Plusieurs groupes de retraite et de défense des consommateurs appellent la Financial Conduct Authority à introduire des règles strictes exigeant que les conseils d’administration des fonds soient composés majoritairement d’administrateurs indépendants, rapporte le Financial Times fund management. En juin, la FCA avait présenté des propositions en vertu desquelles les conseils des fonds devraient nommer au moins deux administrateurs indépendants. Mais certains veulent aller plus loin. Ainsi, la Pensions and Lifetime Savings Association suggère que les fonds soient composés d’une majorité d’indépendants. Cette proposition a reçu le soutien du Financial Inclusion Centre, un groupe de défense des consommateurs, et SCM Direct, la société gérée par Alan et Gina Miller.
Après un premier faux départ, Orange Bank sera lancée le 2 novembre. Un porte-parole d’Orange a confirmé la date à la suite d’un tweet du PDG du groupe Stéphane Richard. L’opérateur de télécoms avait initialement prévu de lancer sa banque au début de l'été mais il avait dû prolonger la phase de tests. Ces derniers, menés auprès de 1.000 salariés du groupe, «n’ont pas été à la hauteur des exigences de qualité et de fiabilité attendues par le groupe», avait alors expliqué à L’Agefi un porte-parole d’Orange.
Les autorités russes ont annoncé que la banque centrale avait l’intention de fusionner deux des cinq premières banques privées du pays, qui ont fait l’objet d’un «bail out», en août et septembre, Otkritie et B&N. Ces deux banques ont été de fait reprises par le nouveau fonds de consolidation créé par la banque de Russie. Celui-ci détient au moins les trois quarts de leur capital. Ces banques sont tombées en défaut car étant sous-capitalisées, notamment après avoir été fortement incitées par le régulateur, ces trois dernières années, à reprendre de petits établissements en difficulté. Ces deux banques font partie des 11 établissements jugés «systémiques» par les autorités russes.
Schroders, qui avait depuis 2001 une simple succursale à Paris, a obtenu le 14 septembre auprès de l’AMF un agrément français en tant que société de gestion de fonds d’investissement alternatifs (AIFM) pour son pôle financement d’infrastructures (Schroders AIDA). Depuis sa création en 2015 avec l’arrivée de Charles Dupont, l’équipe a connu une forte croissance avec désormais 1,5 milliard d’euros sous gestion en financements d’infrastructures (dette et equity) pour le compte d’institutionnels et 10 professionnels spécialisés. « Au vu de ce succès, il était naturel de poursuivre son expansion localement », a répondu la directrice générale de Schroders en France, Karine Szenberg, à L’Agefi qui s’interrogeait sur le « timing » de cet agrément alors que la société de gestion anglaise n’a pas encore annoncé ses projets dans le cadre du Brexit. La société parisienne a été créée en octobre 2016.
L’objectif d’améliorer la convergence de la supervision en Europe est salué, mais certains points comme le financement des agences soulèvent des réserves.
Pour les «preneurs de risques», les bonus seront exclus du calcul des indemnités. Par ailleurs, Bruno Le Maire se dit prêt à examiner la question des charges sociales.
Les banques dont le siège se trouve en Grande-Bretagne devront trouver 4 milliards de livres (4,5 milliards d’euros) de capitaux nets pour se conformer d’ici à 2022 aux nouvelles dispositions de protection du contribuable en cas de faillite bancaire, a fait savoir la Banque d’Angleterre (BoE) lundi. Ce sont au total 116 milliards de livres de dette bancaire qui devront être requalifiés. La BoE, qui a publié une mise à jour de son approche de la résolution bancaire, imposera aussi aux filiales de banques étrangères des contraintes en passif pouvant être appelé en cas de résolution (MREL). Les entités pesant au moins 5% de l’exposition d’un groupe (en levier, actifs pondérés ou résultat), devront présenter un « MREL interne » représentant entre 75% et 90% de l’exigence imposée aux banques britanniques.
La banque portugaise communique ce mardi les résultats de son offre d’échange de dette, qui conditionne son rachat par le fonds de private equity Lone Star.
