On peut faire perdre 17,3 millions d’euros à sa banque en une seule journée, se faire licencier pour cela, et gagner 1,3 million d’euros à son procès pour licenciement abusif. C’est en substance ce qui est arrivé à Lionel Crassier, ancien trader à New-York de BNP Paribas, que la banque avait licencié en 2012, a relevé l’agence Bloomberg.
La Suisse n’échappera pas à la cure d’amaigrissement qu’a engagée BNP Paribas. La banque a annoncé ce matin envisager supprimer 250 postes en suisse entre 2020 et 2021, sur les 1.400 qu’elle compte sur place. Ces suppressions devraient principalement concerner le siège de la structure à Genève. BNP Paribas justifie ces départs en évoquant l’environnement économique européen incertain, les taux négatifs, la contraction des marges et le développement des investissements dans la technologie.
Lors de la séance de ce matin, la commission des sanctions de l’AMF a reproché à la société Prologue d’avoir lancé de fait une OPE sur O2i en 2015 en proposant aux actionnaires de la cible d’apporter leurs titres en nature, alors que l’AMF venait de juger non conforme le projet d’OPE déposé par Prologue sur O2i. Le Collège demande une amende minimum de 750.000 euros.
«Nous avons réalisé des progrès significatifs au cours des dix dernières années en ce qui concerne la réglementation des banques et des assureurs», a rappelé jeudi le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau, lors d’une conférence universitaire à Tokyo. «Leur résilience s’est considérablement renforcée. Nous n’avons pas la même réglementation pour les services non bancaires et c’est un des points faibles du système financier mondial.» Lors de cette même conférence, le banquier central a encore appelé les pays européens disposant d’une marge budgétaire, comme l’Allemagne, à l’utiliser rapidement pour soutenir la croissance dans la région.
La banque britannique Virgin Money UK a annoncé jeudi qu’elle renonce à verser un dividende à ses actionnaires, après une nouvelle perte au cours de son exercice 2019-2020 clos fin septembre, de 232 millions de livres (273 millions d’euros) avant impôts, après avoir provisionné 385 millions de livres au dernier trimestre pour couvrir les coûts d’indemnisation de ses clients victimes du scandale des PPI (payment protection insurancer) qui touche tout le secteur bancaire britannique. Virgin Money UK est devenu l’an dernier le sixième prêteur britannique après la prise de contrôle de l’enseigne Virgin Money par CYBG, propriétaire de Clydesdale et Yorkshire Bank. Cette fusion défensive vise à consolider le poids des banques alternatives sur le marché local.
Dans le cadre du Grand Prix de la Gestion d’Actifs (GPGA) organisé jeudi soir par L’Agefi, le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, est revenu sur le poids de la réglementation. «Nous sommes allés trop loin sur les normes», a-t-il assuré. Il a souligné les contradictions qui existent entre les règles prudentielles imposées par la directive Solvabilité 2 et le développement de l’investissement des assureurs dans des classes d’actifs visant à financer l’économie réelle. Bruno Le Maire appelle ainsi à «assouplir les règles prudentielles de Solvabilité 2 lorsque des assureurs investissent en actions». Concernant les banques, il estime aussi que «Bâle 3 doit être simplifié et allégé», partant du constat que «les banques américaines ne sont pas soumises à des règles aussi strictes que les banques européennes».
L’assureur suisse Zurich Insurance a mené à terme le rachat de 80% des parts dans l’assureur indonésien Adira Insurance, a-t-il annoncé jeudi. Il a acquis ces parts auprès de Bank Danamon, la cinquième plus grosse banque d’Indonésie en termes de capitalisation, ainsi que d’un actionnaire minoritaire. Ce rachat s’accompagne d’un accord de distribution à long terme avec la banque, qui conserve environ 20% des parts. Adira Finance est un des dix plus gros assureurs dans l’assurance dommages en Indonésie. La transaction avait été annoncée en septembre 2018. L’assureur suisse avait alors dit proposer 6,15 trillions de roupies indonésiennes (414 millions de dollars) pour cette participation.
«Nous avons réalisé des progrès significatifs au cours des dix dernières années en ce qui concerne la réglementation des banques et des assureurs», a rappelé jeudi le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau, lors d’une conférence universitaire à Tokyo. «Leur résilience s’est considérablement renforcée. Nous n’avons pas la même réglementation pour les services non bancaires et c’est un des points faibles du système financier mondial.»
