La banque privée Falcon sise à Zurich ne serait plus en droit d’acquérir de nouveaux clients à Singapour. Les autorités de surveillance singapouriennes auraient pris une sanction en ce sens contre la banque, selon le magazine Finanz und Wirtschaft daté du 17 août. Falcon Private Bank a été mêlée au scandale de corruption lié au fonds d'état malaisien 1MDB. Ces informations n’ont toutefois pas été confirmées, ni par les autorités monétaires de Singapour (MAS) ni par la banque privée Falcon. Cette dernière est propriété du fonds d’Etat IPIC (International Petroleum Investment Company) sis à Abu Dhabi. Falcon Private Bank emploie une quarantaine de personnes à Singapour.Falcon Private Bank avait été condamnée en juillet avec la banque tessinoise BSI, UBS et d’autres établissements dans le cadre du scandale lié au fonds 1MDB. Chez Falcon, l’autorité de surveillance avait découvert des «infractions substantielles contre les réglementations», soit des omissions, irrégularités sur des comptes de clients et transactions douteuses. L’enquête sur de Falcon est toujours en cours.
La Securities and Exchange Commission accuse un gérant de hedge funds, Donald Lathen, d’avoir exploité des patients en fin de vie pour obtenir des paiements anticipés d’obligations de la part de sociétés, rapporte le Financial Times. Le gérant a utilisé un réseau de contacts dans des maisons de repos et des centres de soin palliatifs pour proposer des programmes « d’assistance financière pour la fin de vie » à des personnes ayant moins de six mois à vivre par le biais d’une société appelée EndCare. Les individus recevaient en général un paiement en une fois de 10.000 dollars et, en retour, devaient devenir le co-propriétaire d’un compte de courtage créé par Donald Lathen ou une personne qu’il avait désignée.
Le taux de chômage, au sens du Bureau International du Travail, a baissé de 0,3% au deuxième trimestre, selon l'Insee. Il n'était pas descendu sous les 10% depuis le deuxième trimestre 2012.
La tentative d’Aetna a fait chou blanc, mais a déclenché une polémique hier. Pendant que le Ministère de la Justice étudiait l’acquisition de son concurrent Humana, l’assureur santé américain a envoyé un courrier dans lequel il a conditionné sa participation à l’Obamacare à l’approbation de l’opération qui devait faire de lui le numéro deux du secteur aux Etats-Unis. Ce courrier, daté du 5 juillet et écrit par le directeur général Mark Bertolini, a fuité dans la presse américaine hier. N’ayant pas obtenu les autorisations pour mener à bien son projet, il a mis sa menace à exécution en annonçant mardiqu’il se retirait de 11 des 15 Etats américains dans lesquels il propose une couverture santé individuelle au travers de plates-formes gouvernementales régulées.
La banque néerlandaise mène déjà un programme de digitalisation de sa banque de détail, parallèlement à la rationalisation de ses infrastructures informatiques.
Dans une étude publiée hier, Moody’s estime que relativement à leur solvabilité, les grandes banques britanniques sont mieux protégées face à un affaiblissement du marché de l’immobilier commercial au Royaume-Uni – fortement évoqué depuis le vote en faveur du Brexit – qu’au moment de la crise financière de 2008. Elles «ont réduit leur exposition à l’immobilier commercial depuis 2009, ce qui, couplé à la constitution de coussins de fonds propres plus importants, signifie qu’elles sont plus à même de s’adapter à une détérioration du secteur», écrit l’agence de notation.
La Financial Conduct Authority (FCA) publiera un rapport intérimaire sur la concurrence dans le secteur de la gestion d’actifs vers la fin de l’année, selon le site spécialisé Money Marketing qui rappelle que l’autorité britannique avait envisagé dans un premier temps une publication pendant l'été. Le rapport de synthèse devrait être présenté dans le courant de l’année prochaine. «Nous publierons d’ici à la fin de l’année un rapport intérimaire qui présentera nos conclusions provisoires, y compris une évaluation des solutions que nous envisageons», a indiqué la FCA.La FCA a par ailleurs indiqué au site spécialisé que les coûts de ce rapport s'élèvent d’ores et déjà à un peu plus de 1 million de livres pour la période courant de la date du lancement, le 19 novembre 2016, au 19 juillet 2016.
