La commission des sanctions de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR), dans une décision publiée le 10 février, a infligé un blâme et une amende de 3 millions d’euros à la société des Assurances du Crédit Mutuel Nord Vie (ACMN Vie). Le régulateur reproche à la compagnie d’assurance d’avoir procédé à la fusion de deux fonds en euros aux styles de gestion différents, l’un général et l’autre dynamique, sans avoir fait signé d’avenant aux parties concernés. Selon l’ACPR, « le regroupement, le 1er janvier 2014, des différents fonds en euros proposés dans des contrats multisupports, individuels ou collectifs, a entraîné une modification contractuelle substantielle, puisqu’elle a abouti à priver les assurés ou les adhérents de la faculté qui leur était offerte d’arbitrer entre plusieurs fonds aux orientations de gestion différentes, présentant des perspectives de rendement distinctes ». Or, « pour les contrats individuels, cette modification n’a fait l’objet d’aucun avenant matérialisant l’accord des assurés, seule une lettre d’information ayant été adressée par courrier simple à ceux qui avaient investi sur les fonds en euros dynamiques tandis que les autres titulaires des contrats multi-supports n’ont été prévenus de la fusion que par une mention portée sur leur relevé annuel d’information de situation », déplore l’ACPR.
Credit Suisse gagnait plus de 3% ce matin à la Bourse de Zurich malgré l’annonce d’une perte nette plus élevée qu’attendu, à 2,35 milliards de francs au dernier trimestre 2016. La deuxième banque suisse a surpris les investisseurs avec un ratio de fonds propres durs supérieur aux attentes à 11,6% à fin décembre, après avoir enregistré une provision pour litiges de 2,2 milliards de francs pour régler son contentieux avec les Etats-Unis sur la vente de titres adossés à des crédits subprimes. Credit Suisse a aussi annoncé un dividende de 0,7 francs par action, conforme aux attentes, et de nouvelles suppressions de postes massives portant sur 5.500 postes cette année, après 7.250 licenciements en 2016.
BBVA va proposer à son assemblée générale de valider une nouvelle politique de rémunération de ses dirigeants pour les exercices 2017, 2018 et 2019. Dans un document réglementaire, la banque espagnole explique qu’elle entend augmenter de 3 à 5 ans la période pendant laquelle la rémunération variable sera différée pour la direction et les conseillers exécutifs. La part de la rémunération variable dans la rémunération totale doit par ailleurs être portée de 50% à 60%. La part des attributions d’actions dans la rémunération variable passera elle de 50% à 60%.
Engagée dans une vaste revue du fonctionnement des marchés financiers au Royaume-Uni, la Financial Conduct Authorithy (FCA) se focalise sur le compartiment primaire actions et dette. Le régulateur britannique a ouvert hier une consultation, qui fait suite à d’autres exercices du même genre, jusqu’au 14 mai.
La filiale russe de Deutsche Bank a indiqué hier coopérer avec les autorités fiscales russes au sujet de ses opérations standards effectuées par le passé, réagissant ainsi à un article du quotidien RBC affirmant que la banque allemande pouvait se voir infliger plus de 10 milliards de roubles (162 millions d’euros) d’impôts sur les bénéfices supplémentaires. «Dans le cadre d’un audit de routine, Deutsche Bank travaille avec les autorités fiscales russes sur des questions liées aux opérations standard conformes aux pratiques normales du secteur», précise la banque dans un communiqué.
La banque captive de l’alliance Renault-Nissan a multiplié ces derniers mois les initiatives dans l’autopartage et l’optimisation de la gestion de flottes.
Le superviseur inflige une amende de 3 millions d'euros à ACMN Vie, qui a négligé de faire signer des avenants à ses clients lors de la fusion de fonds en euros.
Groupama va rassembler progressivement plus de 3.200 de ses collaborateurs de l’organe central Groupama SA et de sept filiales «sur un site entièrement rénové, au pied du RER de Nanterre-Préfecture, sur les terrasses de l’arche de La Défense», indique l’assureur dans un communiqué. L’Agefi avait révélé ce projet de création d’un campus en octobre 2016. Le nouveau site s’organisera «autour de plusieurs bâtiments, totalisant une surface d’environ 55.000 m2, dont Crystal Défense, West Park, Défense 456, MB2, immeubles restructurés ou rénovés offrant d’excellents standards. Les premières équipes rejoindront le campus d’ici la fin de l’année 2017», souligne l’assureur mutualiste. Comme prévu, le siège du groupe rue d’Astorg à Paris n’est pas concerné par ce déménagement.
