Une vague d’opérations submerge les «management companies» ou «mancos», les administrateurs qui fournissent des services de gouvernance et de conformité aux sociétés de gestion, observe le Financial Times fund management. Provoqué par le vote du Royaume-Uni de quitter l’Union européenne en 2016, cette tendance s’accélère aujourd’hui alors que la période de transition du Brexit touche à sa fin. Alors qu’elles peuvent sembler périphériques, les «mancos» réalisent des fonctions réglementaires indispensables pour les sociétés de gestion. Toutes les sociétés de fonds de l’UE doivent nommer une«manco», qui doit s’assurer que les gérants se conforment aux règles de la région. De plus, elles aident les sociétés de gestion à s’implanter dans un autre pays. Alors que certaines sociétés de gestion ont créé leur propre «manco» dans l’UE, d’autres se sont tournées vers des prestataires au Luxembourg et en Irlande, ce qui leur permet de conserver leurs équipes à Londres. Cela a rend les «mancos» très prisées et explique pourquoi des acquéreurs, souvent soutenus par des sociétés de private equity, se ruent sur le secteur. Apex, détenu par Genstar, a acquis FundRock récemment. Carlyle et Pacific Equity Partners ont fait deux offres pour acheter Link Group en octobre.