Donald Trump a déclaré ce 17 novembre qu’il avait demandé à la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme de la Bourse américaine, d’examiner les répercussions d’une publication des résultats des entreprises tous les six mois et non plus trimestriellement, rapporte l’agence Reuters. «Cela permettrait une plus grande souplesse et économiserait de l’argent», écrit le président américain dans un message publié sur Twitter.Donald Trump a dit avoir invité la SEC à se pencher sur une telle modification après en avoir discuté avec divers chefs d’entreprise. Il a expliqué que l’un d’eux - sans le nommer ainsi que son entreprise - avait suggéré que ce changement pourrait être un moyen de doper les affaires. L’hôte de la Maison blanche a récemment reçu plusieurs grands patrons lors de ses vacances dans son club de golf privé de Bedminster, dans le New Jersey. Parmi eux, ceux d’Apple, Fiat Automobiles Chrysler, Boeing, FedEx et Honeywell International.
Pendant des années, les grands établissements ont réalisé des ventes forcées de crédits immobiliers, surfacturé des frais et manqué à leurs obligations.
La Réserve fédérale a levé le contrôle renforcé qu’elle avait imposé à Santander Holdings USA en 2015, en raison des manquements de l’établissement aux exigences réglementaires dans plusieurs de ses activités. La Fed avait alors épinglé la holding américaine du groupe bancaire espagnol Banco Santander pour des problèmes de gouvernance et de gestion de ses capitaux et de ses besoins de financement quotidiens. Le régulateur avait aussi critiqué la gestion du risque dans une filiale de prêts à la consommation, Santander Consumer USA. Santander a déclaré vendredi que l’annonce de la Fed constituait la «quatrième étape majeure sur le plan réglementaire» pour la banque, ajoutant qu’une autre procédure des autorités de régulation a été close l’an dernier et que le groupe avait passé avec succès de récents examens réglementaires.
Le régulateur boursier chinois a annoncé ce 16 août qu’il autorisera désormais les particuliers étrangers travaillant en Chine à acheter et vendre des «actions de type A» libellées en yuans -- le dernier signe d’ouverture économique en date de la part de Pékin, rapporte l’AFP. La mesure prendra effet le 15 septembre et bénéficiera également aux employés étrangers d’entreprises chinoises cotées qui travaillent hors de Chine, a annoncé mercredi soir la Commission chinoise de régulation des marchés financiers (CSRC) dans un communiqué. La CSRC a justifié sa nouvelle mesure par la volonté «d’approfondir l’ouverture du marché des capitaux, de diversifier les sources d’investissement, d'élargir les canaux d’accès au capital et d’optimiser la structure du marché des capitaux».Jusqu'à présent, les étrangers pouvaient acheter des «actions de type B», libellées en devises étrangères et spécifiquement destinées aux investisseurs internationaux. Mais l’accès aux «actions de type A» -- qui couvrent davantage d’entreprises -- était principalement réservé aux investisseurs étrangers institutionnels agréés. La Chine avait déjà entrouvert ces dernières années la porte de ses marchés d’actions. Elle avait lancé en 2014 et 2016 deux plateformes connectant les Bourses de Shanghai et Shenzhen à celle de Hong Kong. Pékin ambitionne de lancer prochainement une plateforme boursière similaire connectant Shanghai et Londres.
L’assureur néerlandais, qui a par ailleurs cédé ses opérations tchèques et slovaques à NN, commence à regarder ce dossier, lié au dépeçage du groupe Anbang.
La SEC, le gendarme de la Bourse américain, a annoncé hier que Citigroup avait accepté de payer 10,5 millions de dollars de sanction pour mettre un terme à deux procédures concernant ses livres et registres, ses procédures internes de contrôle comptable et sa procédure de supervision des traders. Cette somme est liée à une perte de 81 millions de dollars provoquée par une erreur d’évaluation et d’opération de trading pour compte propre non autorisée, ainsi qu’à une perte de 475 millions liée à des prêts suscités de manière frauduleuse par une filiale mexicaine de Citigroup.
