L’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF, Esma) a publié ce 17 novembre son rapport de synthèse sur la réglementation des fonds monétaires. Le document décline les versions définitives des recommandations techniques, de la mise en oeuvre des standards techniques (ITS) et des recommandations sur les stress tests que doivent réaliser les gérants de fonds monétaires. Le document précise notamment les critères à prendre en compte pour la validation des méthodologies d'évaluation de la qualité de crédit, les critères pour la quantification du risque de crédit, ainsi que le risque relatif de défaut d’un émetteur et de l’instrument dans lequel le fonds monétaire investit. Le document présente également les critères pour établir des indicateurs qualitatifs sur l'émetteur de l’instrument. Autant d'éléments qui devraient favoriser l’analyse interne qui doit désormais primer dans le cadre de la désensibilisation des fonds monétaires vis-à-vis des agences de notation.Sur le chapitre des stress tests, les sociétés de gestion doivent désormais mettre en œuvre des scénarios de chocs et les recommandations précisent tous les paramètres à prendre en compte, tels que les hypothèses de changement du niveau de la liquidité des actifs détenus dans le portefeuille du fonds monétaire, les mouvements de taux d’intérêt et de devises, ou encore les niveaux de rachat.Sur le chapitre de la transparence, le document prévoit la mise en place d’un modèle de référence pour le reporting intégrant toutes les informations sur la constitution des portefeuilles des fonds monétaires que les gestionnaires de ces fonds doivent envoyer aux autorités compétentes.
L’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF, Esma) a décidé de s’intéresser de plus près aux fonds qui facturent des commissions élevées alors qu’ils se contentent en pratique de suivre des actions composant un indice de marché. L’Esma veut avoir une idée plus précise sur ce phénomène de «closet indexing» sur la base des données recueillies par les régulateurs nationaux. Le régulateur européen entend aussi s’assurer que la gestion faussement active soit bien traitée de la même façon dans toutes les juridictions."De notre point de vue, l’objectif est de s’assurer que les autorités nationales compétentes mettent en œuvre des approches convergentes pour apprécier des situations où elles ont identifié des déficiences», a déclaré Steven Maijoor, président de l’Esma à l’occasion d’une conférence organisée par l’association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama).Cet intérêt renouvelé à l’encontre des fonds faussement actifs marque la volonté du régulateur de mieux cerner un dossier sur lequel elle était déjà intervenu l’an dernier en indiquant qu’il existait peut-être un petit nombre, mais pas insignifiant, de fonds faussement actifs dans l’Union européenne. L’Esma a par ailleurs mis en chantier une étude sur les commissions et les performances passées des OPC qui devrait être bouclée d’ici à la fin 2018.L'étude a déjà établi qu’en moyenne près de 30% de la performance brute d’un fonds est absorbée par les commissions, les charges exceptionnelles et l’inflation. «Nous voulons réaliser une analyse plus détaillée de la performance des fonds actifs et passifs», a indiqué Steven Maijoor.
La recherche des analystes devrait coûter une médiane de 10 millions de dollars pour tous les 10 milliards de dollars d’actifs en actions gérés par une société de gestion, selon une étude du CFA Institute citée par le Financial Times fund management. Cela correspond à 10 points de base ou 0,1 % des encours sous gestion. Ce chiffre est bien supérieur au 1 point de base que certaines sociétés de gestion, dont Man Group et Jupiter, ont suggéré ces mois derniers. Cela équivaudrait à une facture de 2,6 milliards d’euros pour les 2.600 milliards qui sont gérés dans des fonds actifs gérés en actions, selon les données de Morningstar.
Le comité des finances du Sénat aux Etats-Unis a décidé qu’une provision peu connue qui doit modifier la réglementation fiscale de certaines ventes de titres ne s’appliquerait pas aux sociétés de fonds, rapporte le Wall Street Journal. Cela s’appliquerait tout de même aux investisseurs individuels. La provision est censée empêcher les investisseurs de minimiser les taxes lorsqu’ils vendent une position en partie, en choisissant les valeurs à vendre. Les investisseurs devront au contraire céder en premier leurs actions les plus anciennes. Le changement aurait dû s’appliquer aux sociétés de gestion et aux individus. Mais les sénateurs ont exempté les sociétés de gestion après que certaines dont Vanguard et Eaton Vance ont protesté en affirmant qu’un tel changement mettrait des bâtons dans les roues des gérants, les rendant moins efficaces, et augmenterait les taxes des investisseurs.
