnérabilité des systèmes d’information de la société souscriptrice.
Maya Atig a été nommée directrice générale adjointe de la Fédération nationale du Crédit Agricole (FNCA), chargée des affaires financières, bancaires et européennes, à compter du 1er février 2016. Elle succède à ce poste à Alban Aucoin, qui a pris la direction des affaires publiques du groupe Crédit Agricole. Depuis 2012, Maya Atig était directrice générale adjointe de l’Agence France Trésor (AFT) en charge de la gestion de la dette et de trésorerie de l’Etat français. Hormis un passage à la direction financière de France Télécom en Pologne de 2003 à 2005, Maya Atig a fait toute sa carrière au Trésor. Elle y a débuté comme administrateur en charge du suivi des marchés financiers, puis a notamment été chef du bureau des affaires bancaires et monétaires, pour les négociations et la transposition de Bâle 2, chef du bureau des entreprises et intermédiaires d’assurance et secrétaire générale adjointe du comité consultatif de la législation et de la réglementation financières, puis sous-directrice des assurances.
A la suite de la signature au mois de juillet 2014 d’un accord-cadre de partenariat entre Banque PSA Finance et Santander Consumer Finance, le groupe français a indiqué hier que leur coentreprise formée aux Pays-Bas avait commencé ses activités le 1er février 2016. Cet accord concerne onze pays européens, et est déjà opérationnel dans sept d’entre eux. Cette coentreprise assure dorénavant le financement des concessionnaires automobiles des marques Peugeot, Citroën et DS ainsi que celui de leurs clients aux Pays-Bas.
« Je suis un passionné de la finance », s’exclame Christophe Cattoir, responsable de la gestion d’actifs de M comme Mutuelle. S’il découvre la discipline durant ses études à la Faculté libre de Sciences Economiques de Lille, c’est dans son métier qu’il adore la pratiquer au quotidien. Il va même jusqu’à l’enseigner à l’école polytechnique de Lille pour transmettre, à son tour, son savoir.
M comme Mutuelle, un des principaux acteurs de la complémentaire santé au nord de Paris, accompagne aujourd’hui plus de 250 000 personnes sur toute la France via des contrats santé individuels ou collectifs, mais également en prévoyance, prévention, assurance et épargne. Christophe Cattoir, responsable de la gestion d’actifs, nous explique les évolutions de la mutuelle ainsi que la gestion du portefeuille financier dont l’encours s’élève aujourd’hui à environ 100 millions d’euros.
Le taux de détention de crédits des ménages français a connu une stabilisation en 2015 à 46,5 % après avoir chuté pendant six années, révèle le rapport de l’Observatoire des crédits aux ménages (OCM).
En septembre 2012, Patripart SA, un ancien actionnaire de Fortis, et sa société mère, Patrinvest SCA, ont intenté une action en dommages et intérêts devant le tribunal de commerce de Bruxelles. La demande invoquait une information prétendument incomplète et/ou trompeuse dans le prospectus de Fortis sur l’augmentation de capital de septembre 2007. Le Tribunal de Bruxelles a décidé lundi que le prospectus contenait une image fidèle de la situation de Fortis et des risques auxquels il était confronté, en particulier en ce qui concerne l’acquisition d’ABN Amro, le portefeuille de subprimes et la position de solvabilité et de liquidité.
Le marché du risque cyber continue à s’étoffer en France. Swiss Re Corporate Solutions a annoncé lundi l’extension de son offre cyber avec le lancement d’un produit spécifique au marché français, CyberSolutions France. Cette solution aide les entreprises à renforcer leur capacité de résilience en combinant une assurance classique à des services de prévention du risque et de gestion des sinistres. En partenariat avec IBM, la garantie intègre des services d’évaluation et de prévention des risques cyber comme l’accès à une formation en ligne des salariés mais aussi la possibilité de tester la vulnérabilité des systèmes d’information. La gestion des sinistres et l’assistance en cas d’incident sera assurée par un réseau d’experts local coordonné avec les équipes sinistres du réassureur.
Maya Atig a été nommée lundi directrice générale adjointe de la Fédération nationale du Crédit Agricole (FNCA), chargée des affaires financières, bancaires et européennes, à compter du 1er février 2016. Elle succède à ce poste à Alban Aucoin, qui a pris la direction des affaires publiques du groupe Crédit Agricole.
Les sociétés de gestion tentent jusqu’à la dernière minute de convaincre les régulateurs européens d’édulcorer le projet de réforme sur les transactions contenu dans MIF II et destiné à éviter que ne se reproduisent les turbulences sur les marchés rencontrées lors de la crise financière, rapporte le Financial Times fund management. Ces règles, qui augmenteront la transparence dans l’obligataire, auront un impact « sismique » sur le marché de la gestion d’actifs si elles ne sont pas amendées, estiment des personnes bien informées du secteur. Ces changements obligeraient les sociétés de gestion qui tentent de vendre un instrument obligataire liquide à dévoiler le prix qu’elles recherchent avant la vente. Cela pourrait aboutir à une plus grande illiquidité sur le marché et une hausse des prix pour les investisseurs. Les sociétés s’inquiètent aussi du fait que trop d’instruments illiquides puissent être considérés comme liquides et soumis à des règles de transparence.