Le groupe Dalian Wanda, détenu par l’homme le plus riche de Chine, Wang Jianlin, a démenti hier des informations du Financial Times selon lesquelles il est en contact avec Postbank en vue d’acquérir cette filiale de Deutsche Bank. Bloomberg a également rapporté hier, de sources proches du dossier, que Wang Jianlin s’intéresse bien à des cibles potentielles dans le secteur financier, d’une part des banques européennes et d’autre part des sociétés d’investissement à la fois en Chine et à l’étranger.
Ageas France délègue presque toute la gestion de son portefeuille via des appels d’offres. Mais la filiale française de l’assureur belge veut rester très réactive dans ses décisions d’investissement. Prochaine cible : les cat bonds, qui doivent permettre ne pas trop peser sur le SCR tout en offrant une rémunération attractive.
L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a infligé une amende de 3 millions d’euros à ACMN Vie, selon une décision publiée le 10 février sur le site internet du superviseur. La filiale du Crédit Mutuel Nord Europe a été sanctionnée pour non-respect de l’article L.112-3 du Code des assurances, qui prévoit que «toute addition ou modification au contrat d’assurance primitif doit être constatée par un avenant signé des parties».
Groupama va rassembler progressivement plus de 3.200 de ses collaborateurs de l’organe central Groupama SA et de sept filiales «sur un site entièrement rénové, au pied du RER de Nanterre-Préfecture, sur les terrasses de l’arche de La Défense», indique l’assureur dans un communiqué. L’Agefi avait révélé ce projet de création d’un campus en octobre 2016.
Quelque 80 sociétés de gestion. Schroders, Fidelity International, JPMorgan, Henderson, Amundi, Natixis, Pictet, Mirabaud, Legg Mason, Santander font partie des sociétés de gestion identifiées par Better Finance comme ayant potentiellement vendu des fonds qui facturent des frais élevés pour de la gestion active mais qui se contentent de répliquer les indices, rapporte Better Finance, la fédération européenne des épargnants et usagers des services financiers.Pour mémoire, en 2014, Better Finance avait demandé à l’Autorité Européenne des Marchés Financiers (AEMF ou ESMA) de réaliser une étude au niveau européen sur le phénomène de « Closet Indexing ». Au début du mois de février 2016, l’ESMA a finalement publié les résultats de son étude mais n’a pas divulgué les fonds découverts comme étant potentiellement des fonds faussement actifs. «Partant du principe que pour assurer la protection des investisseurs ces résultats doivent être rendus publics, Better Finance a décidé de reproduire l’étude de l’ESMA et de publier les résultats ainsi que la liste complète des fonds», indique Better Finance dans un communiqué. Les fonds qui sont des “closet indexers” potentiels sont au nombre de 165, ceux qui sont potentiellement des fonds actifs sont 848, ceux qui ne fournissent pas assez de données sont au nombre de 1.172 et enfin ceux qui n’indiquent pas d’indice de référence sont 147.
