Xavier Durand (photo) nous invite dans son livre* à une leçon de management sur un rythme de jazz, son violon d’Ingres. « Ce qui rend le jazz passionnant est précisément cette tension permanente entre harmonie et chaos, cette maîtrise d’une complexité grandissante. Le génie de la prise de décision épouse une direction similaire », écrit le directeur général de Coface. A ses yeux, le dirigeant « est moins un chef d’orchestre qu’un leader de jazz dont le talent consiste à instaurer une culture de prise de risque contrôlée au sein de son entreprise : il donne à ses collaborateurs le moyen d’être comme des compositeurs spontanés, en position de décideurs et de suiveurs à la fois ». Patrons, à vos saxophones et autres trompettes !
Peau de chagrin. Le Covid-19 n’a pas fait que mettre à plat l’économie mondiale, il a également balayé les usages en matière de mode de travail. Confinement(s) oblige(nt), le télétravail est devenu la norme absolue pour une grande partie des entreprises françaises notamment, au point de trotter désormais dans la tête de nombreux dirigeants. Le bureau de recherches IEIF vient de faire paraître sa première étude sur les incidences potentielles du travail à domicile (partiel) sur le parc immobilier en Ile-de-France. Selon trois scénarios (voir le tableau), se basant sur des études préalables menées par Savills et Parella, l’IEIF estime que les entreprises qui passeraient à 2 jours de télétravail par semaine, feraient « l’économie » de 27 % de surfaces de bureau. Au niveau du parc francilien, cela représenterait 3,3 millions de m² et une demande placée (nouveaux contrats de bail ou d’acquisition) en retrait de 14 % par an. Avec un seul jour télétravaillé, l’entreprise « consommerait » 12 % de m² de moins. Soit un parc de bureaux franciliens en repli de 873.000 m². Quant au scénario 3, qui retient 55 % du temps en présentiel seulement (2,2 jours hebdomadaires en télétravail), il entraînerait une réduction de surfaces louées ou acquises de 36 %.
Règle. Deux jours de télétravail par semaine, qui pourraient être portés à trois jours selon les cas. C’est ce que prévoit la Société Générale pour ses salariés qui en feront la demande, selon l’accord sur le télétravail signé le 7 janvier avec l’ensemble des organisations syndicales. Un minimum de 40 % de présence sur site sur une période de deux semaines sera requis. La banque débloquera par ailleurs une enveloppe de 150 euros par salarié afin que ceux-ci puissent équiper leur domicile (chaise de bureau, écran) et leur versera des titres restaurant les jours télétravaillés. Applicable au 1er juin à l’ensemble des métiers (40.000 salariés environ) si la situation sanitaire le permet, le texte sera discuté pour être adapté à certains situations, comme celle des agences.
Oddo BHF et Landolt & Cie annoncent avoir bouclé leur alliance, qui fait de la Suisse le troisième pilier de la stratégie de développement du groupe Oddo BHF, aux côtés de la France et de l’Allemagne. L’acquisition de Landolt & Cie par le groupe franco-allemand a notamment reçu l’autorisation de la Finma. Le groupe prévoit de fusionner la banque zurichoise de Oddo BHF avec la banque Landolt d’ici à la fin de l’année, avec l’ambition d’en faire la plate-forme de développement de l’ensemble des expertises du groupe en Suisse. Pierre Landolt et Thierry Lombard deviennent actionnaires de Oddo BHF, et Thierry Lombard rejoint le conseil de surveillance du groupe.
La justice néerlandaise serait sur le point de conclure un accord avec ABN Amro concernant les accusations de blanchiment auxquelles la banque fait face depuis 2019, a révélé le quotidien Financieele Dagblad (FD). Cet accord, qui pourrait conduire au versement d’une amende de plusieurs centaines de millions d’euros, ne mettrait cependant pas fin à toutes les poursuites concernant les personnes physiques impliquées.
Le Conseil fédéral a décidé mercredi de privatiser PostFinance, la banque postale de la Suisse. Dans le même temps, la filiale de La Poste sera autorisée à octroyer des crédits et des hypothèques, ce qu’elle ne pouvait pas faire jusqu’à présent. Avec des dépôts qui se montent à environ 120 milliards de francs, PostFinance est l’une des principales banques de Suisse. Cette privatisation nécessitera une révision de la loi sur la poste. Le gouvernement prévoit d’y ajouter une disposition qui permettrait à la Confédération de soutenir La Poste et PostFinance pour que celle-ci satisfasse aux exigences réglementaires en matière de fonds propres. La Confédération doit garantir qu’elle comblera le déficit de fonds propres en cas de faillite.
