Après une baisse de 20% de son activité au deuxième trimestre, la première banque allemande est à peine rentable et doit rassurer sur ses fonds propres.
L'assureur crédit prévoit de compenser totalement d'ici à 2018 l'impact négatif de 30 millions d'euros lié à la perte de l'activité de garantie publique.
L’assureur espagnol a fait état mercredi d’un bénéfice net de 380 millions d’euros au premier semestre (+20,5%), fruit à ses yeux d’une gestion financière et technique rigoureuse dans un environnement de marché difficile. Le ratio combiné du groupe s’est amélioré de 1,6 point de pourcentage, comparé à la fin du premier semestre 2015, pour s’établir à 97,5%. Les revenus ont totalisé 14,6 milliards d’euros (+0,8%) et le ratio de Solvabilité 2 pointait à 200% à la fin du premier trimestre de 2016.
L’ancien banquier central espagnol José Viñals remplacera Sir John Peace en tant que président du conseil d’administration de Standard Chartered à compter du 1er décembre. Il arrivera toutefois dans la banque dès le mois d’octobre. Cette désignation met fin à un processus qui aura duré un an et demi. José Viñals est actuellement le conseiller financier et directeur du département des marchés de capitaux et monétaires du Fonds monétaire international (FMI). Il avait rejoint l’institution en 2009, après 25 ans à la Banque centrale espagnole. Il s’est fait notamment connaître en publiant le rapport semi-annuel sur la stabilité financière mondiale, rapidement devenu une bible pour les professionnels de la finance et les économistes. Naguib Kheraj, le directeur de Standard Chartered qui a mené le processus de recrutement, deviendra président délégué (deputy chairman), a ajouté la banque.
Après l’acquisition en décembre 2015 de deux hôtels en Belgique (le Renaissance Brussels et le Marriott Executive Apartment Brussels), le fonds Primotel Europe créé par Aviva Investors Real Estate France SGP a réalisé son premier investissement en Allemagne avec le rachat du Hyatt Regency Düsseldorf. Aviva France et Algonquin sont les associés initiaux de ce fonds. Primotel Europe et Algonquin ont été conseillés par Hengeler Mueller et De Pardieu Brocas Maffei sur le plan juridique, tandis qu’Ernst & Young, Valteq et Marsh ont participé aux due diligences d’acquisition.
Alors que le projet de mariage de sa gestion d’actifs avec celle de Santander tombe à l’eau (lire par ailleurs), Unicredit envisagerait une augmentation de capital d’au moins 5 milliards d’euros, ainsi qu’une vente de ses participations restantes dans Bank Pekao et FinecoBank, affirmait hier Reuters. UniCredit a lancé début juillet un examen stratégique sous la houlette de son nouvel administrateur délégué Jean-Pierre Mustier, qui doit à la fois renforcer le capital et améliorer la rentabilité de la banque italienne.
La Mondiale, société d’assurance mutuelle d’AG2R La Mondiale, a annoncé son adhésion au fichier bancaire des entreprises (Fiben). Depuis la loi Macron d’août 2015, la consultation des données Fiben n’est plus réservée aux banques. «La Mondiale pourra désormais s’appuyer sur les précieuses informations de Fiben concernant la solidité financière des sociétés et notamment la cotation de la Banque de France. Ces éléments lui permettront de réaliser une analyse et un suivi encore plus fins dans le cadre de sa stratégie d’investissement et plus particulièrement du financement des entreprises de taille moyenne», indique La Mondiale.
Le réassureur avait maintenu une stratégie d'investissement prudente avant le référendum britannique. Il n'anticipe pas d'impact négatif sur son activité.
La capacité d'investissement des produits de gestion de fortune, qui pèsent 3.200 milliards d'euros, serait limitée. La rumeur a fait chuter les actions chinoises.
Des parlementaires britanniques militent pour une nouvelle revue de l’architecture de la supervision et de la régulation du secteur financier du pays, afin d'éviter que les autorités financières répètent les erreurs commises lors de la déroute de la banque HBOS. Dans un rapport, un comité parlementaire demande au Trésor de nommer un expert indépendant pour étudier la possibilité de créer une autorité de poursuite distincte des autorités actuelles que sont la Financial Conduct Authority (FCA) en charge de la supervision et de la régulation des marchés, et la Prudential Regulation Authority (PRA), logée au sein de la Banque d’Angleterre et responsable de l’encadrement prudentiel et de la supervision des banques et des assurances, précise L’Agefi. Ces deux autorités ont remplacé depuis 2013, la Financial Services Authority (FSA).
