Le nouveau directeur général John Neal devra veiller à moderniser le marché tricentenaire de l’assurance et gérer la transition dans un monde post-Brexit.
Le prélèvement à la source intéresse les salariés ayant perçu des bonus différés. Et ceux qui verront, comme chez BNP Paribas, leur 13e mois se diluer dans la manœuvre.
Le secteur financier reste accro au « naming ». Après le Groupama Stadium de Lyon, l’Allianz Riviera de Nice ou le Matmut Atlantique de Bordeaux, cette pratique permettant à un sponsor de donner son nom à une enceinte sportive ou culturelle a de nouveau sévi en Gironde. Où la salle Bordeaux Métropole Arena inaugurée en janvier dernier est devenue Arkéa Arena. Tout comme en s’invitant sur le maillot des rugbymen de l’UBB (Union Bordeaux Bègles), la banque en procédure de divorce avec le Crédit Mutuel clame ainsi que sa bannière flotte déjà bien au-delà des frontières bretonnes. Ira-t-elle avec sa nouvelle Arena jusqu’à prétendre qu’elle est la banque qui donne le La ?
Régularisation. Le montant total des amendes infligées au secteur financier par les régulateurs mondiaux a progressé de 30 % entre 2015 et 2017, atteignant 26,5 milliards de dollars (23 milliards d’euros), selon la dernière étude annuelle de la société de conseil Duff & Phelps. Ce montant devrait toutefois être inférieur à 8,1 milliards de dollars pour le premier semestre 2018, contre 18,3 milliards sur la même période de 2017 à l’échelle mondiale. « Cette baisse est particulièrement nette aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en Europe », précise l’étude. Les acteurs de la banque d’investissement sont les plus sanctionnés, avec 20,6 milliards de dollars d’amende l’an passé. Sur la période 2013-2017, les banques d’investissement ont totalisé 28,4 % des amendes en Europe (voir l’illustration) et 41,4 % aux Etats-Unis.
« La comptabilité réclame l’exercice du jugement, elle relève plus de l’art que de la science… d’où l’importance d’un management qui reconnaît les faits. »
« La diversité globale des conseils d’administration [des banques cotées de l’UE] a réduit la variabilité des performances pendant la crise de la zone euro, notamment grâce aux effets positifs des membres étrangers »
« C’est un métier clé pour les marchés financiers. Et une voie royale chez nous, qui permet d’évoluer vers la gestion d’actifs ou la banque d’affaires », souligne Philippe Oddo, associé gérant du groupe financier franco-allemand Oddo BHF. Lequel s’est associé à HEC Paris, le 17 septembre dernier (photo), pour créer une chaire d’enseignement « Financial Analysis ». Objectif : former des étudiants de l’école de commerce et de management aux méthodologies d’analyse financière des entreprises, de leur valorisation à l’élaboration de recommandations, avec les équipes d’Oddo BHF. « Aujourd’hui, 28 % de nos étudiants se destinent aux métiers de la finance », rappelle Peter Todd, directeur général de HEC Paris. Et une vingtaine d’anciens élèves font d’ores et déjà partie des équipes de la banque, qui prévoit une centaine de recrutements dans l’Hexagone et outre-Rhin d’ici à fin 2019.
BNP Paribas et UNI global Union ont signé, le 18 septembre, un accord portant sur les droits fondamentaux au travail et la mise en place d’un socle social mondial. Le texte garantit notamment aux 200.000 salariés de la banque, répartis dans 73 pays, « un congé parental payé, une assurance-maladie et une assurance-vie, la possibilité d’adhérer sans crainte à un syndicat, des mesures rigoureuses contre le harcèlement », liste la fédération syndicale internationale du secteur des services. En termes de gestion de l’emploi et d’accompagnement du changement, le groupe bancaire rappelle sa volonté « d’accompagner ses collaborateurs dans l’évolution des besoins en compétences […] et de toujours privilégier les solutions basées sur le volontariat en cas de changement organisationnel ». L’accord doit s’appliquer progressivement au cours des trois prochaines années.
