Le secteur de l’assurance de l’Union européenne (UE) est bien capitalisé en dépit d’un contexte difficile caractérisé entre autres choses par des taux d’intérêt très bas et une accumulation des pertes liées aux catastrophes naturelles, estime son organisme de tutelle. L’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (Eiopa), dans son rapport de stabilité financière, distingue également comme autres risques une volatilité faible et une incertitude élevée, tant économique que politique.
Le ministère du Travail a annoncé mercredi des mesures pour faciliter le travail détaché en France tout en menaçant les entreprises qui violent les règles d’une double sanction assortie, dans le pire des cas, d’une suspension d’activité. «A partir du moment où on a ‘cranté' dans le droit européen: 'à travail égal, salaire égal’, les dispositions protectionnistes sont beaucoup moins, et dans l’esprit, et dans la forme, et dans la mise en œuvre, justifiées», précise l’entourage de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud.
Après avoir fourni le 7 décembre une première estimation de l’effet des nouvelles règles Bâle 3 sur la solvabilité des banques, l’Autorité bancaire européenne (EBA) a publié mercredi une évaluation plus détaillée. Les calculs restent fondés sur les comptes publiés au 31 décembre 2015 par 149 banques européennes, et ne prennent donc pas en compte le renforcement des fonds propres effectués depuis.
Le gestionnaire d’actifs britannique River & Mercantile a confirmé, ce 19 décembre, sa décision de prendre à sa charge les coûts de la recherche externe à l’occasion de l’entrée en vigueur de la directive MiFID II début janvier 2018. « Historique, le coût externe de la recherche a fait partie du coût total de l’investissement appliqué aux clients et a fait l’objet d’un budget séparé avec le fournisseur de cette recherche, rappelle James Barham, responsable de la gestion d’actifs au sein du groupe River & Mercantile. Dans le cadre de MiFID II, nous continuerons de gérer et de superviser les fournisseurs de recherche externe. Toutefois, à l’issue d’une période de consultation avec nos clients, nous avons décidé que, à compter de janvier 2018, ce coût de la recherche externe jusque-là facturé aux clients sera absorbé par le groupe. » Cette décision est loin d’être neutre. « Le coût annuel de cette décision est estimé entre 1 million et 1,5 million de livres, indique James Barham. Il sera cependant compensé en partie par une réduction des dépenses de facturation, ce qui laissera un impact net sur notre bénéfice avant impôt de 700.000 à 1,1 million de livres. »
L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a annoncé ce 19 décembre le lancement d’une consultation publique portant sur les standards des titrisations dites simples, transparentes et standardisées (STS). Les titrisations sont des opérations qui permettent à un établissement de crédit ou à une société de refinancer des actifs, tels que des prêts, en les transformant en titres négociables. L’Esma publie différents cadres de reporting pour les titrisations en général et les titrisations STS et précise la marche à suivre pour les banques pour bénéficier des avantages accordés aux titrisations STS. La consultation est ouverte jusqu’au 19 mars 2018, l’Esma prévoyant de publier un rapport final en juillet 2018 pour les notifications STS et les demandes d’applications tierces, et d’ici à la fin de 2018 pour les exigences de reporting et les normes opérationnelles et conditions d’accès.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) met en garde le public contre les activités de la société International Markets Live LTD (IMarketsLive) qui propose aux épargnants, en visant tout particulièrement un public très jeune dont des lycéens, des abonnements à différentes formations et solutions logicielles destinées à accompagner l’investisseur dans des activités de trading sur le marché des changes (Forex). A la suite de plusieurs signalements d’épargnants, y compris de parents de très jeunes épargnants, l’AMF indique que la société International Markets Live LTD (IMarketsLive) ne bénéficie en France d’aucune autorisation pour exercer une activité régulée par l’AMF sur le territoire français. «L’AMF recommande aux investisseurs de ne pas donner suite aux sollicitations de la société International Markets Live LTD (IMarketsLive) et de ne pas les relayer auprès de tiers, sous quelque forme que ce soit».
La Financière de l’Echiquier a décidé de prendre à sa charge tous les coûts de la recherche en investissement pour ses clients, a annoncé Olivier de Berranger, son directeur des investissements, à Citywire Selector. « C’est une bonne idée de dire que vous voulez le prix de la recherche mais finalement vous finirez par diminuer la capacité globale de recherche, en particulier pour les petites et moyennes entreprise », a-t-il indiqué. Selon lui, les sociétés de recherche indépendantes devraient souffrir de la mise en œuvre de la directive MiFID II, les prix de la recherche étant poussés vers le bas. « Si nous voulons de la recherche, nous allons devoir aller vers les grandes sociétés comme JP Morgan, Morgan Stanley ou Goldman Sachs. Ce n’était pas le but de la réglementation et c’est un danger, mais le régulateur est conscient de cette conséquence involontaire », a-t-il ajouté.