Deutsche Bank a accepté de verser 190 millions de dollars (184 millions de francs) aux Etats-Unis, rapporte L’Agefi suisse. L'établissement financier allemand met ainsi fin à un litige sur le marché des changes.Deutsche Bank est la 15e des 16 banques à conclure un accord à l’amiable dans un litige sur le marché des changes avec des investisseurs privés, représentant au total 2,31 milliards de dollars de pénalités. Seul Credit Suisse n’a pas conclu d’arrangement. Les investisseurs reprochent aux établissements de s'être entendues pour manipuler les taux de référence du marché des changes en partageant des ordres confidentiels et des informations de marché pour coordonner leurs stratégies d’achats et de ventes. La manipulation présumée se faisait par l’intermédiaire de forums de discussions («chat rooms») entre traders, aux noms évocateurs tels que «Le Cartel» ou «La Mafia».Ces litiges font suite à des enquêtes au niveau mondial pour manipulation de changes ayant débouché sur environ 10 milliards de dollars d’amendes infligées à plusieurs grandes banques. Vendredi, la Réserve fédérale américaine (Fed) a donné une amende de 175 millions de dollars à HSBC pour «pratiques risquées et douteuses» sur les changes.
L’AMF a indiqué vendredi sur son site Internet qu’elle avait complété la Position-recommandation DOC-2011-25, « Guide du suivi des OPC », par deux recommandations concernant le suivi des fonds indiciels cotés (ETF). La première concerne les modalités et le maintien des souscriptions et des rachats en cas de réduction importante de la liquidité des actifs sous-jacents d’un indice suivi par l’ ETF ou bien de difficultés importantes de valorisation. La seconde se rapporte aux actions à mener en cas de défaut d’une ou plusieurs contreparties financières de l’ETF.En cas de réduction importante de la liquidité des actifs sous-jacents d’un indice suivi par un ETF ou bien de difficultés importantes de valorisation, l’AMF recommande à la société de gestion de portefeuille de l’informer dans les meilleurs délais de son plan d’action et de justifier sa décision de suspendre ou de continuer à honorer les souscriptions et les rachats sur le marché primaire, dans le meilleur intérêt des porteurs.Par ailleurs, dans le cadre de la gestion des ETF, lorsque le fonds a recours à du prêt/emprunt de titres ou à des instruments financiers à terme négociés de gré à gré, l’AMF recommande à la société de gestion de portefeuille d’établir un plan d’action intégrant différentes options en termes de gestion de l’ETF en cas de défaut d’une ou plusieurs contreparties.
Les petites sociétés d’investissement contrôlées par de grandes banques et opérant au sein de l’Union européenne ne devraient pas se voir imposer l’ensemble des réglementations applicables à leur maison mère, recommande l’Autorité bancaire européenne (ABE) dans un document publié le 29 septembre en réponse à un appel à consultation de la Commission européenne. Dans son avis qui décline une bonne soixantaine de préconisations, l’ABE se dit favorable un nouveau système à deux vitesses avec des règles allégées et «équilibrées» pour les entreprises d’investissement les plus petites. «L’avis contient un ensemble de recommandations visant à créer un ensemble d’exigences unifié et harmonisé raisonnablement simple, équilibré et pertinent par rapport à la nature des entreprises d’investissement», écrit l’ABE dans un communiqué. «De plus l’avis contient des recommandations sur l’introduction d’exigences prudentielles très simples pour les petites entreprises d’investissement qui offrent des services ou ont des activités limitées."L’ABE préconise une plus grande flexibilité sur la question des bonus dans les petits établissements. Les grands établissements sont tenus d'étaler le versement d’une partie des bonus sur plusieurs années et de payer cette partie sous forme d’actions ou d’autres catégories de titres émis par la banque. Les petites entreprises d’investissement avaient fait valoir qu’au vu des montants limités de bonus qu’elles versent, l'étalement des versements et le paiement en partie en titres risquaient de se transformer en casse-tête administratif.
Le Conseil de la Réserve fédérale américaine (Fed) a annoncé vendredi qu’il avait condamné HSBC Holdings plc (Royaume-Uni) et HSBC North America Holdings Inc. (New York) à payer 175 millions de dollars pour pratiques risquées et douteuses sur le marché des changes.« Le conseil a imposé l’amende pour déficience du système de surveillance et de contrôle des cambistes de HSBC », a dit la Fed dans un communiqué.L’entreprise a échoué à détecter et à résoudre la mauvaise utilisation faite par ses traders d’informations confidentielles concernant des clients, ainsi que l’utilisation de salles de discussion («chatrooms») électroniques pour discuter avec les concurrents sur leurs positions de trading. La Commission exige que HSBC améliore ses contrôles et sa gestion des risques liés à la conformité concernant les opérations de change de l’entreprise.
La Banque d’Angleterre a publié ce lundi, à l’occasion d’une conférence, son approche révisée de la mise en résolution d’un établissement bancaire en difficulté. Ce document met à jour une précédente version de 2014.
