JPMorgan a accepté de verser 995 millions de dollars au rehausseur de crédits Ambac, affecté par la crise des «subprime», selon un communiqué d’Ambac publié le 26 janvier. Ambac, dont le métier d’origine était de mutualiser le risque de défaut de paiement des collectivités locales et des Etats américains, mais qui s'était diversifié dans des activités d’assurance de crédit beaucoup plus risquées, accusait l’ex-banque Bear Stearns, rachetée en 2008 par JPMorgan, d’avoir vendu un portefeuille de prêts hypothécaires (RMBS) toxiques. La valeur de ces crédits immobiliers convertis en produits financiers s'étaient effondrée, causant des pertes colossales à leurs acheteurs et garants finaux, dont Ambac. Le rehausseur de crédit précise qu’en échange de cet argent, il va abandonner les poursuites engagées devant des tribunaux new-yorkais en 2012. «Cet accord donne une force juridique aux autres litiges liés aux RMBS et renforce notre confiance» pour les résoudre, souligne Nader Tavakoli, le patron d’Ambac, cité dans un communiqué.
JP Morgan Chase & Co va verser 1,42 milliard de dollars (1,31 milliard d’euros) en liquide pour solder l’essentiel du litige dans lequel elle est accusée d’avoir siphonné des liquidités à Lehman Brothers Holdings dans les derniers jours ayant précédé la faillite spectaculaire de cet établissement, rapporte Reuters. Cet accord qui a été rendu public lundi doit encore être approuvé par un juge à Manhattan. La plainte porte sur 8,6 milliards de dollars. Cet accord ne devrait pas avoir d’impact effectif sur les résultats de JP Morgan, selon une personne proche du dossier.
Santander a annoncé mercredi une chute de 98% de son bénéfice net à 25 millions au quatrième trimestre, pénalisé par 1,44 milliard d’euros de charges exceptionnelles. Près de la moitié de ces charges est liée à la compensation de victimes de ventes abusives de produits d’assurance en Grande-Bretagne. Le bénéfice net récurrent a augmenté de 0,3% à 1,46 milliard, contre un consensus Reuters de 1,49 milliard. La banque espagnole a précisé que son ratio de fonds propres durs CET1 avait dépassé la barre des 10% à fin décembre 2015, conformément à ses objectifs.
Royal Bank of Scotland (RBS) a annoncé qu’elle allait devoir verser 4,2 milliards de livres (5,5 milliards d’euros) dans son fonds de pension du fait de modifications intervenues dans son approche comptable. Encore détenue à 73% par l’Etat depuis la crise financière 2007-2009, la banque a également fait état de 2,2 milliards de dollars (deux milliards d’euros) de provisions supplémentaires liées à un litige sur des actifs hypothécaires aux Etats-Unis. Ces provisions pèseront à hauteur de 1,5 milliard de livres sur le bénéfice du quatrième trimestre, qui sera en outre pénalisé par 498 millions de livres de dépréciations et 500 millions de provisions supplémentaires liées à des ventes abusives de produits d’assurance en Grande-Bretagne La banque note que tous ces éléments ramèneront à 1,6% son ratio de capital Tier 1.
La Financial Conduct Authority (FCA) tient son nouveau directeur général: Andrew Bailey. L’actuel responsable de la régulation financière à la Banque d’Angleterre, où il dirige la Prudential Regulation Authority (PRA), a été nommé hier pour un mandat de cinq ans à la tête de l’autorité de supervision du secteur financier et des marchés au Royaume-Uni. Il prendra ses fonctions lorsque son successeur à la PRA aura été trouvé. C’est George Osborne lui-même, le chancelier de l’Echiquier, qui aurait convaincu Andrew Bailey de prendre le poste alors que le processus de recrutement semblait s’enliser.
Le groupe paritaire de protection sociale indique avoir signé 10.000 contrats, décroché 29 accords de branche (dont 13 en 2015) et vendu plus de 5.000 services de gestion du risque et de prévention santé dans le cadre de la généralisation de la complémentaire santé. En 2015, Malakoff Médéric a réalisé une production nouvelle en santé et prévoyance de 382 millions d’euros. Le groupe détient désormais 10% du marché de la santé collective et vise 15% en trois ans.
HSBC pourrait prendre le mois prochain une décision finale sur l’avenir de sa filiale turque, qui figure jusqu’à présent sur sa liste d’actifs à céder, a annoncé hier le journal turc Hurriyet. La banque sino-britannique aurait décidé de passer sous revue sa stratégie en Turquie, après avoir cédé sa filiale brésilienne à un prix plus élevé que prévu. Le mois dernier, Bloomberg assurait que le néerlandais ING avait renoncé à racheter la banque turque de HSBC, en perte au troisième trimestre.
