Le ministère de l’Economie italien étudierait la cession d’une partie de sa participation de 83% dans la banque publique Cassa Depositi e Prestiti (CDP), avançait vendredi le Corriere della Sera. Selon le quotidien, Rome envisagerait de vendre 15% du capital, ce qui rapporterait environ 5 milliards d’euros à l’Etat. L’opération pourrait être réalisée par le biais d’une offre publique ou auprès d’investisseurs institutionnels. CDP, dont le capital est aussi détenu à 16% par des fondations bancaires italiennes et à 1% en autocontrôle, fournit des prêts aux collectivités locales et aux établissements publics. Le groupe est par ailleurs actionnaire de plusieurs grandes sociétés comme le pétrolier Eni (26,4%) et la poste italienne (35%), qui est elle-même un important opérateur financier au plan national. La CDP est enfin un des investisseurs du fonds de place Atlante de soutien au secteur bancaire.
Grâce à son exposition en dollars, Scor profite de meilleurs rendements qu’en euros alors qu'il est largement investi dans des produits de taux. Le 5e réassureur mondial délègue 2/3 de la gestion de ce portefeuille évalué à près de 19 milliards d’euros à sa société de gestion, Scor IP. Certaines entités locales du groupe ont donné des mandats de gestion à des asset managers externes.
Lloyds Banking Group a annoncé vendredi avoir comptabilisé des provisions supplémentaires pour un montant de 350 millions de livres sterling (400,5 millions d’euros), afin de couvrir les futures indemnisations des clients victimes de la vente abusive de produits d’assurance crédit (PPI). Ces provisions interviennent alors que le régulateur britannique a repoussé la date butoir pour le dépôt des plaintes à août 2019. Au total, Lloyds a provisionné 17 milliards de livres pour couvrir les coûts liés à la vente litigieuse des PPI.
La Commission européenne a annoncé vendredi avoir donné son feu vert à la recapitalisation de 3,9 milliards d’euros de la banque publique Caixa Geral de Depositos (CGD), principal établissement du pays, dans la mesure où elle s’est faite aux conditions du marché et n’a donc pas impliqué de nouvelle aide de l’Etat. «Selon notre appréciation, l'État portugais, en tant que seul propriétaire, investit dans les mêmes conditions que celles qu’un propriétaire privé aurait acceptées. En conséquence, la recapitalisation par l'État ne constitue pas une nouvelle aide d'État en faveur de CGD», a dit Margrethe Vestager, commissaire chargée de la politique de concurrence, dans un communiqué.
Les régulateurs américains persistent et signent. Le durcissement de la réglementation des ETF, un secteur on le sait en pleine croissance, semble en bonne voie malgré la très vive opposition des acteurs sur ce marché, notamment BlackRock et Invesco, rapporte l’agence Reuters. La Securities & Exchange Commission (SEC) avait invité l’an dernier les principales Bourses cotant des ETF (NYSE, Nasdaq et Bats) à mieux encadrer le marché des ETF en contraignant notamment les fonds à se soumettre en continu à un certain nombre de tests sous peine de fermeture éventuelle, ont indiqué à l’agence trois personnes ayant connaissance de ce dossier.La SEC aurait approuvé le dispositif mis en place par Bats, selon une communication datée du 8 mars et elle pourrait adopter les dispositions mises en place par Nyse Arca dans les tout prochains jours. Le régulateur a déjà donné son feu vert aux règles proposées par le Nasdaq. La SEC est notamment préoccupée par le potentiel de manipulation du marché de certains ETF, notamment ceux qui répliquent des indices dont certains actifs sont peu négociés.
