State Street a demandé au régulateur américain, la SEC, d’empêcher les entreprises cotées d’adopter des structures de vote controversées comme celles utilisées par Facebook, Alphabet et Snap qui selon Statet Street concentrent le pouvoir entre les fondateurs et affaiblissent les droits des actionnaires. Le troisième plus important gestionnaire d’actifs au monde, qui supervise 2.500 milliards de dollars d’actifs, a en effet assisté à une réunion du comité consultatif des investisseurs à la Securities and Exchange Commission (SEC) en mars, où il a appelé le régulateur à empêcher les entreprises de limiter les droits de vote des actionnaires.
La liste des pays avec lesquels la Suisse entend échanger automatiquement des données bancaires s’allonge. Le Conseil fédéral a proposé vendredi au Parlement un projet portant sur 41 nouvelles entités, rapporte L’Agefi suisse. Sont concernés la Chine, l’Indonésie, la Russie, l’Arabie saoudite, le Liechtenstein, la Colombie, la Malaisie, les Emirats arabes unis, Montserrat, Aruba, Curaçao, le Belize, le Costa Rica, Antigua-et-Barbuda, la Grenade, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, les Îles Cook et les Îles Marshall. Figurent aussi sur la liste l’Afrique du Sud, Andorre, l’Argentine, la Barbade, les Bermudes, le Brésil, le Chili, le Groenland, les Iles Caïman, les Iles Féroé, les Iles Turques-et-Caïques, les Iles Vierges britanniques, l’Inde, Israël, Maurice, le Mexique, Monaco, la Nouvelle-Zélande, Saint-Marin, les Seychelles et l’Uruguay. Les premiers échanges devraient avoir lieu en 2019. Ils s’appuieront sur l’accord multilatéral en la matière. Le Parlement a déjà posé les bases légales pour un échange automatique et accepté de recourir à cette pratique avec 38 pays et entités.
Le Trésor britannique a débuté ses démarches visant à trouver le prochain président de la Financial Conduct Authority (FCA), le régulateur financier local, alors que son président actuel, John Griffith-Jones, a confirmé qu’il quittera son poste à la fin de son mandat en mars 2018, rapporte le Financial Times. Ancien associé de KPMG, John Griffith-Jones préside la FCA depuis 2013.
Les Etats-membres de l’Union européenne (UE), réunis au sein du Conseil de l’UE, ont annoncé vendredi avoir trouvé un accord pour amender les règles européennes de façon à créer une nouvelle catégorie de titres de dette senior non-préférée. Ces titres permettront aux banques européennes systémiques de respecter les exigences internationales d’absorption des pertes (ratio TLAC). Les Etats-membres ont également adopté une proposition de régulation destinée à amortir l’impact en capital de l’entrée en vigueur en 2018 de la norme comptable sur les instruments financiers IFRS 9. Les eurodéputés doivent encore trouver un accord entre eux sur ces textes avant de commencer à négocier avec les représentants des Etats.
Les banques privées suisses plaident pour un renforcement de la protection de leurs clients dans le cadre de la mise en œuvre de l'échange automatique d’informations qui a mis fin de facto au secret bancaire. L’industrie suisse de la gestion privée souhaite la mise en place de nouvelles protections pour éviter que les données transmises n’exposent ses clients étrangers à des activités criminelles comme le chantage ou les enlèvements. «Les données pourraient être vendues ou utilisées pour exercer des pressions sur des clients ou leur famille», explique à Reuters Yves Mirabaud, président de l’Association de banques privées suisses (ABPS) et associé senior de Mirabaud, une banque privée genevoise. Les banques suisses plaident pour l’introduction d’une clause de «déclenchement» prévoyant que les informations ne seraient transmises que si deux critères sont respectés: la réciprocité et la confidentialité.
