Passé. Le poids des charges de restructuration, de même que celles liées aux litiges, se fait moins lourd pour les banques de financement et d’investissement (BFI) européennes. Selon Moody’s, qui se base sur les chiffres dévoilés par sept d’entre elles, le résultat cumulé avant impôts s’est élevé à 14 milliards de dollars au troisième trimestre 2017. Le tout représente une progression sur un an de 64 %, les moindres charges exceptionnelles ayant permis de contrebalancer les conditions de faible volatilité sur les marchés de capitaux ainsi qu’une activité modérée. Les progressions de bénéfices ont été particulièrement marquées chez HSBC (multiplication par 4,5), Deutsche Bank (+72 %), Credit Suisse (+85 %) et UBS (+43 %). A la Société Générale, en revanche, le bénéfice a reculé de 5 % sous le coup d’une provision.
… de dollars environ, c’est le volume, selon Munich Re, des indemnisations liées aux trois ouragans Harvey, Irma et Maria ayant sévi aux Etats-Unis. Ces catastrophes auront coûté 2,7 milliards d’euros au seul réassureur allemand au troisième trimestre. De quoi réduire comme peau de chagrin son bénéfice annuel et faire bondir de 15 points son ratio combiné, à 112 % attendus en 2017.
Majoritaires. Le plafond de participations imposées aux sociétés étrangères dans les entreprises financières chinoises, plus précisément dans les coentreprises de titres (49 %), va passer à 51 % (lire aussi l’Edito page 5). La mesure concerne les coentreprises de courtage en valeurs mobilières et dérivés, ainsi que les fonds d’investissement. La mesure prend effet au 10 novembre (« une fois rédigées les clauses particulières ») et ce nouveau plafond s’appliquera dans trois ans aux compagnies d’assurance-vie, a précisé le secrétaire d’Etat aux Finances, Zhu Guangyao (photo). Les limitations à l’actionnariat étranger dans les banques locales devraient être aussi levées. Les entreprises étrangères ne pourront devenir intégralement propriétaires de sociétés financières chinoises qu’au terme d’un délai de trois ans, délai porté à cinq ans dans le cas des compagnies d’assurances.
Les formateurs et les professionnels de la banque peuvent se réjouir. Le 9 novembre a eu lieu l’inauguration du campus Ile-de-France CFPB-CFA Banques-Ecole supérieure de la banque dans la tour Atlantide à La Défense. Les locaux de 2.000 mètres carrés comprennent 16 salles de cours high tech avec des tableaux interactifs, des sièges Node favorisant la reconfiguration de l’espace d’apprentissage et le travail collaboratif, une salle informatique équipée de box, etc.
Morgan Stanley est prêt à tout pour garder ses conseillers en gestion de patrimoine. La banque américaine a annoncé, le 30 octobre, qu’elle sortait d’un accord sur le recrutement conclu il y a 13 ans avec ses concurrentes aux Etats-Unis. Selon ce pacte, nommé Protocole, chaque banque participante renonçait à des poursuites judiciaires lorsqu’un de ses conseillers patrimoniaux partait chez un concurrent avec ses clients. Morgan Stanley a justifié sa décision en déclarant qu’elle pourrait ainsi consacrer plus de ressources à ses conseillers et à leurs équipes. La rupture de l’accord, qui a pris effet le 3 novembre dernier, lui permettra d’être plus agressive pour garder ses meilleurs conseillers.
Startuppeur et banquier à la fois ? C’est possible à la Société Générale grâce à un grand programme d’intrapreneuriat à l’échelle mondiale que la banque au logo rouge et noir vient de lancer. L’« internal startup call » vise à faire émerger les projets intrapreneuriaux internes sur différentes thématiques telles que la donnée, les plates-formes bancaires, les paiements, l’environnement de travail, la finance « à impact positif » et les grandes tendances sociétales, précise un communiqué. Le programme est formalisé. Les concepts de start-up seront ainsi affinés jusqu’en février 2018, avant d’être soumis aux membres du comité de direction du groupe pour une première sélection. Ensuite, les banquiers-startuppeurs sélectionnés devront « pitcher » le 16 février prochain devant ce même « codir » qui choisira les projets qu’il souhaite sponsoriser. « Ce programme (…) participe aussi à diffuser la culture de l’innovation », a déclaré Frédéric Oudéa, directeur général du groupe.
Les banques d’investissement européennes font à nouveau la chasse aux talents… chez leurs rivales américaines, selon Bloomberg. Après des années de diète, des institutions telles que Barclays, Deutsche Bank, Credit Suisse ou encore UBS et BNP Paribas sont allées chercher des talents chez Goldman Sachs, Bank of America, Morgan Stanley… La règle du plafonnement des bonus en Europe n’est pas un frein car elle a pour effet d’augmenter les fixes, souligne Bloomberg. Les banques européennes offrent ainsi des packages de rémunération pouvant aller jusqu’à 30 % de plus que leurs homologues américaines, avec des bonus garantis dans certains cas.
Heikki Ilkka, le directeur financier de Nordea, quittera ses fonctions à la fin du premier trimestre 2018 pour rejoindre le cabinet EY en tant qu’associé, a indiqué mercredi la plus grande banque d’Europe du Nord. Un départ qui survient alors que Nordea vient d’annoncer la suppression de 6.000 postes, dont 2.000 consultants, dans le cadre d’un plan de réduction de coûts. Heikki Ilkka a rejoint le groupe en 2015, où il a supervisé un plan de modernisation des infrastructures informatiques du groupe.
