L’assureur américain a publié hier soir des résultats supérieurs aux attentes au deuxième trimestre, malgré un plongeon de 42% à 1,1 milliard de dollars de son bénéfice net, affecté par des charges et des dépréciations d’actifs. Son bénéfice par action ajusté des éléments exceptionnels est ressorti à 98 cents contre 93 cents prévus en moyenne par les analystes. Ses dépenses opérationnelles ont diminué de 16,3% sur un an à 2,59 milliards de dollars. AIG va par ailleurs verser 3 milliards de dollars supplémentaires à ses actionnaires grâce à un nouveau programme de rachat d’actions.
Dans une étude sectorielle à paraître aujourd’hui, l’agence de notation estime que la réglementation renforcée qui s’appliquera à partir de 2019 aux neufs assureurs considérés comme d’importance systémique à l’échelle mondiale contribuera à améliorer la gestion des risques et la stabilité des fonds propres. Ces assureurs sont américains (AIG, MetLife, Prudential Financial), britanniques (Aviva, Prudential), néerlandais (Aegon), allemands (Allianz), français (Axa) et chinois (Ping An).
L'Autorité Bancaire Européenne a publié le 29 juillet son rapport sur la capacité des banques a surmonter un épisode de stress économique. Si les banques françaises s'en tirent bien, l'Italie ou l'Allemagne sont pointées du doigt.
Si Citigroup indique ne pas avoir constaté d’impact significatif à ce stade, la banque américaine s’attend toutefois à un environnement de marché compliqué au cours des prochains mois en raison des incertitudes ouvertes par le vote des Britanniques sur une sortie de l’Union européenne. Dans un document transmis à la SEC, elle chiffre à 108,4 milliards de dollars (97 milliards d’euros) ses engagements au Royaume-Uni à la date du 30 juin 2016, y compris prêts et dérivés, soit le montant le plus important après les Etats-Unis.
Dans un entretien accordé hier à la chaîne américaine CNBC, le directeur général de JPMorgan Chase a estimé que les régulateurs européens devraient laisser les banques «faire leur travail » dans la région en cessant d’encadrer à l’excès leur activité. «Continuer à leur imposer des réglementations et exigences nouvelles n’est pas sain pour ces pays, car cela risque de déstabiliser le système financier », a souligné le patron de la banque américaine.
La banque suisse n’ambitionne plus de porter d’ici à 2018 le rendement de ses fonds propres à plus de 15%, en raison des incertitudes macroéconomiques.
L’assureur italien a annoncé vendredi un repli de 9,9% à 1,18 milliard d’euros de son bénéfice net au premier semestre, mentionnant un «contexte de grande turbulence» qui lui imposera d’intensifier ses efforts. Ce bénéfice est plus élevé que les estimations du consensus qui tablait sur 1,12 milliard. Son ratio économique de solvabilité est resté stable à 188% par rapport à fin mars. Le taux de rentabilité des capitaux propres (ROE) annualisé s'élève à 12,9%. Dans son plan stratégique, le groupe visait un ROE au-dessus de 13% pour 2016, un objectif confirmé par son patron, Philippe Donnet.
Trois anciens cadres du secteur financier ont été condamnés vendredi à des peines de prison pour conspiration en vue de fraude dans les mois qui ont précédé la crise bancaire de 2008. L’ex-directeur général de la compagnie d’assurances Irish Life and Permanent, Denis Casey, a été condamné à deux ans et neuf mois d’emprisonnement. La plus lourde peine, 42 mois de prison, a été infligée à Willie McAteer, 65 ans, ancien directeur financier de l’Anglo Irish, tandis que John Bowe, son ex-responsable des marchés de capitaux, a été condamné à deux ans d’emprisonnement.