Le directeur général de la Société Générale, Frédéric Oudéa, s’est montré optimiste sur les opportunités de réformer en France, dans la zone euro et dans l’Union européenne au cours des 12 prochains mois dans un entretien accordé au Frankfurter Allgemeine Zeitung. Frédéric Oudéa appelle à davantage d’intégration budgétaire en Europe, et à un approfondissement de l’union bancaire et des marchés de capitaux. Dans cet entretien il estime que l’euro devrait se tenir autour de 1,10 dollar à la fin de l’année, un niveau «plutôt positif» pour les exportateurs européens.
La banque océanienne ANZ souhaite vise un prix de cession de 4 à 5 milliards de dollars australiens (2,7 à 3,4 milliards d’euros) pour sa division de gestion de fortune, indique le journal Australian Financial Review ce weekend. ANZ, qui est conseillée par Goldman Sachs pour cette opération, fournira de nouvelles informations aux parties intéressées au plus tôt en fin de semaine.
Le patron de Goldman Sachs en Europe, Richard Gnodde, a indiqué lors d’un entretien avec le journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung que la banque américaine allait «très probablement» au moins doubler ses effectifs à Francfort, où elle emploie déjà 200 personnes. La ville allemande bénéficie de la présence de la Banque centrale européenne (BCE), ajoute-t-il, contrairement à Dublin ou Paris.
Le Trésor italien ne croit plus à une solution bancaire pour le sauvetage de deux établissements en difficulté en Vénétie, a dit une source du Trésor hier à Reuters, confirmant une information du journal La Stampa. La Commission européenne va informer l’Italie dans les prochains jours qu’elle ne peut recourir à une aide publique directe pour renflouer Veneto Banca et Banca Popolare di Vicenza, ouvrant ainsi la voie à un partage de leurs actifs et la création d’une structure de défaisance, rapportait le journal hier. Le gouvernement italien est par ailleurs intervenu pour empêcher la banque en difficulté Veneto Banca d’avoir à rembourser des obligations subordonnées qui arrivent à échéance la semaine prochaine, a indiqué vendredi une source du gouvernement à Reuters. Le conseil des ministres a approuvé un décret d’urgence qui suspend ce remboursement, dû le 21 juin, a précisé la source.
Grâce aux technologies digitales, la banque japonaise pourrait supprimer jusqu'à 10.000 postes dans les dix prochaines années, soit 7% de ses effectifs.
Le Département de la Justice aux Etats-Unis est très critiqué concernant un fonds de compensation de 4 milliards de dollars pour les victimes de Bernard Madoff qui n’a pas versé un seul centime quatre ans après sa création, rapporte le Wall Street Journal. La liquidation supervisée par Irving Picard a généré 11,6 milliards de dollars pour rattraper les pertes des investisseurs et 9,7 milliards de dollars ont été distribués. Mais cet autre fonds, créé en 2013, n’a rien payé, alors que son administrateur, Richard Breeden, a enregistré 65.500 plaintes de victimes.
Les Etats-membres de l’Union européenne (UE), réunis au sein du Conseil de l’UE, ont annoncé aujourd’hui qu’ils avaient trouvé un accord pour amender les règles européennes de façon à créer une nouvelle catégorie de titres de dette senior non-préférée. Ces titres permettront aux banques européennes systémiques de respecter les exigences internationales d’absorption des pertes (ratio TLAC). Les Etats-membres ont également adopté une proposition de régulation destinée à amortir l’impact en capital de l’entrée en vigueur en 2018 de la norme comptable sur les instruments financiers IFRS 9. Les eurodéputés doivent encore trouver un accord entre eux sur ces textes avant de commencer à négocier avec les représentants des Etats. « Nous avons décidé de faire de ces textes une priorité et espérons que le parlement sera en mesure de démarrer les négociations d’ici à la fin de l’année », a déclaré le ministre des Finances de Malte, Edward Scicluna, alors que son pays préside aujourd’hui le Conseil.
Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a estimé ce vendredi qu’il est essentiel de parvenir à finaliser le cadre prudentiel bancaire de Bâle 3, tout en ajoutant que la position des Etats-Unis est aujourd’hui « préoccupante ». Le dirigeant, qui a souligné que « le sujet n’est pas de défendre des intérêts corporatistes », s’est opposé à la fixation d’un plancher de fonds propres (output floor) à 75% de l’exigence standard.
Mitsubishi UFJ Financial Group (MUFG), le plus grand groupe financier japonais, envisage de supprimer 10.000 postes en moins de dix ans, soit 7% de son personnel, selon des sources proches du dossier citées aujourd’hui par Bloomberg. L’année dernière, son président Nobuyuki Hirano avait évoqué moins de la moitié : il prévoyait alors de supprimer 3.500 emplois à plein temps de sa division bancaire (Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ), grâce à l’attrition naturelle et de moindres recrutements.
Les effectifs ont diminué l’an dernier de 0,3%, à 370.300 personnes, après avoir baissé de 0,9% puis 0,6% en 2014 et 2015, selon les chiffres de l’AFB.
La banque française a mené à bien le rapprochement de sa recherche crédit et actions à Tokyo au sein d’une unique équipe de 12 personnes, a indiqué hier Mana Nakazora, patron de l’activité, à Bloomberg. Cette réorganisation est liée à la mise en place au 1er janvier 2018 des règles européennes MIF2, qui imposent la séparation entre frais de recherche et de courtage et forcent les brokers à revoir la valeur ajoutée de la recherche.
La banque allemande a annoncé en interne une nouvelle organisation pour sa banque d’investissement, selon une note révélé par Bloomberg. Une division Global capital markets, regroupant les activités sur les marchés actions, crédit et sur les opérations à effet de levier, sera créée. Elle sera placée sous la responsabilité conjointe d’Alexander von zur Muehlen et de Mark Fedorcik. La nouvelle division travaillera en partenariat avec les équipes du Corporate finance et du suivi de la clientèle institutionnelle. Sur le plan financier, elle prendra la forme d’une «joint-venture» entre les pôles corporate finance, actions, taux (fixed income) et matières premières. Marcus Schenck et Garth Ritchie, les deux dirigeants nommés en début d’année à la tête de la banque d’investissement et du trading, ont par ailleurs précisé leurs responsabilités respectives. Le premier se concentrera sur les clients et coiffera le corporate finance, la nouvelle division global capital markets et la couverture des clients institutionnels. Le second s’occupera des produits et supervisera les actions, les taux, les matières premières, la banque transactionnelle, le trading électronique et les dérivés listés.
Les autorités chinoises ont demandé aux banques de suspendre leurs opérations avec Anbang Insurance Group, rapporte Bloomberg, au lendemain de l’annonce par le conglomérat financier du retrait temporaire de son président. Selon l’agence de presse, au moins six grandes banques chinoises ont déjà arrêté de vendre les polices d’assurance d’Anbang leurs réseaux. Mais un porte-parole de l’assureur a démenti l’information. Le mois dernier, l’autorité chinoise de régulation de l’assurance avait interdit à la filiale d’assurance-vie du groupe, Anbang Life Insurance, d'émettre de nouveaux produits pendant une durée de trois mois. Elle lui reprochait d’avoir «perturbé» le marché en concevant un produit violant la réglementation destinée à freiner l’essor des produits financiers risqués.
Le secteur bancaire, y compris les banques coopératives et mutualiste, a réalisé 41.100 embauches en 2016 dans l'Hexagone, après 40.600 en 2015 et 36.700 en 2014, a indiqué l’Association française des banques (AFB) mi-juin.
