Pimco et BlackRock sont accusés d’avoir accéléré les mesures de forclusion contre des emprunteurs américains subprime en difficulté dans le sillage de la crise financière, rapporte le Financial Times. Ces allégations viennent de Bill Erbey, fondateur d’Ocwen Financial, la principale société de services pour les emprunts hypothécaires subprime aux Etats-Unis, qui a intenté une action en justice contre les deux sociétés de gestion aux îles Vierges américaines. Ces dernières ont déposé des motions pour obtenir une annulation de la procédure.
Des investisseurs dans le fonds du groupe Abraaj, qui pèse 1,6 milliard de dollars, ont recruté la firme de conseil Alvarez & Marsal pour les aider à récupérer leur argent déposée auprès de la firme de private equity basée à Dubaï, rapporte International Investment. Alvarez & Marsal (A&M) représentera les bailleurs de fonds d’Abraaj Private Equity Fund IV dans leurs discussions avec les liquidateurs, pour chercher à récupérer plus de 99 millions de dollars dus par la société. Une cour de justice a désigné Deloitte et PricewaterhouseCoopers pour récupérer plus d’un milliard de dollars de dette due par Abraaj, qui était l’un des investisseurs les plus influents des marchés émergents jusqu’à sa disparition cette année.International Investment explique que la société de capital-investissement fait actuellement l’objet d’une restructuration supervisée par un tribunal après qu’il a été découvert qu’elle avait emprunté de l’argent de certains de ses propres fonds pour couvrir ses dépenses d’exploitation sans le consentement des investisseurs.
Monte dei Paschi di Siena a fait savoir vendredi que son activité de banque commerciale et la qualité de ses actifs continuaient à évoluer positivement, même si le bénéfice et les fonds propres ont diminué au deuxième trimestre. La quatrième banque italienne a vu son bénéfice net chuter de 46% sur le trimestre à 101 millions d’euros, grevé par une perte de trading et des passifs financiers. Le produit net bancaire a baissé de 5% à 832 millions d’euros, se retrouvant inférieur au consensus Reuters le donnant à 870 millions d’euros. Le ratio de fonds propres dur était de 13,0% au 30 juin contre 14,4% fin mars, l’intensification du risque politique italien ayant affecté la valeur du portefeuille obligataire de la banque.
Le fonds activiste Elliott a démenti une information de presse selon laquelle il a pris une participation d’environ 1% dans la banque d’investissement italienne Mediobanca. «Elliott Advisors (UK) confirme que les fonds qu’il conseille n’ont aucune position (...) sur Mediobanca», a déclaré une porte-parole du fonds américain dans un courriel. L’action Mediobanca a pris 1,64% vendredi à la Bourse de Milan, à 8,8260 euros, en réaction à l’information publiée le même jour dans le journal La Repubblica, qui ajoutait qu’Elliott pourrait encore se renforcer dans la banque avec pour objectif d’en modifier la gouvernance et de la pousser à céder sa participation de 13% dans l’assureur Generali. Elliott a pris le contrôle du conseil d’administration de Telecom Italia en mai après une campagne de deux mois contre la gestion de l’opérateur télécoms par son principal actionnaire, Vivendi. Le Français Vincent Bolloré, qui contrôle Vivendi, est aussi le deuxième actionnaire de Mediobanca.
UBI Banca a indiqué vendredi que la part des créances douteuses et litigieuses (CDL) dans l’ensemble de ses créances devrait tomber plus tôt que prévu sous la barre des 10%. La cinquième banque italienne, qui a longtemps été beaucoup plus laconique sur le sujet que ses concurrentes, a annoncé la titrisation de 2,75 milliards d’euros de CDL - une opération attendue de longue date par le marché. Une seconde cession prévue en début d’année prochaine et les dépréciations déjà passées en 2018 devraient permettre de passer sous les 10% de CDL vers le milieu de 2019, a précisé Victor Massiah, le directeur général d’UBI Banca aux médias, à comparer à une échéance précédente fixée entre 2019 et 2020.