Le tribunal correctionnel de Paris a, sans surprise, décidé ce 9 mars de reporter jusqu'à une date encore indéterminée le procès de l’ancienne cadre d’UBS France Stéphanie Gibaud, poursuivie par la banque pour un livre dénonçant l'évasion fiscale, rapporte l’AFP. La confrontation ne pourra avoir lieu avant qu’il «ne soit statué de manière définitive» dans la procédure pénale engagée contre la filiale française du géant bancaire suisse, a estimé la 17ème chambre du tribunal correctionnel de Paris. Les parties sont toutefois convoquées le 16 novembre pour faire le point.Le parquet national financier (PNF) a demandé le renvoi en procès de la maison-mère suisse UBS AG et de sa filiale française pour avoir organisé la fraude «systématique» de contribuables français. Stéphanie Gibaud, qui se présente comme une lanceuse d’alerte, avait elle-même demandé un sursis à statuer, en raison du risque de contradiction entre les diverses procédures judiciaires. Les faits reprochés à la banque recoupent en effet en partie les accusations portées par l’ancienne cadre dans son livre, «La femme qui en savait vraiment trop», paru en 2014.Le PNF relève par exemple «l’omniprésence» pendant plusieurs années de chargés d’affaires suisses d’UBS en France pour tenter de trouver des clients fortunés, repérés lors de réceptions, chasses, tournois de golf ou de tennis, concerts. Or le métier de Stéphanie Gibaud était d’organiser ces événements. Stéphanie Gibaud a déploré à plusieurs reprises que l’Etat lui refuse un statut officiel de lanceuse d’alerte, faisant valoir qu’elle ne trouvait pas de travail, vivait des minima sociaux et n’avait pas de logement fixe.
Le ministère de l’Economie italien étudierait la cession d’une partie de sa participation de 83% dans la banque publique Cassa Depositi e Prestiti (CDP), avance vendredi le Corriere della Sera sans citer ses sources. Selon le quotidien, Rome envisagerait de vendre 15% du capital, ce qui rapporterait environ 5 milliards d’euros à l’Etat. Encore au stade préliminaire, l’opération pourrait être réalisée par le biais d’une offre publique ou auprès d’investisseurs institutionnels.
UBS a révisé à la baisse son résultat annuel 2016 et dévoilé une réduction de 17% du pool de bonus versé au titre de son dernier exercice. Initialement annoncé à 3,3 milliards de francs suisses (3,07 milliards d’euros), le bénéfice net de la banque en 2016 a finalement atteint 3,2 milliards, après 6,2 milliards en 2015. « Les provisions pour litiges et autres sujets réglementaires ont augmenté pour refléter un accord de principe pour solder un contentieux sur des titres hypothécaires RMBS avec la National Credit Union Association américaine », a expliqué UBS.
Royal Bank of Scotland (RBS) se prépare à vendre 300 à 400 millions de livres (344 à 458 millions d’euros) de portefeuilles de prêts en immobilier commercial, a déclaré aujourd’hui à Bloomberg Alison Rose, directrice générale de la banque commerciale et de la banque privée, la division dédiée aux entreprises de taille moyenne et aux individus ayant plus d’un million de dollars de patrimoine. La décision doit aider la banque à réduire ses actifs pondérés par le risque de 20 milliards de livres dans ses métiers principaux d’ici à 2018, comme annoncé fin février.
Deutsche Bank envisage de se retirer de la banque de détail dans certains pays européens après avoir renoncé à céder sa principale filiale dans cette activité en Allemagne, rapportait hier Reuters de deux sources proches du dossier. La banque allemande a entrepris un examen approfondi de sa présence en Espagne, au Portugal et en Belgique, ont dit ces sources. Si Deutsche Bank décidait de se retirer de certains pays européens, elle le ferait à un horizon de court terme, a dit l’une des sources. Deutsche Bank a refusé de s’exprimer sur le sujet.
Une peine de deux ans de prison avec sursis, 30.000 euros d’amende et une interdiction d’exercer toute fonction publique ont été requis hier contre François Pérol, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, qui comparaît devant la cour d’appel pour prise illégale d’intérêts. Il lui est reproché d’avoir accepté en février 2009 de prendre la tête du groupe issu du mariage entre la Banque populaire et la Caisse d'épargne (BPCE) alors qu’il avait suivi cette fusion à l’Elysée. François Pérol avait été relaxé en première instance. Le Parquet national financier avait alors fait appel. Il encourt en théorie jusqu'à deux ans de prison et 30.000 euros d’amende. Son mandat à la tête de BPCE court jusqu'à l’assemblée générale de mai 2020.
La Fédération française de l’assurance et l’association d’épargnants Afer réprouvent le forfait fiscal unique évoqué par Emmanuel Macron et François Fillon.