Dans le cadre du 20e anniversaire du grand prix de la gestion d’actifs (GPGA) organisé hier soir par l’Agefi, le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, est revenu longuement sur le poids de la réglementation. «Nous sommes allés trop loin sur les normes», a-t-il assuré, allant même jusqu’à déclarer qu’en matière financière, comme en matière assurancielle, «nous sommes en train de nous tirer une balle dans le pied». Le ministre a de nouveau mis en lumière les contradictions qui existent entre les règles prudentielles imposées par la directive Solvabilité 2 et le développement de l’investissement des assureurs dans des classes d’actifs visant à financer l’économie réelle. Bruno Le Maire appelle ainsi à «assouplir les règles prudentielles de Solvabilité 2 lorsque des assureurs investissent en actions».
La banque britannique Virgin Money UK a annoncé ce matin qu’elle renonce à verser un dividende à ses actionnaires, après une nouvelle perte au cours de son exercice 2019-2020 clos fin septembre. La banque a fait état d’une perte annuelle avant impôt de 232 millions de livres (273 millions d’euros), après avoir provisionné 385 millions de livres au dernier trimestre pour couvrir les coûts d’indemnisation de ses clients victimes du scandale des PPI (payment protection insurance ou assurance emprunteur) qui touche tout le secteur bancaire britannique.
MÉGA-FUSION Dans un secteur du courtage en recomposition (guerre des prix massive, concurrence accrue avec l’émergence de fintech...), le courtier Charles Schwab a annoncé la conclusion d’un accord pour racheter TD Ameritrade. Le premier courtier américain a proposé quelque 26 milliards de dollars (23,5 milliards d’euros) pour mettre la main sur son concurrent, numéro deux du secteur. Cette opération donnera naissance à un géant du courtage, gérant plus de 5.000 milliards de dollars d’encours, et devrait permettre de dégager d’importantes économies d’échelle. Certains analystes pointent toutefois du doigt de nombreux risques d’exécution, à l’instar du bureau d’études UBS qui souligne par ailleurs que Charles Schwab n’a pas encore bouclé l’acquisition du groupe financier USAA annoncée cet été.
C’est le montant de la décollecte du livret A en octobre, selon la Caisse des Dépôts et Consignations. C’est la première fois que le livret A décollecte depuis un an. Le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) recule également de 0,43 milliard d’euros. La collecte depuis le mois de janvier demeure néanmoins largement positive, à 16,77 milliards d’euros sur l’ensemble des deux produits, avec 13,63 milliards sur le Livret A et 3,14 milliards sur le LDDS.
Deutsche Bank a vendu à Goldman Sachs un portefeuille de titres de dette émis dans des marchés émergents, d’une valeur faciale d’environ 50 milliards de dollars, rapporte Bloomberg, de sources proches de l’opération. Ces actifs étaient auparavant logés dans une structure de défaisance de la banque allemande, en pleine restructuration.
Lloyds Banking Group envisage de réduire le montant du plan de retraite de son directeur général, Antonio Horta-Osorio. La banque britannique a engagé une consultation auprès de ses actionnaires pour abaisser de 220.000 livres (257.000 euros) la pension de son dirigeant et d’augmenter dans le même temps le régime de retraite des 65.000 employés. Si la mesure est mise en oeuvre, Lloyds suivrait plusieurs banques britanniques comme HSBC, RBS et Standard Chartered qui ont abaissé cette année les montants des plans de retraite de leurs dirigeants, notamment pour répondre à la pression de leurs actionnaires.
Le Conseil européen a arrêté sa position sur le mécanisme d’exécution extrajudiciaire faisant partie du plan anti-prêts douteux de la Commission. Selon l’accord, la garantie serait vendue ou ferait l’objet d’une appropriation du créancier en cas de défaut de paiement. Le produit jusqu'à hauteur du solde restant dû serait alors transféré au créancier. L’emprunteur garderait le droit de saisir la justice pour contester le recouvrement. Le recours au mécanisme devrait avoir été prévu par les parties. Il ne serait accessible que pour les prêts aux entreprises. Le Parlement européen doit arrêter sa position.
Le conseil de l’Union européenne a arrêté sa position sur le mécanisme d’exécution extrajudiciaire faisant partie du plan anti-prêts douteux de la Commission. Selon l’accord, la garantie serait vendue ou ferait l’objet d’une appropriation du créancier en cas de défaut de paiement. Le produit jusqu'à hauteur du solde restant dû serait alors transféré au créancier. L’emprunteur garderait le droit de saisir la justice pour contester le recouvrement. Le recours au mécanisme devrait avoir été prévu par les parties. Il ne serait accessible que pour les prêts aux entreprises. Le Parlement européen doit à présent arrêter sa position.