Les catastrophes naturelles et causées par l’homme ont occasionné des dégâts de 36 milliards de dollars (35,7 milliards de francs suisses) au premier semestre, selon une étude publiée jeudi par Sigma, le bureau d’étude du réassureur Swiss Re. Ce montant est en nette baisse par rapport aux 64 milliards comptabilisés il y a un an. De ce montant, 20 milliards de dollars concernent des dommages assurés, dix milliards de moins qu’au premier semestre 2017. Moins de personnes ont également perdu la vie lors de ces événements, le rapport mentionnant 3.900 personnes tuées par ces catastrophes, soit 15% de moins qu’un an plus tôt. La tempête hivernale Friederike qui a frappé l’Europe en janvier a, à elle seule, provoqué 2,1 milliards de dollars des dommages couverts par les assurances. L’Amérique du Nord n’a pas été épargnée en mars et avril par des tempêtes de neige, des pluies verglaçantes, des inondations et des ouragans qui ont occasionné 4 milliards de dollars de dommages cumulés, dont 2,9 milliards assurés. Mais les assureurs risquent de faire face à des coûts importants au second semestre, prévient Swiss Re, du fait de la canicule qui a sévi dans plusieurs parties du monde, provoquant d’importants incendies en Californie, en Grèce et au Portugal, ainsi que des pertes de récoltes.
Dans le cadre de sa stratégie digitale, la Banque cantonale de Genève (BCG) a fait l’acquisition d’une participation de 3% au capital de SwissSign Group, société d’identification numérique en Suisse. SwissSign est un consortium fondé en 2018 pour la création et la mise en œuvre d’un système d’identification numérique unique pour l’ensemble de la Confédération helvétique (SwissID). Il compte parmi ses actionnaires des acteurs des secteurs publics (dont les Chemins de fer fédéraux, la Poste Suisse et Swisscom), de la banque et de l’assurance. Le standard «devrait permettre à l’utilisateur d’obtenir un degré de sécurité maximal, qu’il s’agisse de ses transactions en matière de services financiers en ligne, d’assurance en ligne, de ses achats online, de soins médicaux ou encore du vote électronique», explique la BCG dans son communiqué.
Les autorités chinoises se tournent désormais vers les sociétés de gestion pour développer leur système de pensions, rapporte le site spécialisé Asian Investor. Quatorze sociétés de gestion (*) ont eu le feu vert officiel pour proposer des fonds spécifiquement dédiés à la retraite, a indiqué il y a quelques jours la publication Economic Observer. Certaines sociétés de gestion, comme E Fund, veulent profiter de cette nouvelle opportunité pour lancer à bref délai de tels fonds, a indiqué à Asian Investor une porte-parole de la société de gestion.La cooptation des sociétés de gestion s’inscrit dans le projet plus large de développer un système de pension à trois piliers, un pilier géré par le gouvernement, un pilier développé par les entreprises et un pilier constitué des contributions volontaires des salariés. Pour les sociétés de gestion, ce troisième pilier représente un potentiel énorme de capitaux à long terme. Selon une étude de KPMG publiée en novembre dernier, les actifs de retraite de ce troisième pilier pourraient être multipliés par cinq dans les dix années à 2025 pour atteindre 11.400 milliards de RMB.(*) Les 14 sociétés de gestion autorisées à proposer des fonds dédiés à la retraite sont ChinaAMC, China Southern, Bosera, Zhong Ou, Guangfa, E Fund, Penghua, Manulife Teda, Wanjia, Fullgoal, ICBC Credit Suisse, Yinhua, Harvest, Bank of China.
La Financial Conduct Authority (FCA) a récemment envoyé un questionnaire aux sociétés de gestion pour les interroger sur leurs procédures de gestion des risques en vue de prévenir les abus de marché et de publier des informations dans ce domaine, a appris Investment Week. Cela fait suite à un document de 2015 intitulé « les sociétés de gestion et le risque d’abus de marché », qui avait montré que « seulement une minorité de sociétés avaient des contrôles appropriés », notamment lors de la réception d’informations sensibles ou la surveillance post-marché.
La compagnie d’assurances britannique esure Group a annoncé mardi son acquisition par le groupe de capital-investissement Bain Capital pour 1,21 milliard de livres (1,35 milliard d’euros). L’assureur a précisé que ses deux principaux actionnaires, le président du groupe, Peter Wood, et Toscafund, soutenaient cette opération, qui devrait déboucher sur une sortie de la société de la cote. Ils détiennent à eux deux 47,7% du capital. Bain Capital a proposé 280 pence par action, soit une prime de 37% par rapport au cours de clôture de vendredi. Les négociations avaient été rendues publiques lundi dernier.