Nigel Green, directeur général de DeVere, a co-écrit une lettre de cinq pages au secrétaire américain au Trésor pour demander à l’administration Trump d’abandonner la loi Fatca, «une loi mal conçue, mal écrite et mal appliquée», selon la lettre, rapporte Investment International. Pour rappel, Fatca est une réglementation qui oblige les banques dans des pays hors Etats-Unis à fournir les renseignements sur les comptes détenus par des citoyens américains à l'étranger. Pour les dirigeants de la banque DeVere, cette loi a fait de huit millions de citoyens américains vivant à l'étranger des «parias financiers». Or, Donald Trump est resté inactif malgré «les promesses faites durant la campagne électorale que, s’ils gagnaient, les républicains réclameraient l’abrogation de la Fatca».
Les référentiels centraux (trade repositories, TR) européens vont devoir harmoniser leur collecte et reporting de données. L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a ouvert vendredi une consultation sur le sujet, précisant qu’elle «a observé des approches divergentes et incohérentes pour calculer les positions de la part» des TR. «Cela fait obstacle à une agrégation réussie des données de l’ensemble des TR, qui est nécessaire à la surveillance des risques systémiques à la stabilité financière». Les TR européens ont reçu en moyenne 400 millions de rapports par semaine sur les positions de dérivés en 2017, qu’ils transmettent ensuite aux autorités nationales. ICE, le CME, Bloomberg et Depository Trust & Clearing opèrent des référentiels centraux en Europe.
Le Trésor américain a publié vendredi un rapport consacré au Financial Stability Oversight Council (FSOC), un panel de régulateurs américains chargé de surveiller les risques financiers systémiques et autorisé à qualifier des institutions financières non bancaires de systémiques - un label qui entraîne une supervision accrue. Le Trésor souhaite que le FSOC donne moins d’importance à ce label, estimant qu’il s’agit d’un «instrument grossier» et qu’il se concentre sur le suivi des risques en général. Le label bancaire est défini par une loi qui pourrait elle-même évoluer.
L’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO) a rendu son verdict concernant l’usage de la marque Crédit Mutuel. La juridiction a estimé que «l’usage de la marque Crédit Mutuel est réservé aux entités affiliées à la Confédération Nationale du Crédit Mutuel (CNCM) qui en est la propriétaire et la gardienne», a annoncé l’organe central du groupe Crédit Mutuel. «Cette décision est sans conséquence sur l’utilisation des marques Crédit Mutuel de Bretagne, du Sud-Ouest et Massif Central», a réagi Arkéa, qui souhaite faire sécession. Le groupe va engager une action devant le Tribunal de l’UE pour faire reconnaître le caractère descriptif de la marque.
Banco Sabadell planifie la cession de 12 milliards d’euros d’actifs, selon le journal Expansion. La banque a engagé Alantra, KPMG et PwC pour réaliser l’opération, qui s’effectuerait en trois lots. La plupart des actifs proviendraient de l’acquisition en 2012 de la caisse d’épargne Caja de Ahorros del Mediterraneo et étaient couverts par un programme de protection dans le cadre de la fusion. Cinquième banque d’Espagne, l’établissement a réduit sur les douze derniers mois ses actifs toxiques de 2,3 milliards d’euros. Fin septembre, ils totalisaient 5,4% des encours, contre 5,6% à fin juin. Sur les neuf premiers mois de l’année, son profit a progressé de 1,1%, à 646,9 millions d’euros.
Monte dei Paschi di Siena a annoncé samedi avoir mis de côté 569,4 millions d’euros pour régler des litiges en lien avec son plan de recapitalisation. Après l'échec d’une augmentation de capital, Rome a injecté 5,4 milliards d’euros dans la banque toscane en juillet pour la remettre à flot, mais des détenteurs d’obligations ont vu leur investissement annulé. Au 30 septembre, les procédures civiles lancées par des investisseurs se montaient à 4,42 milliards d’euros, a indiqué Monte dei Paschi dans un avis financier. La quatrième banque italienne a par ailleurs lancé un avertissement concernant ses activités de prêts, expliquant que la faible demande pour de nouveaux crédits pourrait l’empêcher d’atteindre ses objectifs financiers 2017.
Après les rumeurs concernant l’intérêt de BNP Paribas pour l’allemande Commerzbank, voici celle concernant la filiale polonaise de la banque autrichienne Raiffeisen Bank International, Raiffeisen Bank Polska (RBPL). Deux sources ont affirmé à Reuters que BNP Paribas a manifesté auprès du groupe autrichien son intérêt pour l’acquisition de RBPL. Raiffeisen avait déclaré un peu plus tôt avoir été contacté par au moins un prétendant intéressé par l’acquisition de RBPL, alors qu’un projet d’introduction en Bourse est également dans les tuyaux. RBPL est la dixième banque polonaise par l’actif. BNP Paribas est déjà propriétaire de BGZ BNP Paribas, septième banque du pays, rachetée en 2014 à Rabobank moyennant 4,5 milliards de zlotys (1,06 milliard d’euros). Concernant Commerzbank, Jean Lemierre, le président du conseil d’administration de BNP Paribas, a écarté vendredi les spéculations sur l’intérêt prêté à la banque française pour un éventuel rapprochement avec l’allemande Commerzbank.
