La Banque centrale européenne a publié aujourd’hui une orientation et une recommandation à l’intention des superviseurs bancaires nationaux, relatives à l’exercice des options et des facultés nationales prévues par le droit de l’Union européenne. Les deux documents, qui ont fait l’objet d’une consultation publique, «visent à poursuivre l’harmonisation de la surveillance prudentielle des banques» par les autorités nationales dans les dix-neuf pays participant au mécanisme de surveillance unique (MSU). Le texte concerne les plus petites banques européennes, qui sont soumises à la surveillance prudentielle directe de leurs autorités nationales, et non aux plus importantes, supervisées directement par la BCE.
La quatrième banque américaine Citigroup a publié aujourd’hui un bénéfice net trimestriel de 4,09 milliards de dollars (3,85 milliards d’euros), en hausse de 17% par rapport à la même période l’année précédente. Le bénéfice net s’est ainsi établi à 1,35 dollar par action alors que les analystes consultés par Reuters anticipaient 1,24 dollar par action.
La troisième banque américaine Wells Fargo a réalisé un bénéfice net de 5,06 milliards de dollars (4,76 milliards d’euros) au premier trimestre, contre 5,09 milliards un an auparavant. Wells Fargo a souffert de la baisse des revenus tirés du crédit immobilier et d’une hausse des charges. Le produit net bancaire (PNB) a diminué de 1% à 22 milliards de dollars.
UBS devra s’acquitter d’une amende de 2 millions de francs en raison d’une violation du règlement de la Bourse suisse, rapporte L’Agefi suisse. Dans un arrêté publié mercredi, le Tribunal fédéral a rejeté le recours déposé contre la sentence infligée auparavant par le Tribunal arbitral de la Bourse. Le groupe SIX reproche à la banque de ne pas avoir communiqué à temps le changement de stratégie après la crise financière de 2008. Aux yeux de l’opérateur de la Bourse suisse, le numéro un bancaire helvétique s’est rendu coupable d’une violation de son devoir d’annonce. L’égalité de traitement et la transparence n’était plus assurée pour les intervenants du marché. Un avis que ne partage pas l'établissement bancaire. Selon sa prise de position publiée mercredi, il était juste de publier cette nouvelle seulement après que le conseil d’administration a pris cette décision.
Le troisième assureur santé américain en valorisation boursière et en nombre de clients, Aetna, souhaite céder son unité offrant des services complémentaires en entreprise comme de l’assurance-vie ou des remboursements de frais dentaires, selon une source proche du dossier citée aujourd’hui par Bloomberg. Aetna aurait récemment souscrit les services d’une banque d’affaires pour trouver preneur. Ces activités pourraient être valorisées 2 milliards de dollars, selon la source, qui a cité Axa, Unum et Principal Financial comme assureurs susceptibles d'être intéressés, aux côtés de fonds de private equity. Aetna avait récemment échoué à fusionner avec Humana suite au désaccord du gouvernement américain.
JPMorgan a annoncé un bénéfice de 6,4 milliards de dollars (6 milliards d’euros) au premier trimestre, en hausse de 17% sur un an. Par rapport au quatrième trimestre, le bénéfice net de la banque américaine a en revanche diminué de 4%. Le bénéfice par action ressort à 1,65 dollar, contre 1,52 attendu par les analystes interrogés par Thomson Reuters. Les revenus de la banque ont quant à eux progressé de 6% sur un an, à 25,6 milliards de dollars.
La Bourse de Shanghai a lancé une enquête après la forte chute des cours de l’assureur Ping An et d’Industrial Bank au cours de la séance hier après-midi. Elle vise en particulier un compte contrôlé par le programme de gestion de fortune d’un courtier, qui a vendu un bloc des deux titres - sans pour autant révéler l’identité du courtier. Le compte a été suspendu.
Banca Monte dei Paschi di Siena (MPS) négocie avec la Commission européenne un plan «radicalement différent» de celui présenté en octobre dernier aux investisseurs, a dévoilé hier Marco Morelli, le directeur général de l'établissement italien en difficulté. «La dynamique de refinancement et de croissance des prêts est très différente, donc la perspective des résultats est très différente», a-t-il déclaré au cours de l’assemblée générale annuelle. MPS souhaite obtenir le feu vert des autorités en vue de sa recapitalisation par l’Etat italien, par dérogation aux nouvelles règles européennes sur la primauté du bail-in (renflouement interne). La Banque centrale européenne estime que la banque doit lever 8,8 milliards d’euros pour renforcer son bilan.
Banco Popular réfléchirait à une émission d’obligations convertibles en lieu et place d’une augmentation de capital massive, affirmait hier le quotidien ibérique Cinco Dias. La banque espagnole, en difficulté, envisagerait ainsi un appel au marché compris entre 1 et 1,5 milliard d’euros, alors que les analystes de KBW estiment à 4,1 milliards le montant d’une augmentation de capital susceptible de porter les ratios de solvabilité de la banque aux meilleurs niveaux du secteur. Emilio Saracho, le président de Banco Popular, a déclaré cette semaine que l'établissement avait de nouveau besoin de lever du capital pour améliorer son bilan. Par ailleurs, l'évocation d’un projet d’offre d’achat sur l'établissement par El Independiente a fait bondir son titre à la Bourse de Madrid.
