85 % des Italiens ne s’intéressent pas au conseil indépendant, alors que la MIF II doit entrer en vigueur en 2018, selon une étude réalisée par Prometeia et présentée à l’occasion du Salone del Risparmio qui se tenait à Milan la semaine dernière.Ce pourcentage surprenant pourrait laisser penser, compte tenu également du faible niveau d'éducation financière, que les Italiens n’ont pas connaissance des coûts supportés ni des éventuels conflits d’intérêts dans le domaine du conseil financier. Mais ce n’est pas le cas, a souligné Mazzoni Perelli, de Prometeia, lors de la conférence sur la MIF 2. « Au sein de l’étude Wealth Insights développée par Prometeia en collaboration avec Ipsos, il a été demandé aux Italiens s’ils sont conscients des coûts lorsqu’ils investissent dans la gestion d’actifs et du niveau des rétrocessions. Les réponses ont montré un niveau élevé de perception. Dans le même temps, les Italiens ont admis aussi être informés des éventuels conflits d’intérêts ». Aussi, le pourcentage de 85 % est très probablement dicté par le fait que, pour le moment, il existe une offre très faible de conseil financier réellement indépendant. Mais cela devrait changer, selon un communiqué du Salone del Risparmio. Surtout vu l’évolution de la place de la gestion d’actifs. Ainsi, de 2012 à aujourd’hui, le pourcentage de la gestion dans les portefeuilles des Italiens a augmenté de 21 % à 30 %. Et elle devrait continuer à croître et tendre vers la moyenne européenne de 40 %.