Generali Investments a annoncé ce 16 novembre la prise en charge des coûts de la recherche externe dans le cadre de la nouvelle réglementation MiFID II qui va entrer en vigueur début janvier 2018. Generali Investments souligne dans un communiqué avoir finalement choisi la solution «qui sert le mieux les intérêts de nos clients». «En fait, en combinant nos capacités maison, qui sont importantes, avec la recherche que nous achetons à l’extérieur, nous allons continuer à leur offrir un service de haute qualité, sans coûts supplémentaires», indique Santo Borsellino, directeur général de Generali Investments.
Les référentiels centraux (trade repositories, TR) européens vont devoir harmoniser leur collecte et reporting de données. L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma), a ouvert vendredi une consultation portant sur le sujet, précisant qu’elle «a observé des approches divergentes et inconsistantes pour calculer les positions de la part» des référentiels centraux. «Cela fait obstacle à une agrégation réussie des données de l’ensemble des TR, qui est nécessaire à la surveillance des risques systémiques à la stabilité financière».
Banco Sabadell planifie la cession de 12 milliards d’actifs, selon le journal Expansion. La banque a engagé Alantra, KPMG et PwC pour réaliser l’opération, qui s’effectuerait en trois lots distincts. La plupart des actifs proviendraient du rachat en 2012 de la caisse d’épargne Caja de Ahorros del Mediterraneo et étaient couverts par un programme de protection dans le cadre de la fusion.
L’Association internationale des produits dérivés (Isda) a annoncé hier soir qu’elle actait le défaut de paiement du groupe pétrolier public vénézuélien PDVSA. Le comité de l’Isda, qui tenait sa quatrième réunion sur ce sujet à New York, «entérine qu’un défaut de paiement a eu lieu» sur trois échéances manquées. Le comité se réunira à nouveau lundi prochain pour poursuivre la discussion sur une enchère. Il s’agira de fixer un prix sur lequel les détenteurs des CDS (credit default swaps) seront remboursés.
Le pôle de gestion d’actifs de Generali a annoncé à son tour hier qu’il assumerait les coûts de la recherche financière sous MIF 2 au lieu de les répercuter à ses clients. Les nouvelles règles applicables en janvier 2018 imposent la facturation séparée des frais d’exécution et de recherche, à charge pour les gérants de répercuter ou non le coût de la recherche à leurs clients. Generali Investments se joint ainsi à la majorité des grands gestionnaires d’actifs.
La banque française a dévoilé hier «une collaboration stratégique» avec GTS, teneur de marchés électroniques basé à New York. «Cette collaboration permettra à BNP Paribas de bénéficier des capacités technologiques et de trading de GTS avec pour ambition de fournir aux clients de la banque une liquidité plus importante et une meilleure offre de prix sur le marché secondaire des bons du Trésor américain», précise un communiqué. Une équipe dédiée s’appuiera sur une plate-forme technologique développée en commun pour intégrer la liquidité de GTS dans les modèles de prix de BNP Paribas sur les Treasuries.
La Commission européenne a décidé d’accorder le statut d'«équivalence» à un certain nombre de Bourses aux Etats-Unis et en Suisse, apaisant ainsi l’une des principales inquiétudes des professionnels de la finance avant l’entrée en vigueur en janvier de la directive MIF 2. Selon les documents auxquels Reuters et Bloomberg ont eu accès hier, la Commission a reconnu l'équivalence pour 23 marchés actions américains, dont le Nasdaq et le New York Stock Exchange, et deux marchés en Suisse, dont le SIX. Les Etats membres devront valider cette décision d’ici à mercredi prochain. Selon un responsable de la Commission, le feu vert des Etats est «presque certain».
Les législateurs et banquiers centraux se posent la question de savoir s’il faut intervenir pour réguler les cryptomonnaies, a déclaré hier Ewald Nowotny, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne. Pékin a interdit en septembre les transactions en cryptomonnaies sur des plates-formes chinoises afin de limiter les risques financiers autour de ce marché hautement spéculatif qui a connu un essor fulgurant cette année. Ewald Nowotny, gouverneur de la Banque d’Autriche, a toutefois relativisé les risques que pourraient poser des monnaies virtuelles comme le bitcoin pour le système financier mondial. «Ce marché n’est pas si important que ça, pas assez pour créer une instabilité financière», estime le dirigeant. «C’est comme acheter des actions en Bourse (...). Les gens qui investissent dans ce produit s’exposent à des pertes et si c’est le cas, il faut qu’ils l’acceptent», ajoute-t-il.
