Le conseil Ecofin a tenu hier un premier débat sur le projet de renforcement des autorités européenne de supervision financières, dévoilé en septembre dernier par la Commission européenne. Comme attendu, le texte a été fortement critiqué par le Luxembourg et l’Irlande – deux places financières importantes qui voient d’un mauvais œil l’accroissement des pouvoirs de l’Esma. «Il y a de la marge pour renforcer la supervision dans le cadre actuel», a souligné le Luxembourgeois Pierre Gramegna. La Suède, la République tchèque, l’Allemagne, le Royaume-Uni et Malte ont aussi exprimé leur désaccord. En face, seul le ministre français Bruno Le Maire a défendu le projet de la Commission. «Si nous voulons vraiment une Union des marchés de capitaux, il faut que nous progressions dans (ce) sens», a-t-il plaidé. «La proposition de la Commission est raisonnable et efficace».
La Banque des règlements internationaux (BRI) a annoncé hier l’organisation d’une réunion du Comité de Bâle les 12 et 13 décembre prochain. Le Comité de Bâle cherche à finaliser la revue des règlementations bancaires internationales cette année, mais peine à trouver un compromis sur le plancher de fonds propres exigibles pour les banques utilisant des modèles internes. La France apparaît isolée dans ces négociations, et a récemment dévoilé ses conditions pour parvenir à un accord.
Monte dei Paschi di Siena (MPS), sauvée de la faillite par l’Etat italien, a annoncé hier avoir enregistré un bénéfice net de 242 millions d’euros au troisième trimestre, renouant ainsi avec la rentabilité après une série de lourdes pertes. L’année dernière, MPS avait annoncé une perte d’environ 1,2 milliard d’euros. La banque toscane, toujours sous contrôle de l’Etat, a également fait état d’un ratio de capital de base brut de 15,2%, l’un des plus élevés du pays. La banque a par ailleurs annoncé la convocation d’une assemblée générale le 18 décembre à la suite de la démission du conseil d’administration.
La croissance de l’emploi salarié en France dans les secteurs marchands dans la période d’après-crise 2009-2015 a principalement été alimentée par les entreprises de taille intermédiaire (ETI), selon une étude publiée hier par l’Insee. Sur la période, l’emploi salarié a reculé dans les microentreprises et les grandes entreprises, mais il a augmenté dans les ETI et les PME. Avec 330.000 créations d’emplois entre 2009 et 2015, les ETI ont concentré l’essentiel de la hausse, les PME voyant quant à elles leur solde d’emploi progresser de 100.000.
Le conseil Ecofin a tenu mardi un premier débat sur le projet de renforcement des autorités européenne de supervision financières, dévoilé en septembre dernier par la Commission européenne. Comme attendu, le texte a été fortement critiqué par le Luxembourg et l’Irlande – deux places financières importantes qui voient d’un mauvais œil l’accroissement des pouvoirs de l’Esma.
La Banque des règlements internationaux (BRI) a annoncé mardi l’organisation d’une réunion du Comité de Bâle les 12 et 13 décembre prochain. Le Comité de Bâle cherche à finaliser la revue des règlementations bancaires internationales cette année, mais peine à trouver un compromis sur le plancher de fonds propres exigibles pour les banques utilisant des modèles internes. La France apparaît isolée dans ces négociations, et a récemment dévoilé ses conditions pour parvenir à un accord.
Natixis a dégagé au troisième trimestre un bénéfice net part du groupe de 383 millions d’euros, en hausse de 29% par rapport à la même période de l’année précédente. Retraité des éléments exceptionnels, le bénéfice net atteint 411 millions d’euros, et progresse de 16% sur un an. Le produit net bancaire atteint 2,2 milliards d’euros, en hausse de 15% sur un an. Le ratio de solvabilité CET1 s'élève à 11,5% fin septembre, soit 0,2 point de plus qu'à fin juin.
Les femmes pourraient être mieux représentées dans les instances supérieures des grandes entreprises. La commission des affaires juridiques du National (chambre basse) propose, par 14 voix contre 11, d’introduire des quotas pour les sociétés cotées en Bourse, rapporte L’Agefi suisse. Ce quota féminin s’inscrit dans le projet de révision du droit de la société anonyme, qui doit notamment ancrer dans la loi les exigences de l’initiative contre les rémunérations abusives. Il doit pousser l’économie à intensifier ses efforts pour promouvoir des femmes aux fonctions dirigeantes où elles sont sous-représentées. Les conseils d’administration devront compter au minimum 30% de femmes et les directions 20%, a indiqué hier la commission. Si tel n’est pas le cas, les sociétés concernées devront expliquer les raisons pour lesquelles les seuils fixés ne sont pas atteints. Elles devront également exposer les mesures prévues pour y remédier.
