Reporting. L’Autorité européenne des marchés (Esma) a octroyé six mois aux professionnels pour se mettre en conformité avec MIF 2 concernant les identifiants légaux. La réglementation applicable depuis le 3 janvier oblige toutes les parties traitant sur les marchés à disposer d’un legal entity identifier (LEI). Mais celles non concernées par Emir l’avaient demandé en retard auprès des organismes d’attribution. Ce délai doit permettre aux entreprises d’investissement de demander le LEI pour le compte de leurs clients, et aux plates-formes de trading d’utiliser le leur, notamment pour des contreparties hors UE.
Le réassureur, qui s’était positionné sans succès sur le dossier Sabre l’an dernier, a annoncé mercredi l’acquisition du spécialiste Marketstudy Group.
Royal Bank of Scotland (RBS) va vendre les activités offshore de sa filiale Lombard aux organismes de prêt Shawbrook et Investec pour 150 millions de livres sterling (169 millions d’euros), a rapporté la chaîne Sky News mercredi. Cette cession est due aux nouvelles règles prudentielles imposant une séparation entre les activités de Lombard dans les îles Anglo-Normandes et l’activité de banque de détail de RBS. Shawbrook et Investec se partageront les actifs de RBS rachetés, a précisé Sky News. Joint par Dow Jones Newswires, RBS n’a pas souhaité faire de commentaire.
D’anciens actionnaires de Postbank poursuivent Deutsche Bank en justice, cherchant à obtenir 740 millions d’euros de dédommagements, a rapporté mercredi l’hebdomadaire allemand Wirtschaftswoche. 31 anciens investisseurs ont porté plainte contre la banque allemande, qu’ils accusent d’avoir payé un montant insuffisant pour leurs actions lorsqu’elle a racheté Postbank en 2008, a ajouté le magazine. Un porte-parole de Deutsche Bank a déclaré à Dow Jones Newswires que cette plainte était infondée, sans plus de commentaires.
Scor annonce la conclusion de l’augmentation de sa participation dans MutRé S.A. à 100 %. L’opération, qui s’est déroulée comme prévu indique Scor, avait été annoncée le 17 juillet 2017. « L’acquisition de MutRé permettra à Scor, partenaire technique et commercial important de MutRé S.A. depuis sa création en 1998, de renforcer son offre de services en réassurance Vie & Santé, au bénéfice de ses clients mutualistes en France »,rappelle le réassureur français. L’opération sera relutive, ajoute-t-il.
La Grande-Bretagne souhaite inclure les services financiers dans un futur accord de libre-échange avec l’Union européenne, déclare le ministre chargé du Brexit, David Davis, dans une tribune publiée ce 2 janvier dans le Daily Telegraph, malgré le scepticisme de l’UE. «Nous regardons l’ensemble de la coopération économique qui existe aujourd’hui et cherchons à voir ce qui peut être conservé avec le minimum de barrières ou de friction supplémentaires», écrit le ministre britannique dans le quotidien britannique.David Davis assure que les principes du libre-échange de marchandises peuvent également s’appliquer aux services, ce que le négociateur en chef européen Michel Barnier a mis en doute. Le mois dernier, Michel Barnier a dit ne connaître aucun accord de libre-échange conclu par l’UE qui comprenne un accès sans entraves aux services financiers.
Le conseil des ministres espagnol a approuvé le 29 décembre, dans le cadre d’une procédure d’urgence, la transposition en droit espagnol de la partie relative aux plateformes de négociation de la directive MIF II, rapporte le site spécialisé Funds People. En ce qui concerne les chapitres de MIF II concernant les prestataires de services d’investissement et la protection de l’investisseur, le ministère de l'économie indique que le texte définitif relatif à ces deux chapitres devrait être approuvé dans le courant du premier trimestre 2018.Des sources proches du ministère espèrent que la Commission européenne n’engagera pas de procédure de sanction en raison de ces retards, MIF II entrant en vigueur ce 3 janvier.
