Le gouvernement britannique a présenté ce 6 décembre ses dernières propositions pour améliorer et protéger le secteur de la gestion d’actifs, un secteur menacé par la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne qui pourrait faire perdre à Londres son statut de capitale de la gestion européenne. «La gestion d’actifs britannique est la plus importante en Europe, avec 8.100 milliards d’actifs sous gestion et des millions de clients dans le monde. En générant 1% environ du produit intérieur brut de la Grande-Bretagne, le secteur fournit une contribution inestimable à l'économie britannique qui doit être reconnue et renforcée dans les années à venir», déclare Philip Hammond, en préambule à un document d’une petite quarantaine de pages.La nouvelle stratégie présentée dans le document décline six domaines de croissance, entre autres convaincre des sociétés étrangères de venir s’installer au Royaume-Uni, retenir les salariés étrangers, soutenir le secteur en établissant des centres d’excellence de l’asset management dans les universités britanniques, et développer des stratégies d’investissement innovantes comme la finance verte, l’investissement d’impact ou encore la finance islamique.Le document relève notamment que 10% des 38.000 collaborateurs employés dans la gestion d’actifs au Royaume-Uni sont des ressortissants de l’Union européenne, et qu’ils sont même 20% dans le secteur de la gestion alternative. Le gouvernement reconnaît cette dépendance du secteur vis-à-vis de l’expertise étrangère et estime nécessaire de mettre en place un système d’immigration qui permette d’attirer «les plus brillants et les meilleurs parmi les talents internationaux». Mais le gouvernement souligne aussi la nécessité de développer le savoir-faire national dans le secteur.Le document consacre également un chapitre aux technologies financières que les gestionnaires d’actifs devraient exploiter à fond pour développer de nouvelles solutions au service de toutes les clientèles, de la baisse des coûts, ou encore de la cybersécurité.