La Securities and Exchange Commission (SEC) a annoncé hier que les courtiers américains pourront facturer séparément leur recherche de leurs services de courtage sans devoir s’enregistrer comme conseillers en investissement. L’obligation de facturer séparément la recherche financière est introduite par la directive MIF 2, applicable à partir du 3 janvier 2018 en Europe. La SEC s’engage à ne pas sanctionner les sociétés qui contreviendraient à cette obligation au cours des 30 prochains mois. L’Association pour les marchés financiers en Europe (AFME) s’est félicitée de cette décision.
La première banque espagnole a publié hier un résultat net en baisse de 14% au troisième trimestre. Il s’élève à 1,46 milliard d’euros contre 1,70 milliard d’euros un an plus tôt. Le groupe bancaire a notamment fait face aux coûts de restructuration liés à l’acquisition de Banco Popular. Le revenu net des intérêts, au contraire, progresse de 11,3% d’un an sur l’autre à 8,68 milliards d’euros, contre 7,80 milliards lors de l’exercice précédent. « Nous restons convaincus que nous atteindrons tous nos objectifs commerciaux et financiers, y compris celui d’une croissance à deux chiffres du bénéfice par action d’ici à 2018 », a déclaré Ana Botin, présidente exécutive de Santander.
Le réassureur Scor a publié hier une perte nette trimestrielle de 267 millions d’euros au troisième trimestre contre un bénéfice de 163 millions d’euros un an plus tôt. Sur les neuf premiers mois de l’année, son résultat net ressort à 25 millions d’euros contre 438 millions l’an dernier. L'établissement a absorbé le choc des ouragans qui ont frappé le sud des Etats-Unis et les Caraïbes et des séismes au Mexique. Pour le groupe français, la facture de ces catastrophes naturelles s’est élevée à 430 millions d’euros sur le troisième trimestre, conformément à la prévision donnée début octobre. En Allemagne, son concurrent Munich Re a de son côté prévenu qu’il s’attendait à une perte de 1,4 milliard d’euros au troisième trimestre à cause des catastrophes naturelles, dont le coût devrait s'élever à 2,7 milliards d’euros. Le réassureur pense désormais dégager un « petit bénéfice » en 2017. Il avait déjà averti sur ses résultats mi-septembre après les ouragans Harvey et Irma.
Le Parlement européen et les Etats membres se sont entendus mercredi soir pour étaler sur cinq ans les hausses de provisions entraînés par l’entrée par le nouveau standard comptable IFRS 9 – qui entrera en vigueur début 2018.
La Securities and Exchange Commission (SEC), le régulateur américain des marchés financiers, a annoncé jeudi que les courtiers américains pourront facturer séparément leur recherche de leurs services de courtage sans avoir à s’enregistrer comme conseillers en investissement. L’obligation de facturer séparément la recherche financière des services de courtage est introduite par la directive MIF 2, applicable à partir du 3 janvier 2018 en Europe. Les courtiers américains implantés en Europe craignaient de devoir s’enregistrer comme conseillers en investissement aux Etats-Unis, une obligation pour toute société facturant de la recherche financière, qui s’accompagne d’un ensemble de régulations différentes de celles s’appliquant aux courtiers.
Le groupe de travail Fintech de Paris Europlace a rendu hier un rapport sur la Blockchain intitulé " les impacts des réseaux distribués et de la technologie blockchain dans les activités de marché». Selon la synthèse du document, le groupe de travail s’est attaché à étudier les impacts de la technologie blockchain dans deux activités financières : la gestion d’actifs et les activités de dépositaire / tenue de compte de titres. Ce choix a été dicté par l’importance des conséquences que cette nouvelle technologie pourrait avoir sur ces activités dans lesquelles la France concentre d’importants acteurs internationaux. Par ailleurs, la concomitance avec des consultations lancées par la Direction Générale du Trésor sur l’adaptation du droit français à la technologie de la blockchain en matière de droit des titres a conforté le groupe de travail dans son choix. Si le présent rapport constitue une contribution au-delà du seul cas français et de son droit domestique, le groupe de travail a profité de la consultation lancée par la Trésor en matière de droit des titres pour y apporter sa contribution en Annexe. Il convient de noter à cet égard que la France est l’un des tous premiers pays, dans le monde, à légiférer en matière d’utilisation de la blockchain dans les activités de post-marché et de droit des titres. Cette adaptation du droit français à cette nouvelle technologie s’est faite sans créer une nouvelle branche du droit, les principes généraux du droit civil et du droit commercial permettant d’appréhender la plupart des questions juridiques soulevées par la blockchain. En fait, le droit français s’est adapté à cette technologie, notamment à travers la notion de « compte de titres » qu’il a fallu redéfinir. Plus fondamentalement, le groupe de travail est d’avis que l’objet de la régulation ne doit pas être une technologie ou une infrastructure en elle-même mais seulement ses usages. S’agissant plus particulièrement des activités de gestion d’actifs, l’utilisation optimale de la technologie blockchain conduit à changer en profondeur la forme des actions et parts d’OPC en France pour basculer des titres au porteur au titres nominatif. Cela n’est pas sans conséquence pour les émetteurs de titres qui devront alors effectuer par eux-mêmes tout un ensemble de contrôles et se charger directement de mesures administratives et fiscales. Quant au droit des titres, l’analyse conduit à ce qu’une adaptation du droit actuel pour les titres non cotés suffit à adapter celui-ci à l’utilisation de la technologie blockchain.