Morgan Stanley a annoncé mercredi des résultats supérieurs aux attentes au titre du quatrième trimestre. Le bénéfice net de la banque américaine s’est établi à 3,4 milliards de dollars, soit 1,81 dollar par action, sur la période, contre 2,2 milliards (1,30 dollar par action) un an plus tôt. Le produit net bancaire (PNB) est ressorti à 13,6 milliards de dollars, contre 10,9 milliards de dollars au quatrième trimestre 2019. Le consensus établi par FactSet portait sur un bénéfice par action de 1,30 dollar et sur un PNB de 11,6 milliards de dollars. Morgan Stanley conclut les publications de comptes trimestriels des principales banques du pays, qui ont continué de bénéficier sur la période de la progression des marchés d’actions américains et des mesures d’aide fédérales.
L’assureur santé américain UnitedHealth a publié mercredi un recul moins marqué que prévu de son bénéfice ajusté au quatrième trimestre. Il a reculé à 2,21 milliards de dollars au quatrième trimestre, soit 2,30 dollars par action, contre 3,54 milliards de dollars, ou 3,68 dollars par action, l’an dernier à la même période. Hors éléments exceptionnels, le bénéfice par action s’est replié à 2,52 dollars, contre 3,90 dollars un an auparavant, mais a dépassé le consensus fourni par FactSet, qui s'élevait à 2,41 dollars. Le chiffre d’affaires a progressé de 7,5%, atteignant un montant record de 65,47 milliards de dollars. Le revenu des primes a augmenté de 6,2%, à 50,58 milliards de dollars, en-deçà du consensus de FactSet, qui était de 50,85 milliards de dollars.
Morgan Stanley a annoncé mercredi des résultats supérieurs aux attentes au titre du quatrième trimestre. Le bénéfice net de la banque américaine s’est établi à 3,4 milliards de dollars, soit 1,81 dollar par action, sur la période, contre 2,2 milliards de dollars, soit 1,30 dollar par action, un an plus tôt. Le produit net bancaire (PNB) est ressorti à 13,6 milliards de dollars, contre 10,9 milliards de dollars au quatrième trimestre 2019.
La direction de la Banque de France a confirmé au personnel son intention de fermer 13 nouvelles caisses chargées du tri, du recyclage, et de la destruction des billets sur les 37 que compte la banque. Avec celle de Chamalières, dont la fermeture avait déjà été annoncée, ce sont au total 14 caisses qui sont vouées à fermer d’ici 2022.
Une nouvelle grande banque à capitaux privés va voir le jour en Suisse. Le Conseil fédéral a décidé mercredi de privatiser PostFinance, la banque postale du pays. Dans le même temps, la filiale de La Poste sera autorisée à octroyer des crédits et des hypothèques, ce qu’elle ne pouvait pas faire jusqu’à présent.
Après l’annulation des stress tests des banques mi-2020 à cause de la crise sanitaire, la Banque d’Angleterre (BoE) a publié les différents critères qui seront pris en compte pour la prochaine évaluation de la solidité des banques britanniques au mois de juin 2021.
Oddo BHF et Landolt & Cie annoncent avoir finalisé leur alliance, qui fait de la Suisse le troisième pilier de la stratégie de développement du groupe Oddo BHF, aux côtés de la France et de l’Allemagne. L’acquisition de Landolt & Cie par le groupe franco-allemand a notamment reçu l’autorisation de la Finma. Le groupe prévoit de fusionner la banque zurichoise de Oddo BHF avec la banque Landolt d’ici à la fin de l’année, avec l’ambition d’en faire la plate-forme de développement de l’ensemble des expertises du groupe en Suisse. Pierre Landolt et Thierry Lombard deviennent actionnaires de Oddo BHF, et Thierry Lombard rejoint le conseil de surveillance du Groupe.
La justice néerlandaise serait sur le point de conclure un accord avec ABN Amro concernant les accusations de blanchiment auxquelles la banque fait face depuis 2019, a révélé le quotidien Financieele Dagblad (FD). Cet accord, qui pourrait conduire au versement d’une amende de plusieurs centaines de millions d’euros, ne mettrait cependant pas fin à toutes les poursuites concernant les personnes physiques impliquées.
Le règlement sur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers (SFDR) entrera en vigueur le 10 mars 2021. Il va planter le décor pour les prochaines régulations « vertes » européennes.