Les principales institutions financières canadiennes ont suffisamment renforcé leurs fonds propres ces deux dernières années pour supporter un déclin de 35% des prix de l’immobilier dans les provinces de l’Ontario et de la Colombie britannique et de 25% ailleurs dans le pays, estime Moody’s dans un rapport. Les six plus grandes banques, ainsi que le groupe québécois Desjardins, sont en mesure d’absorber 14,3 milliards de dollars canadiens (9,6 milliards d’euros) de pertes sur les créances hypothécaires qui proviendraient d’un tel choc économique.
Les deux prochains mois seront cruciaux pour les banques italiennes alors que le nouveau gouvernement doit dévoiler son projet de budget et que certaines agences de notation mettront à jour leur évaluation de la dette du pays, selon les analystes de HSBC. Ces rendez-vous compteront pour les prêteurs de l’Italie étant donné l’important montant de dette souveraine qu’ils détiennent. «Les rendements plus élevés sur la dette souveraine [de l’Italie] se sont traduits par une érosion des capitaux des banques et la volatilité du marché a affecté leurs commissions. Cependant, l’évolution à venir des rendements est un facteur important pour leur coût de financement», souligne la banque britannique.
Le groupe bancaire britannique Barclays a commencé à placer ses divisions française, allemande et espagnole sous le contrôle direct de sa branche irlandaise, en prévision de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, a indiqué lundi Reuters, citant des sources proches du dossier. A terme, Barclays compte placer toutes ses activités européennes sous l’égide de Barclays Bank Ireland, d’après l’une des sources interrogées par l’agence de presse. Après absorption des activités européennes, Barclays Bank Ireland détiendra environ 224 milliards de livres d’actifs, sur un total de 1.100 milliards de livres pour l’ensemble du groupe à la fin 2017, a ajouté Reuters.
Le fabricant d’automates bancaires Diebold Nixdorf a mandaté les banques-conseils Credit Suisse et Evercore la semaine dernière pour préparer un appel d’offres et trouver un repreneur, a rapporté hier CNBC en citant des sources proches. Etant donné ses difficultés de trésorerie, le groupe compte privilégier les candidatures de fonds de capital-investissement ou de son concurrent NCR Corp, poursuit la chaîne de télévision, qui ajoute que Bain Capital pourrait être intéressé. Plus tôt dans la journée, Diebold Nixdorf avait indiqué qu’il menait des négociations «constructives et productives» avec ses créanciers pour accroître sa marge de manœuvre financière et qu’il espérait trouver un accord à brève échéance. Le groupe cherche également à racheter les titres des actionnaires de Wincor Nixdorf qui n’avaient pas apporté leurs titres à l’OPA de Diebold sur Wincor Nixdorf en 2016. Diebold détient 77% de ce dernier.
Axa Equitable Holdings a publié hier après Bourse ses résultats du deuxième trimestre, au cours duquel la filiale américaine de l’assureur français Axa a réalisé son introduction en Bourse à 20 dollars par action. Le bénéfice net a lourdement chuté, passant de 608 à 158 millions de dollars en l’espace d’un an. Le chiffre d’affaires a également reculé, baissant de 24%, à 2,96 milliards de dollars. Le bénéfice opérationnel ajusté a en revanche progressé de 27%, à 90 cents par action, alors que le consensus des analystes réalisé par FactSet anticipait 86 cents par action. Cette croissance est observée dans toutes les activités d’Axa Equitable, avance Mark Pearson, son PDG. La société versera un dividende trimestriel de 0,13 dollar par action et le conseil d’administration a autorisé un programme de 500 millions de dollars de rachats d’actions. Avant la publication des comptes, l’action Axa a clos à 21,35 dollars hier.
Zürcher Kantonalbank (ZKB) a accepté de payer 98,5 millions de dollars pour mettre fin à une enquête du ministère de la Justice des Etats-Unis pour évasion fiscale. ZKB était accusée d’avoir aidé des citoyens américains à dissimuler au fisc américain «des centaines de millions de dollars» dans des comptes en Suisse non déclarés. Deux banquiers de l’établissement, Stephan Fellmann et Christof Reist, ont également plaidé coupables de délit de complot («misdemeanor conspiracy»), passible d’un an de prison ferme au maximum, alors qu’ils étaient à l’origine poursuivis pour une qualification de crime («felony»), plus sérieuse.