Monte dei Paschi di Siena a annoncé hier que son conseil d’administration avait donné son feu vert à son plan de restructuration, qui doit encore recevoir l’aval des autorités européennes et ouvrira alors la voie à une recapitalisation par l’Etat. Monte Paschi s'était résolue en décembre à demander le soutien de l’Etat après l'échec d’une augmentation de capital de cinq milliards d’euros. Son besoin de fonds propres a depuis été évalué à 8,8 milliards d’euros par la Banque centrale européenne (BCE) et l’Etat italien devrait injecter 6,6 milliards d’euros, pour une participation d’environ 70% dans la banque de Sienne. Monte dei Paschi a ajouté avoir légèrement révisé ses résultats 2016 qui font maintenant ressortir une perte nette de 3,24 milliards d’euros, au lieu de celle de 3,38 milliards annoncée en février, et un ratio de fonds propres CET1 de 8,17%, revu en hausse de 15 points de base.
Deutsche Bank envisage de se retirer de la banque de détail dans certains pays européens après avoir renoncé à céder sa principale filiale dans cette activité en Allemagne, rapporte Reuters de deux sources proches du dossier. La banque allemande a entrepris un examen approfondi de sa présence en Espagne, au Portugal et en Belgique, ont dit ces sources. L’avenir des activités en Italie n’est pas discuté actuellement, ont-elles ajouté.
L’Autorité des marchés financiers annonce la désignation de Bernard Coupez à la présidence du Haut Conseil Certificateur de Place qui pilote le dispositif de vérification du niveau de connaissances des collaborateurs des prestataires de services d’investissement. Bernard Coupez, membre du collège de l’AMF, succède à Jean-Luc Enguehard, décédé l’an dernier. Bernard Coupez est actuellement enseignant-chercheur au Centre de Recherche en Economie et Droit à l’Université Panthéon-Assas (Paris II). Il est lui-même titulaire d’un Master en économie de l’Université de Louvain. Ses domaines d’expertise sont : la gestion d’actif, la finance d’entreprise, la recherche financière et économique, les affaires publiques et la régulation. Il exerça ses différentes fonctions sur trois places financières européennes. Dans sa carrière professionnelle chez BNP-Paribas, il a eu l’occasion de contribuer activement au dispositif de formation continue de la banque.Pour mémoire, le Haut Conseil Certificateur de Place est composé d’au moins sept membres, dont quatre désignés par l’AMF et deux personnalités indépendantes. Les membres actuels sont Christophe Couturier, directeur général d’Ecofi Investissements (groupe Crédit Coopératif), Jézabel Couppey-Soubeyran, enseignant-chercheur au Centre d’Economie de la Sorbonne et Maître de conférences à l’Université Paris 1, Elisabeth Decaudin, déléguée générale de la Chambre Nationale des Conseils Experts Financiers, Christine Fabresse, directrice générale de la Caisse d’Épargne Languedoc-Roussillon, Catherine Fauquet, chargée de mission à l’Université de Nantes et enseignante en BTS Banque, Xavier de La Maisonneuve, directeur à la Direction de la conformité du groupe Société Générale, et Annaick Plessis, directrice générale adjoint de Natixis Formation Epargne Financière
Le cabinet Dentons annonce le lancement d’un nouvel outil de gestion de projet permettant d’accompagner ses clients dans leurs démarches de conformité avec les normes MiFID II / MiFIR. MiFiD II est la version révisée de la directive concernant les marchés d’instruments financiers (Markets in Financial Instruments Directive), introduite en réponse à la crise financière afin de constituer un marché financier européen plus compétitif et plus intégré. MiFIR accompagne cette directive et y ajoute de nouveaux prérequis de transparence, obligations commerciales et fiscales. L’outil associe une base de données accessible en ligne – contenant les réglementations en question, les discussions, documents de consultations et rapports finaux – à un outil de gestion de projet aidant les entreprises à assurer leur conformité à chaque étape de leur activité.