Le Ministère public zurichois dirige une procédure pénale à l’encontre d’une ancienne conseillère d’Union Bancaire Privée (UBP), rapporte L’Agefi suisse. Elle s’était livrée à des opérations sur devises non autorisées avec l’argent de clients turcs fortunés, ont indiqué hier à AWP les autorités judiciaires, confirmant une information de la Neue Zürcher Zeitung. Une mise en accusation devrait être prononcée au dernier trimestre 2016. Selon le quotidien zurichois, les agissements de la conseillère auraient entraîné des pertes pour les clients à hauteur de 60 millions de dollars. Contactée, la banque privée genevoise assure que le montant indiqué est «très largement surestimé». Le lancement de la procédure remonte à 2014. La conseillère en question avait tenté de rattraper des pertes subies auparavant en réalisant des contrats d’option sur devises risqués, selon la NZZ. Pour masquer ses nouvelles déconvenues, elle avait transféré illégalement des fonds entre différents comptes et falsifié les relevés bancaires. L’employée a été licenciée à fin janvier 2014, deux semaines après la découverte du pot aux roses. Pour UBP, cela prouve que son dispositif de contrôle interne a bien fonctionné. La banque privée a déposé une plainte pénale contre cette ex-collaboratrice, intégrée à l’établissement genevois après l’acquisition d’ABN Amro Bank en 2011.
Fidelity a rencontré des politiques et des représentants de la Maison Blanche pour les presser de prendre des mesures concernant le niveau élevé de la dette des étudiants aux Etats-Unis, alors que le législateur envisage des manières d’encourager les employeurs à jouer un rôle majeur dans ce domaine, rapporte le Financial Times. La société a en début d’année commencé à offrir jusqu’à 2.000 dollars par an à ses employés pour le remboursement des emprunts d’étudiants mais, contrairement aux contributions sur les retraites, l’argent est soumis à l’impôt sur les revenus. Des projets de loi introduits au Congrès l’an passé pour créer une réduction d’impôt n’ont jusqu’ici pas suscité trop d’intérêt, mais les lobbyistes de Fidelity pensent que le nouveau Congrès qui émergera après les élections de novembre pourrait être plus enclin à réformer la fiscalité. Des réductions d’impôts pour les remboursements des emprunts d’étudiants pourraient être inclues dans une telle réforme.
L'assureur américain ne proposera plus ce type de couverture que dans quatre Etats en 2017. Il souligne le déséquilibre du dispositif dans sa forme actuelle.
Citigroup et JPMorgan ont tous deux effectué des changements à la tête de leurs activités technologiques. Afin de palier le départ en retraite de Mark Torkos en juillet, Citigroup a indiqué avoir recruté Gavin Michael au poste responsable de la technologie de ses activités mondiales de banque de détail. Il occupait auparavant le même poste chez JPMorgan, qui a nommé Bill Wallace pour le remplacer. Gavin Michael est notamment à l’origine de l’application de banque mobile de JPMorgan. Il dirigera un service de près de 4.000 salariés chez Citigroup.
Premier prêteur sur son marché domestique, le groupe mutualiste demeure sous la menace d’une nouvelle inflation des exigences en fonds propres réglementaires.
Handelsbanken, l’une des banques les plus rentables d’Europe, a créé la surprise en annonçant hier le limogeage de son directeur général Frank Vang-Jensen, en poste depuis seulement mars 2015, et a appelé son successeur Anders Bouvin à accélérer le développement des activités internationales. «Le nouveau poste était un peu trop difficile pour lui. Il n’a pas été en mesure de répondre aux attentes. Ce recrutement était une erreur», a déclaré le président de la banque suédoise Par Boman à propos de Frank Vang-Jensen, évoquant des difficultés à diriger les nombreux cadres d’une banque connue pour sa gestion très décentralisée. Anders Bouvin gérait jusqu'à présent les activités britanniques, l’une des branches les plus dynamiques du groupe.
Le groupe vend sa filiale d'assurance hypothécaire pour 3,4 milliards de dollars. Il veut distribuer au moins 25 milliards de dollars à ses actionnaires d'ici à 2017.
Le réseau interbancaire a lancé dans le cadre de son Customer Security Program une campagne de sensibilisation aux outils de sécurisation des opérations.
