L’ordonnance portant création d’un nouveau régime de résolution des assurances a été publiée hier au journal officiel. La loi Sapin 2 donnait au gouvernement jusqu’au 10 décembre pour publier cette ordonnance. L’ordonnance fait de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) l’autorité de résolution pour les assurances. L’ACPR pourra désormais demander aux sociétés d’assurance d’établir des plans préventifs de rétablissement, qui identifieront notamment les obstacles à leur résolution. L’ACPR se voit doter de pouvoirs d’intervention précoce et de gestion de crise.
La mutuelle sans intermédiaire envisage un rapprochement sans précédent avec le groupe paritaire hybride. Les nombreux liens avec la Macif seraient à dénouer.
Rothschild & Co a annoncé mardi une hausse de 6% de ses revenus sur le semestre clos fin septembre 2017, à 852 millions d’euros. Tirée par le chiffre d’affaires de la division banque privée et gestion d’actifs, qui intègre désormais le groupe Martin Maurel, la progression de l’activité du groupe a permis au résultat net de grimper de 36% hors éléments exceptionnels, à 95 millions d’euros.
AG2R La Mondiale et le Groupe Matmut ont annoncé, ce mardi, entrer en négociation exclusive pour étudier l’opportunité d’un rapprochement. Celui-ci pourrait être effectif au 1er janvier 2019, sous réserve de l’accord des instances de gouvernance des deux groupes, après avis des instances représentatives du personnel, ainsi que des agréments des autorités compétentes.
La Securities and Exchange Commission (SEC), l’autorité des marchés financiers aux Etats-Unis, a formé un groupe chargé de surveiller le marché obligataire avec l’objectif de protéger les investisseurs particuliers, a déclaré mardi son président. Jay Clayton, s’exprimant lors d’un colloque, a dit que la SEC observait le marché obligataire avec «une plus grande attention» que par le passé en raison de son évolution, qui le fera de plus en plus ressembler au marché d’actions dans les années à venir. «Les développements que l’on a observés sur le marché d’actions ces dernières années, ils vont arriver sur le marché obligataire», a-t-il ajouté.
Stéphane Fantuz, président de la Chambre Nationale des Conseillers en Investissements Financiers (CNCIF) a été nommé au Comité consultatif du secteur financier (CCSF), au titre de l’U2P (Union des entreprises de proximité), en qualité de représentant des clientèles de professionnels et d’entreprises. Pour mémoire, le CCSF a pour mission d'étudier les questions liées aux relations entre les établissements financiers (établissements de crédit, assurances et entreprises d’investissement) et leurs clientèles, et de proposer toutes mesures appropriées dans ce domaine sous forme d’avis ou de recommandations.
La banque privée suisse Reichmuth & Co est le premier établissement financier suisse à utiliser l’accord bilatéral entre la Suisse et Allemagne facilitant l’accès du marché allemand aux instituts suisses, ont indiqué des sites spécialisés en Suisse et en Allemagne. Obtenu de haute lutte, cet accord n’avait pas encore été utilisé par une banque helvétique. C’est désormais chose faite. Le régulateur allemand, la Bafin, a donné son accord en septembre dernier et la banque privée suisse peut désormais librement proposer ses services de gestion de patrimoine et concurrencer les banques locales. Cette initiative semble avoir suscité des vocations puisque cinq ou six autres banques suisses auraient fait des demandes.La Bafin avait donné son accord à l'été 2015 mais les banques suisses ne s'étaient pas précipité pour autant. Les réticences à se lancer ouvertement sur le marché allemand seraient notamment dues aux soupçons de blanchiment d’argent sale visant certaines d’entre elles. Plusieurs établissements sont d’ailleurs encore dans le collimateur du fisc allemand, même après l’entrée en vigueur de l'échange automatique d’informations début 2017. En outre, le libre accès au marché allemand signifie aussi que la BaFin peut théoriquement demander à une banque de lui ouvrir ses comptes. D’où une certaine retenue des banques suisses...
Le Cercle des médiateurs bancaires, qui regroupe depuis 2015 une quarantaine de médiateurs représentant la quasi-totalité du secteur bancaire, a publié ce mardi son premier rapport annuel. Sur l’ensemble de l’année 2016, on compte ainsi plus de 41.000 saisines de médiateur bancaire, dont le rôle d’intermédiaire permet de traiter les différends entre un client particulier et une banque. Cela correspond à une hausse de 13,3% par rapport à 2013, date du dernier rapport publié sur le sujet.