Allianz a annoncé vendredi un bénéfice net en baisse de 5% au deuxième trimestre, à 1,9 milliard d’euros, en raison notamment de la vente du portefeuille d’assurance-vie à Taïwan, mais l’assureur allemand a confirmé qu’il était bien parti pour atteindre son objectif de bénéfice d’exploitation en 2018, proche des 11,1 milliards d’euros dégagés en 2017. Le bénéfice dépasse le consensus Reuters, établi à 1,8 milliard d’euros. Le bénéfice d’exploitation trimestriel est lui en hausse de 2,3% à trois milliards d’euros. Le ratio combiné est ressorti à 94,1% au deuxième trimestre contre 93,7% un an auparavant. Le secteur de l’assurance, après une année 2017 marquée par les catastrophes naturelles, devrait rebondir en 2018.
Royal Bank of Scotland (RBS) a annoncé vendredi qu’il payerait un premier dividende en dix ans et qu’il envisageait des versements exceptionnels, après avoir publié un bénéfice au titre du premier semestre. L'établissement bancaire, majoritairement détenu par l’Etat britannique, a indiqué qu’il comptait verser un acompte sur dividende de 2 pence par action. Il s’agit du premier dividende depuis son sauvetage en 2008. Le bénéfice d’exploitation de RBS a atteint 1,83 milliard de livres au premier semestre, en baisse de 6,1% sur un an. Cette bénéfice inclut les charges liées aux litiges du groupe, d’un montant de 801 millions de livres, qui ont contribué au recul de 5,4% du résultat net, à 888 millions.
Banco BPM, la troisième banque italienne, a annoncé vendredi qu’elle avait sélectionné trois candidats à l’acquisition d’un portefeuille de créances douteuses d’environ 10 milliards d’euros. Il s’agit de trois consortiums: le premier est composé de doBank (le premier acteur du recouvrement en Italie), du fonds d’investissement Fortress et de SPAXS, la nouvelle banque créée par le vétéran Corrado Passera ; le deuxième comprend le spécialiste des créances douteuses Credito Fondiario et l’activiste Elliott Management ; le dernier est constitué des fonds d’investissements américains Christofferson Robb & Company, Davidson Kempner et Prelios. Dans le même temps, Banco BPM a publié pour le deuxième trimestre un résultat net de 129 millions d’euros, en baisse de 42% par rapport au trimestre précédent, en particulier en raison d’une chute importante des revenus de commissions.
L’AMAFI, Association Française des Marchés Financiers et l’AFG, Association Française de la Gestion financière, publient un guide destiné à encadrer la commercialisation des produits financiers ayant pour sous-jacents des indices qui répondent à des problématiques ESG. Les thématiques environnementales, sociales ou de gouvernance (ESG) sont un sujet de préoccupation au cœur du développement actuel de l’économie. Elles suscitent non seulement l’intérêt croissant des investisseurs mais aussi la recherche par les adhérents de l’AMAFI et de l’AFG de solutions adaptées permettant de répondre à cet intérêt. C’est dans cette perspective que l’AMAFI et l’AFG ont mis en place le Guide dans le cadre d’échanges avec l’AMF. Il a pour objet de définir les conditions dans lesquelles des produits financiers (titres de créance ou fonds structurés) ayant pour sous-jacents des indices ESG peuvent bénéficier d’une approche différenciée concernant le décompte de mécanismes de complexité appliqué à l’indice en vertu de la Position AMF 2010-05. Les établissements seront ainsi en mesure de proposer aux investisseurs des produits structurés sur des thématiques inhérentes à l’intégration des préoccupations ESG (l’indice sélectionnant les actifs sur la base de « filtres ESG, tels que définis dans le Guide). Cette approche est sans préjudice de l’attention qui doit être apportée à l’intelligibilité des produits concernés et à la qualité de l’information délivrée lorsqu’ils sont commercialisés auprès d’investisseurs non professionnels. Le Guide AMAFI/AFG contribue ainsi,pour les producteurs et les distributeurs, à sécuriser la commercialisation de ces produits dès lors qu’ils répondent aux conditions fixées par ce Guide. Il témoigne de l’expertise et de l’avance de la Place de Paris en matière ESG et s’inscrit naturellement dans les travaux menés par l’ensemble des parties prenantes sur la finance durable. Consulter le Guide ici
Le groupe bancaire genevois Lombard Odier doit effectuer un paiement supplémentaire de 5,3 millions de dollars aux autorités américaines dans le cadre du conflit fiscal, rapporte L’Agefi Suisse. Lors de la conclusion d’un accord amiable fin 2015, la banque n’a pas révélé certains comptes liés aux Etats-Unis et pour lesquelles elle devait avoir ou du moins aurait dû avoir connaissance, a indiqué mercredi le Département de justice (DoJ). Lombard Odier a toutefois annoncé elle-même ces comptes non déclarés et a coopéré entièrement avec le DoJ. Le groupe genevois fait partie de la catégorie 2 du programme fiscal américain. Le 31 décembre 2015, il avait accepté de payer 99,8 millions de dollars pour échapper à des poursuites pénales.