La volatilité des marchés depuis le début de l’année, ycompris celle liée aux retombées du référendum britannique, constitue un défi supplémentaire pour les sociétés de gestion aux Etats-Unis et en Europe, estime l’agence d’évaluation financière Fitch Ratings dans des notes dédiées aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. La baisse des performances observée au cours des six derniers mois vient s’ajouter aux défis de plus long terme, y compris la montée en puissance des stratégies d’investissement passives ainsi qu’une moindre liquidité sur le marché secondaire pour certaines classes d’actifs. L’agence continue toutefois d’estimer que les notations des sociétés de gestion sont soutenues par la diversité des actifs sous gestion en termes de produits et de zones géographiques. L’agence évoque également le levier faible et les marges élevées liés aux économies d’échelle et aux structures de coûts variables. «L’impact immédiat du Brexit a exacerbé la volatilité des prix des actifs pour de nombreuses classes d’actifs et même si la plupart des grandes sociétés de gestion américaines ne sont que modérément exposées à la région EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique) en termes d’actifs sous gestion, les incertitudes entourant le passeport européen pourraient entraîner des dépenses significatives de relocalisation des bureaux et des équipes», remarque Nathan Flanders, managing director chez Fitch Ratings new York, cité dans un communiqué. En Europe, les britanniques Schroders plc (A+/Stable), Aberdeen Asset Management plc (A/Stable) et Man Strategic Holdings Limited (BBB+/Stable) sont bien positionnées pour faire face aux retombées du Brexit à court terme mais pourraient être plus vulnérables sur le long terme si l’accès au marché unique de l’Union européenne devait être limité. Mais là aussi, Fitch indique l’ensemble des sociétés de gestion britanniques cotées ont une surface et une diversification suffisantes pour gérer d’éventuelles restrictions au marché européen.
Pour donner de l’air au secteur, la Fed étudie un décalage de cinq ans des limitations d’investissement dans certains fonds illiquides, à l'horizon 2022.
L’assureur américain AIG a annoncé la vente de son activité de garantie hypothécaire à Arch Capital Group pour environ 3,4 milliards de dollars, dont 2,2 milliards en numéraire et le reste en actions. AIG avait indiqué en janvier qu’il réaliser un certain nombre d’actifs, sous la pression de l’activiste Carl Icahn, qui contrôle un siège au conseil d’administration et qui souhaite que le groupe réduise son bilan pour sortir de la catégorie des Institutions financières d’importance systémique («SIFI»), créée par les régulateurs financiers. Citant une source proche, Reuters a confirmé les informations du quotidien américain.
Les autorités de régulation financière japonaises estiment que les taux d’intérêt négatifs adoptés par la Banque du Japon (BoJ) dans le cadre de sa politique monétaire ultra-accommodante pèseront à hauteur d’au moins 300 milliards de yens (2,65 milliards d’euros) sur les bénéfices 2016-2017 des trois grandes banques du pays, rapporte samedi le Nikkei. L’Agence des services financiers (FSA) aurait fait état de ses inquiétudes auprès de la BoJ, soulignant que cette baisse des bénéfices limitait la capacité des banques à octroyer des prêts. Selon la FSA, le bénéfice de Mitsubishi UFJ va être amputé de 155 milliards de yens du fait des taux négatifs. Celui de Sumitomo Mitsui sera réduit de 76 milliards et celui de Mizuho Financial de 61 milliards de yens, indique le journal.
General Electric (GE) a annoncé vendredi disposer d’une offre ferme de rachat de son portefeuille de prêts hypothécaires français de 1,9 milliard de dollars (1,7 milliard d’euros), mis en vente dans le cadre de son vaste programme de désengagement du secteur financier. L’offre émane du Fonds commun de titrisation (FCT), une entité financée par la banque autrichienne Bawag PSK. La transaction marquera la sortie définitive de GE du marché français du crédit aux particuliers, souligne le communiqué. GE a entrepris l’an dernier de céder pour environ 200 milliards de dollars d’actifs de sa branche financière, GE Capital, pour se recentrer sur ses activités industrielles. Les cessions signées s'élèvent désormais à environ 192 milliards.
ValueAct Capital Management, la société de gestion activiste dirigée par Jeff Ubben, est monté à hauteur de 1,98% au capital de la banque d’investissement américaine Morgan Stanley, indiquent plusieurs avis réglementaires déposés lundi. Le fonds a acquis 38 millions de titres. Alors que ValueAct est connu pour avoir joué un rôle important dans les changements à la tête de Microsoft en 2013, Morgan Stanley donne des signes de redressement après la publication de revenus meilleurs que prévus dans son activité de taux au deuxième trimestre - un métier qui a fortement souffert aux trimestres précédents.
