Bernard Mourad, ancien opérateur chez Morgan Stanley, a remporté des bonus d’une valeur de plus de 1,4 million d’euros, après un procès à Paris, qui a conclu que la banque américaine avait retenu de manière inappropriée son salaire lorsqu’il a quitté le groupe en 2015 pour rejoindre le magnat des télécoms Patrick Drahi, selon l’agence Bloomberg. Un juge du conseil des prud’hommes à Paris a jugé, lundi, que Morgan Stanley lui devait cette somme pour ses bonus pour ses années travaillées entre 2012 et 2014, ainsi que 250.000 euros d’autres bonus. Le procès s’est concentré sur l’idée d’une indemnisation différée, que Morgan Stanley désignait comme récompense pour sa fidélité. Bernard Mourad travaille maintenant pour Bank of America Merrill Lynch, comme patron de la banque d’investissement en France.
La Société Générale a annoncé lundi la nomination de Philippe Amestoy comme directeur du réseau de la banque de détail en France. Il était depuis 2017, directeur des opérations et de la transformation pour le réseau français.
Le superviseur belge des marchés financiers appelle les assureurs à s'attaquer aux conflits d'intérêts lors de la vente d'assurances-vie investies en unités de compte.
La FSMA, superviseur des marchés financiers en Belgique, a appelé, le 21 juin,les entreprises d’assurance à prendredes mesures supplémentaires pour empêcher la survenance de conflits d’intérêts lors de la vente d’assurances d’investissement (produits dits de «branche 23").Ces produits sont vendus à la clientèle de détail. Un rapport publiépar le régulateur établit que les règles de conduite relativesaux conflits d’intérêts et auxinducementspar les assureurs ne sont pas toujours respectées. «La FSMA a effectué différentes inspections auprès de plusieurs entreprises d’assurance qui vendent des assurances de la branche23 à des clients de détail. L’objet de cesinspections était de contrôler la manière dont ces assureurs appliquent les règles de conduite relatives aux conflits d’intérêts et auxinducements (...) Lors de ses inspections, la FSMA a constaté un certain nombre de manquements. Elle a enjoint aux entreprises d’assurance concernées de mettre fin à ces manquements», explique le régulateur qui estime que «les mesures prises par les assureurs pour gérer les conflits d’intérêts potentiels sont souvent trop peu efficaces.» La FSMA évoque aussi une communication aux clients d’informations sur les conflits d’intérêts «souvent lacunaire.» Dans le viseur du superviseur figure en particulier la pratique qui consiste, pour les entreprises d’assurance, à offrir des voyages aux intermédiaires d’assurance. «Il s’agit souvent de voyages d’agrément dont le volet «formation"est limité. De tels voyages peuvent constituer une incitation financière pour les intermédiaires d’assurance, qui seront ainsi tentés de vendre un produit spécifique d’un assureur, même si ce produit n’est pas celui qui répond le mieux aux besoins du client. La FSMA estime que ces voyages ont un impact négatif sur la qualité du service fourni et qu’ils constituent dès lors uninducementnon autorisé», explique le superviseur.
La banque espagnole Banco Santander a annoncé lundi avoir convenu de mettre fin à l’accord entre sa filiale Banco Popular Español et Allianz pour la distribution exclusive de certains produits. Dans le cadre de cette opération, Santander paiera 936,5 millions d’euros pour acquérir la participation de 60% détenue par Allianz dans la coentreprise Allianz Popular et pour mettre fin à l’accord de distribution exclusive de certains produits d’assurance non-vie via le réseau de Banco Popular. Cet accord couvre également d’autres produits, tels que les contrats d'épargne retraite gérés par le réseau de Banco Popular.
Les actionnaires de Nomura ont finalement voté lundi en faveur de la reconduction de Koji Nagai, le directeur général de la banque japonaise qui était fortement contesté. La société de conseil en votes Institutional Shareholder Services (ISS) avait conseillé aux investisseurs de voter contre Koji Nagai afin de le sanctionner pour la fuite d’informations sensibles révélée récemment. La banque japonaise a préféré effectuer des changements en amont, notamment dans le processus de recrutement de ses futurs dirigeants. Nomura a aussi annoncé un programme de rachat d’actions d’un montant maximal de 150 milliards de yens (1,25 milliard d’euros), soit jusqu'à 9% de son capital.