Barclays a annoncé jeudi un bénéfice imposable au deuxième trimestre quasiment triplé par rapport à il y a un an, les comptes de la banque britannique n'étant plus, comme cela avait été le cas lors de publications précédentes, amputés par des coûts des litiges et des restructurations. Le bénéfice imposable de l'établissement s’est élevé à 1,9 milliard de livres (2,1 milliards d’euros) sur la période avril-juin, contre 659 millions de livres il y a un an. Il est supérieur au consensus de 1,46 milliard de dollars en moyenne des analystes fourni par la banque.
Credit Suisse déplacera sans doute une cinquantaine de banquiers d’investissement vers l’Allemagne, autant à Madrid et jusqu'à 150 ailleurs dans l’Union européenne, dont au Luxembourg, dans le cas d’un Brexit dur (sans accord de transition), ont déclaré plusieurs sources à Reuters. La deuxième banque helvétique emploie 5.500 personnes à Londres. «Les discussions avec les autorités compétentes, les salariés et certains actionnaires de poids se poursuivent, mais notre solution reposera sur des lieux multiples, dont Madrid, Francfort et Luxembourg», a déclaré un porte-parole de la banque. Mais quoi qu’il en soit, Londres restera un centre important, a affirmé Credit Suisse.
La banque ING a publié jeudi un bénéfice imposable ajusté en hausse de 1,5% au deuxième trimestre, à 2,02 milliards d’euros, meilleur qu’attendu, soutenu par une économie néerlandaise solide et une base de clients en augmentation. Les analystes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne un recul du résultat, à 1,83 milliard d’euros, de la première banque néerlandaise, contre 1,99 milliard d’euros un an plus tôt.
La filiale de banque en ligne de la Société Générale a gagné 242.000 clients au premier semestre, portant leur nombre total à 1,5 million en juillet, a indiqué le groupe bancaire jeudi, lors de la présentation de ses résultats du deuxième trimestre. Ce chiffre représente une part de marché de 30%, confortant le leadership de Boursorama en France, selon une étude de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution portant sur 12 banques en ligne et néobanques, citée par la Société Générale. Le groupe financier estime que sa filiale pourrait atteindre dès 2019 son objectif de 2 millions de clients, initialement fixé pour 2020.
Aviva a publié jeudi un bénéfice d’exploitation en recul de 2% au premier semestre, l’assureur britannique ayant été pénalisé par les conséquences de cessions d’actifs, des bénéfices plus faibles au Canada et une hausse importante des demandes de dommages-intérêts liées à la météo. Le bénéfice est ressorti à 1,44 milliard de livres (1,57 milliard d’euros), contre 1,47 milliard un an plus tôt. Mais le groupe affirme qu’il pourra atteindre son objectif d’une croissance de son bénéfice par action supérieure à 5% en 2018. Il a également indiqué qu’il verserait un dividende provisoire de 9,25 pence par action, en hausse de 10% par rapport à l’année dernière.
Le géant de l’assurance American International Group, ou AIG, a publié jeudi un résultat net en baisse de 17% au deuxième trimestre, pénalisé par une charge de restructuration de 200 millions de dollars, une rentabilité en baisse dans sa branche d’investissement et des pressions sur les prix de ses polices d’assurance pour entreprises. Le résultat net a reculé à 937 millions de dollars, tandis que le résultat opérationnel ajusté a reculé de 34%, à 961 millions de dollars. La division Total General Insurance, spécialisée dans les services aux entreprises, a vu son résultat ajusté chuter de 46% sur la période, à 568 millions de dollars. Le résultat des investissements du groupe a lui reculé de 12%, à 3,1 milliards de dollars. L’action AIG perdait 5,6% jeudi soir dans les échanges d’après clôture à Wall Street en réaction à cette publication.