Dai-ichi Like a l’intention de lancer une activité d’assurance-vie au Cambodge en 2018 seul ou à travers une société commune, après avoir ouvert un bureau de représentation en juillet dernier. Le deuxième assureur privé japonais a également l’intention d’acquérir des sociétés aux Etats-Unis, où il est déjà présent depuis l’acquisition de Protective Life Corp en 2015 pour 5,6 milliards de dollars. Le groupe entend ainsi compenser la baisse des rendements au Japon.
Banca Monte dei Paschi di Siena (MPS) négocie avec la Commission européenne un plan «radicalement différent» de celui présenté en octobre dernier aux investisseurs, a dévoilé aujourd’hui Marco Morelli, le directeur général de la banque ialienne. «La dynamique de refinancement et de croissance des prêts est très différente, donc la perspective des résultats est très différente», a déclaré le patron de la banque italienne en difficulté, au cours de l’assemblée générale annuelle.
La Bourse de Shanghai a lancé une enquête après la forte chute des cours de l’assureur Ping An et de Industrial Bank au cours de la séance l’après-midi. Elle vise en particulier un compte contrôlé par la gestion de fortune d’un courtier, qui a vendu un bloc des deux titres - sans pour autant révéler l’identité du courtier. Le compte a été suspendu.
Le bureau de conseil aux actionnaires Institutional Shareholder Services (ISS) s’est prononcé contre le rapport sur les rémunérations de Credit Suisse, la compensation maximale du conseil d’administration et les bonus prévus pour la direction, rapporte l’agence Reuters. En raison de deux années de suite où la banque a accusé des milliards de pertes, ISS considère que les émoluments sont trop élevés, explique-t-il. Le bureau américain soutient par contre le dividende proposé et la réélection du président du conseil d’administration Urs Rohner ainsi que celle des autres administrateurs.La fondation Ethos et le bureau de conseil Glass Lewis s'étaient prononcés dans le même sens il y a quelques jours.
BNP Paribas a annoncé ce matin la réorganisation de ses activités d’assurances au Japon avec la création d’ici fin 2018 d’une nouvelle filiale, en partenariat avec la banque japonaise Sumitomo Mitsui Trust qui va en acquérir une part de 20%.
Le gérant alternatif et investisseur activiste John Paulson se prépare à quitter son siège au conseil d’administration de l’assureur américain AIG, selon le Financial Times. Son départ aurait été finalisé cette semaine et devrait être annoncé dans les prochains jours par le biais d’un communiqué aux actionnaires.
Le cours de Banco Popular a gagné jusqu'à 6,3% ce matin à la Bourse de Madrid, à 71 cents, soit sa plus forte hausse depuis janvier, après la publication d’un article sur le site de El Independiente évoquant une possible offre de rachat de la banque espagnole. Le journal assure qu’une offre publique pourrait être finalisée rapidement, citant cinq sources proches du dossier. Banco Popular n’a pas fait de commentaires.
Le président de l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) plaide pour un renforcement de ses pouvoirs, rendu nécessaire selon lui par la perspective d’un Brexit. «Il est essentiel que les régulateurs nationaux ne se livrent pas concurrence sur le traitement réglementaire et de supervision», a souligné aujourd’hui Steven Maijoor lors d’une conférence à Bruxelles. «Il n’est que temps de renforcer les instruments qui soutiennent la cohérence dans la supervision dans l’Union européenne», a-t-il ajouté. Steven Maijoor craint que certains établissements aujourd’hui implantés à la City n’installent une présence juridique de façade au sein de l’UE avant de sous-traiter ou déléguer leurs activités à Londres, ce qui leur permettrait de continuer à bénéficier du passeport européen. L’Esma souhaiterait jouer un rôle plus direct dans l’autorisation donnée à ces groupes de s’implanter dans un pays de l’UE.
Au cours d’une audition au Parlement européen, Ignazio Visco, le gouverneur de la Banque d’Italie, a affirmé hier qu’il n'était pas nécessaire de céder rapidement la plupart des créances douteuses détenues par les banques transalpines. Selon l’Autorité bancaire européenne (EBA), l’Italie est le pays de l’Union européenne qui comprend le montant le plus important de prêts non performants. «La plus grande partie de ces créances est détenue par des banques dont la situation financière n’exige pas qu’elles les vendent précipitamment», a indiqué le gouverneur. Il a ajouté que le gouvernement disposait de fonds suffisants pour pallier les pénuries de fonds propres qui pourraient se faire jour au sein des établissements italiens (le double des 10 milliards d’euros qui pourraient être nécessaires).