Les profils d’investissement des assureurs européens ont évolué au cours des cinq dernières années à la recherche de rendements plus élevés, montre une enquête publiée hier par l’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (Eiopa). Les notes de crédit des obligations détenues par les assureurs sont en moyenne plus faible actuellement, tandis que la duration moyenne du portefeuille obligataire a augmenté. Les investissements dans des actifs illiquides sont également en hausse, qu’il s’agisse d’actions de sociétés non cotées ou d’investissements dans les infrastructures, les prêts ou l’immobilier.
Le pôle de gestion d’actifs de Generali a annoncé à son tour jeudi qu’il assumerait les coûts de la recherche financière sous MIF 2 au lieu de les répercuter à ses clients. Les nouvelles règles applicables en janvier 2018 imposent la facturation séparée des frais d’exécution et de recherche, à charge pour les gérants de répercuter ou non le coût de la recherche à leurs clients. Generali Investments se joint ainsi à la majorité des grands gestionnaires d’actifs.
L’ONG Les Amis de la Terre a publié un rapport qui relativise la portée des engagements des assureurs à réduire leur soutien au secteur, notamment du groupe Axa.
Le «Madoff helvétique» revient sur le devant de la scène. Quelque 70 créanciers – domiciliés partout en Suisse et en France – lésés par les agissements du groupe Ambros Baumann exigent aujourd’hui réparation au civil, rapporte le quotidien Le Temps. Le volet pénal étant prescrit depuis 2014, ils réclament à Julius Baer, qui aurait dû mieux surveiller le gestionnaire défunt, la restitution des montants investis auprès dudit gestionnaire. Soit un peu plus de 20 millions de francs. La chute du groupe Ambros Baumann, du nom du défunt financier surnommé le «petit Madoff suisse», a englouti la fortune de centaines d’épargnants suisses. L’affaire, relative au détournement de quelque 130 millions de francs, remonte à 2007. Mais elle reste plus que jamais d’actualité pour les victimes qui ont vu leurs économies de toute une vie s’évaporer. Contactés, les représentants légaux de la banque n’ont pas souhaité commenter cette affaire, «dans la mesure où la politique de la banque est de ne pas communiquer sur les dossiers judiciaires en cours». Pourquoi les plaignants visent-ils Julius Baer? Outre la banque zurichoise, leur ex-gestionnaire indépendant avait en effet détourné les fonds qui lui avaient été confiés, via également la Banque Cantonale de Bâle-Campagne, la Sparkasse Offenburg/Ortenau ou encore la Landesbank Baden-Württemberg. Pour ce qui est de Julius Baer, des notes internes de l'établissement font état de négligences. Julius Baer, qui conteste les accusations, avait pourtant écopé d’une amende de 265.000 francs de son organisation faîtière.
La banque française dévoile jeudi «une collaboration stratégique» avec GTS, teneur de marchés électroniques basé à New-York. «Cette collaboration permettra à BNP Paribas de bénéficier des capacités technologiques et de trading de GTS avec pour ambition de fournir aux clients de la banque une liquidité plus importante et une meilleure offre de prix sur le marché secondaire des bons du Trésor américain», précise un communiqué. Une équipe dédiée, formée à partir des deux sociétés, s’appuiera sur une plate-forme technologique développée en commun pour intégrer la liquidité de GTS dans les modèles de prix de BNP Paribas sur les Treasuries.
Les profils d’investissement des assureurs européens ont évolué au cours des cinq dernières années à la recherche de rendements plus élevés, montre une enquête publiée jeudi par l’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (Eiopa). Les notes de crédit des obligations détenues par les assureurs sont en moyenne plus faible aujourd’hui, tandis que la duration moyenne du portefeuille obligataire a augmenté. Les investissements dans des actifs illiquides sont également en hausse, qu’il s’agisse d’actions de sociétés non cotées ou d’investissements dans les infrastructures, les prêts ou l’immobilier.
L’assureur CNP a fait état aujourd’hui d’une progression de 1,8% de son résultat net en données comparables sur les neuf premiers mois de 2017, grâce à une nouvelle amélioration du mix produits sur l’ensemble des marchés du spécialiste de l’assurance-vie. Entre janvier et septembre, le groupe a dégagé un résultat net part du groupe de 926 millions d’euros, contre 886 millions d’euros au cours de la période correspondante de 2016, reflétant une progression de 4,6% à données publiées et de 1,8% à périmètre et taux de change constants.