Confirmant les rumeurs insistantes, le Suisse Zurich Insurance a annoncé hier l’arrivée de Mario Greco au poste de directeur général, quelques heures après que l’assureur italien Generali a confirmé le départ de son administrateur délégué. Zurich cherchait un candidat extérieur pour remplacer Martin Senn. Ce dernier a démissionné le 1er décembre après l’échec d’une tentative de rachat du britannique RSA. Mario Greco occupera ses nouvelles fonctions en mai prochain. L’assureur helvétique avait déclaré la semaine dernière s’attendre à une perte de 100 millions de dollars (91,18 millions d’euros) au quatrième trimestre dans son activité principale d’assurance IARD. Cet avertissement sur résultats avait fait plonger le titre à la Bourse de Zurich.
L’assureur April a enregistré en 2015 un chiffre d’affaires consolidé de 798 millions d’euros, en hausse de 4,1 % par rapport à l’année 2014 en publié (+4,6% en pro forma), dans le contexte de la généralisation de la complémentaire santé en entreprise, entrée en vigueur le 1er janvier. Les commissions et honoraires de courtage ont reculé de 1,1% (-1,7% en santé prévoyance), compensé par une hausse de 13% des primes d’assurance. Le chiffre d’affaires a été porté par l’assurance dommages, dont les revenus progressent de 6,9% à 295 millions d’euros. La réforme de la complémentaire «continuera d’affecter les portefeuilles en santé individuelle dans les prochaines années», indique le groupe, qui communiquera plus précisément ses résultats annuels le 2 mars. April confirme attendre un résultat opérationnel courant en léger repli par rapport à 2014.
L’administrateur délégué de Generali, Mario Greco, est proche de démissionner de la direction de l’assureur italien pour rejoindre le suisse Zurich Insurance, indique Reuters, confirmant des rumeurs de départ qui circulent depuis le mois de décembre. Mario Greco a dirigé les activités d’assurance de Zurich pendant cinq ans avant de prendre la direction de Generali en août 2012. Generali s’est refusé à tout commentaire. A la Bourse de Milan, la cotation de l’action Generali a été suspendue alors que le titre cédait 4,86% dans l’après-midi.
AIG a fini par céder aux assauts de Carl Icahn et de John Paulson. Sous la pression de ces deux actionnaires activistes, l’assureur américain a annoncé une série d’initiatives visant à améliorer son profil financier. Il va ainsi scinder son activité d’assurance hypothécaire UGC. Près de 20% de son capital seront introduits en Bourse d’ici fin juin après le feu vert des régulateurs. UGC, qui a généré un bénéfice opérationnel de 464 millions de dollars sur les neuf premiers mois de 2015, est valorisé entre 3 et 6 milliards de dollars par les analystes. AIG va par ailleurs céder son activité de conseils financiers et de courtage AIG Advisor Group au fonds Lightyear Capital et à PSP Investments pour un montant non dévoilé. Un plan d’économies de 1,6 milliard de dollars sur deux ans sera également lancé. Enfin, AIG va loger dans un portefeuille dédié des actifs hérités de la crise financière de 2008, qui seront soit vendus soit dépréciés.
JP Morgan Chase & Co versera 1,42 milliard de dollars en liquide pour solder l’essentiel du litige dans lequel elle est accusée d’avoir siphonné des liquidités à Lehman Brothers Holdings dans les derniers jours ayant précédé la faillite spectaculaire de cet établissement. Cet accord a été rendu public lundi et doit encore être approuvé par un juge à Manhattan, rapporte l’agence Reuters.Dans le cadre de cette plainte portant sur 8,6 milliards de dollars, JP Morgan est accusée de s'être servie de son statut de principale banque d’"assainissement» de Lehman pour prélever des milliards de dollars de garanties dans ses comptes juste avant la faillite de cette banque d’investissement le 15 septembre 2008, événement ayant déclenché une crise financière mondiale. Des créanciers de Lehman affirment que JP Morgan n’avait pas besoin de ces garanties et qu’elle s’est ainsi enrichie opportunément à leurs dépens. Cet accord ne devrait pas avoir d’impact effectif sur les résultats de JP Morgan, a indiqué une personne proche du dossier.
