Nordea et DNB ont annoncé ce jeudi la cession pour un milliard d’euros d’une participation de 60% dans Luminor, établissement centré sur les pays baltes, à un consortium emmené par le fonds Blackstone. Les deux banques suédoise et norvégienne avaient créé Luminor en 2016 en fusionnant leurs activités en Estonie, Lettonie et Lituanie, créant la troisième banque du marché balte. Alors que DNB prévoit de garder 20% dans Luminor, Nordea cèdera à terme au consortium le solde de sa participation (20%) dans Luminor. La banque suédoise déclare préférer se concentrer sur «ses marchés nordiques historiques».
Royal Bank of Scotland (RBS) pourrait consacrer jusqu'à 4 milliards de livres (4,5 milliards d’euros) de fonds propres excédentaires au versement d’un dividende exceptionnel à ses actionnaires, déclare Howard Davies, président de la banque britannique, dans le Times. Le dirigeant préférerait utiliser la somme au rachat d’actions RBS à l’Etat, mais il ajoute qu’un dividende n’est pas exclu en cas de forte demande des actionnaires. La banque, sauvée de la faillite lors de la crise de 2007-2008, est encore contrôlée à 62% par l’Etat britannique. Début août, RBS a annoncé le versement de son premier dividende en 10 ans.
La directrice financière de JPMorgan Marianne Lake estime que les revenus du troisième trimestre dans le trading seront probablement en baisse d’environ 5% en raison de la réforme fiscale sur certaines des activités de courtage. Marianne Lake, qui s’exprimait lors d’une conférence pour les investisseurs, a également souligné que le revenu net d’intérêts de la banque en 2018 devrait dépasser la prévision donnée en février (de 54 à 55 milliards de dollars) et serait probablement «plus proche de 55,55 milliards».
Scor a annoncé jeudi être entré en négociation exclusive avec le prestataire de services de soutien aux employés Workplace Options en vue de conclure un accord de partenariat mondial de distribution. Le réassureur français négocie également la cession de Rehalto, filiale de Scor Global Life pour les solutions de bien-être au travail, à Workplace Options. Implanté en France et en Belgique, Rehalto devrait ainsi rejoindre un groupe couvrant 58 millions de personnes et plus de 90.000 organisations dans le monde.
Hanover Insurance Group a annoncé sa décision de vendre à China Reinsurance Group son activité d’assurance de spécialités auprès du Lloyd’s of London, baptisée Chaucer. Le montant de la transaction atteint 950 millions de dollars (813 millions d’euros). L’assureur américain préfère se concentrer sur son développement aux Etats-Unis. Il précise que la transaction lui permettra en outre de réduire son exposition aux risques de catastrophes naturelles et de perte extrême. La nouvelle a fait grimper son titre de plus de 5% à la Bourse de New York. China Reinsurance financera l’opération comptant à hauteur de 865 millions de dollars et à l’aide des dividendes de Chaucer à hauteur de 85 millions. Une proportion de 820 millions sera versée à Hanover au bouclage de l’opération, tandis que 45 millions seront logés dans un compte séquestre dont le montant pourra être ajusté si les pertes liées aux catastrophes encourus en 2018 dépassent un certain seuil. Hanover était conseillé par Goldman Sachs.
Le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) a adopté à l’unanimité un avis simplifiant la procédure de transfert des titres de sociétés non cotées au sein d’un plan d'épargne en actions (PEA). «Pour transférer des titres non cotés inscrits dans un PEA, l’accord formel de l'émetteur des titres était, en pratique, jusqu’alors requis. Cette procédure pouvait conduire au blocage du transfert global du PEA (puisqu’il ne peut y avoir de transfert partiel), alors même qu’il n’y avait pas changement de titulaire des titres concernés», explique le CCSF. Le CCSF prévoit que désormais «l’accord de l'émetteur ne constitue plus une condition préalable au transfert des titres non cotés». Un bilan sera fait à la fin du premier semestre 2019.
Nordea et DNB ont annoncé ce jeudi la cession pour un milliard d’euros d’une participation de 60% dans Luminor, établissement centré sur les pays baltes, à un consortium emmené par le fonds d’investissement Blackstone. Les deux banques suédoise et norvégienne avaient mis sur pied Luminor en 2016 en fusionnant leurs activités en Estonie, Lettonie et Lituanie.
Royal Bank of Scotland (RBS) pourrait consacrer jusqu'à 4 milliards de livres (4,5 milliards d’euros) de fonds propres excédentaires au versement d’un dividende exceptionnel à ses actionnaires, déclare Howard Davies, président de la banque britannique, dans le Times. Selon le journal britannique, Howard Davies préférerait allouer ce surplus de capital au rachat d’actions RBS à l’Etat, mais il ajoute qu’un dividende spécial n’est pas exclu s’il y a une forte demande des actionnaires en ce sens.