La banque danoise a limogé Jesper Nielsen, directeur du marché domestique de Danske et ex-directeur général par intérim, en raison d’un nouveau scandale réglementaire. La banque a annoncé lundi que 87.000 clients danois qui avaient investi dans le produit financier Flexinvest Fri ont été surtaxés. Ces clients lésés recevront 400 millions de couronnes danoises (53,5 millions d’euros) en compensation. Le titre est en baisse de 3,13% à la mi-journée.
Fitch Ratings a rehaussé la note de solidité financière (IFS, insurer financial strength) de Groupama d’un cran, à A. La note de long-terme (IDR) passe à A- contre BBB+ précédemment. La perspective reste inchangée à positive, ce qui peut laisser espérer à l’assureur mutualiste un nouveau rehaussement. Fitch justifie l’amélioration de la note par la solvabilité de Groupama, qui devrait se renforcer en 2019 et 2020, ainsi qu’un meilleur profil de rentabilité. Fitch attend un retour sur fonds propres de 6% pour l’assureur en 2019.
La banque britannique Royal Bank of Scotland Group fait partie des candidats au rachat du portefeuille de prêts hypothécaires d’une valeur de 3,7 milliards de livres sterling (4,1 milliards d’euros) du distributeur Tesco, rapporte la chaîne de télévision Sky News. Si l’offre de RBS est choisie par Tesco, il s’agira de la plus importante acquisition de la banque depuis son sauvetage par l’Etat britannique en 2008.
Le ministre de l’Economie et des Finances a reçu vendredi le rapport établi par Patrick de Cambourg, président de l’Autorité des normes comptables, à l’issue de sa mission sur le développement de l’information extra-financière des entreprises. «Ce chantier doit être engagé au niveau européen. En s’appuyant sur les travaux de Patrick de Cambourg, la France portera des propositions fortes en ce sens en vue la prochaine mandature européenne», annonce Bruno Le Maire.
Fitch Ratings a rehaussé la note de solidité financière (IFS, insurer financial strength) de Groupama d’un cran, à A. La note de long-terme (IDR) passe à A- contre BBB+ précédemment. La perspective reste inchangée à positive, ce qui peut laisser espérer à l’assureur mutualiste un nouveau rehaussement dans les mois à venir.
Axa a annoncé le départ à la retraite de Gérald Harlin, directeur général adjoint, directeur financier et membre du comité de direction du groupe, à compter du 1er janvier 2020. Il sera remplacé par Etienne Bouas-Laurent, directeur général d’Axa Hong Kong, qui deviendra directeur financier adjoint et membre du comité de direction le 1er septembre, puis directeur financier de l’entreprise le 1er janvier 2020 quand Gérald Harlin partira à la retraite. En outre, à partir du 1er septembre, Alban de Mailly Nesle, directeur des risques, responsable des opérations d’assurance et membre du comité de direction, devient directeur des risques et des investissements. Georges Desvaux, jusqu’ici senior partner chez McKinsey, sera directeur de la stratégie et du développement et membre du comité de direction. Karima Silvent, directrice des ressources humaines, rejoindra le comité de direction.
Le FBI, la police fédérale américaine, a lancé une enquête sur Deutsche Bank afin de déterminer si la banque allemande avait bien respecté les lois contre le blanchiment d’argent, selon le New York Times et Reuters. Elle fait suite à un premier article du quotidien sur des salariés de la division mise en conformité aux Etats-Unis de la banque, qui avaient signalé à leurs supérieurs des transactions financières suspectes mais ces derniers n’ont pas donné suite. Les transactions étaient identifiables car elles étaient liées à des sociétés contrôlées par le président américain Donald Trump et son gendre et conseiller Jared Kushner. Donald Trump a démenti le mois dernier les informations du journal.