La Commission européenne a exprimé sa surprise lundi après les déclarations du ministre belge des Finances évoquant un possible rejet par son pays du nouveau projet de taxe sur les transactions financières (TTF) dans la zone euro, rapporte l’agence Reuters. «Nous n’avons en aucune façon été informés du fait que la Belgique pourrait se retirer de la TTF. La Belgique a joué un rôle de soutien fort tout au long du processus de négociation», a déclaré lundi une porte-parole de la Commission européenne, que cite l’agence.Ce week-end dans un communiqué, le ministre des Finances belge Johan Van Overtveldt, a indiqué que son pays «ne quittera pas la table des négociations à ce stade mais on ne peut nier que les projets de textes tels qu’ils existent aujourd’hui sont inacceptables, car en contradiction avec l’accord de gouvernement». Il a ajouté que la dernière version en date du projet risquait de pénaliser le secteur financier belge et de faire augmenter les coûts de financement de l’Etat.
Un rapport de 200 pages sur la réforme des fonds de pension publics a été remis lundi au chancelier de l’Echiquier George Osborne, rapporte le Financial Times. Le document, coproduit par la société de conseil Hymans Robertson, 24 collectivités territoriales, 13 fonds de pension et 40 gérants représentant le Local Government Pension Scheme (LGPS), prévoit de réduire les coûts annuels des fonds de pension entre 190 et 300 millions de livres et de créer six fonds souverains. La réduction des frais passerait par un moindre recours à l’externalisation à des gérants externes et par une réduction de la rémunération de ces derniers. Les 89 fonds de pension au Royaume-Uni gèrent la retraite de 4,6 millions de fonctionnaires.
La banque privée Leodan a conclu un accord avec le Département américain de la justice pour régler son différend fiscal avec les Etats-Unis, rapporte L’Agefi suisse. L’établissement, basé à Zurich, se voit infliger une amende de 500.000 francs. Depuis le 1er août 2008, Leodan a abrité jusqu’à 44 comptes liés à des contribuables américains, déclarés ou non, pour un total de quelque 59,42 millions de dollars. L’établissement a bénéficié d’une peine réduite en raison de ses efforts pour encourager ses clients indélicats à régulariser leur situation.
JPMorgan va verser 995 millions de dollars au rehausseur de crédit Ambac et débourser 1,42 milliard de dollars dans un litige lié à Lehman Brothers. Ambac a annoncé ce mardi un accord mettant fin à toutes ses poursuites à l’encontre de la banque américaine, liées à des transactions sur des RMBS (residential mortgage-backed securities).
HSBC pourrait prendre le mois prochain une décision finale sur l’avenir de sa filiale turque, qui figure jusqu’à présent sur sa liste d’actifs à céder, annonce ce mardi le journal turc Hurriyet. La banque sino-britannique aurait décidé de passer sous revue sa stratégie en Turquie, après avoir cédé sa filiale brésilienne à un prix plus élevé que prévu. Le mois dernier, Bloomberg assurait que le néerlandais ING avait renoncé à racheter la banque turque d’HSBC, en perte au troisième trimestre.
Le groupe paritaire de protection sociale indique avoir signé 10.000 contrats, décroché 29 accords de branche (dont 13 en 2015) et vendu plus de 5.000 services de gestion du risque et de prévention santé dans le cadre de la généralisation de la complémentaire santé. En 2015, Malakoff Médéric a réalisé une production nouvelle en santé et prévoyance de 382 millions d’euros. Le groupe détient désormais 10% du marché de la santé collective et vise 15% en trois ans.
La Financial Conduct Authority (FCA) tient son nouveau directeur général: Andrew Bailey. L’actuel responsable de la régulation financière à la Banque d’Angleterre, où il dirige la Prudential Regulation Authority (PRA), a été nommé mardi à la tête de l’autorité de supervision du secteur financier et des marchés au Royaume-Uni. Il prendra ses fonctions lorsque son successeur à la PRA aura été trouvé.
« J’ai un parcours un peu atypique avec un baccalauréat et des études scientifiques au départ », déclare d’emblée Olivier Brenza, directeur administratif et financier d’Adréa Mutuelle. Après avoir passé une année sans être très assidu à la faculté des Sciences, il suit finalement, grâce à un ami, une formation d’expertise comptable en 1988. Les maths, la gestion financière et le contrôle de gestion ne lui posent aucun problème et la formation, plus encadrée que la fac, lui correspond davantage. « Finalement, je me suis pris au jeu de la discipline », reconnaît le Nîmois.