La Bourse a travaillé avec le cabinet McKinsey sur les leçons à tirer du flash crash du 24 août qui a ébranlé le marché américain, rapporte L’Agefi. La journée agitée avait vu d’importants écarts se creuser entre la valeur liquidative des ETF et la valeur des titres sous-jacents. A l’issue de ces travaux, la Bourse a publié un rapport qui fait plusieurs recommandations. Le Nyse juge ainsi prioritaire d’améliorer le fonctionnement du système qui empêche les prix des titres d'évoluer en dehors d’une certaine fourchette, sous peine de pause momentanée dans leur négociation (Limit Up-Limit Down Mechanism). Ce mécanisme «a réduit la transparence et entravé la capacité pour les prix des titres de rebondir rapidement et de se normaliser». Le rapport présente aussi des pistes d'évolutions potentielles qui méritent plus d’analyse selon le Nyse. Parmi ces options figurent le développement d’incitations à fournir de la liquidité pour les teneurs de marchés ou l’alignement des procédures de pause dans la négociation entre les marchés des actions, des ETF et des dérivés. Suite au «flash crash» d’août, le Nyse avait déjà annoncé qu'à partir de la fin du mois, il n’accepterait plus les ordres dits «stop-loss».
Credit Suisse va payer une amende de 84,3 millions de dollars aux Etats-Unis, a annoncé dimanche la Securities & Exchange Commission (SEC). Le montant servira à solder des accusations de malversations dans les «dark pools». En plus de l’amende dont a écopé Credit Suisse Securities (USA), une autre de 70 millions de dollars a été infligée pour des motifs semblables à la filiale américaine de la banque britannique Barclays Capital Inc. Il s’agit des «pénalités les plus fortes» jamais ordonnées dans des enquêtes concernant les opérations de courtage alternatif, selon le communiqué de la SEC."Ces affaires sont parmi les plus récentes d’une série d’actions répressives concernant les dark pools et autres systèmes de courtages alternatifs», a commenté Mary Jo White, présidente de la SEC, citée dans le communiqué. L’institution «continuera de faire la lumière» sur ces plateformes de courtage opaques «afin de mieux protéger les investisseurs», a-t-elle poursuivi.La SEC et le ministère de la Justice de New York accusaient notamment le numéro deux bancaire helvétique d’avoir favorisé certains traders au détriment d’autres participants, de ne pas avoir divulgué le prix des actions échangées et de ne pas avoir révélé les règles de fonctionnement de sa plateforme d'échanges.
La réduction des provisions pour créances douteuses a permis à la banque espagnole Bankia , contrôlée par l’Etat depuis son renflouement en 2012, de publier lundi un bénéfice net annuel en hausse de près de 40%, à 1,04 milliard d’euros. Bankia a précisé vouloir augmenter de 50% les dividendes distribués au titre de 2015. Pour couvrir le coût éventuel des poursuites engagées par des actionnaires individuels ayant participé à son introduction en Bourse en 2011 et qui jugent avoir été trompés, le groupe et sa maison-mère BFA ont mis de côté 1,84 milliard d’euros.
La cour d’appel de Versailles a décidé vendredi d’ouvrir le volet civil de l’affaire Jérôme Kerviel. L’ex-trader sera rejugé du 15 au 17 juin prochain pour sa responsabilité dans la perte de 4,9 milliards d’euros subie par la Société Générale. Ce procès civil, nouvel épisode d’un feuilleton entamé il y a huit ans, s’était ouvert le 20 janvier dernier mais la défense de l’ex-trader avait alors réclamé un sursis à statuer, une demande finalement rejetée par la cour d’appel.
Caixabank a annoncé vendredi un bénéfice net annuel en hausse de 31,4% à 814 millions d’euros, en dépit de dépréciations sur le pétrolier Repsol dont elle possède 12,14% du capital. Ce résultat est toutefois inférieur à celui de 1,1 milliard attendu par le consensus et la banque a fait état d’une perte nette de 182 millions au quatrième trimestre. Banco Popular, qui a subi l’impact d’une provision de 350 millions d’euros constituée pour couvrir des risques juridiques liés à ses crédits immobiliers, affiche une chute de 68% de son bénéfice net annuel à 105 millions, ratant à la fois le consensus et son objectif fixé à 400 millions d’euros.
Le numéro deux mondial des cartes de crédit a fait état vendredi d’une hausse de 11,1% de son bénéfice net trimestriel à la faveur d’une progression marquée des volumes de transactions traités. Le bénéfice net de MasterCard s’est établi à 890 millions de dollars (823 millions d’euros), soit 0,79 dollar par action sur le quatrième trimestre 2015, contre 801 millions il y a un an. Sur les trois premières semaines de janvier, les volumes traités aux Etats-Unis ont augmenté de 13%, soit une progression de près de 4 points de pourcentage par rapport au quatrième trimestre.
BNP Paribas Wealth Management SA va se faire absorber par sa maison-mère française, selon un projet présenté aux organisations syndicales vendredi. La structure s’adresse à une clientèle fortunée constituée en majorité de non-résidents, avec 33 salariés en France. Ses deux succursales à Hong Kong et Singapour seront intégrées aux structures locales du groupe. Le projet est motivé par un souci d’économie et de simplification.
Le DMO, l’agence de gestion de la dette britannique, a annoncé vendredi que la Société Générale cessera après le 5 février ses activités de teneur de marché sur les emprunts d’Etat britanniques, nominaux et indexés sur l’inflation. Les Gilts ne compteront plus que 16 market makers. Plusieurs banques, à l’image de Credit Suisse, ont cessé ces dernières semaines leurs activités de spécialistes en valeurs du Trésor sur certains marchés, faute de rentabilité. La Société Générale va aussi cesser ses activités sur les titres MBS émis par les agences hypothécaires américaines.