Analyste extra-financier, analyste gouvernance, responsable ESG, assistant analyse recherche ISR, analyste crowdfunding… : ce sont quelques-uns des 12 métiers de la finance responsable en quête de compétences, annonce Birdeo, cabinet de recrutement spécialisé dans le développement durable. Selon l’étude qualitative qu’il a menée en 2018 auprès de 637 sociétés de gestion financière, ce secteur enregistre une croissance annuelle de 15 % depuis trois ans. Certes, l’emploi sur ce créneau demeure limité, avec 154 postes dénombrés au premier trimestre 2018 (contre une centaine en 2015). Mais le déséquilibre s’accroît entre les offres et les compétences disponibles. Ce qui, considère Birdeo, « devrait jouer en faveur des profils de l’industrie financière ‘classique’ qui souhaitent se spécialiser en finance verte, des profils des services ‘private equity’ des entreprises du CAC 40 et, surtout, de ceux des grands cabinets d’audit et de conseil ».
C’est Walters People qui le dit dans son étude de rémunération jeunes diplômés 2018-2019, publiée le 27 septembre : dans le secteur bancaire, « les métiers liés aux risques et à la conformité continuent d’être très recherchés par les recruteurs ». De fait, « le profil de ‘compliance officer’ est notamment très demandé au sein des banques de financement et d’investissement, pour répondre aux récentes réglementations antiblanchiment et antiterrorisme », note le cabinet, prévoyant une augmentation des salaires pour cette fonction de l’ordre de 11 % sur 2019. Les métiers de compliance officer et de comptable réglementaire demeurent d’ailleurs les plus rémunérateurs de la filière banque, dans une fourchette de salaires allant de 35.000 à 50.000 euros. En dehors de ces points notables, l’étude ne relève pas d’évolution particulière pour les profils juniors, les salaires restant stables quel que soit le métier.
La consolidation du courtage actions se poursuit en Europe. Main First Bank, spécialiste indépendant du brokerage, du primaire actions et de la gestion d’actifs, rachète les activités de courtage institutionnel de Raymond James à Paris et à Londres. Au 1er décembre 2018, les 29 vendeurs et analystes de Raymond James à Paris et les 6 à Londres rejoindront les équipes de MainFirst. «Grâce à cette reprise, le nombre d’actions européennes couvertes par MainFirst s’élèvera désormais à 400, une hausse de 25 % ; parallèlement, MainFirst élargit sa base de clients institutionnels en France», indique un communiqué. L’entrée en vigueur de la directive MIF 2 a bouleversé la facturation de la recherche actions et pousse le secteur à se consolider. Début juillet, Natixis a bouclé le transfert de son brokerage à Oddo BHF, avec un guichet départ à la clé.
L’ensemble des organisations syndicales de BNP Paribas a rejeté les premières propositions salariales pour 2019 de la direction, indiquent-elles dans une lettre ouverte datée du 10 octobre, diffusée sur le réseau social Twitter. La direction propose notamment une «prime exceptionnelle de 350 euros», ainsi qu’une «enveloppe exceptionnelle de 5 millions d’euros consacrée à l'égalité de traitement entre les hommes et les femmes». Les syndicats rejettent ces propositions, et mettent en avant leurs revendications, dont «une mesure perenne, à compter du 1er janvier 2019, assortie d’un plancher significatif», une prime «d’un montant conséquent», ainsi que «la revalorisation de la grille des substances sans augmenter le délai entre deux révisions de situation».
La City perdra 5.000 emplois d’ici le Brexit en mars 2019, a déclaré hier le secrétaire d’Etat britannique chargé des services financiers, qui a promis de tout faire pour assurer la pérennité de Londres comme centre financier d’envergure mondiale. John Glen, secrétaire d’Etat au Trésor chargé de l'économie et de la City, a confirmé devant une commission parlementaire les estimations de la Banque d’Angleterre, selon lesquelles 5.000 emplois dans les services financiers auront été transférés vers l’Europe continentale d’ici la sortie du Royaume-Uni de l’UE, le 29 mars prochain. «Nous n’avons pas observé de mouvements d’ampleur des grandes institutions vers d’autres villes d’Europe continentale». Le secteur financier britannique rapporte plus de 70 milliards de livres (80 milliards d’euros) de recettes fiscales et l’Union européenne constitue son plus grand marché d’exportation.