Les autorités portugaises travaillent en ce moment sur un prospectus préliminaire concernant l’offre d’échange de dette à venir de Novo Banco, selon le quotidien Publico. Ce document doit être transmis dans les prochaines semaines à la Bourse du Luxembourg, où ont été émises les obligations senior de la banque issue des décombres de Banco Espirito Santo (BES). Dans le cadre de son achat par le fonds Lone Star, une opération de conversion de dette senior doit permettre de générer 500 millions d’euros de fonds propres. Les modalités de cette opération doivent être approuvées par les détenteurs de la dette de Novo Banco. L’offre interviendrait alors que la Banque centrale du Portugal avait décidé fin 2015 de transférer cinq obligations seniors de Novo Banco, totalisant 2 milliards d’euros, vers la bad bank BES, vouée à être liquidée, afin de relever de 9,4% à 13% son ratio de solvabilité CET1. Cette mise à contribution des porteurs d’obligations seniors a conduit à des procédures judiciaires des créanciers floués, comme Pimco et BlackRock.
Faurecia a fait état hier d’une croissance solide au premier trimestre, soutenues par la demande en sièges et en systèmes d'échappement en Amérique du Nord et par la percée des constructeurs chinois. L'équipementier a réalisé un chiffre d’affaires «à valeur ajoutée» (qui exclut les composants de systèmes d'échappement qu’il achète à des tiers) de 4,226 milliards d’euros, en hausse de 10%. «Cette dynamique positive devrait se poursuivre au moins au second trimestre 2017», indique-t-il. La filiale de PSA, qui organisera une journée investisseurs le 27 juin, a également nommé Michel de Rosen à la présidence du conseil d’administration; il succèdera à Yann Delabrière à l’issue de l’assemblée générale du 30 mai.
Hong Kong Monetary Authority, le régulateur bancaire du territoire, a infligé à la filiale locale de Coutts une amende de sept millions de dollars HK (850.000 euros) dans son rôle dans le scandale du fonds souverain malaisien 1MDB. L’autorité reproche à la banque privée d’avoir enfreint les règles contre le blanchiment d’argent. Entre avril 2012 et juin 2015, Coutts Hong-Kong n’a pas été en mesure de mettre en place un mécanisme efficace pour déterminer le degré d’exposition politique de ses clients. En février dernier, la Finma, le régulateur suisse des marchés, avait condamné Coutts & Co pour violation des règles anti-blanchiment et profits illicites à rembourser 6,5 millions de francs suisses (6,1 millions d’euros) de gains illicites liés à des opérations frauduleuses avec 1MDB.
Actuaris publie les résultats de sa nouvelle enquête, dix-huit mois après sa première enquête auprès des organismes d’assurance sur la mise en place des fonctions clés « Actuarielle » et « Gestion des risques ». Cette nouvelle enquête orientée exclusivement fonction « Actuarielle » vise à identifier les différents types d’organisation, cerner la perception des responsables sur leurs nouvelles responsabilités, lister les principaux travaux réalisés la première année et mettre en lumière les difficultés rencontrées.
Les banques quittant le Royaume-Uni pour la zone euro après le Brexit risquent de patienter six mois à un an avant d’obtenir une licence, a indiqué la Banque centrale européenne (BCE). Dans un document publié aujourd’hui en réponse aux interrogations des banques vis-à-vis du Brexit, la BCE explique que la décision d’octroyer une licence bancaire prend habituellement six mois. Cette décision peut être prise plus rapidement si une banque a déjà des activités dans la zone euro. «Dans tous les cas, une décision doit être prise dans les 12 mois à compter de la date de la demande, a souligné la banque centrale. Il faut prendre ses dispositions pour être sûr d’obtenir une licence dans les temps».
Le président de l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) plaide pour un renforcement de ses pouvoirs, rendu nécessaire selon lui par la perspective d’un Brexit. «Il est essentiel que les régulateurs nationaux ne se livrent pas concurrence sur le traitement réglementaire et de supervision», a souligné aujourd’hui Steven Maijoor lors d’une conférence à Bruxelles. «Il n’est que temps de renforcer les instruments qui soutiennent la cohérence dans la supervision dans l’Union européenne», a-t-il ajouté.
L’opérateur de la Bourse suisse SIX indique qu’il offrira désormais aux instituts financiers la possibilité de simplifier la mise en œuvre de l'échange automatique d’informations. Le lancement du service CRS/AIA met à disposition une classification des données permettant une saisie correcte des informations financières destinées à être rapportées aux autorités fiscales, indique SIX ce 10 avril dans un communiqué. Les données concernées portent sur la période démarrant au 1er janvier 2017, soit avec effet rétroactif.Depuis janvier, tous les instituts financiers établis en Suisse doivent rassembler des données à la clientèle susceptibles d’intéresser le fisc, afin que celles-ci puissent être annoncées à l’administration fiscale fédérale. Les données doivent être échangées dans le cadre d’un standard de report commun (CRS) avec d’autres autorités fiscales nationales.