Philippe Poiget, délégué général de la Fédération française de l’assurance (FFA), a été élu à l’unanimité par le conseil d’administration de l’Orias au poste de président. Cette arrivée à la tête de l’organisme parapublic chargé d’enregistrer les intermédiaires en banque et en assurance intervient « à un moment où s’engagent les discussions sur la réforme du courtage d’assurance qui a pour objectif de faire évoluer la profession de courtier d’assurance vers un modèle d’autorégulation », souligne l’Orias dans un communiqué.
Via sa filiale Arkéa Sécurité, le groupe Arkéa a annoncé jeudi s’être associé à Delta Dore, un spécialiste de la maison connectée pour lancer une nouvelle offre d’objets et services connectés à destination des professionnels du marché de l’habitat. Le partenariat prendra la forme d’une joint-venture, AS2D, qui composera des services sur-mesure commercialisés par les deux groupes sous leur propre marque ainsi qu’en marque blanche.
L’agence de notation Fitch a relevé la perspective sectorielle de l’assurance française pour 2019, de négative à stable. Côté vie, Fitch s’attend à des flux nets soutenus, à une amélioration de la composition des activités et des marges, ainsi qu'à une exposition faible et bien gérée au risque de taux d’intérêt pour soutenir la performance opérationnelle en 2019. Toutefois, la persistance de taux d’intérêt bas en Europe, le ralentissement du passage à des produits rentables à faible intensité capitalistique et la volatilité potentielle des flux nets continueront d’exercer une pression sur la rentabilité des assureurs français, selon l’agence.
Depuis la crise des « subprime », qui a provoqué des manques de liquidités fatals aux entreprises, la trésorerie est devenue stratégique. Un poste qui, dans une carrière, permet de gagner en compétences et en visibilité.
Nul n’ignore plus l’existence d’Elkette, cet élan en peluche que l’administrateur délégué d’UniCredit, Jean-Pierre Mustier (photo), exhibe à chaque intervention publique – en Italie, le lien a vite été fait avec FinElk, la société à qui le banquier a confié sa communication. Déjà mis à contribution lors de séances photos un brin embarrassantes, les collaborateurs du groupe sont désormais priés d’adopter dans un bel ensemble la mascotte du chef, tel le pin’s que tout cadre ambitieux d’Axa se devait d’arborer au revers de sa veste ou de son tailleur. Les salariés d’UniCredit à Milan ont ainsi reçu la semaine dernière des autocollants Elkette pour en décorer leurs ordinateurs et leurs téléphones en guise de porte-bonheur. Par respect pour l’élégance italienne, les cadres du siège échappent encore à la cravate « rouge UniCredit » obligatoire décorée à l’effigie du pauvre animal.
C’est la part des amendes infligées par les autorités américaines parmi toutes celles réclamées aux banques dans le monde entre 2009 et 2018, pour violation des sanctions ou des règles de lutte contre le blanchiment d’argent, selon Fitch Ratings. Les autorités européennes (6,03 %), en Asie-Pacifique (2,45 %) et en Afrique/Moyen-Orient (0,07 %) se partagent les miettes d’un total de près de 22 milliards de dollars. Sur le Vieux Continent, où les autorités britanniques et néerlandaises sont les plus sévères, l’agence anticipe un risque accru d’amendes d’ici à 2020 avec le renforcement de la réglementation relative au blanchiment et au financement du terrorisme. Pour Fitch, « la plupart des amendes peuvent être absorbées par les bénéfices ».
Les dommages liés aux récents feux de forêt en Californie vont coûter plus de 10 milliards de dollars aux assureurs, selon l’allemand Munich Re. Des cabinets d’experts indépendants évaluent le coût des dégâts à une fourchette de 10 à 15 milliards de dollars (de 8,85 à 13,3 milliards d’euros), a déclaré mardi Joachim Wenning, patron du géant de la réassurance, à Munich. Munich Re s’attend à rembourser quelques centaines de millions d’euros pour cette catastrophe, sans dépasser le demi-milliard d’euros, selon une première estimation de son patron.