MUFG Bank, une filiale de Mitsubishi UFJ Financial Group, a l’intention de réduire de 20% le nombre de ses automates bancaires au Japon d’ici à l’exercice 2023, écrit le Nikkei, sans citer de sources. Le nombre des ATM passerait ainsi de 8.141 actuellement à environ 6.700. MUFG Bank a l’intention de consacrer davantage de ressources aux transactions en ligne, poursuit le quotidien économique nippon.
Citigroup a annoncé hier en interne la restructuration de sa banque de détail, ce qui a conduit à des changements à la tête de cette activité, affirme Reuters après avoir eu accès à une note interne. Cette nouvelle organisation provoquera le départ de Jud Linville, qui dirigeait l’activité de cartes de crédit et de services au niveau mondial (head of global cards and consumer services) et par ailleurs membre du comité opérationnel de Citigroup, tandis que David Chubak prendra la tête de l’activité mondiale de banque de détail et de prêts aux particuliers (head of retail banking and consumer lending). Il supervisera les produits, les stratégies et les investissements dans ces activités. Selon la note de Citigroup, ces changements ont pour but d’«harmoniser» les activités de détail de la banque dans le monde entier à partir des stratégies déployées en Asie et au Mexique, lesquelles auraient produit de meilleurs résultats.
Un groupe de députés britanniques, réunis au sein du All Party Parliamentary Group (APPG) for Fair Business Banking, a reproché à la Financial Conduct Authority (FCA), le régulateur financier du Royaume-Uni, de ne pas avoir pris davantage de mesures à l’encontre de Royal Royal Bank of Scotland (RBS) à la suite d’une enquête sur la manière dont la banque a traité ses clients entreprises et professionnels. «L’APPG est naturellement déçu et extrêmement préoccupé par l’annonce que la FCA ne prendra aucune mesure supplémentaire concernant l’enquête», a écrit Kevin Hollinrake, co-président de l’APPG for Fair Business Banking, dans un courrier adressé au directeur général de la FCA Andrew Bailey, daté du 9 Août et rendue publique hier. L’autorité a en effet indiqué en juillet qu’elle ne poursuivrait ni RBS ni son équipe du Global Restructuring Group (GRG), chargée de la restructuration financière de ses clients en difficulté et accusée de les avoir pressuré pour récupérer les créances de la banque. Hollinrake estime que le cadre réglementaire actuel est inadapté pour s’attaquer aux «scandales» qui ont éclaté ces dernières années et il réclame une enquête publique sur les scandales bancaires.
Zurich Insurance a l’ambition d’encaisser plus d’un milliard de francs suisses de primes provenant des PME suisses, a indiqué Juan Beer, le responsable du marché helvétique pour le groupe d’assurances, au journal NZZ am Sonntag. Le dirigeant regrette que ce segment de clientèle soit «traité avec négligence». Il estime que la hausse générale des températures peut fournir de nouvelles occasions pour les assurances. La protection contre les inondations ou la dégradation des récoltes fait partie des axes de réflexion de Zurich Insurance, ajoute Juan Beer.
Commerzbank compte accélérer son expansion en privilégiant la clientèle privée et les PME, a déclaré au Handelsblatt un membre du directoire. La deuxième banque allemande, qui a publié cette semaine des résultats du deuxième trimestre supérieurs aux prévisions, subit des pressions sur les marges dégagées auprès de la clientèle privée, dit Michael Mandel, dans un entretien publié par le quotidien financier allemand. «Cela veut dire qu’il faut augmenter notre volume d’affaires de façon plus importante pour atteindre nos objectifs de bénéfice; pour être clair, nous voulons ramener plus d’actifs pour compenser en partie des marges faibles», a-t-il précisé. Commerzbank veut porter à plus de 400 milliards d’euros d’ici 2020 les actifs sous son contrôle dans le segment des PME et de la clientèle privée. Elle a déjà atteint 386 milliards d’euros à la fin du premier semestre, dépassant l’objectif annuel qui était de plus de 385 milliards.