Dans la perspective de la transposition de la directive révisée concernant les marchés d’instruments financiers (MiFID II) et de la directive déléguée publiée le 7 avril 2016, l’AMF a ouvert entre septembre et octobre 2016 une consultation publique sur les nouvelles règles relatives au financement de la recherche. Quarante-quatre réponses ont été adressées à l’AMF venant de tout type d’acteurs dont plus d’un quart d’acteurs étrangers.L’AMF rappelle que la fourniture aux entreprises d’investissement (EI) – et particulièrement à celles qui offrent le service de gestion de portefeuille – de documents de recherche par des intermédiaires financiers ou des bureaux de recherche, est désormais susceptible d’entrer dans la catégorie réglementée des « incitations » ou « avantages » (en anglais « inducements »). À ce titre, le financement des travaux de recherche est désormais encadré par la directive MIFID II, dans un objectif de protection des investisseurs et de limitation des risques de conflits d’intérêt.Dans ses commentaires, l’AMF indique que si le dispositif prévu par MiFID II ne s’étend pas à la gestion collective, mais seulement à la gestion sous mandat et au conseil en investissement, « les sociétés de gestion sont libres de l’appliquer à la gestion collective si elles le souhaitent ». Mais l’AMF confirme qu’elle n’entend pas aller au-delà des exigences de MiFID II, ce qui constituerait un « goldplating » significatif des règles européennes. Par ailleurs, une extension du champ d’application à la gestion collective pourrait avoir pour effet, selon elle, de créer un désavantage concurrentiel pour la place de Paris vis-à-vis des autres places européennes qui ne feraient pas ce choix.Dans cette situation, les sociétés de gestion doivent s’interroger sur les modalités d’application opérationnelles de ces dispositions aux activités de gestion collective. Dans tous les cas, les frais de recherche facturés aux clients de la gestion sous mandat ne doivent pas financer la recherche utilisée pour la fourniture du service de gestion collective, et inversement. Par ailleurs, la directive déléguée ne prévoit pas de proportionnalité des dispositions relatives au financement de l’analyse financière, contrairement à ce qu’elle a pu faire pour d’autres articles de la même directive. En outre, la directive déléguée ne donne pas la capacité aux autorités nationales de mettre en place des seuils d’exemption ou des périodes transitoires dans le cadre de la transposition des textes européens au niveau national. Le régime entrera donc en vigueur intégralement le 3 janvier 2018.Certains biens ou services indispensables au programme d’activité de la société de gestion ne peuvent pas être qualifiés de recherche au sens de la directive déléguée et être pris en charge par le client. L’AMF, dans le cadre de la transposition de la directive déléguée, mettra à jour la liste des services interdits de 2007.
Co-op Bank a annoncé lundi le lancement d’une procédure de vente de 100% de son capital tout en indiquant étudier d’autres moyens pour augmenter ses fonds propres. Le bancassureur coopératif de Manchester, qui avait frôlé la faillite en 2013 et était passé sous le contrôle de ses fonds créanciers, a également annoncé qu’il étudiait une potentielle opération de restructuration de son passif. L’autorité de supervision britannique, la PRA, a salué l’annonce de Co-Op Bank.
RCI Banque vole de record en record. Grâce à la hausse de 9,2% des volumes d’immatriculations de l’alliance Renault-Nissan en 2016, la banque captive a annoncé un nouveau record de production de nouveaux financements de 17,9 milliards d’euros, en hausse de 14,9% sur un an. Le mouvement a aussi été soutenu par la hausse du taux d’intervention de RCI Banque, qui progresse de 1 point de pourcentage sur un an à 41%, et par le dynamisme des contrats de financements de véhicules d’occasion, dont le nombre grimpe de 18,6% sur un an.
Le groupe Dalian Wanda, détenu par l’homme le plus riche de Chine, Wang Jianlin, a démenti aujourd’hui des informations du Financial Times selon lesquelles il est en contact avec Postbank en vue d’acquérir cette filiale de Deutsche Bank. D’après le quotidien financier britannique, citant deux sources proches du dossier, l’homme d’affaires chinois a des ambitions sur le secteur bancaire en Europe, dont l’allemand Postbank, en vue d’une diversification de son cœur de métier, l’immobilier.
Alors qu’elles ont supprimé les postes dédiés de chargé d’accueil dans la majorité des agences, LCL et BNP Paribas entrevoient les limites du dispositif.
Les deux mutuelles santé sont tombées d’accord sur une gouvernance remaniée de leur futur groupe, qui s’imposera de loin comme le numéro un du secteur en France.