Le Conseil de l’Union européenne a annoncé mercredi qu’un compromis avait été trouvé entre les Etats membres sur le projet de cadre européen pour les obligations sécurisées (covered bonds). Cela ouvre la voie à des négociations avec le Parlement européen pour un accord final sur la directive. Le cadre européen, proposé en mars dernier par la Commission, vise à établir une définition et des caractéristiques communes pour les obligations sécurisées européennes et précise la responsabilité de la supervision de ces instruments. Il crée aussi un label européen et durcit les conditions pour bénéficier d’un traitement prudentiel privilégié au regard de la régulation sur les fonds propres bancaires.
L’intersyndicale de BNP Paribas, réunissant la CFTC, la CGT, FO et le SNB, a annoncé un mouvement social pour le 4 décembre 2018, jour de la deuxième séance de négociation sur la gestion active de l’emploi et des compétences. «La réunion [d’hier] n’a pas permis aux organisations syndicales d’obtenir les réponses aux questions que le personnel de BNP Paribas SA se pose et qui concernent particulièrement les conditions de travail au sens le plus large du terme», ce qui va au-delà de la seule question des salaires, indique un document diffusé par les syndicats.
NordLB, la banque publique allemande en difficulté, a reçu quatre offres contraignantes de la part de sociétés de capital-investissement candidates à une prise de participation, selon Reuters, citant une source au fait des négociations. Cerberus et Apollo ont déposé leur offre ce mercredi, la date limite fixée. Advent, Commerzbank et Helaba, qui avaient fait des premières offres, n’ont pas participé au dernier tour de table, selon d’autres sources. NordLB, dont les actionnaires sont le Land de Basse-Saxe et des caisses d'épargne régionales, veut augmenter son capital de 3 milliards d’euros pour faire face à ses mauvaises créances maritimes. Le groupe va étudier ces offres externes avec les actionnaires. Un accord entre Helaba et NordLB pourrait être annonciateur d’une consolidation dans le secteur bancaire public allemand, qui a jusqu'à présent échoué.
La deuxième banque espagnole, BBVA, a annoncé mercredi avoir nommé Onur Genç au poste de directeur général, pour remplacer Carlos Torres. Le patron des activités de la banque aux Etats-Unis prendra ses fonctions à partir du 31 décembre 2018 et supervisera la transformation numérique du groupe. Cette nomination était largement attendue, Carlos Torres ayant déjà été nommé à la présidence exécutive du groupe en remplacement de Francisco Gonzalez. «Le conseil d’administration de BBVA a choisi Onur Genç, car il est le directeur général idéal pour (...) accélérer notre transformation à travers toutes nos franchises», déclare le groupe dans un communiqué. Cette nomination confirme la stratégie de BBVA consistant à proposer davantage de services numériques.
La Confédération doit se prononcer demain sur l’accord-cadre et sur de possibles mesures de rétorsion si l’Europe refusait de renouveler l’équivalence boursière.
Le système bancaire britannique est suffisamment robuste pour résister à un Brexit désordonné, vient d’indiquer la Banque d’Angleterre (BOE) dans son rapport sur la stabilité financière et les résultats de tests de résistance menés auprès des banques du Royaume-Uni. Selon la BoE, aucune banque britannique n’a besoin de lever des fonds propres à l’issue des tests de résistance.
L’intersyndicale de BNP Paribas, réunissant la CFTC, la CGT, FO et le SNB, a annoncé un mouvement social pour le 4 décembre 2018, jour de la deuxième séance de négociation sur la gestion active de l’emploi et des compétences. «La réunion [d’hier] n’a pas permis aux organisations syndicales d’obtenir les réponses aux questions que le personnel de BNP Paribas SA se pose et qui concernent particulièrement les conditions de travail au sens le plus large du terme», ce qui va au-delà de la seule question des salaires, indique un document diffusé par les syndicats.
Tom Patrick, patron des activités américaines de Deutsche Bank, devrait quitter la banque allemande, probablement d’ici la fin de l’année, selon Reuters, qui cite deux sources proches du dossier. Deutsche Bank a entrepris de réorganiser ses activités aux Etats-Unis alors que sa filiale américaine a échoué aux tests de résistance de la Réserve fédérale. Une porte-parole de Tom Patrick aux Etats-Unis s’est refusée à tout commentaire.
Les tensions commerciales, un Brexit désordonné, des difficultés en Chine et dans certains pays émergents sont autant de causes potentielles de turbulences pour un système financier américain dans lequel les prix des actifs sont «élevés» et la qualité du crédit susceptible de se détériorer, estime la Réserve fédérale dans son tout premier rapport sur la stabilité financière.