Le président de la Securities and Exchange Commission, Jay Clayton, travaille à une rationalisation de l’approche du régulateur pour l’approbation des nouveaux ETF, rapporte Bloomberg. Le dirigeant a demandé à ses effectifs de s’appuyer sur une proposition qui avait été presque adoptée avant que n’éclate la crise financière de 2008, selon trois sources proches du dossier. Les nouvelles règles devraient être accueillies favorablement par le secteur de la gestion d’actifs qui se plaint souvent des coûts et de la lenteur des procédures pour obtenir le feu vert des autorités.La SEC n’a jamais conçu de politique globale régissant les ETF, constate Bloomberg. Les partisans du secteur militent depuis longtemps pour que le régulateur publie des étapes formelles pour approuver les ETF, mettent fin à la pratique qui veut que chaque société qui souhaite lancer un ETF présente sa candidature et attende un ordre spécial du régulateur l’autorisant à exercer. Cette approche donne un avantage aux sociétés bien établies parce qu’elles peuvent se permettre d’absorber les coûts juridiques et les délais souvent long, selon les critiques. De plus, les membres de la SEC passent beaucoup de temps à approuver des ETF simples au lieu de se focaliser sur des véhicules plus complexes qui pourraient poser problème.
Réunis ce mardi à Bruxelles dans le cadre d’un sommet Ecofin, les ministres européens des Finances débattront d’un sujet financier sensible, celui du renforcement du pouvoir des autorités de régulation, écrit L’Agefi. Une proposition de la Commission européenne prévoit de renforcer les pouvoirs de l’EBA, de l’Eiopa et de l’Esma. Paris insiste notamment sur le renforcement de cette dernière institution, tout en appuyant l’ensemble de la proposition de la Commission de Bruxelles.«Le fonctionnement actuel de l’Esma s’apparente à celui d’un forum d’échanges entre autorités de régulation, affirme-t-on rue de Bercy. Il faudrait lui donner un rôle plus fort, en revoyant sa gouvernance». Aujourd’hui, l’Esma établit bien sûr des recommandations, mais ne contrôle pas vraiment les pratiques des autorités de marché des différents pays. «Il y a peu de supervision directe, or l’Esma devrait superviser directement les infrastructures critiques, les chambres de compensation, les prospectus.»
L’assureur spécialisé britannique Hiscox, coté à Londres, a chiffré aujourd’hui à 225 millions de dollars (195 millions d’euros) la sinistralité nette des ouragans Harvey, Irma et Maria, sur la base de pertes assurées pour le marché à 25 milliards de dollars pour Harvey, 35 milliards pour Irma et 30 milliards pour Maria. Les sinistres dus aux tremblements de terre au Mexique et aux incendies en Californie n’auront pas beaucoup d’impact sur le groupe.
Maaf repense la prise en charge de ses clients. L’assureur du groupe Covéa a ouvert un « prototype » d’agence nouvelle dans le 12e arrondissement de Paris, afin de tester un nouveau parcours client et des espaces de travail revisités. Le client est accueilli par un écran numérique et le salon d’attente a été repensé et placé en arrière de l’agence. Les agents n’ont plus de bureaux attitrés : différents espaces sont utilisés selon les besoins du client et la confidentialité nécessaire.
La Société Générale a fait état de deux nouveaux litiges potentiels à l’occasion de la publication lundi de la troisième actualisation de son document de référence. D’une part, la banque fait face à un enquête préliminaire au pénal en France dans l’affaire du fonds souverain libyen, la Libyan Investment Authority (LIA). «En septembre et octobre 2017, Société Générale a (...) reçu deux réquisitions judiciaires relatives à ses relations avec la LIA dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte par le Parquet National Financier concernant d’éventuelles violations des lois anti-corruption françaises. Les documents requis sont en cours de communication aux autorités françaises», précise le groupe. L’enquête préliminaire peut déboucher soit sur un classement sans suite, soit sur l’ouverture d’une information judiciaire.
L’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (Eiopa) a ouvert hier soir une consultation sur la seconde série de recommandations de modifications concernant les exigences en capital de Solvabilité 2 (le ratio SCR). Il y a une semaine, l’institution a publié une première série de propositions à la Commission européenne, qui concernaient des cas très particuliers.