La Securities and Exchange Commission (SEC) a accusé, ce 25 octobre, Mohammed Ali Rashid, un ancien associé principal d’Apollo Management LP, d’avoir escroqué ses clients en les facturant secrètement pour environ 290 000 dollars de dépenses personnelles, notamment des vacances en famille, des visites à un salon de coiffure et des achats de vêtements de marque et électronique haut de gamme.La plainte de la SEC allègue que Rashid prétend faussement que certaines personnes l’accompagnaient à des dîners pour faire croire que diverses dépenses personnelles avaient un but commercial, et il a trafiqué un reçu afin de justifier l’achat d’un costume à 3.500 dollars pour son père comme une dépense d’entreprise."Comme présumé dans notre plainte, malgré le fait qu’il gagnait des millions de dollars, Rashid a utilisé l’argent des clients pour financer son train de vie et ses dépenses personnelles, comprenant des vacances en famille, des vêtements de marque et d séjours en spa. Rashid savait que ce qu’il faisait était mal puisqu’il a pris des mesures pour dissimuler sa conduite ", a déclaré Anthony Kelly, co-chef de l’unité de gestion des actifs de la Division de l’application de la SEC.
La première banque d’Europe du Nord, la suédoise Nordea, a annoncé jeudi un plan de 6.000 suppressions d’emplois «afin d’assurer notre compétitivité à long terme», selon le PDG Casper von Koskull, cité dans le rapport trimestriel de la banque. Sur ce total, 2.000 d’entre eux sont des consultants et 4.000 sont des salariés du groupe, ce qui représente 13% des effectifs. Les emplois concernés se trouvent dans l’ensemble des pays nordiques.
Deutsche Bank et Barclays ont enregistré des résultats moroses dans leurs activités de trading au troisième trimestre. Alors que les banques américaines ont-elles-mêmes pâti de la faible volatilité sur les marchés financiers, la banque allemande a publié ce jeudi une baisse de 36% de ses revenus dans la division de produits à taux fixes et devises, à 988 millions d’euros. Le pôle «macro» de Barclays a lui affiché une baisse de 40% sur un an de ses revenus, à 368 millions de livres (412 millions d’euros).
Le réassureur Scor a publié aujourd’hui une perte nette trimestrielle de 267 millions d’euros au troisième trimestre contre un bénéfice de 163 millions d’euros un an plus tôt. Sur les neuf premiers mois de l’année, son résultat net ressort à 25 millions d’euros contre 438 millions l’an dernier. L'établissement a absorbé le choc des ouragans qui ont frappé le sud des Etats-Unis et les Caraïbes et des séismes au Mexique. Pour le groupe français, la facture de ces catastrophes naturelles s’est élevée à 430 millions d’euros sur le troisième trimestre, conformément à la prévision donnée début octobre.
Santander en repli. La première banque espagnole a publié jeudi un résultat net en baisse de 14% au troisième trimestre. Il s’élève à 1,46 milliard d’euros contre 1,70 milliard d’euros un an plus tôt. Le groupe a notamment fait face aux coûts de restructuration liés à l’acquisition de Banco Popular. Le revenu net des intérêts, au contraire, progresse de 11,3% d’une année à l’autre et atteint 8,68 milliards d’euros, contre 7,80 milliards lors de l’exercice précédent.
La banque allemande a publié jeudi un bénéfice net largement supérieur aux attentes au troisième trimestre, à 649 millions d'euros, mais est à la peine dans ses activités de marché.
La politique des Etats-Unis est plus complexe que ne le laissent penser les déclarations présidentielles. La réglementation financière en offre une bonne illustration.
des métiers actuels devraient disparaître d’ici à 2020, selon une enquête menée par BearingPoint qui prédit un changement complet de décor sous l’effet des nouvelles technologies. En finance, la comptabilité, le contrôle de gestion sont en ligne de mire, puis vient la trésorerie.
Rabot. L’environnement reste difficile pour les banques, dont les réductions en termes d’effectifs et de réseaux ne parviennent pas à compenser les coûts réglementaires et de restructuration. « Les banques européennes font face à l’érosion continue de leurs revenus et le secteur devrait rester sous pression pour réaliser des économies de coûts », estime Nick Hill, chez Moody’s, soulignant que les réductions de voilure réalisées n’ont pas eu un effet significatif dans ce domaine. Malgré une réduction des agences de 18 %, les coûts ont crû en moyenne de 1,2 % par an entre 2010 et 2016. Le ratio coûts/bénéfices a augmenté de près de 7 points à 68 %, les pays du Nord (Danemark, Finlande, Irlande, Belgique…) ayant toutefois affiché une amélioration.
Accélération La mobilité bancaire s’accélère. La loi Macron, qui facilite le transfert d’un établissement à l’autre, est sûrement un amplificateur du phénomène mais le lien doit être relativisé car le principal motif pour changer de banque reste l’obtention d’un crédit immobilier dans un autre établissement, traditionnel le plus souvent. Et encore, le client peut changer complètement de banque ou seulement partiellement, en entamant une nouvelle relation bancaire sans mettre fin à la précédente. La fidélité n’est plus ce qu’elle était… C’est l’un des enseignements de l’étude « Multibancarisation et switching 2017 » réalisée par Arcane Research auprès de 8.120 clients interrogés en août et septembre derniers. Un panel conséquent dans lequel les « switchers », clients ayant changé d’établissement depuis 12 mois, pèsent 10,6 % contre 8 % lors de la précédente édition réalisée en 2014. Environ la moitié a totalement changé de banque, l’autre moitié a opté pour la multibancarisation.