Linedata, éditeur de solutions globales et de services d’outsourcing pour les professionnels de l’asset management, de l’assurance et du crédit, a annoncé ce 2 janvier la signature d’un partenariat avec la plate-forme UnaVista du London Stock Exchange, permettant ainsi à ses clients de déclarer les transactions réalisées aux régulateurs nationaux. «Cette nouvelle étape marque la volonté de Linedata de toujours proposer à ses clients les meilleures solutions de l’industrie pour les aider à intégrer les dispositions de la Directive sur les marchés d’instruments financiers (MiFID II)», souligne un communiqué. Grâce à ce partenariat, les clients communs des deux sociétés pourront utiliser la plate-forme UnaVista comme mécanisme de déclaration agréé (ARM) afin de déclarer aux Autorités Nationales Compétentes (ANC) les transactions exécutées sur toutes les classes d’actifs requises. La directive MiFID II exige notamment des entreprises d’investissement qu’elles adressent aux ANC un reporting détaillé sur chaque transaction dans un délai d’un jour. Grâce à l’interface proposée par Linedata, les clients peuvent déposer des données provenant de sources multiples : la plate-forme UnaVista sélectionne ensuite les transactions soumises à l’obligation de déclaration et détermine les autorités compétentes qui en seront destinataires. Tous les ordres portant sur des instruments financiers admis à la négociation ou négociés sur une plateforme d’exécution de l’UE font partie du périmètre.
Les grandes sociétés de gestion devraient profiter de la nouvelle réglementation MIF 2 au détriment de leurs concurrentes plus petites, selon des experts cités par le Financial Times fund management. Cela va créer des inégalités qui pourraient avoir de lourdes conséquences pour l’ensemble du secteur. A ce jour, la majorité des principales sociétés de gestion mondiales ont annoncé qu’elles prendraient en charge le coût de la recherche externe. Cette tendance se confirmant, les spécialistes estiment que les grandes sociétés de gestion vont être bien placées pour gagner des parts de marché, ces règles pénalisant les opérateurs plus petits n’ayant pas de gros moyens. Beaucoup pensent que la MIF va accélérer la concentration du secteur, ce qui va réduire le choix et la liquidité. Certains préviennent que les nouvelles règles pourraient aussi empêcher de nouveaux entrants d’arriver sur le marché et freiner l’innovation.
Si le directeur général de Deutsche Bank, John Cryan, s’est vanté dans les colonnes du Börsen Zeitung que l'établissement allait à nouveau verser des rémunérations variables au titre de l’exercice 2017, après les avoir gelées l’an dernier, certains actionnaires ont averti le patron du groupe. Selon le Sunday Telegraph, ils ont fait savoir qu’une nouvelle série de mauvais résultats, en particulier dans la banque d’investissement, pourrait les pousser à réclamer un changement de dirigeants. Le mandat de John Cryan court jusqu’en 2020, ce qui est trop long pour faire preuve de patience, a notamment fait savoir Assenagon Asset. Union Investment a estimé pour sa part que la stratégie du directeur général n’a pas encore fait ses preuves.
L’assurance vie enregistre sa plus mauvaise performance de l’année 2017, avec une collecte nette négative de 500 millions d’euros en novembre, indiquent les statistiques que la Fédération française de l’assurance a données aux Echos. Il s’agit de sa plus mauvaise performance mensuelle de l’année. Sur les onze premiers mois de 2017, le solde reste toutefois positif de 6,7 milliards d’euros. Si les cotisations (près de 11 milliards d’euros) affichent pourtant un niveau élevé (contre 11,8 milliards en octobre), les prestations sont particulièrement importantes, à 11,3 milliards d’euros (1,3 milliard d’euros de plus qu’en octobre). L’explication résiderait dans les achats immobiliers qui auraient conduit nombre d’épargnants à effectuer des retraits dans leurs contrats en perspective d’une hausse des taux.
MoneyGram International et Ant Financial Services, filiale du chinois Alibaba, ont annoncé hier qu’ils mettaient un terme à leur projet de fusion. Les deux entreprises indiquent qu’elles ne sont pas parvenues à convaincre le très tatillon CFIUS, comité qui évalue les risques des investissements étrangers aux Etats-Unis. Ant Financial versera une indemnité de rupture de 30 millions de dollars au spécialiste des transferts d’argent. L’action MoneyGram a accusé une baisse de 8,5% après la clôture.