Au deuxième trimestre, BPCE (la maison mère de Natixis) a dégagé un bénéfice net en hausse de 6,1% sur un an, à 1,04 milliard d’euros, pour un produit net bancaire (PNB) en progression de 3,1%, à 6,2 milliards d’euros. La banque mutualiste aux deux réseaux (Caisse d’Epargne et Banque Populaire) bénéficie surtout des performances de Natixis (lire par ailleurs). En effet, le pôle Banque de proximité et assurance de BPCE affiche des revenus quasiment stables (+0,9% en données retraitées), en raison de la persistance des taux bas, qui pèsent sur les revenus tirés des marges d’intérêt.
La banque de financement et d’investissement a bien résisté, au deuxième trimestre, et publie un résultat net de 1,16 milliard d'euros, en hausse de 9,3% sur un an.
Wells Fargo devra s’acquitter d’une amende de 2,09 milliards de dollars (1,79 milliard d’euros) pour fausse déclaration présumée concernant la qualité de crédits immobiliers, a annoncé le département de la Justice mercredi. Cette amende vient sanctionner le montage et la vente présumées de crédits immobiliers dont les dossiers contenaient des informations fausses et ne présentant pas les qualités avancées par la banque. «Le règlement [...] tient Wells Fargo pour responsable du montage et de la vente de dizaines de milliers de prêts qui furent titrisés et qui firent ultérieurement défaut», a déclaré Alex G. Tse, procureur général en exercice du district nord de la Californie.
La banque d’investissement italienne Mediobanca a annoncé mercredi une hausse de 27% de son dividende ainsi que l’atteinte, avec un an d’avance, d’un objectif clef de bénéfice opérationnel brut. Ce dernier a ainsi augmenté de 23,6% sur l’exercice fiscal 2017-20118, clos le 30 juin, à 1,057 milliard d’euros tandis que le dividende a été porté à 0,47 euro par action. Le produit net bancaire de l'établissement a augmenté de 10%, à 2,4 milliards d’euros, un niveau légèrement supérieur au consensus de 2,39 milliards d’euros fourni par la banque elle-même. Les provisions pour pertes sur créances ont été réduites de 21,9%, à 247 millions d’euros, tandis que le ratio de fonds propres CET1 était de 14,2% au 30 juin.
La Société Générale a annoncé jeudi matin dans la foulée de ses résultats la vente de sa filiale en Bulgarie, Expressbank, et sa filiale albanaise à la banque hongroise OTP. Le montant de la transaction n’a pas été communiqué, mais celle-ci entraîne une moins-value de 27 millions d’euros dans les comptes du groupe. Selon Reuters, le montant payé pour Expressbank serait en ligne avec celui versé par KBC pour acquérir la filiale bulgare de la Banque nationale de Grèce l’an dernier, soit 610 millions d’euros (ou 1,1 fois ses fonds propres). Par ailleurs, l’agence de presse croit savoir que la SocGen négocie la vente de sa succursale sud-africaine à Absa (troisième banque sud-africaine). Le groupe «fera de nouvelles annonces au second semestre», a-t-il indiqué hier. Dans son plan 2020, la Société Générale prévoit de fermer ou de céder les activités qui n’ont pas la taille critique ou qui ne génèrent pas suffisamment de synergies.
Axa, qui publie ses comptes aujourd’hui, a annoncé mercredi avoir reçu une offre ferme de Cinven portant sur l’acquisition d’AXA Life Europe (ALE), plate-forme spécialisée dans les variable annuities (contrats d’assurance vie à annuités variables) d’Axa en Europe. L’assureur français percevrait 1,165 milliard d’euros en numéraire, montant qui inclut 925 millions d’euros (soit une fois la valeur des fonds propres) provenant de la cession des actions ALE, ainsi qu’une remontée de capital en amont de la transaction, en juin 2018, de ALE à Axa SA pour 240 millions d’euros. «Cette transaction est une nouvelle étape importante dans notre stratégie visant à obtenir un meilleur équilibre entre risques assurantiels et financiers», a déclaré Gérald Harlin, directeur général adjoint et directeur financier d’Axa. Basée à Dublin, ALE gère un portefeuille de 248.000 contrats et dispose de réserves de 5 milliards d’euros. La plate-forme ne génère plus d’affaires nouvelles depuis 2017.