Le groupe bancaire allemand Deutsche Bank a déclaré mercredi que le fonds d’investissement américain Cerberus avait pris une participation de 3% à son capital. « Nous nous réjouissons de l’entrée au capital de tout investisseur croyant dans le potentiel de valeur de l’action Deutsche Bank », a indiqué la banque. Une annonce qui a fait revenir l’action dans le vert alors qu’elle s’inscrivait en baisse de 3% dans la matinée.
Le fonds JC Flowers a reporté la cession du courtier en assurance emprunteur collective et individuelle CEP, indiquent mercredi Les Echos. Mi-juin, le fonds de private equity avait mandaté les banques JPMorgan et Messier Maris pour mener les enchères autour de Financière CEP, dont il espérait une valorisation supérieure au milliard d’euros. Les offres reçues n’ont cependant pas atteint ce seuil, les candidats étant notamment refroidis par le recours qu’ont formé les banques auprès du Conseil constitutionnel pour censurer la possibilité de renégociation annuelle de l’assurance emprunteur.
HSBC Private Bank, filiale suisse du géant britannique bancaire, s’est engageé à verser 300 millions d’euros pour éviter un procès en France pour «blanchiment de fraude fiscale», a annoncé ce 14 novembre le parquet national financier français (PNF). Cet accord constitue la première convention judiciaire d’intérêt public (CJIP) signée en France, une nouvelle procédure qui permet à une entreprise, poursuivie pour corruption ou blanchiment de fraude fiscale, de négocier une amende, sans aller en procès ni en procédure de «plaider coupable», rapporte l’AFP.De son côté, la maison-mère HSBC Holdings a bénéficié d’un non-lieu, selon le PNF et le groupe. Avec la signature de cette convention, «la banque reconnaît l’existence des faits qui lui sont reprochés et accepte leur qualification légale», souligne-t-il dans un communiqué. Ces 300 millions d’euros, déjà intégralement provisionnés par la banque, abonderont le budget de l’Etat français.HSBC Private Bank avait été inculpée le 18 novembre 2014 pour «démarchage bancaire et financier illicite» et «blanchiment aggravé de fraude fiscale». Il lui était reproché d’avoir, via des chargés de clientèle, prospecté en 2006 et 2007 des contribuables en France et d’avoir permis à ces clients de dissimuler des avoirs au fisc, pour au moins 1,6 milliard d’euros, «en toute connaissance de cause», a rappelé le parquet national financier. Deux de ses anciens dirigeants restent, pour leur part, pénalement poursuivis.
La Maison Blanche envisage l’économiste Mohamed El-Erian comme l’un des candidats qui pourraient être vice-président de la Federal Reserve, rapporte le Wall Street Journal, citant une source proche du dossier. L’ancien directeur général de Pimco, qui a également travaillé au FMI, est l’un des nombreux candidats à être pris en considération pour le poste et aucune décision n’a encore été prise, ajoute cette source.
Les fonds de private equity Apax et Carlyle font partie des prétendants à l’acquisition d’une participation dans l’assureur indien Royal Sundaram General Insurance, avance Bloomberg. Le groupe établi à Bombay a en effet lancé un processus pour vendre une participation de 49%, qui a également suscité l’intérêt d’autres fonds de private equity, poursuit l’agence de presse. Selon ses sources, l’opération pourrait se conclure à des montants de l’ordre de 500 millions de dollars (422 millions d’euros).
Sberbank a annoncé mercredi une hausse de 63,6% de son résultat net au troisième trimestre 2017, à 224,1 milliards de roubles (3 milliards d’euros). Les revenus de la première banque russe ont progressé de 14,5%, à 498 milliards de roubles, dopés par les gains de trading (+513,9% à 22,1 milliards) et les frais et commissions, qui grimpent de 13,9%, à 100,9 milliards. Les revenus d’intérêts ont bondi de 9,4%, à 375 milliards de roubles. Les dépenses opérationnelles ont diminué de 1,6%, tandis que le coût du risque a plongé de 42,8%.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) se montrera compréhensive vis-à-vis des sociétés financières soumises à de nouvelles exigences pour les débuts de l’application de la réforme MIF 2, qui entre en vigueur au 3 janvier 2018. «Dans ses pratiques de supervision, l’AMF prendra en compte les efforts et moyens mis en place par les acteurs afin de se conformer au nouveau dispositif, ainsi que les contraintes pouvant compliquer sa mise en œuvre», indiquait hier une porte-parole de l’AMF. «De même nous avons souvent rappelé aux acteurs qu’il existait un risque juridique à ne pas se conformer aux exigences imposées par MIF2 vis-à-vis des clients.»
Bank of America (BoA) a l’intention de transférer initialement environ 200 postes de Londres vers Paris et Francfort dans ses activités de trading en raison du Brexit, a déclaré hier le directeur général, Tom Montag. S’exprimant à l’occasion d’une conférence à New York, le dirigeant a précisé que cette relocalisation devrait avoir lieu avant la réalisation du Brexit prévue en 2019. Ces transferts visent à améliorer la compétitivité de la banque américaine par rapport à ses rivales européennes.
A grand renfort de dette, l’assureur simplifie et consolide sa holding américaine, tout en rassurant les investisseurs sur les impacts financiers de l'IPO pour le groupe.