L’arrestation samedi du prince Alwalid ben Talal, 50ème plus grande fortune mondiale et actionnaire de Citigroup depuis 1991, n’aura pas d’impact sur les fondamentaux de l’action de la banque américaine, selon Morgan Stanley. Le courtier relève que Kingdom Holding, la holding du prince, détient moins de 5% du capital et qu’une confiscation de cette participation suivie d’une vente n’aurait qu’un impact temporaire sur le cours en raison des programmes de rachat d’actions de Citi. L’action de la banque Saudi Fransi, une filiale commune de Kingdom Holding et Casa, a quant à elle progressé dimanche de 0,93%, puis engrangé 0,27% lundi.
Le régulateur financier britannique, la Financial Conduct Authority (FCA), s’apprête à lancer cette semaine sa vaste enquête sur le courtage en assurance, écrivait hier le Financial Times. La FCA avait prévenu en avril qu’elle souhaitait «étudier les pratiques de tarification en assurance non-vie et déterminer comment joue dans les faits la concurrence sur le marché de l’assurance commerciale». Dans sa lettre annuelle aux actionnaires envoyée début avril, le directeur général de Chubb Evan Greenberg avait critiqué «le comportement abusif de la part de certains courtiers qui s’enrichissent au détriment à la fois de leurs clients et des assureurs».
La filiale du Crédit Mutuel Arkéa dédiée au financement des entreprises, Arkéa Banque Entreprises et Institutionnels, a annoncé hier la création de quatre directions territoriales (Bretagne, Centre/Sud-Est, Aquitaine/Grand-Ouest, Nord/Paris/Ile-de-France), effectives depuis début novembre. Cette nouvelle organisation, qui s’inscrit dans son plan stratégique, doit permettre de gagner en réactivité dans la prise de décision. Les quatre directions territoriales seront placées sous la responsabilité de Patricia Morand, directrice du réseau Entreprises d’Arkéa Banque E&I. Chacune des directions regroupe entre quatre et cinq centres d’affaires.
Une diminution des pénalités et litiges liés à la crise financière de 2008 a permis aux banques d’investissement internationales basées en Europe d’améliorer leurs bénéfices au troisième trimestre, indique l’agence de notation financière Moody’s. Grâce à la baisse des frais de litiges et de restructuration, les banques ont pu dégager des bénéfices totaux avant impôts de 14 milliards de dollars entre juillet et septembre, un montant en hausse de 64% sur un an. «Cela a permis de compenser la faiblesse des revenus des activités de marchés de capitaux, due à une volatilité historiquement basse et à une activité atone de la clientèle», souligne Michael Rohr, responsable crédit chez Moody’s.
Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a rappelé dans un discours prononcé hier qu’un compromis pour finaliser Bâle 3 devait être équitable et appliqué «dans toutes ses composantes par tous les pays». Il a par ailleurs dévoilé des lignes rouges pour donner son assentiment à un accord sur le plancher applicable aux exigences de fonds propres pour les banques utilisant des modèles internes, alors que la France est désormais isolée dans ces négociations.
Le groupe Klesia a fait le pari de la Silver Economie notamment en investissant dans le fonds SISA aux côtés de la BPI. Si ce fonds a aujourd’hui une vocation bien plus générale que le soutien au vieillissement de la population, cette thématique est toutefois un sujet primordial pour l'institution. Arnaud Geslin, directeur adjoint du groupe, nous explique comment Klesia mène par ailleurs de nombreuses initiatives dans le domaine de la recherche médicale. Il participera à la Journée Nationale de Investisseurs le 30 novembre prochain.
Une nouvelle fuite de données géante, les «Paradise Papers», a ébranlé dimanche les paradis fiscaux. Elle établit un nouveau record de volume, avec quelque 13,4 millions de documents confidentiels dérobés à deux fournisseurs de services offshore, le cabinet d’avocats des Bermudes Appleby et, dans une moindre mesure, la fiduciaire Asiaciti Trust, rapporte le quotidien Le Temps.Les médias partenaires de l’opération, orchestrée par le Consortium international de journalistes d’investigation (ICIJ), ont révélé plusieurs noms de personnalités apparaissant dans les documents. Il s’agit notamment du secrétaire d’Etat américain au Commerce Wilbur Ross, actionnaire d’une société de transport qui a réalisé des dizaines de millions de dollars de revenus avec une société dont les propriétaires sont le beau-fils du président russe, Vladimir Poutine, et un homme d’affaires russe sanctionné par les Etats-Unis. La reine d’Angleterre est également citée: elle aurait investi des millions de livres à travers un fonds secret du duché de Lancaster. Parmi les entreprises, Twitter, Apple et Nike font l’objet de révélations sur leurs pratiques d’optimisation fiscale.
