Intesa Sanpaolo a fait état mercredi d’un bénéfice net supérieur aux attentes au deuxième trimestre et a confirmé ses objectifs à moyen terme, mais plusieurs éléments ont déplu aux investisseurs, qui ont sanctionné le titre (-4,9% à Milan après une hausse de 4% la veille). Le bénéfice a atteint 927 millions d’euros, en hausse de 10,7% sur un an. Le consensus réalisé par Reuters attendait 866 millions. Les provisions pour pertes sur créances ont été réduites de 17,9% au premier semestre. Les créances douteuses représentaient 9,3% des encours d’Intesa au 30 juin, contre 11,7% au 31 mars; mais les analystes ont regretté l’augmentation des dépréciations - qui s’explique par la volonté de faciliter leurs cessions, a justifié la banque. En outre, Intesa accuse un recul de 4,3% de son produit net bancaire.
Carlyle a annoncé l’acquisition de 19,9% du capital de DSA Reinsurance, une filiale de l’assureur américain AIG, dans le but d’en faire un acteur indépendant de l’assurance. Coup double, Carlyle pourra bénéficier d’une manne de 6 milliards de dollars de souscriptions pour ses fonds d’investissement. La société de gestion alternative américaine investira ses propres ressources dans DSA Reinsurance et en fera un véhicule doté d’un capital permanent, non astreint aux processus de collecte de fonds. Carlyle rejoint ainsi ses concurrentes Blackstone et Apollo, qui ont établi des plates-formes d’assurance et recruté des dirigeants du secteur pour attirer davantage d’argent de la part des sociétés d’assurance, à la recherche désespérée de rendement.
Lloyds Banking Group a soufflé un vent d’optimisme sur la City. La banque a réalisé un bénéfice net en hausse de 40 % au premier semestre, à 2,23 milliards de livres (2,51 milliards d’euros). En cause, son niveau de provisions liées au scandale des PPI, ces contrats d’assurance emprunteur dont la vente abusive empoisonne nombre d'établissements britanniques depuis 8 ans, est passé de 1,05 milliard de livres fin juin 2017 à 550 millions un an plus tard (dont 460 millions passés au deuxième trimestre). En outre, la direction a rassuré le marché en indiquant qu’elle ne voyait pas pour l’instant de signes de l’effet du Brexit à venir sur l'économie britannique et sa propre activité.
La banque française serait sur le point de vendre sa filiale en Bulgarie ainsi que sa succursale sud-africaine dans le cadre de son plan stratégique qui prévoit d'autres cessions déjà achevées ou en cours.
A la suite de plusieurs signalements, l’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) mettent en garde le public contre les activités de Patrimoine Gestion Management et PGM Patrimoine et des sites liés, qui proposent des services d’investissement sans y être autorisés. De fait, ces entités et les sites www.patrimoinegestion-management.com et www.pgm-patrimoine.com « ne sont autorisés ni par l’AMF ni par l’ACPR à fournir des services d’investissement et des livrets d’épargne », note les deux régulateurs dans un communiqué. Les autorités recommandent donc aux investisseurs de ne pas donner suite à leurs sollicitations, et ne pas les relayer auprès de tiers.
Plusieurs salariés de Legal & General Investment Management (LGIM) ont signalé la société de gestion auprès du régulateur britannique, la Financial Conduct Authority (FCA), accusant le gestionnaire d’actifs d’une série de défaillances en matière de conformité et de gestion des risques pouvant coûter des millions de livres à ses clients, rapporte le Financial Times. Les plaintes, qui ont été soumises à la FCA ces dernières semaines en vertu des règles liées aux lanceurs d’alertes, mettent en lumière le fonctionnement interne du plus grand gestionnaire d’actifs au Royaume-Uni et soulèvent des questions quant à la solidité de sa gestion des risques. De fait, au moins trois salariés ont évoqué une « pauvre culture du risque » qui commence au niveau de la direction même de LGIM. « La culture du risque de LGIM est devenue si toxique qu’elle a atteint un niveau de crise, déclare ainsi l’un des salariés dans sa plainte, consultée par le Financial Times. Les investisseurs, dont beaucoup d’entre eux sont des particuliers britanniques, voient leurs économies et leurs investissements menacés par l’actuelle culture toxique du risque. »
Provident Financial s’est adjugé jusqu'à 16% en Bourse hier, les investisseurs saluant le recrutement d’un nouveau président et l’avancée du plan de redressement de l'établissement de crédit britannique spécialisé dans la clientèle vulnérable (subprime). Provident, qui publiait hier ses comptes du premier semestre, a annoncé l’arrivée de Patrick Snowball - un professionnel aguerri de l’assurance - au poste de chairman à compter du mois de septembre, remplaçant Stuart Sinclair, qui assurait l’intérim. Il a également recruté trois administrateurs non exécutifs. Le groupe a également confirmé son intention de verser un dividende en 2018. La chute de 53% de son bénéfice net a ainsi été évacuée par les investisseurs.