Fruit de la fusion entre huit mutuelles régionales en 2011, Adréa Mutuelle s’est construite par étape avec la volonté de créer une véritable entreprise commune. « La politique adoptée par les dirigeants des mutuelles de l’époque était de constituer un groupe composé de mutuelles de taille et de configuration comparables, mais présentes sur des territoires différents », explique Olivier Brenza, directeur administratif et financier. L’histoire se poursuit aujourd’hui avec la création d’une union mutualiste de groupe (UMG) regroupant Adréa Mutuelle, Eovi MCD et Apréva Mutuelle, votée par les trois assemblées générales en décembre dernier. L’occasion pour nous de revenir sur la gestion financière et l’organisation d’Adréa Mutuelle.
Boursorama a annoncé que le rendement de son fonds Euro Exclusif, d’un des deux fonds euros de son contrat d’assurance Boursorama Vie, a atteint un rendement de 3,15% nets de frais de gestion en 2015. Le nombre d’adhésions de ce contrat ont progressé de 50% en un an et le montant collecté de 19%, dont 34% pour la part investie en unités de compte. Eurissima, le second fonds euros, affiche quant à lui un rendement net de 2,75%.
L’agence Moody’s a indiqué le 22 janvier qu’elle envisageait d’abaisser les notes de 120 entreprises du secteur pétrolier et gazier touchées par la chute des cours de l’or noir ainsi que celle de 55 sociétés du secteur minier en raison du «ralentissement de croissance en Chine». La décision concernant les sociétés du secteur pétrolier et gazier reflète «les prix déclinants qui sont à des plus bas depuis des années, une demande affaiblie et une période prolongée de surapprovisionnement qui va continuer à mettre sous pression les profils d’emprunteurs des entreprises du pétrole et du gaz», explique Moody’s dans un communiqué.Parmi les compagnies concernées figurent en Europe l’anglo-néerlandaise Royal Dutch Shell, la française Total et la norvégienne Statoil, mais plus de la moitié sont américaines. La liste comprend aussi des géants russes de l'énergie comme Rosneft et Gazprom. L’agence de notation va désormais étudier en détail les profils d’emprunteurs de ces 120 entreprises avant de décider, en principe dans un délai de trois mois, d’abaisser leur note ou non.Du côté des 55 groupes miniers concernés par une éventuelle dégradation de leur note long évaluant leur capacité à rembourser leur endettement sur le long terme, c’est le ralentissement de la croissance en Chine qui est en cause. Sont notamment évoqués les groupes américains Alcoa (aluminium et métaux composites) et Anglo American, Vale (Brésil), Barrick Gold (Canada), l’Anglo-australien Rio Tinto, le chinois Yanzhou Coal Mining ou encore le norvégien Norsk Hydro (aluminium).
Les implications de la loi sur les établissements financiers (LEFin) et de la loi sur les services financiers (LSFin) préoccupent les acteurs de petite taille, rapporte L’Agefi suisse. L’Association des gérants de fortune suisse (ASG, environ 1000 membres, pratiquement tous indépendants) estime que les modifications à apporter aux deux textes sont si lourdes que le Parlement ne pourra pas s’en charger. Cette loi transversale doit donc être rejetée et remplacée par une loi dédiée à la gestion de fortune comme il en existe au Liechtenstein, et comme en bénéficient en Suisse déjà les banques, les assureurs ou les placements collectifs, estime l’association.Pour le directeur de l’ASG, Patrick Dorner, le projet actuel LSFin-LEFin ne protège pas mieux l’investisseur; il engendrerait des coûts supplémentaires de l’ordre de 300 millions de francs par an (qui seraient mis à la charge des clients, selon l’ASG); il ne favorise pas l’accès au marché et les futures organismes de surveillance (OS) que veut la LSFin-LEFin constituent une solution «impraticable», qui ne serait pas reconnue par l’étranger et dont le financement n’est pas réglé. Sur cet aspect financier, les choses ont évolué, puisque la Confédération accordera un crédit (remboursable) permettant la création du ou des futurs «OS», relève le quotidien.
Le Comité des affaires fiscales de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a nommé Christoph Schelling, ambassadeur et chef de la division Fiscalité du Secrétariat d’Etat aux questions financières internationales (SFI), membre de son bureau au 1er janvier 2016, rapporte L’Agefi suisse. La durée de ce mandat est de trois ans. Le bureau du Comité des affaires fiscales est l’organe de direction de ce comité, dont il est chargé de préparer les séances. Dans sa forme étendue (le Bureau Plus), il comprend également les représentants d’Etats membres du G20 qui ne sont pas en même temps membres de l’OCDE.