En 2014, les dirigeants de BlackRock ont obtenu une copie d’une présentation PowerPoint confidentielle de la Federal Reserve qui soutenait que la société de gestion pouvait poser les mêmes risques financiers que les grandes banques, rapporte le Wall Street Journal. Ce document a poussé la société à se battre pour éviter une surveillance plus stricte de la Fed, ce qu’elle a obtenu in fine. Lundi, un panel américain a d’ailleurs prôné une vérification plus fine de certaines activités et produits de gestion d’actifs, mais pas des sociétés de gestion. Cela n’est pas le fruit du hasard. En 2008, BlackRock ne dépensait pas un centime en matière de lobbying et n’avait aucun lobbyiste enregistré à Washington fin 2009. Maintenant, elle est l’une des firmes financières les plus puissantes de la capitale. Ses dirigeants appellent par leur prénom le secrétaire d’Etat, le régulateur bancaire de la Fed et de nombreux membres du Congrès. Depuis 2009, BlackRock a dépensé 14,21 millions de dollars en lobbying, contre 12,55 millions de dollars pour Vanguard et 23,28 millions de dollars pour Fidelity. La personne clé des efforts auprès de Washington a été la co-fondatrice de BlackRock Barbara Novick,. Elle a recruté en 2009 un lobbyiste qui l’a introduite auprès des personnalités de l’administration, des régulateurs et législateurs.