L'émission d’obligations hybrides AT1 (additional Tier 1) de Standard Chartered a été un succès : si la banque britannique n’a souhaité lever que 2 milliards de dollars, la demande des investisseurs a atteint 20 milliards. Une telle demande lui a permis d’en réduire le rendement à 7,5%, par rapport à un prix indicatif initial de 8%. Les titres seront convertis en capital si le ratio de fonds propres de StanChart passe sous les 7%. La banque a structuré et arrangé elle-même l'émission, assistée de Bank of America, Deutsche Bank, Goldman Sachs, Société Générale et UBS.
L’action Swiss Life a gagné 2,8% hier (à 237,9 francs) après la publication de résultats du premier semestre supérieurs aux estimations des analystes. L’assureur vie a publié un bénéfice net de 500 millions de francs (460 millions d’euros), alors que les analystes interrogés par Reuters attendaient en moyenne 483 millions. Les recettes de primes, à 10,1 milliards de francs sur six mois, ont baissé de 9% en monnaie locale, contre 10,03 milliards attendus. Le bénéfice d’exploitation ajusté a progressé de 4% à 730 millions. Swiss Life se dit ainsi «en très bonne voie» pour atteindre ses objectifs financiers 2016, a déclaré le directeur général, Patrick Frost dans un communiqué.
La société de gestion alternative Bridgewater Associates a indiqué avoir réglé un litige avec l’un de ses anciens collaborateurs, Christopher Tarui, conseiller auprès de plusieurs grands investisseurs institutionnels clients de la société, qui avait engagé des poursuites en janvier dernier pour harcèlement sexuel d’un supérieur hiérarchique, rapporte le New York Times. Christopher Tarui vient de rejoindre Kohlberg Kravis Roberts en tant que «director» et a retiré sa plainte.
Dans une nouvelle étude, l’association britannique des sociétés de gestion (Investment Association) s’attache à démonter les accusations selon lesquelles les fonds actions facturent des frais cachés aux investisseurs. Ainsi, les fonds actions commercialisés au Royaume-Uni affichent des coûts en moyenne de 1,59 %, selon l’étude réalisée en partenariat avec Fitz Partners sur 1.350 fonds entre juillet 2012 et mai 2015. Ce pourcentage couvre notamment des frais de transactions de 0,17 %, résultant d’un taux de rotation des portefeuilles moyen de 40 %, jugé faible par l’association.Or, l’étude montre que les fonds actions ont dégagé chaque année un rendement supérieur de 0,71 % par rapport à l’indice, « ce qui est supérieur à la sous-performance de 1,59 % attendue en se basant sur les coûts ». « L’étude ne trouve aucune preuve du fait que les rendements des fonds sont affectés par des frais cachés, suggérant que ces frais cachés sont en réalité le Loch Ness de l’investissement », commente un communiqué.
La justice américaine examinera le 5 décembre prochain le recours déposé par le ministère de la Justice pour bloquer le rachat de l’assureur santé Humana par Aetna pour 34 milliards de dollars. Les deux entreprises espéraient un procès plus précoce afin de respecter leur calendrier de fusion, mais le juge John Bates au tribunal du district de Columbia estime qu’elles ne sont pas parvenues à prouver en quoi la tenue d’un procès en décembre leur nuirait. Le département de la Justice a également engagé une procédure contre une autre acquisition dans le secteur, celui de Cigna par Anthem. Ces deux opérations inquiètent les autorités de la concurrence car elles ramèneraient le nombre d’acteurs nationaux à trois au lieu de cinq.
L’assureur britannique Prudential a annoncé mercredi un bénéfice d’exploitation de 2,06 milliards de livres (2,41 milliards d’euros) au premier semestre, en hausse de 6%, grâce notamment à ses opérations en Asie. Les analystes prévoyaient en moyenne un bénéfice d’exploitation de 1,88 milliard de livres, selon un consensus fourni par le groupe. En Asie, le résultat d’exploitation a atteint 743 millions, un montant également supérieur au consensus (725 millions). La filiale de gestion d’actifs au Royaume-Uni, M&G, a en revanche vu son résultat d’exploitation baisser de 10% à 225 millions de livres et a continué de subir des «sorties nettes considérables» de capitaux, selon le communiqué de Prudential, une tendance partagée par beaucoup de gestionnaires britanniques à l’aune du référendum sur le Brexit. Prudential a majoré son dividende intérimaire de 5% pour le porter à 12,93 pence par action.