Natixis gagnait 3,5% à la mi-journée à la Bourse de Paris, après l’annonce mercredi soir du rachat d’une partie de ses activités de financements spécialisés par sa maison-mère BPCE. Cette opération à 2,7 milliards d’euros pourrait permettre à la filiale cotée du groupe mutualiste de verser à ses actionnaires un dividende exceptionnel pouvant atteindre 1,5 milliard d’euros, sauf projet d’acquisition importante d’ici à la clôture de la transaction, prévue avant la fin du premier trimestre 2019.
En première ligne sur les chantiers de transformation de leur entreprise, les directions des ressources humaines s’apprêtent à vivre des mois studieux.
Performance. « Les banques françaises se révèlent globalement bien positionnées dans le panorama européen », estime François-Xavier Deucher, analyste chez FitchRatings, soulignant la solidité des résultats dévoilés par le secteur au titre du premier semestre 2018. Si la banque de détail est encore pénalisée par l’environnement de taux bas actuel, l’activité se porte mieux (voir le graphique). « Le phénomène de renégociation de prêts commence à s’essouffler. Les revenus d’intérêt sont par ailleurs soutenus par la croissance des volumes de crédit », explique l’analyste. Par ailleurs, les métiers de gestion d’actifs, d’assurance ou encore de flotte automobile se sont révélés dynamiques. Dans ce contexte, « nous prévoyons que les banques françaises continuent de renforcer leur franchise dans des activités spécifiques », prévoit François-Xavier Deucher.
Pour le cabinet Deloitte, elles sont « plutôt encourageantes » : les prévisions d’augmentation* pour l’année prochaine devraient en effet avoisiner 2 %, « en légère reprise » au regard des pronostics établis l’année dernière à la même période (entre 1,2 % et 2 %). « La prévision d’inflation pour 2019 à 1,7 %, plus haute que l’année dernière (1,03 %), a probablement incité les entreprises à revoir leurs pratiques », analyse Franck Chéron, associé capital humain chez Deloitte. Cette année, les augmentations générales et individuelles (mérite et promotion) auront été de l’ordre de 2,5 % pour les cadres, et de 2,2 % pour les non-cadres. Bémol : les montants de rémunération variable individuelle versés (bonus et commission) connaissent une baisse comprise entre 6 % et 8 % par rapport à 2017, année de forte augmentation. Selon les niveaux de responsabilité, le bonus représente de 8 % à 28 % du salaire de base. Et le pay-out (rapport entre le bonus versé et le bonus cible) est de 88 %, légèrement supérieur au niveau des années précédentes.
L’absentéisme repart à la hausse dans l’Hexagone… Sauf dans le secteur des services. C’est, du moins, ce qu’indique le dernier baromètre de l’absentéisme et de l’engagement* réalisé par Ayming (conseil en performance des entreprises), en partenariat avec AG2R La Mondiale. Le taux global de l’absentéisme est ainsi passé de 4,59 % en 2016 à 4,72 % en 2017, ce qui représente, en moyenne, 17,2 jours d’absence par an et par salarié (contre 16,8 jours en 2016). Les services affichent, eux, un taux de 4,84 % – tout de même –, contre 5,48 % l’année précédente, à comparer avec celui de la santé (5,31 %), de l’industrie (3,94 %) et du commerce (4,86 %). Enfin, Ayming note que l’absentéisme est toujours plus élevé pour les salariés fraîchement recrutés que pour les autres. Ce qui peut s’expliquer, selon le cabinet, « par des parcours d’intégration ou des process de tutorat et d’accompagnement souvent peu structurés ».
« Dans un monde qui bouge très vite, nous sommes persuadés que l’humain, et plus spécifiquement les qualités relationnelles, feront durablement la différence. »
Exit les CV et les lettres de motivation : le Crédit Agricole d’Ile-de-France a décidé de miser sur une soirée cinéma-cocktail pour séduire des candidats de profil Bac+3 et Bac+5 justifiant d’une première expérience commerciale et/ou dans le secteur bancassurance. L’idée ? « Partager un moment convivial en dehors des codes habituels du recrutement », explique-t-on au Crédit Agricole. De quoi « mettre la personnalité des candidats au cœur des échanges » proposés avant et après la projection d’un thriller (qui n’a rien à voir avec la banque). Présélectionnés via l’application de la start-up Bizzeo, 120 candidats étaient donc attendus ce 12 septembre à l’UGC de Bercy Village pour bavarder avec une vingtaine de recruteurs et de directeurs d’agence. La caisse francilienne table, cette année, sur 350 recrutements, comme en 2017.
