Lors de sa séance de ce matin, la commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF) poursuivait la société Cybergun et son fondateur, président non-exécutif à l’époque des faits, Jérôme Marsac, pour information non exacte, non précise et non sincère, et pour retard de publication de son rapport semestriel. Le Collège réclame une amende de 100.000 euros à l’encontre de la société et 50.000 euros contre son ancien dirigeant. Rien à côté de ce que requiert le Collège pour Amaury de Botmiliau, ancien premier actionnaire de Cybergun avec un quart du capital. L’AMF lui reproche un manquement d’initié, après avoir cédé la quasi-totalité de ses titres en détenant une information privilégiée. Cette cession en février 2014 lui aurait permis d’éviter près de 2 millions d’euros de perte, selon le Collège, qui réclame une amende particulièrement élevée pour une personne physique de 5 millions d’euros, et de 70.000 euros pour sa holding Ingeco.
Lazard poursuit son mercato. La banque a annoncé la nomination de Charles-Henri Filippi comme associé-gérant à partir de mars 2018. Il était jusqu’ici président de Citi en France, banque qu’il avait rejoint en 2011. Après des passages en cabinet ministériels, Charles-Henri Filippi avait intégré le CCF en 1987. Il était devenu PDG d’HSBC France en 2004, après le rachat du CFF par la banque britannique. Lazard avait déjà débauché Cédric Leoty de Citi fin octobre.
Quelques jours après l’annonce d’un rapprochement entre la Matmut et AG2R La Mondiale, une autre mutuelle sans intermédiaire dévoile son projet de rapprochement avec un spécialiste de la prévoyance-santé, en vue de constituer un groupe mutualiste, actif à la fois dans l’assurance de biens et de personnes. La Macifet Aesio ont fait part aujourd’hui de leur intention de créer une Union de Groupe Mutualiste (UGM) en 2018, qui sera le « lieu d’élaboration (...) et de co-construction du futur ensemble et première représentation institutionnelle commune», selon un communiqué.
La mutuelle historique des militaires, Unéo, mandataire d’un groupement constitué avec la GMF, vient de signer avec le ministère des Armées une convention de référencement qui entrera en vigueur le 1er janvier 2018. Pour sept ans, les mutuelles Unéo et GMF auront à charge de garantir la protection sociale complémentaire santé et prévoyance des personnels militaires et civils. Unéo et la GMF font partie du groupement Unéopôle, un pôle mutualiste de protection sociale «Défense et Sécurité» créé en septembre 2016 par les mutuelles Unéo, la MGP et GMF, avec l’appui de Covéa.
Numéro un européen des primary dealers ces dernières années, Barclays aurait glissé au cinquième rang en 2017, selon Thomson Reuters, qui s’appuie sur ses propres statistiques. De 10% environ en 2015 et 2016, la part de la banque britannique serait de 7,3%. C’est BNP Paribas, avec une part de 9,3% identique à celle de l’an dernier, qui se hisse à la première place des banques spécialisées dans la syndication d’emprunts d’Etat. Suivent Citigroup, HSBC et la Société Générale.
Les règles finales durcissent les exigences en capital des banques. La hausse serait absorbée d'ici 2027 grâce à la mise en réserve normale des résultats.
UBS et Credit Suisse ont annoncé que la baisse du taux d'impôt sur les sociétés pourrait les forcer à déprécier de plusieurs milliards de francs suisses leurs actifs d'impôt.
L’Observatoire des métiers de la banque (OMB) a publié hier la première étude sectorielle sur l’intelligence artificielle (IA), qui montre que tous les niveaux de la banque et tous les échelons hiérarchiques sont concernés. Les initiatives sont particulièrement nombreuses dans les métiers support et de traitement des opérations. L’étude relève cependant que l’IA est encore à des couches superficielles et qu’il reste du temps pour se positionner sur les transformations en profondeur.
Le Cercle de la Régulation et de la Supervision Financière (CRSF) rassemble pour l'heure 23 membres. Son rôle : faire de la réglementation - imposante depuis la crise financière - un sujet d'étude en soi.
Une semaine avant le One Planet Summit, qui se tiendra à Paris le 12 décembre, les PRI appellent d'avantage de pays à être plus ambitieux sur la question des changements climatiques et de valider les recommandations du groupe de travail du Conseil de stabilité financière (FSB) sur la transparence financière climatique.
Numéro un européen des primary dealers ces dernières années, Barclays aurait glissé au cinquième rang en 2017, selon Thomson Reuters, qui s’appuie sur ses propres statistiques. De 10% environ en 2015 et 2016, la part de la banque britannique serait de 7,3%. C’est BNP Paribas, avec une part de 9,3% identique à celle de l’an dernier, qui se hisse à la première place des banques spécialisées dans la syndication d’emprunts d’Etat. Suivent Citigroup, HSBC et la Société Générale.
Le groupe des gouverneurs de banques centrales et des superviseurs (GHOS), instance de décision du Comité de Bâle, a trouvé jeudi un accord sur la finalisation des règles de Bâle 3, selon un communiqué publié à 17h00.
Dans le cadre du débat sur la conformité fiscale, Partners Group est actuellement en train de faire son mea culpa par rapport à une transaction remontant à 1998 d’une de ses ex-filiales, Corporate Finance Partners, rapporte L’Agefi suisse. Celle-ci a eu recours à des véhicules off shore dans les îles Caïmans, afin d’optimiser le remboursement de placements, explique la société zougoise. Par souci d’éthique, elle va faire don de 1 million de francs à la Croix-Rouge allemande. Bien que la transaction n’ait débouché sur aucune inculpation des entrepreneurs allemands impliqués, Partners Group a décidé de la revoir au vu du débat actuel sur les pratiques fiscales et au nom de la transparence. «Il s’agit de la seule transaction de ce type opérée par Partners Group dans le cadre de ces activités à l’époque», assure la société.