Le plus important conglomérat privé chinois a présenté une offre ferme pour prendre 16,7% de Millennium BCP, première banque portugaise cotée, via une augmentation de capital réservée, accompagnée d’une éventuelle montée en puissance jusqu'à 30% du capital. Millenium BCP a précisé que l’offre présentée samedi soir envisageait un prix ne dépassant pas 0,02 euro par action. Compte tenu d’une capitalisation boursière actuelle de 1,18 milliard d’euros, la proposition initiale de Fosun représenterait un investissement d’environ 200 millions. L’offre est soumise à un engagement clair des autorités portugaises à ne pas solliciter le conglomérat chinois pour abonder le fonds de résolution bancaire du Portugal. Le conseil d’administration de BCP va «rapidement procéder à une analyse minutieuse de l’offre (...) en vue de prendre une décision concernant l’ouverture de négociations et la présentation d’une recommandation au directoire, dès que possible».
Le deuxième réassureur mondial a annoncé vendredi un bénéfice net en baisse de 22% à 637 millions de dollars (570 millions d’euros) au deuxième trimestre, un niveau supérieur aux attentes des analystes en dépit d’une série de catastrophes naturelles qui a pesé sur ses rendements. Son ratio combiné a été de 101% au deuxième trimestre, conforme au consensus Reuters. Sur le premier semestre, son bénéfice net a reculé à 1,87 milliard de dollars contre 2,26 milliards un an auparavant, période où les rendements des placements s'étaient révélés élevés et les indemnisations basses.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé, ce 28 juillet, le lancement d’une consultation sur l’utilisation des stress-tests dans le cadre de la gestion des risques au sein des sociétés de gestion de portefeuille (SGP). Les stress tests (ou tests de résistance) constituent en effet un élément majeur dans la gestion des risques des sociétés de gestion de portefeuille. Si l’obligation de réaliser régulièrement des stress tests est prévue aux niveaux européen et national, « les pratiques varient en fonction des stratégies et des actifs gérés », note le régulateur. Dans ce cadre, l’AMF a donc préparé un guide afin d’accompagner les SGP dans la mise en place et l’utilisation des stress tests, guide qui est soumis à consultation jusqu’au 30 septembre 2016. « Deux ans après l’entrée en application de la directive AIFM, l’AMF a rencontré des sociétés de gestion de portefeuille de divers secteurs et différentes tailles afin de faire un état des lieux de leurs pratiques en matière de stress tests », indique le régulateur dans un communiqué. L’AMF a ainsi pu analyser les conditions dans lesquelles les stress tests sont mis en œuvre puis utilisés et comment ils s’inscrivent dans les procédures de gestion des risques de marché et de liquidité. Or, « il est ressorti que toutes les SGP rencontrées utilisent les stress tests mais que les scénarios et les modèles de tests sont hétérogènes », ajoute l’autorité.L’AMF souhaite donc accompagner les sociétés de gestion dans la mise en place et l’utilisation des stress tests à travers un guide qui décrit certaines bonnes pratiques qui pourraient utilement être généralisées, notamment sur la mise en place :- De stress tests simulant des difficultés concomitantes à l’actif et au passif des fonds ;- De stress tests au niveau de l’ensemble des fonds gérés par une société de gestion ;- D’une politique de stress tests précisant notamment les procédures en cas de déclenchement de seuils d’alerte et la diffusion des résultats au sein de la société de gestion de portefeuille ;- De stress tests pendant les différentes étapes de la vie des fonds de la création à la liquidation en passant par la gestion des risques en cours de vie.« Le guide rappelle que les stress tests s’inscrivent dans la politique globale de gestion des risques et qu’à ce titre ils font l’objet d’une mise à jour régulière et sont adaptés à la spécificité de chaque fonds », indique l’AMF. Le guide repose sur les obligations réglementaires existantes et n’a pas vocation à constituer une nouvelle doctrine de l’AMF. Il sera publié en version anglaise dans les prochains jours.
L'assureur français va nouer un partenariat mondial avec le géant du e-commerce chinois. Il veut notamment proposer ses services d'assurances aux clients particuliers et aux entreprises.
Le groupe bancaire français BPCE a annoncé hier l’acquisition de la banque en ligne allemande Fidor Bank. Créée en 2009 par son directeur général Matthias Kröner, Fidor repose sur la participation des 350 000 membres de sa communauté et sur une architecture ouverte. Fidor a développé une infrastructure et des solutions numériques propriétaires («Fidor Operating System»), qui permet notamment l’intégration d’applications. L'établissement intervient aussi hors d’Allemagne. Telefónica a lancé cette semaine son compte bancaire sur portable O2 Banking en coopération avec Fidor.
