Le parlement du Luxembourg vient de voter la loi portant sur la création d’une nouvelle structure de fonds alternatifs, baptisée « fonds d’investissement alternatifs réservés » (ou « Reserved Alternatif Investment Fund » en anglais ou RAIF). Ce nouveau type de véhicule, plus souple, devrait rentrer en vigueur trois jours après la publication de la loi à la Gazette Officielle du Luxembourg. La nouvelle structure est un fonds d’investissement alternatif (FIA/AIF) qui aura des caractéristiques très proches de celles du SIF («Specialised Investment Fund») ou d’une Sicar luxembourgeoise (société d’investissement en capital à risque) avec toutefois une différence de taille : le RAIF n’aura pas besoin de l’agrément de la Commisssion de Surveillance du Secteur Financier (CSSF) et il ne sera pas non plus supervisé par la Commission. L’Association luxembourgeoise des fonds d’investissements (ALFI) s’est félicitée du vote de cette loi. « Cette nouvelle structure complète la gamme de produits de fonds d’investissement du Luxembourg et nous croyons que cela démontre la compréhension du législateur des besoins de l’industrie des fonds afin de servir au mieux les intérêts des investisseurs », a ainsi déclaré Denis Voss, présidente de l’ALFI, citée dans un communiqué.
Les autorités turques ont temporairement suspendu les activités de Bank Asya, spécialisée dans la finance islamique, a indiqué lundi l’organisme turc d’assurance des dépôts alors que le processus de mise en vente de l'établissement n’a attiré aucun acheteur. Fondée par des partisans de Fethullah Gülen, un prédicateur en exil aux Etats-Unis et opposant de longue date au président turc Recep Tayyip Erdogan, Bank Asya fait partie de la vingtaine d’entreprises liées à Gülen, ciblées par Ankara depuis la tentative de putsch militaire avortée de vendredi soir.
Bank of America, la deuxième banque américaine par les actifs, a annoncé lundi un bénéfice trimestriel en baisse de 19,4% en raison d’une augmentation de ses provisions pour créances douteuses et d’un recul du revenu qu’elle tire de ses prêts. Le bénéfice net attribuable aux actionnaires est ressorti à 3,87 milliards de dollars (3,50 milliards d’euros), soit 36 cents par action, sur le trimestre clos le 30 juin, contre 4,80 milliards (43 cents par action) un an plus tôt. Les analystes prévoyaient en moyenne un résultat par action de 33 cents, selon le consensus établi par Thomson Reuters I/B/E/S. Les provisions pour créances douteuses ont augmenté de 25% à 976 millions de dollars et le revenu net des intérêts a reculé de 12% à 9,2 milliards.
Le nouveau ministre britannique des Finances, Philip Hammond, s’est félicité de l’annonce du rachat du concepteur britannique de puces ARM Holdings par le japonais Softbank, y voyant la capacité du pays à attirer les capitaux malgré le vote du 23 juin favorable au Brexit.
L’assureur mutualiste Covéa a mis sur pied une direction juridique groupe qui remplace l’organisation précédente par marque (Maaf, MMA, GMF). Rattachée à Patrice Forget, directeur général en charge du secrétariat général et de l’international, cette direction juridique groupe est organisée autour de deux domaines majeurs : le droit des assurances et le droit des affaires. Dans ce cadre, Laurent Di Méglio est nommé directeur juridique de Covéa. Il était depuis 2014 à la tête du département juridique de MAAF Assurances.
L’Office of the Comptroller of the Currency (OCC), rattaché au Trésor américain, a publié son rapport bi-annuel sur les risques pesant sur les banques.
Les Européens se préparent à prendre leurs distances avec les recommandations du Comité de Bâle à l’occasion de la révision de ses règles prudentielles en novembre.
Le niveau élevé des créances douteuses des banques italiennes est gérable selon un responsable de la supervision bancaire de la Banque centrale européenne (BCE), interrogé vendredi par le quotidien Il Sole 24 Ore. «Il n’y a pas de problème spécifique ou national avec l’Italie, assure Ignazio Angeloni. Certaines banques sont handicapées par un niveau élevé de prêts non-performants (NPL)». Selon lui. le fonds italien de soutien au secteur bancaire Atlante, créé récemment pour contribuer à la stabilisation du marché bancaire, devra trouver de nouvelles ressources, notamment auprès d’investisseurs privés hors du secteur bancaire italien.