Dans un rapport publié hier, le régulateur britannique estime qu’il faudrait plus de dix ans à 8,9% des détenteurs de cartes pour rembourser leur dette.
Le nouveau directeur général d’Unicredit, Jean-Pierre Mustier, a nommé Gianni Franco Papa en qualité de « general manager », un poste créé pour l’occasion, a confirmé la banque italienne après un article paru dans Il Sole 24 Ore. Dans son nouveau rôle, Gianni Franco Papa, qui était jusqu’ici l’un des trois directeurs généraux adjoints, en charge de la banque de financement et d’investissement (BFI) d’Unicredit, aura des responsabilités élargies à travers le groupe. Les deux autres DGA, Marina Natale et Paolo Fiorentino, pourraient quitter Unicredit suite à ce changement, selon Bloomberg. Arrivé en poste le 12 juillet, Jean-Pierre Mustier, l’ancien responsable de la BFI de la Société Générale, s’attèle à réduire les coûts et simplifier la structure de la banque pour renforcer son bilan et sa rentabilité.
La banque italienne Monte dei Paschi di Siena prépare une augmentation de capital de cinq milliards d’euros dans le cadre de ses efforts pour redresser son bilan, selon une source citée par Reuters. La troisième banque italienne chercherait à réunir un syndicat bancaire pour garantir la levée de fonds d’ici à vendredi. La banque toscane attendrait le feu vert de la Banque centrale européenne à l’augmentation de capital et à d’autres mesures visant à rétablir sa situation financière.
Avec Solva 2, les assureurs, tenus de fournir au régulateur des données détaillées et fiables de leurs portefeuilles d’actifs, ont été conduits à revoir les supports de leurs allocations et leurs rapports avec leurs prestataires.
Une étude du site Emolument montre que les rémunérations des stagiaires en finance dans la capitale britannique font plus que compenser un coût de la vie élevé.
L’autrichien Raiffeisen Zentralbank (RZB) a annoncé hier qu’il pensait céder l’essentiel de sa participation dans l’assureur Uniqa et envisageait de fusionner avec sa filiale cotée Raiffeisen Bank International (RBI), les deux initiatives ayant pour but de renforcer ses fonds propres. RZB poursuit des discussions avancées en vue de vendre 17,6% du capital d’Uniqa à Uniqa Versicherungsverein Privatsfiftung, une fondation dont le directoire est composé de responsables de l’assureur, conservant à peu près 8,6% des parts. Au cours de clôture de lundi, la cession représentait 308 millions d’euros. RZB poursuit également son projet de fusion avec RBI, dont le ratio de fonds propres réglementaires CET1 (11,5%) est supérieur à celui de sa maison-mère (10,3%). RZB précise que l’opération augmenterait son ratio CET1 d’une soixantaine de points de base.
Deutsche Bank devra répondre de certaines accusations formulées par des investisseurs qui avaient acheté des titres préférentiels et qui s’estimaient lésés parce que, selon eux, la banque allemande n’avait rien dit de son exposition à un marché du crédit immobilier subprime dont la situation se dégradait rapidement. Le juge de Manhattan Deborah Batts a rejeté le pourvoi de la banque qui demandait l’annulation des poursuites sur un montant approximatif de 2,55 milliards de dollars de titres placés en novembre 2007 et en février 2008. Le juge a en revanche débouté les plaignants sur un montant de plus de 2,9 milliards de dollars de titres vendus en mai 2007, juillet 2007 et mai 2008.
Commerzbank a fait savoir lundi soir que son ratio de fonds propres CET1, calculé strictement aux normes Bâle III, avait diminué à 11,5% à la fin juin contre 12% à la fin mars, en imputant la cause à des effets de valorisation et de méthodologie liés au niveau des actifs pondérés du risque. Dans un communiqué accompagnant ses résultats trimestriels provisoires, la banque allemande ajoute que le bénéfice net du groupe du deuxième trimestre s’est tassé à 209 millions d’euros (contre 307 millions un an plus tôt) et qu’elle a dégagé un bénéfice opérationnel de 342 millions d’euros. La banque allemande doit publier ses comptes du deuxième trimestre le 2 août.