Le groupe bancaire italien UniCredit a annoncé hier avoir vendu un portefeuille de prêts non performants à MBCredit Solutions, une filiale de Mediobanca, et au fonds d’investissement américain Cerberus Capital Management. MBCredit Solutions a acquis la partie non garantie du portefeuille, dont la valeur comptable brute s'élève à 450 millions d’euros, et Cerberus a de son côté repris la partie garantie, d’une valeur de 265 millions d’euros, a indiqué la banque italienne, sans préciser le montant de la transaction. Cette transaction sera intégrée dans les comptes d’UniCredit pour le quatrième trimestre.
La croissance des bénéfices des entreprises mondiales devrait encore atteindre un niveau à deux chiffres en 2018, grâce notamment au maintien d’une conjoncture économique solide, et elle pourrait donc servir à nouveau de soutien aux marchés d’actions, estiment les stratèges de JPMorgan Cazenove. Selon eux, les profits des sociétés dans le monde devraient progresser de 12% cette année, soit la plus forte croissance enregistrée depuis 2010. En terme de secteurs, ils favorisent les banques, en particulier celles de la zone euro, qui devraient profiter d’une pentification de la courbe des taux, et délaissent les valeurs les plus cycliques, estimant que le pic de l’accélération économique est désormais passé.
Le rythme de croissance de l’emploi intérimaire en France est resté très dynamique en octobre malgré un ralentissement par rapport à la forte progression de septembre, selon le barème Prism’emploi publié hier. Le mois dernier, l’emploi intérimaire a enregistré une progression de 9,2% par rapport à octobre 2016, après un bond de 12,0% en septembre, qui demeure supérieure à la progression moyenne de 8,6% enregistrée sur les dix premiers mois de l’année.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé hier une modification de son règlement général sur l’évaluation prudentielle des acquisitions et des augmentations de participations qualifiées au sein de sociétés de gestion de portefeuille (SGP) pour se conformer aux orientations communes établies par l’Esma au niveau européen. La participation qualifiée ne résulte désormais plus uniquement du franchissement de seuils mais également de la capacité de l’acquéreur à exercer une influence notable sur la SGP. L’examen de sa compétence professionnelle devient automatique. Les opérations intragroupes sont quant à elles simplifiées.
Le Brexit n’a pas encore eu d’impact négatif sur la contribution de l’industrie financière britannique aux revenus fiscaux. D’après une étude de PwC pour la City, les services financiers se sont acquittés de 72,1 milliards de livres de taxes et impôts divers sur l’année fiscale se terminant au 31 mars dernier, en hausse de 1% sur un an pour atteindre un nouveau record. Cela représente 11% des revenus fiscaux du Royaume-Uni. La principale contribution vient de la fiscalité de l’emploi, à 43,5%, qui serait la première touchée en cas de délocalisations massives d’emplois hors du pays. la ville de Londres représente à elle seule près du tiers des emplois de la finance au Royaume-Uni.
Le gouvernement a supprimé la possibilité pour les banques de centraliser l'ensemble de leurs dépôts du Livret A à la Caisse des dépôts. La Banque Postale va récupérer une masse de liquidités dont elle ne sait que faire.
La croissance des bénéfices des entreprises mondiales devrait encore atteindre un niveau à deux chiffres en 2018, grâce notamment au maintien d’une conjoncture économique solide, et elle pourrait donc servir à nouveau de soutien aux marchés d’actions, estiment les stratèges de JPMorgan Cazenove. Selon eux, les profits des sociétés dans le monde devraient progresser de 12% cette année, soit la plus forte croissance enregistrée depuis 2010. Ce mouvement devrait se poursuivre l’an prochain à la faveur d’un environnement économique mondial porteur mais aussi grâce à un moindre effet des variations de changes sur les comptes des entreprises, expliquent les analystes de la banque américaine.
LVMH a annoncé lundi l’extension à l’Italie de ses programmes de formation professionnelle visant à pérenniser ses savoir-faire face aux pressions d’une demande mondialisée. La préservation des métiers du cuir, de la joaillerie ou de la couture est capitale pour la pérennité des groupes de luxe, alors que ces filières peinent à attirer les vocations. Dans le même temps, la fabrication des produits est soumise à la pression d’une très forte demande liée à l’essor de la richesse dans les pays émergents.
L’action Euler Hermes s’est envolée de 21,03% lundi matin à 122,30 euros, légèrement au-dessus du prix de 122 euros proposé par sa maison mère Allianz, qui a officialisé son intention de racheter les minoritaires de la société française d’assurance-crédit.