Le bancassureur mutualiste a fait état jeudi d’une bonne dynamique commerciale au premier semestre. Le CM11-CIC compte près de 24 millions de clients à fin juin et les encours de dépôts s’élèvent à plus de 265 milliards d’euros (+7,5%). L’encours total des crédits s’établit à près de 316 milliards (+6,8%). Sur le compte de résultat, le produit net bancaire (PNB) affiche un gain de 1,2%, à 6,76 milliards d’euros. Le coût du risque global s’améliore (-16%) et le résultat d’exploitation progresse de 1,8%, à 2,11 milliards d’euros. Des dépréciations sur les activités espagnoles affectent néanmoins le résultat avant impôt qui chute de 14,7%, à 1,82 milliard. Le résultat net ressort à 1,22 milliard d’euros (-7,5%). Le ratio de solvabilité CET1 s’établit à 15% à fin mars.
Credit Suisse a annoncé hier un bénéfice net de 170 millions de francs suisses (156 millions d’euros) au deuxième trimestre, alors que les analystes anticipaient en moyenne un troisième trimestre consécutif dans le rouge. Un an plus tôt, la banque avait dégagé un bénéfice de 1,05 milliard de francs. Le résultat a été soutenu par un bénéfice imposable inattendu de 154 millions de francs de Global Markets, l’une des deux division du pôle de banque d’investissement et source de pertes ces derniers trimestres. En gestion d’actifs, la collecte nette s’est élevée à 11,3 milliards de francs. Au 30 juin, le ratio de fonds propres CET1 atteignait 11,8%. «Nous restons prudents dans nos perspectives pour le second semestre de l’année en raison de l’incertitude liée à de fortes tensions géopolitiques et à des problèmes macroéconomiques importants, renforcés ces dernières semaines par l’issue du référendum au Royaume-Uni», a déclaré le directeur générale Tidjane Thiam dans un communiqué.
Frappé comme l’ensemble des banques d’investissement par la baisse des opérations de fusions-acquisitions (M&A) et des introductions en Bourse (IPO) au deuxième trimestre, Lazard a enregistré une baisse de 12% de ses revenus nets, à 534,7 millions de dollars. Cette tendance a été partiellement compensée par la réduction des coûts opérationnels de 70% (à 421,4 millions) et le quadruplement de ses revenus issus du conseil en restructuration, pour atteindre 72,3 millions d’euros. En conséquence, Lazard a publié un résultat net hors éléments exceptionnels de 80,4 millions de dollars, soit 61 cents par action alors que le consensus Thomson Reuters était établi à 58 cents.
Deutsche Bank a annoncé hier avoir nommé Nicolas Moreau, ex-responsable de la filiale française d’Axa, à son directoire, en charge de Deutsche Asset Management, sa gestion d’actifs. Agé de 51 ans, Nicolas Moreau succèdera à Quintin Price, démissionnaire en juin pour raison de santé, à partir du 1er octobre. Il sera basé à Londres avec un contrat de trois ans, indique Deutsche Bank. Axa avait annoncé son départ mi-mai après avoir choisi Thomas Buberl pour succéder à son PDG Henri de Castries. Au cours de ses 25 années au sein de l’assureur, il a également dirigé sa division de gestion d’actifs, Axa Investors Managers.
La banque passe une charge de 75 millions d'euros liée à sa participation dans l'assureur crédit. Les activités de marché ont brillé au deuxième trimestre.
Le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau ne voit pas de risque de contagion des difficultés des banques italiennes aux établissements français, selon des propos tenus auprès de l’hebdomadaire allemand WirtschaftsWoche. Certains établissements transalpins ploient sous une montagne de créances douteuses. De très grands progrès ont été réalisés sur la solidité du système bancaire de la zone euro depuis la crise financière de 2008, souligne-t-il. François Villeroy de Galhau, également membre du conseil des gouverneurs de la BCE, plaide pour une «solution rapide et coopérative» de cette question.