L’année 2015 aura été marquée par une augmentation de près de 40% du nombre de dossiers reçus par le médiateur, indique le médiateur de l’Autorité des marchés financiers (AMF) dans son rapport annuel 2015. Saisie à 1406 reprises contre 1001 l’année précédente, la médiation de l’AMF a traité in fine 745 dossiers relevant de son champ de compétence. En effet, 38% des saisines se sont avérées hors de la compétence financière du médiateur, et concernaient à près de 60% des litiges d’ordre bancaire. 364 avis ont été rendus cette année, et leur issue conforte le taux d’adhésion fort du processus de médiation de l’AMF : 62% des avis rendus sont favorables à l’épargnant et suivis à 93% par les deux parties. Lors d’avis défavorables, seuls 2% d’entre eux génèrent une insatisfaction du demandeur.A l’instar des années précédentes, l’épargne salariale a constitué en 2015 un des sujets clés en matière de médiation, avec 271 saisines sur l’année, soit 6 fois plus qu’en 2012. A noter que l’année 2016 sera marquée par des évolution consécutives à la loi Macron, qui vient notamment instaurer de nouvelles règles sur l’affectation de l’intéressement, désormais versé par défaut sur le plan d'épargne salariale. Fléau toujours en expansion, le trading très spéculatif sur internet visant les particuliers (Forex, options binaires) a vu le nombre de dossiers de médiation à ce sujet croître de 60%. Sur un total de 228 dossiers reçus, 139 concernaient en 2015 des sociétés agréées permettant, de ce fait, l’intervention du médiateur. Sur les 47 avis rendus, 43 ont été favorables à l’épargnant et permis le recouvrement de tout ou partie des sommes perdues : les indemnisations s’élèvent en 2015 à 379 209 euros. Malgré ces issues satisfaisantes, il s’agit de souligner le danger que représentent ces offres trop largement diffusées, et d’appeler les particuliers à une indispensable méfiance. Les thèmes de médiation concernent, dans 92% des cas, des problématiques de mauvaise exécution et mauvaise information. A ce titre, la pratique commerciale agressive est le premier grief rencontré en matière de mauvaise information ou conseil ; l’instruction de transfert de compte-titres et la non restitution des fonds sont les principaux litiges dans les cas de mauvaise exécution.