La banque américaine a annoncé vendredi la nomination effective de l’ex-président de la Commission européenne au poste de chairman de Goldman Sachs International. Alors que cette reconversion a provoqué un malaise dans les capitales européennes, Goldman Sachs souligne que «cette décision n’a rien à voir avec le résultat du vote sur le Brexit». Elle dit avoir entamé les discussions «lorsque la vision qui prévalait donnait la campagne du ‘Remain’ gagnante, un résultat que nous aurions préféré et publiquement soutenu». La banque avait déjà été critiquée pour son rôle dans la crise des subprimes et pour avoir aidé la Grèce à maquiller ses comptes publics.
Les revenus émanant des activités de banque d’investissement à l’échelle mondiale devraient tomber à environ 204 milliards de dollars (185 milliards d’euros) cette année contre 228 milliards de dollars en 2015, prévoit le Boston Consulting Group (BCG) dans un rapport publié vendredi. Le Brexit devrait à lui seul amputer ces revenus d’environ 8 milliards de dollars en raison d’un repli d’environ 60% des commissions de M&A en Europe. Il devrait aussi accélérer la délocalisation de certaines activités de trading hors de la City, ajoute le cabinet de conseil.
Dans un communiqué publié vendredi, la banque américaine a annoncé la nomination effective de l’ex-président de la Commission européenne au poste de chairman de Goldman Sachs International. Alors que cette reconversion a provoqué un malaise dans les capitales européennes, Goldman Sachs souligne que «cette décision n’a rien à voir avec le résultat du vote sur le Brexit».
Le numéro un du crédit immobilier aux Etats-Unis a réalisé au deuxième trimestre un bénéfice net part du groupe de 5,17 milliards de dollars (4,65 milliards d’euros), contre 5,36 milliards un an plus tôt. Le bénéfice par action s’est établi à 1,01 dollar, contre 1,03 dollar un an auparavant, conforme à la prévision moyenne des analystes, selon Thomson Reuters I/B/E/S.
La banque américaine, qui réalise plus de la moitié de son chiffre d’affaires en dehors des Etats-Unis, a réalisé un bénéfice net ajusté de 4,0 milliards de dollars (3,59 milliards d’euros) sur la période avril-juin contre 4,65 milliards un an plus tôt. Le bénéfice par action a reculé à 1,24 dollar contre 1,45 dollar il y a un an. Son directeur général Michael Corbat avait lancé un avertissement début juin sur les résultats attendus de la banque d’investissement et avait conduit les analystes du consensus Thomson Reuters I/B/E/S à anticiper en moyenne un bénéfice à 1,10 dollar par action.
Le niveau élevé des créances douteuses des banques italiennes est gérable selon un responsable de la supervision bancaire au sein de la Banque centrale européenne (BCE), interrogé par le quotidien Il Sole 24 Ore aujourd’hui. «Il n’y a pas de problème spécifique ou national avec l’Italie, assure Ignazio Angeloni. Certaines banques sont handicapées par un niveau élevé de prêts non-performants (NPL). Le problème peut être géré mais ne doit pas être sous-estimé.»
UniCredit peut remettre en question sa présence sur certains marchés à l’international mais n’a pas l’intention de renoncer à son identité européenne, a déclaré son nouvel administrateur délégué, Jean-Pierre Mustier, dans un entretien publié ce matin par le quotidien Il Sole 24 Ore. «La présence du groupe peut être étudiée mais nous n’avons pas l’intention de modifier l’identité européenne d’un groupe présent avec des banques séparées sur de nombreux marchés mais capable de servir ses clients avec un réseau international», assure le nouveau patron du groupe, qui a pris ses fonctions cette semaine et a annoncé une revue stratégique dont les résultats seront connus au quatrième trimestre.
Les conclusions de l’avocat général de la Cour de justice de l’UE devraient éviter aux établissements ibériques de rembourser des milliards d’euros à leurs clients.
La banque américaine a battu le consensus grâce à ses activités de trading au deuxième trimestre, malgré les incertitudes liées au référendum britannique
Le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau plaide pour une simplification des procédures de traitement du surendettement, dans un entretien publié mercredi dans La République du Centre. «Nous avons proposé une simplification de la procédure actuelle, qui réduirait la durée de traitement d’environ quatre mois, en supprimant la phase amiable, qui ne conduisait qu'à retarder la solution», déclare François Villeroy de Galhau. Ses propos font suite à une disposition en ce sens introduite dans le projet de loi Sapin 2 par les députés, mais supprimée lors de l’examen du texte au Sénat.