Le régulateur financier polonais, KNF, a publié vendredi ses recommandations concernant le niveau de capital et de levier des banques locales pour 2018. Il a également maintenu des exigences de fonds propres supplémentaires applicables aux prêteurs ayant une exposition élevée aux prêts libellés en devises étrangères. Début 2018, le KNF précisera les critères qu’il appliquera aux banques pour apprécier leur politique de dividendes. PKO, la première banque polonaise, a précisé dans un communiqué qu’elle remplissait les conditions pour verser au moins 25% de ses résultats 2017 à ses actionnaires. Elle n’a pas versé de dividende lors des trois précédents exercices.
Un courtier aurait transmis les ordres d’un de ses clients à un particulier en Israël, qui en aurait profité pour se positionner sur ces titres. 36 fois selon le Collège.
Stefan Ingves, président du Comité de Bâle, et Mario Draghi, président de la BCE et du Groupe des gouverneurs de banque centrale et des responsables du contrôle bancaire (GHOS), tiendront une conférence de presse le 7 décembre sur les règles bancaires Bâle 3, ou Bâle 4 comme les surnomme le secteur bancaire. L’invitation, envoyée vendredi, laisse présager l’annonce d’un accord sur la finalisation des nouvelles règles prudentielles après des négociations qui ont décalé d’un an le processus. Le GHOS, instance de direction du Comité de Bâle, n'était pas censé se réunir tant qu’un accord n’aurait pas été conclu de manière informelle. Le compromis en discussion verrait l’instauration d’un plancher sur le niveau de fonds propres imposé aux banques utilisant des modèles internes. Cet «output floor» serait fixé à 72,5% du calcul des actifs pondérés du risque par la méthode standard.
Les principales banques européennes ont réduit leur exposition au Royaume-Uni depuis le vote en faveur du Brexit l’année dernière, a déclaré vendredi l’Autorité bancaire européenne (EBA). L’exposition au Royaume-Uni en termes d’actifs des banques des 27 autres pays de l’UE est passée d’un peu plus de 1.900 milliards d’euros en juin 2016, mois du référendum britannique, à un peu moins de 1.600 milliards d’euros en juin 2017. Sur la même période, leurs engagements financiers ont été réduits à un peu plus de 1.300 milliards, contre un peu moins de 1.700 milliards d’euros. Cette baisse reflète un recul très net des contrats sur les produits dérivés, qui pourrait devenir une source d’inquiétude pour Londres, en concurrence avec New York sur ce secteur financier.
JPMorgan a loué des bureaux supplémentaires à Francfort en prévision de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, indiquait Reuters vendredi citant une source informée de cette initiative. La banque américaine aurait loué suffisamment d’espace supplémentaire dans la Taunusturm, un gratte-ciel de 40 étages à Francfort, pour y installer 200 employés. Suite au Brexit, JPMorgan prévoit de se doter de trois pôles à Francfort, Dublin et Luxembourg, trois villes où elle dispose déjà de licences bancaires. Elle n’a pas encore décidé la répartition des activités entre ces villes, a dit la source.
Fitch Ratings s’attend à ce que «la forte concurrence et l’utilisation croissante des sites de comparaison de prix continuent de mettre sous pression les bénéfices des assureurs [britanniques] en automobile et en habitation», selon un rapport publié vendredi. En mars dernier, l’agence de notation avait abaissé de stable à négative sa perspective pour le secteur. En outre, des règles de transparence récemment introduites sur la reconduction des polices d’assurance pourraient réduire encore plus les marges, «tandis que les taux de rétention plongeront si les clients choisissent de chercher ailleurs des couvertures moins chères», explique Fitch Ratings. D’autre part, les taux d’intérêt bas continueront de faire baisser les revenus d’investissement.
Stefan Ingves, président du Comité de Bâle, et Mario Draghi, président de la BCE et du Groupe des gouverneurs de banque centrale et des responsables du contrôle bancaire (GHOS), tiendront une conférence de presse le 7 décembre sur les règles bancaires Bâle 3, ou Bâle 4 comme les surnomme le secteur bancaire. L’invitation, envoyée ce vendredi, laisse présager l’annonce d’un accord sur la finalisation des nouvelles règles prudentielles après des négociations qui ont décalé d’un an le processus. Le GHOS, instance de direction du Comité de Bâle, n'était pas censé se réunir tant qu’un accord n’aurait pas été conclu de manière informelle.
Le régulateur financier polonais, KNF, a publié vendredi ses recommandations concernant le niveau de capital et de levier des banques locales pour 2018. Il a également maintenu des exigences de fonds propres supplémentaires applicables aux prêteurs ayant une exposition élevée aux prêts libellés en devises étrangères. Début 2018, le KNF précisera les critères qu’il appliquera aux banques pour apprécier leur politique de dividendes.