La banque privée suisse Julius Baer a publié hier des résultats meilleurs qu’attendu pour le premier semestre. Son bénéfice net ajusté a bondi de 270%, à 402 millions de francs suisses (367 millions d’euros), en raison notamment d’un effet de base favorable puisque les résultats du premier semestre en 2015 avaient été affectés par une provision pour régler le litige fiscal aux États-Unis. Hormis ce facteur, le bénéfice net ressortirait en croissance sur un an de 4,7%, a indiqué Julius Baer. Ses actifs sous gestion ont progressé de 4% à un record de 311 milliards de francs suisses, portés par l’acquisition du gestionnaire de fortune italien Kairos. Après un début d’année au ralenti, la collecte s’est accélérée à la fin du semestre, grâce aux afflux en provenance d’Asie, du Moyen-Orient ainsi que d’Europe centrale et orientale. Sur l’ensemble du semestre, elle a progressé de 3,7%, s’inscrivant toutefois en deçà de ses objectifs, situés entre 4% et 6%.
La Fédération Française de l’Assurance a révélé hier une collecte nette des sociétés d’assurances de 810 millions d’euros au mois de juin et de 11,8 milliards d’euros depuis le début de l’année, dont 7,1 milliards pour les supports en unités de compte. L’encours des contrats d’assurance-vie s’élevait en outre à 1.602 milliards d’euros à la fin du mois de juin.
Selon L’Agefi, le régulateur européen des marchés financiers, l’Esma, a infligé la semaine dernière une amende de 1,38 million d’euros à l’agence de notation Fitch. Il lui reproche de ne pas avoir respecté les règles sur la diffusion des notes souveraines. L’Esma, qui supervise les agences depuis 2011, s’est intéressée à la période allant de décembre 2010 à juin 2012. Au cours de celle-ci, des analystes seniors de Fitch ont transmis à des personnes haut placées au sein de leur société mère, Fimalac, des informations au sujet d’actions à venir sur des notes souveraines européennes.
Ewald Nowotny, membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), a réclamé une solution rapide et concrète aux problèmes de Monte dei Paschi di Siena (MPS). Les problèmes d’autres banques italiennes pourraient sinon être résolus en créant une structure de défaisance, a-t-il dit à l’agence de presse autrichienne APA. L’Italie poursuit des discussions avec la Commission européenne pour pouvoir aider ses établissements les plus fragilisés, au premier rang desquels MPS. Bruxelles doit d’abord vérifier qu’une telle aide publique ne contrevienne pas au droit communautaire.
La deuxième banque espagnole envisagerait de supprimer plus de 2.000 postes pour réduire ses coûts, indique Bloomberg en citant trois sources anonymes. Les coupes claires affecteraient à la fois le réseau d’agences de BBVA, ses services centraux et ses activités de banque de financement et d’investissement. La décision finale n’aurait pas encore été prise, précise Bloomberg. Interrogée, la banque a indiqué que «pour l’instant, BBVA a un plan en cours qui inclut une réduction de taille de l’effectif», en lien avec l’intégration de CatalunyaCaixa. Le groupe avait à l'époque indiqué prévoir 1.100 suppressions de postes dans le cadre de l’intégration de la caisse d'épargne. BBVA employait 137.445 collaborateurs à fin mars, selon son site internet.
La banque espagnole Sabadell a chuté vendredi en Bourse après avoir averti que son bénéfice net 2016 serait inférieur de plus de 20% à son objectif initial. Propriétaire de la banque britannique TSB, Sabadell prévoit désormais un bénéfice net annuel légèrement inférieur à 800 millions d’euros, alors que son plan 2014-2016 tablait sur un milliard. Au premier semestre, le groupe a réalisé un bénéfice de 425,3 millions d’euros, inférieur au consensus Reuters (à 485 millions). La baisse de la livre sterling depuis le vote du 23 juin en faveur de la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne a déjà eu un impact négatif de 0,3% sur ses profits.