2,9 millions de clients de la banque canadienne Desjardins ont été victimes d’un vol de données portant sur leur identité personnelle, a annoncé ce jeudi cette entreprise, affirmant que le piratage avait été mené par un employé. Première banque coopérative du Canada, et cinquième du monde, avec 304 milliards de dollars canadiens (204 milliards d’euros) d’actifs pour 7 millions de clients, Desjardins a constaté une intrusion suspecte dans ses réseaux en décembre, mais ce n’est que vendredi dernier qu’elle a été informée par la police de ce vol massif, a affirmé son PDG Guy Cormier. En particulier, le piratage portait sur le nom, le prénom, la date de naissance, le numéro d’assurance sociale, l’adresse, le numéro de téléphone, le courriel et les «produits» bancaires détenus par les clients chez Desjardins.
Deutsche Bank s’attend à continuer de faire l’objet de restrictions aux Etats-Unis, même si elle réussit les tests de résistance annuels (stress tests), selon Reuters, qui cite trois sources au fait du dossier. Des responsables de la banque espèrent que les améliorations apportées à sa gestion du risque et à ses procédures de distribution du capital lui permettront d’avoir un satisfecit sous condition cette année. Mais la Fed n’a pas encore fait connaître sa décision et un quatrième échec en cinq ans est encore possible. Même si Deutsche Bank réussit son bilan de santé, ses responsables s’attendent à ce que la Fed lui interdise d’effectuer des versements à sa maison mère allemande sans son autorisation.
Le régulateur italien, Consob, est en train de «surveiller attentivement» le phénomène des sociétés de gestion disposant d’un réseau de conseillers financiers, a-t-il annoncé dans son rapport d’activité portant sur l’année 2018. Il concède toutefois que «ce phénomène» ne concerne qu’un «nombre limité» de sujets et «ne se traduit pas par un changement structurel des modèles de service adoptés par les intermédiaires gestionnaires italiens».
Le cours de l’action Natixis a chuté de 11,76% à 3,48 euros jeudi, signant la plus forte baisse du SBF 120, au lendemain de la suspension par Morningstar de la note du fonds H2O Allegro qui était jusqu’ici «Bronze». « Cette décision fait suite aux interrogations de l'équipe de recherche quant au caractère approprié et à la liquidité de certaines obligations privées détenues dans l’une des poches du fonds », a expliqué Morningstar. Chez H2O Allegro, l’exposition aux obligations privées représentait 7,35% des actifs à fin février 2019, et au sein de cette poche, 4,2% des actifs sont investis dans des obligations illiquides liées au financier allemand Lars Windhorst,
Axa a annoncé le départ à la retraite de Gérald Harlin, directeur général adjoint, directeur financier et membre du comité de direction du groupe, à compter du 1er janvier 2020. Il sera remplacé par Etienne Bouas-Laurent, directeur général d’Axa Hong Kong, qui deviendra directeur financier adjoint et membre du comité de direction le 1er septembre, puis directeur financier de l’entreprise le 1er janvier 2020 quand Gérald Harlin partira à la retraite.
CONCURRENCE Facebook a présenté sa future cryptomonnaie le 18 juin. Plusieurs caractéristiques avaient été savamment diffusées auparavant. On savait déjà que Mark Zuckerberg a convaincu des grands noms d’investir dans son projet, chacun apportant 10 millions de dollars pour exploiter l’un des « noeuds » du futur réseau sur lequel les transactions en Libra, le token Facebook, seront validées. Parmi eux, Visa et Mastercard, mais aussi Paypal, Uber et même Iliad, le groupe de Xavier Niel. La gestion de la cryptomonnaie serait confiée à une fondation basée en Suisse. Il s’agirait de créer une monnaie électronique échangeable sur Facebook et ses applications comme WhatsApp ou Messenger, pour les transactions entre particuliers mais aussi dans le monde réel pour les paiements auprès des marchands. Facebook prévoit aussi de proposer des bornes afin que les consommateurs puissent acheter ses tokens. La valorisation de Libra sera indexée sur un panier de valeurs afin d’assurer sa stabilité.
La nouvelle directive européenne permet aux collaborateurs de contourner leur hiérarchie pour prévenir directement les autorités. Ce qui n’est pas dans l’intérêt des entreprises.