Sept sociétés de gestion (1) ont signé une lettre ouverte dans laquelle ils annoncent leur intention d’adresser un recours gracieux auprès du Premier ministre Edouard Philippe à l’encontre d’un décret publié le 10 mai relatif à l’organisation financière de certains régimes de sécurité sociale (décret 2017-887). « Lorsqu’à l’état de projet ce texte fut présenté aux associations de place, elles ont unanimement dénoncé, auprès des pouvoirs publics, sa mauvaise architecture et les impacts très négatifs qu’impliquerait son application. En effet, les dispositions de ce décret orientent fortement les investissements vers des véhicules atypiques, les fonds mutualisés, qui présentent des enjeux de gouvernance, de conflits d’intérêt, d’entrave à la concurrence au détriment de la richesse et la diversité de la gestion indépendante française », expliquent les sociétés de gestion dans cette lettre.Dans ce contexte, les sociétés signataires dénoncent un texte qui aurait pour effet de priver certains acteurs de la gestion des réserves de retraite et « vous informent qu’elles vont adresser un recours gracieux auprès du Premier Ministre, Monsieur Edouard Philippe, et qu’elles envisagent de saisir le Conseil d’Etat pour un retrait du texte incriminé ».« A l’heure où il conviendrait d’accroitre l’attractivité de la place de Paris, il est urgent d’agir contre ce décret non prospectif et de prendre toutes les mesures pour renforcer le caractère innovant et moderne de la place financière française », conclut la lettre.(1) ,Les sociétés signataires sont Ycap Asset Management, Russell Investments, Quaero Capital, Trecento, CBT Gestion, Raymond James Asset Management et Vestathena.
La banque allemande a annoncé en interne une nouvelle organisation pour sa banque d’investissement, selon un memo révélé par Bloomberg. Une division global capital markets, regroupant les activités sur les marchés actions, crédit et sur les opérations à effet de levier sera créée. Elle sera placée sous la responsabilité conjointe d’Alexander von zur Muehlen et de Mark Fedorcik. La nouvelle division travaillera en partenariat avec les équipes du corporate finance et du suivi de la clientèle institutionnelle. Sur le plan financier, elle prendra la forme d’une «joint-venture» entre les pôles corporate finance, actions, taux (fixed income) et matières premières.
La banque française a mené à bien le rapprochement de sa recherche crédit et actions à Tokyo au sein d’une unique équipe de 12 personnes, a indiqué jeudi Mana Nakazora, patron de l’activité, à Bloomberg. Cette réorganisation est liée à la mise en place au 1er janvier 2018 des règles européennes MIF2, qui imposent la séparation entre frais de recherche et de courtage et forcent les brokers à revoir la valeur ajoutée de la recherche.
L’Association française des banques (AFB) a annoncé que le secteur bancaire (y compris les banques coopératives et mutualistes) a réalisé 41.100 embauches en 2016 dans l’Hexagone, après 40.600 en 2015 et 36.700 en 2014. Cette augmentation a permis à la baisse des effectifs globaux du secteur, récurrente depuis 2011, de ralentir à -0,3%, après respectivement -0,6% et -0,9% en 2015 et 2014. Les effectifs totalisent 370.300 personnes, dont 198.500 sur le périmètre AFB et 171.800 sur le périmètre des banques coopératives et mutualistes.
Les autorités chinoises ont demandé aux banques de suspendre leurs opérations avec Anbang Insurance Group, a rapporté aujourd’hui l’agence Bloomberg, au lendemain de l’annonce par le conglomérat financier du retrait temporaire de son président, au sujet duquel courent des rumeurs d’arrestation.
Carlo Messina, administrateur délégué d’Intesa Sanpaolo, s’est montré hier très patient sur le dossier des banques vénètes Banca Popolare di Vicenza et Veneto Banca. «Attendons de voir comment la situation évolue», a-t-il répondu alors qu’on lui demandait si Intesa accepterait de reprendre les deux établissements en grande difficulté. Les deux banques ont besoin d’une recapitalisation pour éviter la faillite et la Commission européenne exige une injection de 1,2 milliard d’euros de capitaux privés avant tout recours à de l’argent public. Le ministre de l’Economie, Pier Carlo Padoan, a de son côté réaffirmé hier, lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée, qu’il n’y aurait pas de bail-in - synonyme de pertes pour les détenteurs d’obligations senior et les déposants.