Moody’s rehausse la perspective de sa note sur les banques irlandaises à positive, contre stable auparavant, dans un contexte d’amélioration continue de l’économie du pays. L’agence de notation juge que la qualité des actifs devrait s’améliorer grâce à la poursuite de la croissance économique (PIB en hausse de 7,2% en 2017 et espéré à +5% et +3,5% en 2018 et 2019 ), et à la restructuration et à la cession de prêts non performants. «Au cours de l’année écoulée, les banques irlandaises ont sensiblement renforcé leurs ratios de solvabilité en combinant une forte génération interne de capital et une baisse des actifs pondérés des risques. La rentabilité devrait rester globalement stable, relève Tullet Prebon. Enfin, l’agence estime que l’impact du Brexit sur l’Irlande, incertain vu l’étroitesse des liens commerciaux entre les deux pays, sera néanmoins limité».
Les géants de Wall Street devraient annoncer à partir de vendredi de nouveaux résultats records, un peu ternis par un ralentissement de la demande de crédit.
La FCA a détaillé hier son approche de la supervision en cas de Brexit sans transition, dont un régime d’accès temporaire pour les firmes européennes, alors que la BoE s’active en coulisse.
Alors que son compatriote Vivat mis en vente par le chinois Anbang suscite l’intérêt d’Aegon, un autre assureur néerlandais, ASR Nederland, pourrait être sur les rangs. «Nous allons continuer à regarder les opportunités de consolider le marché, en particulier dans l’univers des PME», a déclaré hier Jos Baeten, le directeur général d’ASR. «La consolidation du marché d’assurances aux Pays-Bas devrait se poursuivre avec l’adossement de Vivat à Aegon ou ASR Nederland», jugent les analystes de Tullett Prebon. Lors de sa journée investisseurs, hier à Utrecht, ASR a détaillé sa stratégie 2019-2021, qui prévoit un rendement sur fonds propres de 12%-14%, la génération de 430 millions d’euros de fonds propres organiques en 2021, une marge de solvabilité supérieure à 160%, et le maintien d’une note de crédit A avec un levier inférieur à 35%.
Moody’s rehausse la perspective de sa note sur les banques irlandaises à positive, contre stable auparavant, dans un contexte d’amélioration continue de l’économie du pays. L’agence de notation juge que la qualité des actifs devrait s’améliorer grâce à la poursuite de la croissance économique (PIB en hausse de 7,2% en 2017 et espéré à +5% et +3,5% en 2018 et 2019 ), et à la restructuration et à la cession de prêts non performants. «Au cours de l’année écoulée, les banques irlandaises ont sensiblement renforcé leurs ratios de solvabilité en combinant une forte génération interne de capital et une baisse des actifs pondérés des risques. La rentabilité devrait rester globalement stable, relève Tullet Prebon. Enfin, l’agence estime que l’impact du Brexit sur l’Irlande, incertain vu l’étroitesse des liens commerciaux entre les deux pays ont, sera néanmoins limité».
La City perdra 5.000 emplois d’ici le Brexit en mars 2019, a déclaré aujourd’hui le secrétaire d’Etat britannique chargé des services financiers, qui a promis de faire tout son possible pour assurer la pérennité de Londres comme centre financier d’envergure mondiale. John Glen, secrétaire d’Etat au Trésor chargé de l'économie et de la City, a confirmé devant une commission parlementaire les estimations de la Banque d’Angleterre selon lesquelles 5.000 emplois dans les services financiers auront été transférés vers l’Europe continentale d’ici la sortie du Royaume-Uni de l’UE, le 29 mars prochain.
BlackRock réclame que davantage de pouvoir soit accordé au Financial Reporting Council, le régulateur comptable britannique, rapporte le Financial Times. Cette position est en opposition totale avec celles des autres investisseurs, les auditeurs et universitaires qui demandent une réorganisation du FRC voire sa fermeture.