Relevant une forte augmentation du crédit, le HCSF aurait pu théoriquement imposer aux banques opérant en France un coussin de fonds propres contra-cyclique de 1 %. Il le maintient à 0 %.
Malgré une année 2017 de pertes record, les réassureurs ne sont pas parvenus à augmenter leurs prix autant que souhaité lors des renouvellements de janvier.
Le cabinet PwC est poursuivi aux Etats-Unis dans le cadre de la faillite de la Colonial Bank tandis que Deloitte et KPMG sont pointés du doigt en Afrique du Sud.
La filiale américaine de la banque néerlandaise Rabobank a annoncé ce mardi dans un communiqué avoir provisionné 374 millions de dollars, ayant décidé de plaider coupable dans un litige avec les autorités américaines. La banque est accusée d’avoir caché des informations au régulateur, concernant d'éventuel transferts de cash provenant du Mexique, et dont l’origine serait liée au marché de la drogue. Cet accord met fin à cinq ans d’enquête. Certains de ses anciens employés pourraient être mis en cause.
La banque américaine Bancorp a annoncé une hausse du salaire minimum pour ses employés les moins bien rémunérés. Il passera à 15 dollars de l’heure. 60.000 salariés recevront en outre un bonus de 1.000 dollars, et une contribution de 150 millions de dollars sera attribuée, de manière exceptionnelle, à la Bank Foundation. La couverture des frais de santé sera offerte aux employés à partir de 2019.
Le gouvernement britannique veut que les services financiers soient inclus dans l’accord commercial qui doit être signé avec l’Union européenne dans le cadre des négociations sur le Brexit, a annoncé le ministre chargé du Brexit David Davis. Ce dernier estime qu’exclure ce secteur équivaudrait à opérer une sélection, alors que le négociateur européen Michel Barnier a précédemment émis des doutes sur son inclusion certaine dans le futur accord de libre-échange.
J.P. Morgan a accepté de payer 2,8 millions de dollars pour mettre fin à des accusations émises par l’organisme d’auto-réglementation («self-regulator») de Wall Street, selon lesquelles la banque a échoué pendant des années à séparer de façon adéquate les titres des clients des propres actifs de la société, rapporte le Wall Street Journal. Ainsi, le Financial Industry Regulatory Authority estime que les systèmes de J.P. Morgan présentaient des «défauts de conception et des erreurs de codage et de données» qui n’ont pas correctement séparé les fonds et les titres des clients entre mars 2008 et juin 2016."Les actions qui auraient dû être séparées étaient disponibles pour une utilisation par l’entreprise, en raison de défauts de codage et de conception systémiques, de déficits récurrents et non résolus et d’une supervision déraisonnable», a déclaré la Finra qui a par ailleurs admis que J.P. Morgan avait coopéré et que les problèmes avaient été réglés.
BNP Paribas Cardif a annoncé vendredi dernier avoir bouclé l’acquisition de la totalité de Cargeas Assicurazioni, distributeur de produits d’assurance non vie en Italie. Les autorités de la concurrence et des assurances italiennes ont approuvé l’opération. L’assureur indique que «cette acquistion de CARGEAS1, acteur de référence de la bancassurance non-vie sur le marché italien, marque une nouvelle étape dans le plan de développement de BNP Paribas Cardif. Ce plan 2017-2020 vise à générer 400 millions d’euros de revenus complémentaires.» Jusqu’alors conjointement détenue par BNP Paribas Cardif (50% - 1 action) et Ageas (50% + 1 action), CARGEAS commercialise des produits d’assurance santé, habitation, automobile et assurance emprunteur en Italie. La compagnie compte 580.000 clients particuliers et entreprises en Italie. En 2016, CARGEAS a enregistré 229 millions d’euros de primes brutes émises sous IFRS2, avec un bénéfice net IFRS de 44 millions d’euros.
Alors qu’un dirigeant d’une entreprise du S&P 500 gagne en moyenne 264 fois le PIB par habitant américain, la moyenne descend à 69 fois pour le CAC 40.