Swiss Re estime que les pertes liées aux indemnisations de catastrophes naturelles survenues cette année atteindront 136 milliards de dollars (115 milliards d’euros), les troisièmes les plus élevées jamais enregistrées par le secteur de l’assurance, les Etats-Unis étant par ailleurs le pays le plus touché. Les pertes économiques totales liées à des catastrophes naturelles ou dues à la main de l’homme sont estimées à 306 milliards de dollars en 2017 contre 188 milliards en 2016, précise le réassureur suisse mercredi, sur la base de données provisoires.
L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a indiqué mercredi qu’elle octroyait un délai de 6 mois aux professionnels pour se mettre en conformité avec les dispositions de MIF 2 concernant les identifiants légaux. Les nouvelles règles applicables le 3 janvier 2018 obligent toutes les parties traitant sur les marchés à disposer d’un legal entity identifier (LEI). Sans LEI, impossible de nouer des transactions, avait prévenu l’Esma.
Le groupe Crédit Agricole SA (CASA) a annoncé mardi qu’il supprimera l’an prochain le mécanisme de dividende majoré mis en place en 2011 afin de récompenser la fidélité de ses actionnaires. Cette annonce intervient à la suite d’une requête de la BCE, qui considère comme l’Autorité bancaire européenne que le paiement d’un dividende majoré par CASA constitue une « distribution préférentielle » non conforme à la réglementation bancaire.
La société d’assurtech Lemonade a annoncé hier une nouvelle levée de fonds de 120 millions de dollars menée par SoftBank. Lemonade est une compagnie d’assurance immobilier et dommages active dans 8 Etats des Etats-Unis, uniquement présente en ligne. Elle s’appuie sur l’intelligence artificielle et l’économie comportementale pour réduire les coûts et accélérer les procédures. SoftBank rejoint d’autres investisseurs reconnus au capital de Lemonade, dont Allianz, Google Ventures et Sequoia Capital. La conclusion de l’opération est attendue au premier trimestre 2018.
La Société Générale a annoncé hier une nouvelle organisation de sa direction financière au 1er janvier, autour de trois pôles. La banque a ainsi annoncé les nominations de Claire Dumas, membre du comité de direction du groupe, en tant que directeur financier délégué en charge de la supervision des activités de banque de détail; de Patrick Sommelet, directeur financier délégué chargé de la supervision des activités de banque de grande clientèle et d’Agathe Zinzindohoue en tant que directrice de la trésorerie du groupe, rattachée directement au directeur financier Philippe Heim. Hervé Audren de Kerdrel, directeur financier délégué depuis avril 2012 et membre du comité de direction du groupe, conserve ses fonctions actuelles.
L’assureur allemand Allianz a annoncé hier avoir investi 96,6 millions de dollars dans la start-up d’assurance numérique BIMA, ce qui fera de lui son principal actionnaire. Le micro-assureur anglo-suédois, créé en 2010, propose des produits d’assurance aux ménages à faibles revenus via une plateforme de téléphonie mobile. BIMA compte 24 millions de clients dans 14 pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, a précisé Allianz dans un communiqué.
Natixis a annoncé hier cesser ses activités de financement et d’investissement liées à l’industrie du tabac dans le cadre de son engagement concernant la lutte contre le cancer. «Partenaire engagé de la Fondation Gustave Roussy, Natixis renforce sa mobilisation en faveur du traitement et de la prévention du cancer», dit Laurent Mignon, directeur général de Natixis dans un communiqué. Natixis met ainsi fin à tout financement ou investissement en faveur des producteurs, des grossistes et des négociants de tabac, ainsi que des fabricants de produits du tabac.
BNP Paribas a l’intention de transférer 45 postes de Paris à Lisbonne, selon le syndicat Force ouvrière (FO), alors que le secteur bancaire cherche à améliorer son efficacité pour répondre à la nouvelle donne réglementaire. Une autre source syndicale a confirmé l’information. BNP Paribas a créé il y a deux ans dans la capitale portugaise un «centre opérationnel financier européen» qui emploie environ 200 personnes.