Daniel Tarullo, gouverneur de la Réserve fédérale américaine, a annoncé vendredi sa prochaine démission de la banque centrale américaine, offrant ainsi au président Donald Trump une nouvelle opportunité pour modifier la composition du comité de politique monétaire de l’institution. Daniel Tarullo, qui a rejoint la Fed en 2009 et contribué à réformer la réglementation après la crise financière, a déclaré dans une lettre au président des Etats-Unis qu’il quitterait ses fonctions «le ou autour du 5 avril». Avec cette démission, Donald Trump disposera de trois postes à pourvoir au Conseil des gouverneurs de la Fed, qui en a sept maximum et compte déjà un républicain dans ses rangs. L’administration Trump a déjà fait savoir qu’elle nommerait un nouveau gouverneur de la Fed chargé de la réglementation financière, un poste qui n’a jamais été officiellement octroyé à Tarullo. Selon des personnes proches du dossier, l’ancien dirigeant de la branche de financement du conglomérat General Electric, David Nason, apparaîtrait comme le favori pour le poste de vice-président.
Dans un courrier envoyé vendredi et dont Reuters a pu prendre connaissance, les patrons de 18 groupes automobiles dont General Motors, Ford, Fiat Chrysler Automobiles et des filiales américaines de grands constructeurs étrangers comme Toyota, Nissan ou Volkswagen invitent Donald Trump à revenir sur les normes d'économie que l’administration Obama avait imposées à échéance de 2025, notant que des «centaines de milliers» d’emplois sont en jeu. Les nouvelles normes destinées à réduire la consommation de carburant résultaient d’un accord conclu en 2011 entre l’administration Obama et les constructeurs automobiles. La réforme était censée faire économiser 1.700 milliards de dollars (1.600 milliards d’euros) aux automobilistes mais coûter 200 milliards de dollars sur 13 ans à l’industrie automobile.
La cinquième banque italienne, UBI Banca, a annoncé vendredi une perte de 75,6 millions d’euros au quatrième trimestre, à comparer à une perte de 45,2 millions un an plus tôt. La fin de l’année a été marquée par une contribution exceptionnelle au fonds de résolution ainsi qu’à des dépréciations liées à la part d’UBI dans le fonds de place Atlante, pour un total de 103,2 millions d’euros. Hors éléments non récurrents, le profit d’UBI est quasi stable à 26,4 millions d’euros. UBI prépare actuellement une augmentation de capital de 400 millions d’euros pour consolider ses fonds propres, en perspective de sa reprise pour un euro symbolique de Banca Marche, Banca Etruria et CariChieti, qui avaient été sauvées par des fonds publics en novembre 2015. La banque ambitionne de porter son ratio de solvabilité CET1 à 12,8% en 2020, contre 11,2% à la fin décembre.
Royal Bank of Scotland (RBS) se prépare à mettre en place des réductions de coûts de plus de 1 milliard de livres (1,17 milliard d’euros) par an, indiquait hier Bloomberg de sources proches du dossier, confirmant en partie des informations du Sunday Times. La source a indiqué qu’un objectif chiffré de réduction du personnel ne serait pas annoncé, mais que des fermetures de branches étaient sur la table et que des suppressions de postes étaient inévitables. Ces réductions de coûts pourraient s’accompagner d’investissements dans le digital. RBS a déjà annoncé vouloir dévoiler de nouveaux plans pour atteindre ses objectifs de rentabilité lors de la présentation de ses résultats annuels le 24 février.
Annoncé fin 2014 puis plusieurs fois retardé, le projet d’alliance entre les mutuelles Harmonie, MGEN et Isyta (qui gravite dans l’orbite de la MGEN) devrait enfin se concrétiser. Les trois groupes d’assurance santé ont annoncé aujourd’hui la création d’un groupe unique le 1er septembre prochain lors d’assemblées générales constitutives. A cette date, ils s’imposeront de loin comme le premier groupe mutualiste d’assurance de personnes avec 10 millions d’adhérents, sachant qu’Harmonie et la MGEN occupent déjà les deux premières places du podium.
La cinquième banque italienne, UBI Banca, a annoncé une perte de 75,6 millions d’euros au quatrième trimestre, à comparer à une perte de 45,2 millions un an plus tôt. La fin de l’année a été marquée par une contribution exceptionnelle au fonds de résolution ainsi qu’à des dépréciations liées à la part d’UBI dans le fonds de place Atlante, pour un total de 103,2 millions d’euros. Hors éléments non récurrents, le profit d’UBI est quasi stable à 26,4 millions d’euros.