Le gouvernement britannique a présenté ce 6 décembre ses dernières propositions pour améliorer et protéger le secteur de la gestion d’actifs, un secteur menacé par la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne qui pourrait faire perdre à Londres son statut de capitale de la gestion européenne. «La gestion d’actifs britannique est la plus importante en Europe, avec 8.100 milliards d’actifs sous gestion et des millions de clients dans le monde. En générant 1% environ du produit intérieur brut de la Grande-Bretagne, le secteur fournit une contribution inestimable à l'économie britannique qui doit être reconnue et renforcée dans les années à venir», déclare Philip Hammond, en préambule à un document d’une petite quarantaine de pages.La nouvelle stratégie présentée dans le document décline six domaines de croissance, entre autres convaincre des sociétés étrangères de venir s’installer au Royaume-Uni, retenir les salariés étrangers, soutenir le secteur en établissant des centres d’excellence de l’asset management dans les universités britanniques, et développer des stratégies d’investissement innovantes comme la finance verte, l’investissement d’impact ou encore la finance islamique.Le document relève notamment que 10% des 38.000 collaborateurs employés dans la gestion d’actifs au Royaume-Uni sont des ressortissants de l’Union européenne, et qu’ils sont même 20% dans le secteur de la gestion alternative. Le gouvernement reconnaît cette dépendance du secteur vis-à-vis de l’expertise étrangère et estime nécessaire de mettre en place un système d’immigration qui permette d’attirer «les plus brillants et les meilleurs parmi les talents internationaux». Mais le gouvernement souligne aussi la nécessité de développer le savoir-faire national dans le secteur.Le document consacre également un chapitre aux technologies financières que les gestionnaires d’actifs devraient exploiter à fond pour développer de nouvelles solutions au service de toutes les clientèles, de la baisse des coûts, ou encore de la cybersécurité.
La mutuelle historique des militaires, Unéo, mandataire d’un groupement constitué avec la GMF, vient de signer avec le ministère des Armées une convention de référencement qui entrera en vigueur le 1er janvier 2018, a-t-elle annoncé hier soir. Pour sept ans, les mutuelles Unéo et GMF auront à charge de garantir la protection sociale complémentaire santé et prévoyance des personnels militaires et civils.
L’assureur chinois Ping An devient le deuxième actionnaire de la banque britannique HSBC, après BlackRock. Ping An, plus grand assureur du monde en termes de capitalisation boursière, a racheté 1,02 milliard d’actions du groupe via un programme permettant aux sociétés chinoises d’acheter des actions cotées à Hong Kong. L’assureur, dont la participation grimpera à plus de 5%, n’aura cependant influence sur la gestion de la banque britannique, précise-t-on.
Silence. Pour la première année du reporting sur les risques climat imposé par l’article 173 de la loi relative à la Transition énergétique, les investisseurs déçoivent, selon deux études réalisées par Novethic et WWF France. Le centre de recherche remarque que 31 des 100 principaux institutionnels français (3.160 milliards d’euros d’actifs) sont restés silencieux, ne se sentant pas concernés explicitement, notamment ceux avec un bilan consolidé de moins de 500 millions d’euros. L’association de défense de l’environnement déplore, elle, qu’aucun assureur n’ait proposé une information compréhensible et accessible aux souscripteurs. Les rapports proposés, comme celui d’AG2R La Mondiale, sont précis et s’adressent à un public d’experts.
Solidarité. Vingt ans après l’ouverture du premier Point Passerelle à Reims, à l’initiative du Crédit Agricole Nord Est, la banque compte désormais un réseau de 80 lieux d’accueil pour les clients (et non clients) en difficulté financière. Plus de 100.000 personnes ont pu bénéficier de cette aide délivrée par 124 conseillers Points Passerelle et par 930 bénévoles dans 33 caisses régionales. Leur taux de réussite atteint 80 %. Après un diagnostic approfondi de leur situation financière et personnelle, les personnes accompagnées ont pu retrouver une vie normale grâce à un coup de pouce qui peut prendre différentes formes : suspension de frais bancaires, de remboursement de crédit, rééchelonnement ou rachat de prêt, microcrédit, mise en relation avec des services sociaux communaux ou de grands fournisseurs (énergie…).
Faire bloc. Si le projet de rapprochement entre la Macif et la Matmut avait finalement échoué en 2016, une nouvelle opération d’envergure se dessine dans le paysage français de l’assurance. Déjà issu d’un rapprochement en 2008, AG2R La Mondiale, premier groupe de protection sociale avec 15 millions d’assurés et 500.000 sociétés clientes, et la Matmut (3,3 millions de sociétaires) ont en effet annoncé l’entrée « en négociations exclusives pour étudier l’opportunité d’un rapprochement ». Ces discussions illustrent le contexte de consolidation du secteur de l’assurance en Europe, comme le souligne Octo Finances. « La diversification des activités est centrale, vers des contrats moins consommateurs de fonds propres en vie (unités de compte, retraite) et des segments plus dynamiques en non-vie (santé et prévoyance notamment) », relève l’analyste crédit, ajoutant par ailleurs l’importance de disposer d’une taille critique au sein d’un marché fortement concurrentiel. Accroître dans un même temps sa capacité d’investissement dans le digital constitue aussi un facteur clé de succès pour l’avenir.
L’avis d’expert de Stefano Mazzocchi, codirecteur général et vice-président du bureau de Bruxelles de l’Association for Financial Markets in Europe (AFME)