La commission des sanctions de l’AMF vient de sanctionner Sylvain Lemaire à hauteur de 450.000 euros et Marc-Albert Obadia à 496.000 euros d’amende (soit 10 fois la plus-value réalisée) pour manquement d’initiés. Sylvain Lemaire se voit en outre infliger une interdiction d’exercer une activité d’exécution des ordres pour compte de tiers pendant 10 ans. Alors que lacommission n’a retenu que 7 opérations litigieuses sur les 34 évoquées dans les griefs, comme le recommandait le rapporteur de la commission des sanctions, elle a conservé les amendes proposées par le Collège. Le ton est donné.
La croissance des salaires a ralenti au troisième trimestre après un pic de deux ans touché sur la période avril-juin, montrent des données publiées hier par Eurostat qui ne devraient guère plaire à la Banque centrale européenne (BCE), avide de tout signe suggérant une poussée inflationniste. Les salaires ont augmenté de 1,6% sur un an après un gain de 2,1% au deuxième trimestre, qui marquait la plus forte progression depuis le premier trimestre 2015. Le coût horaire du travail, lui, a progressé de 1,6% au troisième trimestre, contre 1,8% au deuxième, qui constituait la plus forte hausse depuis le premier trimestre 2016.
Les assureurs du Lloyd’s of London ont ajouté 3 milliards de livres (3,4 milliards d’euros) au capital à la suite de grosses pertes dues aux catastrophes naturelles en 2017, ont déclaré des responsables du marché de l’assurance londonien. Ces fonds ont été apportés pour «restaurer les ressources en capital à leur niveau antérieur aux événements générateurs de pertes du troisième trimestre 2017 et répondre aux changements des normes de fonds propres pour la campagne 2018», déclarent dans un courriel annuel adressé au Lloyd’s le président Bruce Carnegie-Brown et la directrice générale Inga Beale. «Aucun syndicat n’a cessé ses activités en raison des tempêtes», ajoutent-ils.
L’Association française des banques (AFB) a annoncé hier la signature d’un accord d’intéressement de branche, à l’unanimité des organisations syndicales du secteur. L’initiative fait suite à la loi de juillet 2015 permettant aux branches professionnelles de conclure des accords d’intéressement de branche. «L’accord conclu par l’AFB apporte ainsi aux banques, qui n’ont pas encore d’accord d’intéressement et plus spécifiquement celles de moins de 50 salariés, la possibilité de mettre en place un dispositif d’intéressement clé en main, qu’elles peuvent adapter à leurs objectifs et spécificités», indique un communiqué.
Bank of America deviendra à partir du 3 janvier 2018 et de l’entrée en vigueur de Mif2 un «internalisateur systématique» pour les obligations, les devises, les actions et les ETF. JPMorgan, Deutsche Bank, UBS, Goldman Sachs et Barclays ont des projets similaires, tandis que BNP Paribas se restreindra aux titres hors actions et aux ETF. La plupart des grandes sociétés de trading algorithmique ont également opté pour ce statut, à l’instar de Citadel, Virtu ou XTX. Nordea et Mizuho comptent opter pour ce statut pour le fixed income.
L’Autorité bancaire européenne (EBA) s’attaque de nouveau à la convergence des pratiques réglementaires dans l’Union européenne. L’autorité a publié hier une opinion portant sur la période de transition de PSD1 vers PSD2, précisant notamment les dispositions pouvant ne pas être directement appliquées lors de la mise en œuvre de PSD2 au 13 janvier prochain. L’EBA a par ailleurs publié de nouvelles régulations techniques (RTS) portant sur l’application de la directive de résolution bancaire BRRD, là aussi afin de renforcer l’homogénéité de la supervision en Europe. L’Autorité y clarifie notamment dans quelles circonstances une entité peut bénéficier des obligations simplifiées.
Les huit plus grandes banques américaines ont obtenu des notes satisfaisantes hier dans le cadre de leurs «testaments» précisant la gestion de leur démantèlement en cas de faillite, parmi lesquelles figurent Bank of America, Goldman Sachs, Citigroup, JPMorgan Chase, Morgan Stanley et Wells Fargo. Ce constat diffère de celui d’avril 2016, quand la Réserve fédérale et la Federal Deposit Insurance Corp (FDIC) avaient identifié cinq plans souffrant de manques sur un total de huit. Pour autant, les deux institutions ont pointé des insuffisances chez Bank of America, Goldman Sachs, Morgan Stanley et Wells Fargo. Les banques devront soumettre leurs prochains testaments aux régulateurs d’ici au 1er juillet 2019.