La banque va racheter les caisses d’épargne de Cesena, Rimini et San Miniato après des augmentations de capital financées par le fonds interbancaire italien.
L’organisme américain de supervision financière Financial Stability Oversight Council (FSOC) a décidé vendredi soir que le géant américain de l’assurance, renfloué à l’aide de 182 milliards de dollars (154 milliards d’euros) de fonds publics durant la crise, n’est plus une institution financière d’importance systémique (SIFI) pour la stabilité du système financier international. Depuis 2009, AIG a cédé des dizaines d’activités dont deux assureurs-vie en Asie et l’une des plus importantes activités de crédit-bail aéronautique au monde. Quatre membres du FSOC nommés par l’ancien président Barack Obama siègent toujours au sein de cette instance, qui n’avait pas retiré AIG de la catégorie des SIFI lors de sa dernière réunion. L’un de ces quatre membres a changé de vote vendredi: la présidente de la Réserve fédérale, Janet Yellen, selon le communiqué du Trésor. Les trois autres ont encore voté contre tandis que les quatre membres nommés par Donald Trump ont voté en faveur de cet assouplissement.
La Réserve fédérale américaine a infligé vendredi une amende de 175 millions de dollars à HSBC (148 millions d’euros) pour « pratiques risquées et douteuses » sur le marché des changes, dernière d’une série d’amendes imposées à des banques pour n’avoir pas su prévenir la manipulation du marché des devises. « Le conseil a imposé l’amende pour déficience du système de surveillance et de contrôle des cambistes de HSBC », a dit la Fed dans un communiqué. L’amende fait suite à d’autres pénalités, d’un total de plus de 4,3 milliards de dollars, de la Commodity Futures Trading Commission américaine et de la Financial Conduct britannique, infligées à six banques, dont HSBC, en novembre 2014.
Aviva a annoncé vendredi que la cession de sa part de 50% plus une action dans sa co-entreprise Avipop Assicurazioni lui rapporterait 265 millions d’euros. Prenant acte de la volonté de Banco BPM de mettre un terme à leurs accords de distribution en Italie, l’assureur britannique avait indiqué fin août qu’il exerçait son option de vente. «Cette contrepartie représente 27,1 fois la part des bénéfices après impôts 2016 d’Aviva et environ 1,1 fois la part de l’actif net en normes IFRS de la structure», précise Aviva. La transaction améliore le capital Solvency 2 d’environ 200 millions de livres. Elle aura un impact négatif de 15 points de base sur le ratio CET1 non transitoire de Banco BPM.
La notation à long terme de la banque vient d’être dégradée d’un cran par Fitch. Elle figure désormais en dernière position des grands établissements mondiaux.
A 62 ans, Nicolas Monnier a accumulé une longue expérience des marchés et de leur imprévisibilité. Il s’est forgé un caractère d’investisseur prudent et avisé chez CNP Assurances en tant que directeur du non coté après avoir connu presque toutes les fonctions au département des investissements. Arrivé au début des années 90, il a participé à la création de l’essentiel du département. Curieux de nature, il porte également un grand intérêt à l’art contemporain, à la littérature et aux voyages, constituant son art de vivre.
Depuis 2010, CNP Assurances a multiplié par trois l’encours de ses actifs non cotés qui atteignent désormais 23,1 milliards d’euros en valeur de marché (7,4% de ses actifs totaux). L’assureur a su se placer très tôt, dès le milieu des années 90, sur le private equity et est devenu l’un des 50 plus gros investisseurs mondiaux dans cette classe d’actifs. Il s'est mis également à investir massivement dans l'immobilier, notamment à partir de 2010. A l’avenir, l’assureur souhaite se renforcer nettement dans l’infrastructure.
Crédit Agricole Cariparma a conclu un accord avec la section « schéma volontaire » du Fonds interbancaire de garantie des dépôts italien, les Caisses d’épargne de Cesena, de Rimini et de San Miniato en vue de l’acquisition d’une participation supérieure à 95% dans le capital de ces trois banques, selon un communiqué publié vendredi.
La tentative du New York Stock Exchange de faire coter un fonds d’investissement en bitcoin a échoué, signe que les régulateurs restent un obstacle pour les financiers qui essaient de lancer les devises numériques sur les marchés, rapporte le Financial Times. La plate-forme Nyse Arca a retiré une candidature qui visait à obtenir l’approbation réglementaire de coter les actions du Bitcoin Investment Trust, selon le sponsor du fonds, Grayscale Investments. Le Bitcoin Investment Trust, qui représente 800 millions de dollars, permet à ses souscripteurs de gagner une exposition à la performance du bitcoin, selon le site de Grayscale.