Le rythme de hausse des créances douteuses des banques commerciales chinoises a ralenti au deuxième trimestre, mais leur montant global a atteint son plus haut niveau depuis 11 ans, indique la Commission de régulation bancaire chinoise (CBRC). Le volume global des prêts non-performants s'élevait à 1.440 milliards de yuans (194 milliards d’euros) à la fin du deuxième trimestre (+45,2 milliards), le montant le plus important enregistré depuis 2005. Les créances assorties d’une mention spécifique, dont la qualité pourrait rapidement se dégrader, ont pour leur part augmenté de 124,3 milliards de yuans, à 3.320 milliards. Le ratio de créances douteuses des banques commerciales s'élevait à 1,75% à la fin du trimestre, un niveau inchangé par rapport à la fin mars, a précisé la CBRC, qui avait publié le mois dernier un ratio de 1,81% à fin juin sur la base d’une approche statistique distincte.
La banque Dexia, en cours de démantèlement, accuse une perte de 145 millions d’euros au deuxième trimestre, qui s’ajoute à celle de 55 millions au trimestre précédent. Toutefois, elle note une contribution positive de 122 millions des éléments non récurrents, portée par des gains réalisés par une gestion active du bilan et des reprises de provisions pour litige. «Les résultats semestriels du groupe reflètent une fois de plus la forte volatilité de l’environnement dans lequel se déroule la résolution du groupe », a commenté l’administrateur délégué Wouter Devriendt. Son ratio de fonds propres Common equity tier one s’est en revanche renforcé, passant de 14,6% à 15%.
L’assureur belge Ageas accuse une perte nette de 67 millions d’euros au premier semestre, contre un bénéfice de 469 millions un an plus tôt. Cette forte dégradation s’explique par le coût du règlement du dossier Fortis, le bancassureur belge victime de la crise financière de 2008. «Ce règlement a gagné le soutien d’autres parties encore, ce qui constitue une avancée positive dans le processus qui devrait aboutir à une déclaration contraignante de la Cour d’Amsterdam, que nous espérons obtenir d’ici mi-2017», a indiqué son directeur général Bart De Smet. Le bénéfice net de l’assurance a augmenté de 21% (à 608 millions d’euros), aidé par une plus-value sur la vente de l’entité à Hong Kong. Le ratio combiné s’est dégradé à 99% (contre 95,4% un an auparavant), notamment sous l’effet des attaques terroristes à Bruxelles (1,9%) et des événements climatiques survenus en Belgique et au Royaume-Uni.
Ils seront plafonnés à partir de 2017. L'autorité de la concurrence va aussi peaufiner un système d’alerte et de délai de grâce pour limiter les frais facturés par les banques.
Avec une levée de fonds initiale de 1,715 milliard d'euros, Atlante II, dédié à l’achat de titres de créances douteuses des banques italiennes, est désormais opérationnel.
Huit des principales banques américaines ont constitué un groupe pour lutter contre la cybercriminalité. Elles considèrent que leur taille les rend plus susceptibles d'être attaquées. L’objectif est d'échanger des informations et d'élaborer des réponses en commun. Selon le Wall Street Journal, on compte parmi les membres du groupe Goldman Sachs, Bank of America, JPMorgan, Morgan Stanley et Wells Fargo.
Rothschild & Co a publié hier des revenus en hausse de 15%, à 390,2 millions d’euros, au premier semestre. Ils ont été portés par le pôle Conseil financier, qui a généré 240,3 millions d’euros (+15%) grâce à une forte activité en Europe et dans les Amériques. Si la banque privée recule de 5% à 89,4 millions d’euros, la gestion d’actifs bondit de 19%, à 145,2 millions. Celle-ci affiche une collecte nette de 300 millions d’euros, mais un effet marché négatif a pesé sur les encours sous gestion, qui ont reculé de 1,9 milliard d’euros, à 49,9 milliards. «Le vote du Royaume-Uni en faveur du départ de l’Union européenne a eu un effet immédiat sur les marchés financiers et, au moins à court terme, va affecter le moral des affaires. Les répercussions à plus long terme restent incertaines. C’est pourquoi il est difficile d'établir une prévision pour le reste de l’année», considère la banque, qui précise que les conséquences du Brexit pourraient l’amener à revoir son organisation, mais sans que cela affecte son activité.
Le montant brut des créances douteuses des banques italiennes a atteint 197,9 milliards d’euros en juin, a indiqué lundi la Banque d’Italie dans un communiqué. Ces créances ont reculé de 1% en juin par rapport au mois précédent, mais elles ont progressé de 1,1% par rapport à juin 2015. Les dépôts bancaires du secteur privé ont progressé de 3,4% sur un an, tandis que les prêts au secteur privé ont augmenté plus modestement, de 0,6%.
L’assureur American International Group (AIG) s’est distingué de son concurrent MetLife dans son approche à l'égard de sa classification en institution financière d’importance systémique (SIFI) par le régulateur américain. Au cours d’une conférence, son directeur général Peter Hancock a affirmé que quitter cette catégorie (qui implique des contraintes réglementaires plus lourdes) n'était pas sa priorité et qu’il préférait se concentrer sur la rentabilité du groupe. Au contraire, MetLife avait obtenu en justice sa déclassification.