Le résultat opérationnel d’Aviva a progressé de 12% l’an dernier, atteignant 3 milliards de livres (3,5 milliards d’euros), à la faveur notamment de la croissance d’Aviva Investors, sa division gestion de fonds, et des bonnes performances des filiales britannique, canadienne et irlandaise. Le bénéfice d’exploitation de la division gestion de fonds a ainsi augmenté de 30%, à 138 millions de livres, porté par un bond des fonds sous gestion, qui ont atteint 450 milliards. Le résultat opérationnel de l’assurance-vie a pour sa part augmenté de 8%, à 2,6 milliards.
Le codirecteur financier de Deutsche Bank, Peter Burrill, placé sous l’autorité du directeur financier Marcus Schenck, va quitter la banque allemande pour rejoindre sa concurrente britannique Standard Chartered avant l’été, rapporte l’agence Dow Jones de personnes proches du dossier. Le départ prévu de Peter Burrill, qui travaille à Francfort, n’a pas été annoncé et son successeur n’a pas été nommé.
La Commission européenne a publié hier son nouveau standard technique pour la mise en œuvre du règlement sur les documents d’informations clés relatifs aux produits d’investissement retail packagés et fondés sur l’assurance (Priip). En septembre dernier, le Parlement européen avait rejeté les standards techniques (RTS) du texte, qui suscitent la critique de l’industrie financière en raison du contenu du document d’information clé (KID) qui doit être remis à l’investisseur particulier. Le dossier a donc été renvoyé à l’exécutif. La date de mise en application de Priip a été repoussée d’un an, au 1er janvier 2018.
Heidrick & Struggles, le cabinet de conseil en recherche de dirigeants, a annoncé la nomination de Muriel Moreau en qualité de managing partner du bureau de Paris. «Elle conserve ses activités de conseil auprès de ses clients dans le secteur du private equity et de la banque d’investissement», précise le communiqué. Muriel Moreau succède à Marc Bartel, qui poursuit ses fonctions en tant que responsable des practices law firms, legal, risk & compliance.
Le secteur privé aux Etats-Unis a créé 298.000 emplois en février, un chiffre nettement supérieur aux attentes des analystes, montre l’enquête mensuelle publiée hier par ADP, spécialiste de l’externalisation de la gestion des ressources humaines. Il s’agit de la plus forte hausse depuis décembre 2015. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne 190.000 créations d’emplois. Les chiffres officiels des créations d’emplois de février seront publiés vendredi par le département du Travail et portent à la fois sur le secteur privé et le secteur public.
Le gouvernement britannique a revu à la baisse, à 23,5 milliards de livres (27,1 milliards d’euros), le coût du sauvetage des banques pendant la crise financière, grâce à bonne tenue de Lloyds Banking Group et de Royal Bank of Scotland en Bourse ces quatre derniers mois. Ce chiffre représente une baisse de 3,3 milliards de livres par rapport à la précédente estimation en novembre, a précisé l’Office for Budget Responsibility (OBR), organisme indépendant placé auprès du gouvernement, à l’occasion de la présentation du budget.
Credit Suisse a déboursé 4,9 milliards de dollars (4,7 milliards d’euros) pour récupérer deux portefeuilles de prêts hypothécaires américains auprès de HSBC, deux mois après avoir été mis à l’amende pour des ventes frauduleuses de prêts hypothécaires titrisés. HSBC poursuit ainsi son retrait du secteur des prêts hypothécaires aux Etats-Unis.
La famille royale qatarie et le groupe chinois HNA, déjà présents au capital de Deutsche Bank, seraient prêts à participer à l’augmentation de capital de 8 milliards d’euros prévue par la banque allemande, rapportait hier Bloomberg de sources proches des investisseurs. Un ancien Premier ministre et le précédent Emir du Qatar, qui disposent ensemble de moins de 10% du capital, envisageraient d’augmenter leur participation. HNA souhaiterait également augmenter sa participation de 3,04%.
Des banques nord-coréennes sous sanctions de l’ONU ont été exclues du système de messagerie financière opéré par Swift. Les autorités belges, où est basé Swift, ont en effet indiqué à la société qu’elles ne donneraient plus les autorisations nécessaires à la fourniture de services pour les banques concernées par les sanctions de l’ONU. D’après le Wall Street Journal, des enquêteurs de l’ONU ont découvert récemment que trois banques de Corée du Nord pouvaient encore accéder au service. L’impact sur le pays, notoirement refermé sur lui-même, devrait toutefois être limité.