UBS s’est fendu d’une prise de position, au lendemain de plusieurs perquisitions par la justice allemande dans des bureaux de la banque ainsi que chez des contribuables allemands soupçonnés d’avoir omis de déclarer des revenus en capitaux, rapporte L’Agefi suisse. L’établissement assure qu’aucun document n’a été saisi et indique que les visites de ses locaux ne s’inscrivent pas dans le cadre de procédures pénales ou civiles. La banque rappelle avoir mené et finalisé son programme de mise en conformité fiscale avec l’ensemble de ses clients européens.
Accusé de peser sur le développement des sociétés de gestion et de poser des barrières à l’entrée du secteur par un excès de réglementation, le régulateur britannique du secteur réplique. La Financial Conduct Autority (FCA) va créer un «hub» dédié à l’asset management dans ses services afin d’accélérer le traitement des demandes d’agrément qu’elle reçoit. C’est ce qu’a annoncé hier Megan Butler, en charge de la supervision «Investment, Wholesale and Specialist» de la FCA. Lors d’un discours prononcé à l’occasion d’un forum organisé par le Financial Times, elle a ainsi indiqué que le centre de contacts de la FCA traitait 1.200 pré- et post- demandes d’agréments chaque mois de la part des sociétés de gestion, allant de l’autorisation d’exercer, à des demandes concernant la réglementation ou les reporting. «Je dois dire que ce n’est pas forcément une grande surprise tant il est extrêmement difficile de décrire la complexité avec simplicité», a-t-elle expliqué. «Mais nous pensons qu’il est impératif que les meilleurs gérants ne se sentent pas empêchés d’opérer au Royaume-Uni à cause d’obstacles évitables à l’entrée».La phase une du Hub sera lancée le mois prochain. Il proposera aux nouvelles entreprises des réunions de pré-candidature, des responsables dédiés et des accès au site Internet de la FCA. La deuxième phase sera pour l’année prochaine avec davantage de soutien.La FCA assure qu’il ne s’agira pas d’une baisse de la qualité des standards d’entrée dans le secteur.
Bonne nouvelle pour les sociétés de gestion britanniques: leur régulateur, la FCA (Financial Conduct Authority), ne prendra pas de suite des mesures punitives contre les sociétés de gestion qui ne seront pas en conformité avec Mif2 dès le début de l’année prochaine. " Nous adopterons une approche compréhensive et proportionnée de l’introduction de la directive MIF» a ainsi indiqué Megan Butler, en charge de la supervision à la FCA lors d’un séminaire sur l’investissement organisé par le Financial Times. Elle a ainsi repris les termes de Mark Steward, directeur exécutif de l’application de la loi et de la surveillance du marché à la FCA, indiquant que cette dernière «n’a pas l’intention de prendre des mesures de rétorsion contre les entreprises ne répondant pas de suite à toutes les exigences de MiFID II, à condition qu’il existe des preuves qu’elles ont pris des mesures suffisantes pour respecter leurs nouvelles obligations dès le début, et qu’il existe des projets en place pour compléter le processus».La FCA a également annoncé qu’elle fournirait un soutien aux gestionnaires d’actifs, «où elle le peut», pour résoudre leurs importants problèmes de planification commerciale. «Nous savons par exemple, que la recherche continue de poser des défis», déclare Megan Butler, faisant référence aux articles de presse disant qui fait, ou qui ne fait pas, répercuter le coût de la recherche à ses clients. «Je sais aussi qu’il y a un point d’interrogation sur les entreprises qui sont agrémentées comme courtiers aux États-Unis et dans d’autres territoires - et qui ne peuvent pas accepter de payer pour la recherche, sans demander également à devenir un conseiller en investissement. Permettez-moi de vous assurer que nous sommes pleinement conscients de cette question, et nous sommes en contact étroit avec nos homologues de l’Union européenne et des États-Unis, pour travailler à une solution»
L’agence Fitch Ratings a abaissé jeudi soir la notation financière à long terme de Deutsche Bank d’un cran, de A- à BBB+. Toutes les notations financières des dépôts et instruments de dette de la banque allemande ont également été dégradées d’un cran précise Fitch, dont la décision a été prise dans le cadre de la revue périodique de douze grandes banques internationales.