Les assureurs du Lloyd’s of London ont ajouté 3 milliards de livres (3,4 milliards d’euros) au capital à la suite de grosses pertes dues aux catastrophes naturelles en 2017, ont déclaré des responsables du marché de l’assurance londonien. Ces fonds ont été apportés pour «restaurer les ressources en capital à leur niveau antérieur aux événements générateurs de pertes du troisième trimestre 2017 et répondre aux changements des normes de fonds propres pour la campagne 2018», déclarent dans un courriel annuel adressé au Lloyd’s le président Bruce Carnegie-Brown et la directrice générale Inga Beale. «Aucun syndicat n’a cessé ses activités en raison des tempêtes», ajoutent-ils.
Kindred Healthcare a annoncé mardi qu’il serait racheté par l’assureur maladie Humana et deux fonds de capital investissement pour la somme de 4,1 milliards de dollars (3,5 milliards d’euros). Le prestataire de services hospitaliers en établissement ou à domicile précise que ses actionnaires recevront 9 dollars en numéraire par action, soit une prime de 4,7% sur le cours de clôture de vendredi. TPG et Welsh, Carson, Anderson & Stowe sont les fonds de capital investissement partie à l’accord.
L’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF, Esma) a publié ce 18 décembre ses propositions finales pour les standards techniques (RTS) qui vont permettre de mettre en place le format électronique européen unique (ESEF, Enruopean Single Electronic Format). A compter de 2020, ce format sera utilisé par tous les émetteurs dans la préparation de leurs états financiers annuels. L’Esma publie parallèlement un manuel et des instructions détaillées à l’attention des émetteurs pour faciliter la mise en oeuvre des RTS. Les standards techniques constituent «une étape significative vers la digitalisation de l’information financière des émetteurs européens», souligne Stenven Maijoor, président de l’Esma, cité dans un communiqué. «L’introduction du nouveau format de reporting en 2020 rendra les états financiers plus accessibles et plus facilement comparables pour tous les investisseurs dans l’Union européenne, dans le sens de la transparence et contribuant ainsi à une protection accrue des investisseurs».
L’Association suisse des employés de banques (ASB) a dénoncé hier un chantage exercé par la direction de l’établissement israélien Hapoalim, qui a décidé de liquider sa filiale de banque privée en Suisse, sur les indemnités de départ de ses employés. Celles-ci sont en effet conditionnées à la pleine et entière coopération des collaborateurs avec les autorités fiscales américaines, déplore l’ASB dans un prise de position. L’organisation se demande si le procédé ne cache pas une volonté de la direction de se décharger de ses responsabilités sur ses subordonnés, dans le but d’alléger la douloureuse attendue aux Etats-Unis.
Dans une décision datée du 14 décembre 2017, la Commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF) a infligé à Kepler Cheuvreux une sanction pécuniaire de 900.000 euros. Début décembre, la représentante du Collège avait demain une sanction à hauteur de 800.000 euros. L’AMF reproche à Kepler Cheuvreux de ne pas avoir respecté ses obligations professionnelles en matière d’analyse financière. Concrètement, l’AMF lui reproche « le caractère lacunaire de son dispositif de prévention de la circulation indue d’informations privilégiées révélé par de nombreux dysfonctionnements, dont l’insuffisance du dispositif de séparation physique des activités d’analyse financière et le caractère incomplet des listes de surveillance ». En outre, le régulateur note « le caractère non opérationnel du dispositif d’encadrement des transactions personnelles des analystes financiers ». Enfin, l’ AMF reproche à Kepler Cheuvreux « le caractère peu opérationnel de son dispositif de conformité révélé par de nombreuses lacunes du dispositif de conformité, dont le caractère incomplet et la mise en œuvre partielle du plan de contrôle, le caractère lacunaire et la formalisation insuffisante des contrôles réalisés et l’absence de détection de certains dysfonctionnements se rapportant à l’activité d’analyse financière, et par le manque d’efficacité de la fonction de conformité qui n’a pas été à même de prévenir la circulation indue d’informations privilégiées ».
Après deux années de fortes hausses, les frais bancaires vont connaître une augmentation plus modérée en 2018, estime Panorabanques.com. Dans une étude dévoilée mardi, le site comparateur calcule que les Français ont payé en moyenne 193,80 euros à leur banque en 2017 et vont s’acquitter de 194,30 euros en 2018, soit une progression de 0,25%. Par rapport à 2015, ce montant représentera une hausse de 4,4%.