L’AMAFI (Association Française des Marchés Financiers) et l’AFG (Association Française de la Gestion financière) ont publié hier un standard de Place destiné à encadrer la commercialisation des produits financiers ayant pour sous-jacents des indices qui répondent à des problématiques ESG. Cette publication se fait dans le cadre d’échanges avec l’AMFCe guide a pour objet de définir les conditions dans lesquelles des produits financiers (titres de créance ou fonds structurés) ayant pour sous-jacents des indices ESG peuvent bénéficier d’une approche différenciée concernant le décompte de mécanismes de complexité appliqué à l’indice en vertu de la Position AMF 2010 - 05. Les établissements seront ainsi en mesure de proposer aux investisseurs des produits structurés sur des thématiques inhérentes à l’intégration des préoccupations ESG (l’indice sélectionnant les actifs sur la base de « filtres ESG », tels que définis dans le Guide). Cette approche est sans préjudice de l’attention qui doit être apportée à l’intelligibilité des produits concernés et à la qualité de l’information délivrée lorsqu’ils sont commercialisés auprès d’investisseurs non professionnels, précise les deux associations professionnelles. Le Guide AMAFI / AFG contribue ainsi, pour les producteurs et les distributeurs, à sécuriser la commercialisation de ces produits dès lors qu’ils répondent aux conditions fixées par ce Guide.
Credit Suisse a annoncé mardi un bénéfice net plus que doublé au deuxième trimestre. Le bénéfice net part du groupe a bondi de 114% à 647 millions de francs suisses (559 millions d’euros), dépassant le consensus Reuters qui le donnait à 626 millions. Le propre consensus de la deuxième banque suisse était de 601 millions.
L’assureur et réassureur allemand Darag a annoncé l’arrivée à son capital d’Aleph Capital et Crestview Partners. Ces deux fonds investissent au total 260 millions d’euros. Spécialisé dans l’acquisition de contrats échus (en «run-off»), Darag est déjà contrôlé par un fonds d’investissement, Keyhaven Capital Partners. Le nouvel investissement devra lui permettre d’accélérer son développement balbutiant aux Etats-Unis, alors qu’il s’est déjà fortement développé en Europe. Aleph Capital, fondée par le français Hugues Lepic, et Crestview Partners jouissent d’une expérience dans le secteur de l’assurance, affirme Darag dans son communiqué. Darag était conseillé par Macquarie Capital pour cette transaction.
Le responsable mondial de la lutte contre la délinquance financière de Standard Chartered a annoncé dans un message sur LinkedIn son départ à la fin de l’année, écrit Bloomberg. John Cusack ne sera resté en poste que quatre ans. La semaine dernière, la banque anglo-asiatique avait annoncé qu’elle restait sous la surveillance des autorités américaines (procédure dite de DPA), qui avaient signé en 2012 un règlement à l’amiable avec StanChart concernant des transactions avec l’Iran, alors sous embargo américain, pour le réviser en 2014 suite à de nouvelles suspiscions. Il s’agit d’un nouveau départ d’envergure chez StanChart, après notamment celui de Neil Barry, responsable de la division conformité, pour un comportement jugé inaproprié avec ses collègues. John Cusack a toutefois affirmé que son départ n'était pas lié au prolongement du DPA, qui devait prendre fin le 28 juillet.
Credit Suisse envisage de déplacer vers Madrid, la capitale espagnole, 50 postes de sa banque d’investissement actuellement établis à Londres en perspective du Brexit, indique Bloomberg d’après deux sources proches. Précisément, seraient concernées ses divisions de trading et de conseil. L'établissement helvétique cherche à relocaliser en tout 250 postes à la City, poursuit l’agence de presse.
La Société Générale a annoncé lundi avoir signé un accord avec la banque néerlandaise ABN Amro pour lui céder ses activités de banque privée en Belgique, Société Générale Private Banking Belgique (SGPB Belgique), pour un montant inconnu. «La cession des activités de SGPB Belgique s’inscrit dans le cadre du plan stratégique 2016-2020 ‘Transform to Grow’ qui vise notamment à concentrer et développer la présence de Société Générale sur les marchés où elle peut se positionner parmi les banques de premier plan, avec une taille critique et un potentiel de synergies avec les autres métiers du groupe», souligne l'établissement français. Société Générale Private Banking se recentrera ainsi sur ses activités en France, au Royaume-Uni, au Luxembourg, en Suisse et à Monaco. Cette opération aura un impact positif limité sur le ratio Core Equity Tier One du groupe.