Le groupe mutualiste Vyv perd son directeur général. Il vient d’annoncer le départ de Stéphane Dedeyan, entré dans le groupe en 2018 et devenu son directeur général en février 2019. Ce dernier quittera son poste à la fin du mois de février. Vyv lie son départ à l’annonce de Thierry Beaudet de ne pas renouveler son mandat à la présidence du groupe Vyv afin de se consacrer pleinement à celle de la Mutualité Française. Un nouveau duo président / directeur général va donc devoir s’installer. Dans l’attente du remplacement de Stéphane Dedeyan, Olivier Arlès, directeur finances et risques du groupe, assurera l’intérim.
Le superviseur financier allemand, la BaFin, a dit mardi s’attendre à la disparition de certaines banques qui sont entrées dans la crise du Covid-19 avec une position affaiblie. «Le secteur est peut-être robuste, mais cela ne veut pas dire que toutes les banques le sont», a souligné Felix Hufeld, le président de la BaFin, dans une déclaration écrite à l’occasion de la cérémonie des voeux du gendarme financier. Le secteur va connaître «de multiples vagues» de défauts sur les crédits accordés aux acteurs économiques. Début janvier, la Financial Conduct Authority britannique a dit craindre une vague de disparitions chez de petits acteurs de l’industrie financière.
L’assureur Axa a annoncé mardi l’extension à tous ses salariés dans le monde de sa stratégie de «smart working», qui consiste à combiner travail à distance et présence au bureau. «Les collaborateurs qui le souhaitent pourront travailler à distance sur une référence générale de deux jours par semaine à décliner au sein des entités», précise le groupe dans un communiqué. Cette approche sera mise en oeuvre d’ici à 2023, et dès la fin de l’année dans les principales entités d’Axa, employant plus de 70% des collaborateurs. Elle comprendra un soutien en termes de formation, d’adaptation des espaces de travail et de matériel informatique.
Deutsche Bank compte verser à ses banquiers avec 1,8 milliard d’euros de bonus pour l’année 2020, a rapporté mardi le magazine allemand Handelsblatt. Soit environ 20% de plus que les bonus versés au titre de l’année 2019, qui étaient de 1,5 milliard d’euros. Un porte-parole de Deutsche Bank n’a pas voulu commenter, selon Reuters.
L’assureur Axa a annoncé mardi l’extension à l’ensemble de ses salariés dans le monde de sa stratégie de «smart working», qui consiste à combiner travail à distance et présence au bureau. «Les collaborateurs qui le souhaitent pourront travailler à distance sur une référence générale de deux jours par semaine à décliner au sein des entités», précise le groupe dans un communiqué.
Le superviseur financier allemand, la BaFin, a dit mardi s’attendre à la disparition de certaines banques qui sont entrées dans la crise du Covid-19 avec une position affaiblie. «Le secteur est peut-être robuste, mais cela ne veut pas dire que toutes les banques le sont», a souligné Felix Hufeld, le président de la BaFin, dans une déclaration écrite à l’occasion de la cérémonie des voeux du gendarme financier.
La tendance observée au dernier trimestre 2020 se confirme. La Banque centrale européenne a constaté, dans son enquête trimestrielle portant sur les crédits bancaires, que les conditions de ces derniers avaient été durcies fin 2020. Pour le premier trimestre 2021, les banques s’attendent à une poursuite du durcissement des conditions d’octroi de prêts. Aussi bien pour les entreprises que pour les prêts au logement.
La banque américaine Goldman Sachs a publié un résultat net en hausse de 153% à 4,36 milliards de dollars, pour le quatrième trimestre, contre 1,72 milliards de dollars un an auparavant. La banque a profité du dynamisme de ses activités de trading obligataire et d’une hausse des commissions de fusions et acquisitions. La banque affiche un bénéfice par action de 12,08 dollars par action bien au-dessus du consensus Refinitiv qui indiquait 7,47 dollars par action.
La discrète société de gestion Comgest, affiche au 31 décembre 2020, des encours de 39 milliards d’euros, en progression de 18,2% par rapport aux 33 milliards d’euros sous gestion fin 2019. La société a collecté plus d’un milliard d’euros en un an, soit un montant équivalent à celui de 2019. Six fonds affichent aujourd’hui un encours supérieur à un milliard d’euros : Comgest Monde, Comgest Renaissance Europe, Comgest Growth Europe Opportunities, Comgest Growth Europe Smaller Companies, Comgest Growth Japan et Magellan. La société met aussi en avant son équipe ESG, dont la taille a doublé en 2020 avec le recrutement de deux analystes dans son équipe de gestion et un responsable ESG pour améliorer son reporting et sa communication. Le gestionnaire affirme aussi son caractère engagé, en précisant qu’en un an la société «a participé à plusieurs activités de collaboration, notamment le premier dialogue mené par des investisseurs à l’échelle d’un pays, le Brésil, sur la déforestation».