UBS est restée en 2015 la première banque privée au monde, suivant une étude du consultant Scorpio Partnership publiée jeudi. Avec ses 1.737,5 milliards de dollars (1.563,2 milliards d’euros) d’actifs gérés, la banque suisse conserve sa première place, dépassant de près de 300 milliards de dollars Bank of America Merrill Lynch, qui a ravi à Morgan Stanley la deuxième place. UBS a vu ses actifs gérés diminuer de 1% en 2015, tandis que ceux de BofA Merrill Lynch se sont contractés de 2% et ceux de Morgan Stanley de 2,8%. L'étude montre aussi que le secteur de la banque privée à l'échelle mondiale a subi une contraction générale de 1% des actifs sous gestion, en raison du ralentissement des marchés émergents, d’une volatilité accrue et de clients devenus plus circonspects.
La Financial Conduct Authority britannique a infligé mercredi une amende de 2,6 millions de livres au courtier en assurance Towergate. Le gendarme financier a détecté des failles dans la gestion des flux financiers du groupe, qui ont conduit à faire apparaître des découverts cumulés de 12,6 millions de livres sur les comptes de clients et d’assureurs, entre 2005 et 2013.
François Hollande a jugé jeudi que le recrutement annoncé de José Manuel Barroso, ancien président de la Commission européenne, par la banque d’affaires américaine Goldman Sachs était «moralement inacceptable». La France a officiellement demandé jeudi à José Manuel Barroso, qui présida l’exécutif européen de 2004 à 2014 après avoir été Premier ministre du Portugal en 2002-2004, de renoncer à ce projet.
UniCredit va étudier la possibilité de solliciter ses actionnaires en vue lever des capitaux frais, a déclaré jeudi à Reuters son président, laissant entendre pour la première fois que le groupe pourrait devoir augmenter son capital pour renforcer son bilan. «Nous devons étudier une augmentation de capital parce que je ne pense pas que la Banque centrale européenne (BCE) sera satisfaite de ce que nous avons fait», a expliqué le président du groupe, Giuseppe Vita, en marge d’un événement à Rome.
Moody’s a annoncé maintenir sa perspective stable sur le système bancaire français en disant s’appuyer sur les performances régulières des banques en matière de prêts et sur le renforcement de leur bilan et de leur liquidité. « Nous prévoyons que les ratios de crédit des banques françaises se stabiliseront à des niveaux relativement élevés en 2016 et 2017 dans un contexte opérationnel amélioré bien qu’encore contenu », a déclaré Laurent Le Mouël, analyste senior de l’agence de notation.
La Financial Conduct Authority britannique a infligé mercredi une amende de 2,6 millions de livres au courtier en assurance Towergate. Le gendarme financier a détecté des failles dans la gestion des flux financiers du groupe, qui ont conduit à faire apparaître des découverts cumulés de 12,6 millions de livres sur les comptes de clients et d’assureurs, entre 2005 et 2013.
La France a demandé aujourd’hui à l’ancien président de la Commission européenne José Manuel Barroso de renoncer à rejoindre la banque d’affaires américaine Goldman Sachs, recrutement qui suscite un tollé dans l’Union européenne.
La banque UBS pourrait être impliquée dans le scandale du fonds souverain malaisien 1MDB. Selon un article du quotidien Neue Zürcher Zeitung (NZZ), plusieurs milliards de fonds suspects auraient transité par des comptes du numéro un bancaire helvétique. Le quotidien zurichois se base sur des documents publiées par le blog malaisien «Sarawak Report», qui font état de mouvements suspects de 1MDB vers une société-écran du nom de Aabar Investments. Le compte de cette dernière auprès de la filiale singapourienne d’UBS aurait vu transiter jusqu'à 2 milliards de dollars.Il semble que les montants proviennent du fonds 1MDB (1Malaysia Development Bernhard), qui avait levé quelques mois auparavant des emprunts à hauteur de 3 milliards de dollars. Les bénéficiaires d’Aabar Investments seraient des amis et des proches du premier ministre malaisien Najib Razak, selon le quotidien.
Le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau plaide pour une simplification des procédures de traitement du surendettement, dans un entretien publié ce matin dans La République du Centre. « Nous avons proposé une simplification de la procédure actuelle, qui réduirait la durée de traitement d’environ quatre mois, en supprimant la phase amiable, qui ne conduisait qu'à retarder la solution », déclare François Villeroy de Galhau dans le quotidien régional.