Barclays a accepté de verser 100 millions de dollars dans le cadre d’un accord avec 44 Etats américains visant à clore le dossier des manipulations du taux interbancaire Libor, a annoncé le 8 août l’Attorney General de New York. En 2012, Barclays avait déjà payé 453 millions de dollars dans le cadre d’un accord analogue avec le département américain de la Justice, la commission de surveillance des marchés à terme CFTC (Commodity Futures Trading Commission) et les autorités britanniques.Dans le cadre de son accord avec le département de la Justice, la banque britannique a admis des manipulations entre août 2005 et mai 2008, certains de ses traders ayant sciemment appelé des collègues de banques concurrentes pour s’entendre sur des niveaux de Libor qui bénéficiaient ensuite à leurs positions de trading. «Les règles doivent être les mêmes pour tous, qu’ils soient riches ou puissants, et cela comprend aussi les grandes banques et autres institutions financières qui s’engagent dans des pratiques frauduleuses ou faussent le fonctionnement des marchés financiers», a déclaré Eric Schneidermann, procureur général de l’Etat de New York, dans un communiqué.
La réforme des fonds monétaires aux Etats-Unis a des conséquences négatives sur les emprunteurs à court terme, notamment les villes, les comtés et les banques étrangères, qui ont vu les coûts d’emprunt bondir, rapporte le Wall Street Journal. Les nouvelles règles n’entrent en vigueur que le 14 octobre, mais elles font d’ores et déjà sentir leur impact. Les fonds, inquiets face à d’éventuels rachats, n’osent plus acheter de la dette arrivant à échéance après la date butoir d’octobre.
La banque britannique Barclays a conclu un accord avec 44 Etats américains dans le dossier de la manipulation des taux Libor, a annoncé lundi le procureur de l’Etat de New York, Eric Schneiderman. Les Etats ont obtenu 100 millions de dollars (90,3 millions d’euros) de la part de la banque, accusée d’avoir manipulé ces taux de référence entre 2005 et 2009. En 2012, Barclays avait déjà concédé une pénalité de 453 millions de dollars au département de la Justice, à la CFTC et aux autorités britanniques.
La femme d’affaires britannique Amanda Staveley a annoncé lundi son intention d’investir dans le secteur bancaire grec et de consacrer jusqu'à deux milliards de dollars à des achats de créances douteuses. Son véhicule d’investissement PCP Capital Partners, soutenu par des fonds souverains, est sur le point d’acquérir une participation stratégique dans la petite banque Pancretan Cooperative Bank, qui lui servira de tremplin pour acquérir des créances douteuses pendant 12 à 18 mois, a-t-elle précisé à Reuters en confirmant une information du Wall Street Journal. «Nous pensons que la gestion de créances non performantes de banques grecques recapitalisées présente un réel potentiel», a-t-elle déclaré. Pancretan Cooperative Bank a dit de son côté ne pas avoir connaissance d’une proposition de PCP Capital Partners.
BNP Paribas a nommé Mick Wiedrick responsable de la syndication des ABS (asset-backed securities, titres adossés à des créances) pour les Etats-Unis, un poste nouvellement créé, ont indiqué des sources à Reuters. Le banquier aura la charge de bâtir cette activité en particulier dans la titrisation de créances automobile, d'équipements et de flottes. Mick Wiedrick a été débauché chez JPMorgan, où il occupait un poste de direction dans la syndication d’ABS et de créances hypothécaires commerciales (CMBS). Il entrera en fonction dans les bureaux new-yorkais de BNP Paribas en octobre. Jusqu'à son arrivée, le desk de syndication d’ABS était supervisé par Simon Mayes, responsable de la syndication pour les clients institutions financières de la banque française.
Bank of Nova Scotia, la troisième banque canadienne, a averti le régulateur financier taïwanais Financial Supervisory Commission (FSC) de son intention de quitter ce marché, a confirmé un porte-parole de la FSC à Reuters après que l’agence de presse a eu vent de l’information auprès de sources anonymes. Le départ est prévu au cours du dernier trimestre. Aucun motif n’a été communiqué, mais les sources ont indiqué à Reuters que la décision de Nova Scotia entrait dans le cadre de sa stratégie de redéploiement dans la région Asie-Pacifique. La banque s’est déjà retirée du Vietnam.
La société de services financiers TIAA a annoncé hier l’acquisition du prêteur en ligne EverBank Financial Corp pour environ 2,5 milliards de dollars, afin détendre son offre bancaire. Elle propose 19,50 dollars par action, soit une prime supérieure à 8% par rapport au cours de clôture d’EverBank le 2 août, la veille des premières fuites concernant les négociations. L’action s’est adjugé 3% hier, à 19,20 dollars. La future entité fusionnée optera pour le siège d’EverBank, à Jacksonville. Lazard et JPMorgan conseillent TIAA, tandis qu’UBS est conseil d’EverBank.