Le département de la justice américain et le Federal Bureau of Investigation enquêtent sur Credit Suisse, VTB Group et BNP Paribas concernant leur rôle dans la vente d’environ 2 milliards de dollars de dette pour le Mozambique, rapporte le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier. Le FBI cherche à savoir si les banques ont facilité la corruption en permettant aux dirigeants du Mozambique de prendre l’argent levé au cours de la vente, indiquent ces sources.
La Securities and Exchange Commission a récemment interrogé une société de gestion de fortune de Miami, Guggenheim Partners Latin America, concernant ses liens avec Guggenheim Partners et une société qui a acquis une maison au bord de l’océan avec Mark Walter, le directeur général de Guggenheim, rapporte le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier. GPLA a été créée par Pablo Stalman et Juan Ball, qui ont monté l’activité au sein de Guggenheim Partners avant de la racheter en 2009. GPLA est maintenant détenue par LJ Partnership à Londres.
La filiale du Crédit Mutuel Arkéa dédiée au financement des entreprises, Arkéa Banque Entreprises et Institutionnels, a annoncé lundi la création de quatre directions territoriales (Bretagne, Centre/Sud-Est, Aquitaine/Grand-Ouest, Nord/Paris/Ile-de-France), effectives depuis début novembre. Cette nouvelle organisation, qui s’inscrit dans son plan stratégique, doit permettre de gagner en réactivité dans la prise de décision. Les quatre directions territoriales seront placées sous la responsabilité de Patricia Morand, directrice du réseau Entreprises d’Arkéa Banque E&I. Chacune des directions regroupe entre quatre et cinq centres d’affaires.
Le régulateur financier britannique, la Financial Conduct Authority (FCA), s’apprête à lancer cette semaine sa vaste enquête sur le courtage en assurance, écrit aujourd’hui le Financial Times. La FCA avait prévenu en avril qu’elle souhaitait « étudier les pratiques de tarification en assurance non-vie et déterminer comment joue dans les faits la concurrence sur le marché de l’assurance commerciale ». Dans sa lettre annuelle aux actionnaires envoyée début avril, le directeur général de Chubb Evan Greenberg avait critiqué « le comportement abusif de la part de certains courtiers qui s’enrichissent au détriment à la fois de leurs clients et des assureurs ».
La Tunisie cherche un partenaire stratégique pour la Tunisian Foreign Bank, un établissement de crédit de droit français qui participe au développement commercial et économique entre les deux pays. La banque est aujourd’hui détenue directement et indirectement par l’Etat tunisien. «L’ouverture du capital social de la TFB au profit du partenaire sera réalisée via la cession d’un bloc d’actions et/ou une augmentation de capital et portera sur 49 % du capital social et des droits de vote», souligne un communiqué. La banque Gimar & Cie est chargée d’organiser le processus, avec une première remise des dossiers de pré-qualification d’ici au 22 novembre en vue d’accéder à l’appel d’offres.
Nykredit Realkredit, le premier prêteur immobilier du Danemark, pourrait ranger dans les cartons son projet d’introduction en Bourse. Son actionnaire à 90%, la coopérative Nykredit, a indiqué vendredi avoir reçu une offre d’un consortium d’investisseurs danois, qui pourrait mettre sur la table jusqu'à 15 milliards de couronnes (2 milliards d’euros), selon Bloomberg, pour prendre une participation minoritaire au capital de la banque. La coopérative dit désormais étudier si cette offre «constitue une alternative attractive par rapport à une cotation». Le groupe envisageait une IPO de sa banque au premier trimestre 2018. Il a mandaté à cet effet JPMorgan, Morgan Stanley et Danske Bank.
Goldman Sachs ne compte plus assurer les fonctions de «market maker» au sein des marchés d’options américains, a annoncé la banque américaine en fin de semaine dernière. Les coûts ont augmenté pour les faiseurs de marché alors que les volumes d’activités sont atones et que la volatilité reste faible, d’autant que 15 plate-formes se font concurrences sur les options. Goldman Sachs continuera toutefois à offrir à ses clients la possibilité d’échanger sur ces marchés.