Secondaire. Le ballon de baudruche des créances douteuses des banques italiennes accélère son dégonflement, avec un recul sur douze mois à fin mars de 21% à 258 milliards d’euros, comme le souligne Scope Ratings. L’agence souligne le rôle tant d’un environnement économique plus solide, source d’une moindre production de nouveaux crédits non performants, que d’un marché secondaire en ébullition. Ce dernier est soutenu par des aides de la puissance publique et un intérêt grandissant d’investisseurs « attirés par cette classe d’actifs potentiellement très rémunératrice bien qu’illiquide ». Ce marché pourrait encore doubler cette année pour dépasser 100 milliards d’euros, selon Scope Ratings, qui estime que le stock de créances douteuses pourrait chuter autour de 200 milliards fin 2018 et sous 150 milliards fin 2019.
Associer l’aveugle et le paralytique, est-ce toujours une bonne idée ? Il est vrai que la fable assure que « la charge des malheurs en sera plus légère » ; Berlin paraît d’ailleurs s’en être convaincue et songerait, selon la rumeur publique nourrie par des déclarations de son ministre des Finances, à marier ses deux principales banques cotées pour reconstruire un champion national d’envergure européenne (lire Horizons). Il était temps : Deutsche Bank et Commerzbank ne sont plus que l’ombre d’elles-mêmes, ayant depuis la crise fondu plus qu’aucune de leurs concurrentes européennes. Elles ont depuis longtemps quitté le groupe de tête des établissements du continent et sont même menacées de décrocher du peloton des banques de second rang. Fusionner les deux établissements conduira sans doute à de substantielles économies de coûts ; mais cela suffira-t-il à donner aux deux éclopés un modèle économique viable ? Il est permis d’en douter.
La justice américaine a inculpé celui qu’elle tient pour responsable de plusieurs piratages spectaculaires, dont l’extorsion de 81 millions de dollars à la Banque du Bengladesh, le plus gros cybercasse de l’histoire qui a donné lieu à un grand programme de sécurisation des banques sous l’impulsion du réseau Swift. Park Jin-hyok, un Nord-Coréen de 34 ans, ferait partie du groupe Lazarus également accusé d’être derrière le piratage de Sony Pictures en 2014 et l’attaque Wannacry qui avait notamment perturbé les hôpitaux britanniques. S’il y a peu de chances que les Etats-Unis mettent un jour la main sur le pirate, les hackers devraient se méfier : Andreï Tyurin, un Russe auteur du vol de 83 millions de données clients de JPMorgan Chase en 2014, a été attrapé en Géorgie et vient d’être extradé vers les Etats-Unis.
Selon le rapport national sur l’emploi en France de l’éditeur RH ADP (3 millions de fiches de paie gérées), le secteur privé a enregistré, entre juin et juillet, la création nette de 2.400 emplois dans le secteur des services financiers. Une bonne nouvelle au regard du précédent rapport mensuel faisant état d’une perte de 1.350 emplois. Quelques grands acteurs de la banque-assurance (dont AG2R La Mondiale, April, la Société Générale…) seront, du reste, présents sur le salon Paris pour l’emploi, organisé place de la Concorde les 4 et 5 octobre prochains, en quête de profils de niveau Bac à Bac +5. Dans un autre registre, l’inspection générale du groupe BPCE a lancé sa seconde campagne de recrutement 2018 pour la filière bancaire (40 inspecteurs par an). Nouveauté cette année, les intéressés, qui ont jusqu’au 14 octobre pour postuler, pourront passer les épreuves écrites de manière totalement digitalisée.
... millions d’euros. C’est le montant de l’amende qu’ING a accepté de régler à la justice néerlandaise en échange de l’arrêt des poursuites, dans le cadre d’une enquête pour « blanchiment d’argent et pratiques de corruption ». Dans un communiqué, ING a reconnu « de graves lacunes dans l’exécution des politiques de vigilance à l’égard de la clientèle visant à prévenir la criminalité économique chez ING Pays-Bas au cours de la période couverte par l’enquête (2010-2016) ». Le directeur financier de la banque Koos Timmermans a remis sa démission.
La convergence des luttes est en marche au Crédit Mutuel. Inquiets des conséquences sociales d’une possible sécession d’Arkéa, les syndicats du groupe ont déclenché, pour la première fois, l’accord-cadre sur la gestion anticipée des restructurations. Rien d’étonnant… sauf que c’est Nicolas Théry (photo) lui-même, président du Crédit Mutuel, et ancien cadre de la CFDT, qui s’est chargé le 6 septembre d’expliquer à la presse la démarche des partenaires sociaux, le tout au siège de la Confédération nationale du Crédit Mutuel. A Brest comme à Paris ou Strasbourg, la banque mutualiste œuvre donc à la réconciliation du travail et du capital – ou plutôt, des parts sociales –, puisque les dirigeants d’Arkéa ont eux aussi rallié à leur cause un syndicat « maison » et défilé aux côtés des salariés pour défendre leur projet.