« J’ai toujours eu un attrait pour les chiffres et la comptabilité. C’est quelque chose de naturel pour moi ! », s’exclame avec un fort accent du Sud-Est, Pierre-Yves Allione, l’actuel directeur financier de Mutuelle Entrain. Ce Marseillais a pris plaisir à participer à l’évolution de cette institution tout en découvrant l’univers mutualiste qui correspond parfaitement à ses valeurs. « L’expérience professionnelle que j’ai acquise depuis mes débuts dans cette institution a nourri une partie de ma personnalité », admet-il.
Issue du regroupement de mutuelles régionales des cheminots de la SNCF, Mutuelle Entrain a été créée en 2009. Dès sa naissance, elle a tenu à gérer en interne son portefeuille financier, dont l’encours s’élève à 57 millions d’euros, de manière prudente et patiente. Jean-Noël de Crescenzo et Pierre-Yves Allione, respectivement directeur général et directeur administratif et financier de la mutuelle depuis sa création, détaillent l’organisation, la stratégie et les perspectives de cette institution basée à Marseille.
L’AMF a apporté une fin de non-recevoir aux demandes de Gecina et de l’Association pour la défense des actionnaires minoritaires (ADAM) d’un retrait de la décision de conformité de l’offre publique initiée par la société Eurosic sur Foncière de Paris SIIC. Gecina et l’ADAM mettent en cause le comportement de deux actionnaires significatifs de la société Foncière de Paris, également actionnaires de la société Eurosic, lesquels ont annoncé à plusieurs reprises avoir maintenu leurs engagements d’apport à l’offre publique d’Eurosic en dépit de l’offre publique concurrente de la société Gecina. Ce comportement «constitue d’une part une atteinte aux principes édictés par l’article 231-3 du règlement général, notamment le libre jeu des offres et de leurs surenchères, révèle d’autre part l’existence d’un concert au sens de l’article L. 233-10-1 du code de commerce entre la société Eurosic et ces actionnaires pour s’assurer du contrôle de la cible et que, dès lors, la décision de conformité de l’offre initiée par la société Eurosic serait entachée de fraude», estime l’ADAM. «Après examen des termes de vos différents courriers, l’Autorité a estimé qu’il est loisible à des actionnaires de maintenir, en dépit de l’ouverture d’une offre publique concurrente, leurs engagements d’apport à une première offre publique après avoir eu la possibilité de les révoquer, ces actionnaires ayant justifié le maintien de leurs engagements au regard des caractéristiques des offres publiques en présence, sans que cela porte atteinte aux principes visés à l’article 231-3 du règlement général, ni ne révèle l’existence d’un concert entre les parties auxdits engagements, lequel serait en tout état de cause sans effet sur les caractéristiques financières de l’offre querellée», estime l’AMF dans un communiqué en réponse à la requête de l’ADAM. L’Autorité apporte une réponse similaire à Gecin dans un communiqué distinct. «Au regard de ces éléments et des arguments présentés, l’Autorité a considéré, le 10 août 2016, qu’aucune fraude n’est démontrée justifiant le retrait de la décision de conformité de l’offre publique initiée par la société Eurosic», conclut l’AMF.
Le groupe financier belge KBC a annoncé une hausse de 8,3% de son bénéfice net au deuxième trimestre, à 721 millions d’euros, ce qui reflète la croissance des prêts et des dépôts sur la plupart de ses principaux marchés ainsi que la maîtrise de ses coûts. Il dépasse ainsi nettement le consensus Reuters, qui le donnait à 603 millions. Il a bénéficié d’un élément exceptionnel de 84 millions d’euros lié à la vente de sa participation dans Visa Europe. Les dépôts ont augmenté sur tous les principaux marchés; les prêts, eux, n’ont baissé qu’en Hongrie et en Irlande par rapport au deuxième trimestre de l’an dernier. KBC précise que ses dépenses d’exploitation ont diminué de 1% sur un an. Le groupe versera un acompte sur dividende d’un euro en novembre.
Le groupe de services financiers a indiqué qu’une enquête du régulateur britannique pourrait perturber l’opération au sein de sa division de gestion de fortune.