Après cinq ans de procédures juridiques, le couperet est tombé. Guy Wyser-Pratte vient de perdre son pourvoi en cassation contre l’Autorité des marchés financiers (AMF), rapporte le quotidien Les Echos. Le financier franco-américain avait été condamné en 2013 par la Commission des sanctions de l’AMF à payer une amende de 1,3 million d’euros pour avoir commis un délit d’initié. En 2015, la cour d’appel avait rejeté son recours et déjà confirmé la décision du juge de l’AMF.
Crédit Agricole Assurances (CAA) a annoncé vendredi avoir acquis une participation de 5% au capital de l’italien Credito Valtellinese (CreVal). L’opération a été effectuée dans le cadre de l’accord de partenariat en Italie annoncé mardi par la filiale du Crédit Agricole. Le prix moyen payé pour cette participation est de 0,1093 euro par action.
Le rêve des jumeaux Winklevoss de lancer un ETF sur le bitcoin a pris un coup dans l’aile jeudi, rapporte le Financial Times, car le régulateur américain, la Securities and Exchange Commission (SEC) a décidé que le Cboe Global Markets, marché spécialisé sur l’investissement en options, ne pouvait pas coter et négocier des actions dans son fonds de cryptomonnaie.La SEC a déclaré que Cboe n’avait pas avancé d’arguments convaincants en faveur de l’inscription du Winklevoss Bitcoin Trust et a rejeté sa suggestion selon laquelle les marchés bitcoins sont intrinsèquement résistants à la manipulation. «Les arguments présentés à l’appui de cette revendication sont incomplets et incohérents, et ne sont pas étayés ou contredits par des données», a déclaré la Commission dans son ordre de 92 pages. Elle considère que trop de marchés du bitcoin sont non régulés pour pouvoir être fiables. Le Cboe peut faire appel de la décision devant les cours d’appel fédérales.
La commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF), dans une décision datée du 25 juillet 2018 a infligé une amende de 300.000 euros à la société Keren Finance, a annoncé hier le régulateur français. L’AMF reproche à la société de gestion de portefeuille des manquements à l’obligation d’affection prévisionnelle des ordres avant leur exécution. « Entre le 8 avril 2013 et le 22 décembre 2016, Keren a contrevenu à ses obligations professionnelles en omettant de pré-affecter 27 ordres, en n’enregistrant pas toutes les étapes des transactions sur un support inaltérable ainsi qu’en s’abstenant d’établir et de maintenir opérationnelles, d’une part, des procédures adéquates visant à détecter tout risque de non-conformité à ses obligations professionnelles, d’autre part, une fonction de conformité efficace, énonce le régulateur dans sa décision. Il en résulte que c’est l’ensemble du dispositif relatif à l’affectation prévisionnelle des ordres de Keren qui a été défaillant. »Début juillet, le collège de l’AMF avait requis une amende de 500.000 euros à l’encontre de la société de gestion parisienne. Pour des faits similaires, Aviva Investors France avait écopé d’une sanction de 950.000 euros en avril 2016 et Fédéris Gestion s’était vu infliger une amende de 400.000 euros en décembre 2015.
Le Crédit Agricole Ile-de-France (CA-IDF) a fait état hier d’un résultat net part du groupe en progression de 6,2% au premier semestre, à 165,2 millions d’euros. Le CA-IDF précise avoir conquis près de 50.000 nouveaux clients, avec une forte collecte de capitaux sur le semestre (+8,4% d’encours) lui permettant de dépasser les 100 milliards d’euros d’actifs. Son ratio de solvabilité est estimé à 18,8% sous IFRS 9, précise la banque francilienne.
Dexia a annoncé hier que la Banque centrale européenne (BCE) avait décidé de mettre un terme à la supervision sur mesure de la structure en liquidation. La BCE avait adopté cette supervision ad hoc fin 2015 face au profil atypique de Dexia. Depuis, le groupe a pu rallonger la maturité de ses financements et réduit ses besoins en financements, améliorant par ailleurs sa solvabilité via des cessions d’actifs ciblées. «La BCE estime possible la convergence vers le cadre général de supervision bancaire du fait de l’amélioration de la situation de Dexia, tant en matière de solvabilité que de liquidité», souligne Dexia.
La banque Gimar & Cie, mandatée par la Tunisie dans cette opération, a annoncé hier avoir trouvé un accord visant à la cession d’un bloc de 66% du capital de la Tunisian Foreign Bank, établissement de crédit de droit français «qui participe au développement commercial et économique entre la France et la Tunisie» et entièrement détenu par l’Etat tunisien. La Commission d’assainissement et de restructuration des entreprises à participation publique avait autorisé cette cession le 20 avril dernier dans le cadre d’un processus d’appel à concurrence.