La banque espagnole Santander renforce Getnet, son activité de paiements, avec l’acquisition d’actifs de Wirecard en Europe, indique-t-il dans un communiqué jeudi. La transaction avait été annoncée le 20 novembre dernier, l’accord a été conclu. La quasi-totalité des 500 salariés qui géraient les actifs rachetés ont déjà rejoint Getnet, précise le communiqué. Getnet fait partie de PagoNxt, une nouvelle entité autonome créée par Banco Santander pour «concurrencer les plateformes de paiement digitales», précise-t-elle. Avec ces actifs, Santander compte étendre ses activités de services de paiement au niveau paneuropéen
La BaFin, l’autorité allemande des marchés financiers, a annoncé jeudi avoir déposé une plainte au pénal contre un de ses employés pour un délit d’initié présumé concernant la société de paiements Wirecard, qui a fait faillite après un scandale financier retentissant.
Le nouveau directeur général de Commerzbank, Manfred Knof, en poste depuis le 1er janvier, n’a pas perdu son temps. La banque allemande a déclaré dans un communiqué qu’elle s’apprêtait à supprimer 10.000 emplois, confirmant une information divulguée par le journal Handelsblatt. Le directoire de la banque a soumis un nouveau plan stratégique au conseil de surveillance dans lequel il est prévu, outre ces suppressions de postes qui affecteront un emploi sur trois en Allemagne, de faire passer son nombre d’agence de 790 à 450. La banque entend « concentrer et digitaliser son modèle économique, réduire considérablement ses coûts dans tous les domaines et augmenter significativement sa rentabilité d’ici 2024 ».
Prudential renonce à l’introduction en Bourse de sa branche américaine. L’assureur britannique a déclaré jeudi matin privilégier finalement une scission de Jackson. Les actions de cette dernière seront directement distribuées aux actionnaires de Prudential. Selon l’assureur, ce choix permettra une finalisation plus rapide de la séparation. La scission est prévue pour le deuxième trimestre 2021. Prudential conservera 19,9% du capital de Jackson.
La Société Générale a annoncé avoir signé avec Azqore, filiale d’Indosuez Wealth Management, un accord relatif à l’exécution des opérations de back-office et d’une grande partie des services informatiques de sa banque privée à l’international.
La Banque centrale européenne (BCE) a publié les résultats de son processus d’examen et d’évaluation prudentielle 2020 (Srep) et a fixé ses priorités prudentielles pour 2021. Andea Enria, président du conseil de surveillance prudentielle de la BCE, constate tout d’abord que les banques européennes ont été résilientes en 2020. Elles avaient commencé l’année avec des niveaux de fonds propres nettement plus élevés que ce n'était le cas lors de la grande crise financière en 2008, et ont participé, à leur niveau, à l’atténuation de la crise sanitaire. Et aujourd’hui, la plupart des banques sont suffisamment capitalisées pour faire face à des pertes futures.
Tensions. En décembre, la collecte nette d’assurance-vie s’est révélée positive, à 550 millions d’euros, pour la première fois depuis le début de la crise sanitaire, selon les chiffres dévoilés par la Fédération française de l’assurance. La collecte nette sur l’ensemble de 2020 reste toutefois négative, à 6,5 milliards d’euros (contre +21,9 milliards en 2019). « L’année 2020 restera donc le millésime le plus dégradé pour l’assurance-vie française de ces quinze dernières années », réagit Octo Finances. En 2021, « la prudence devrait rester de mise au cours du premier semestre en raison de la persistance de l’épidémie. Les ménages joueront toujours la carte de l’épargne de précaution », estime Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’Epargne, prévoyant une réorientation d’une partie des liquidités vers l’assurance-vie au second semestre.
Différence. La régulation renforcée d’après-2008 a-t-elle permis de réduire l’empreinte systémique des grandes banques mondiales ? s’interroge la Banque des règlements internationaux (BRI). A prendre le secteur bancaire dans son ensemble, ce durcissement n’a pas eu d’impact. C’est qu’il a entraîné deux réponses contraires chez les institutions bancaires, en fonction de leur profitabilité. Seules les moins rentables, pour qui lever des capitaux est coûteux, ont réduit leur importance systémique, une réduction d’autant plus forte que ces banques étaient proches des seuils réglementaires déclenchant des surcoûts de capital. En revanche, les banques les plus rentables ont continué à accroître leur empreinte systémique au même rythme qu’une institution épargnée par ces réformes. En favorisant les plus grands acteurs, ces surcharges en capitaux pourraient concentrer les risques systémiques sur ces derniers, et réveiller les craintes autour du « too big to fail », conclut la BRI.
Samlit. A l’image de leurs consœurs néerlandaises avec TMNL (Transaction Monitoring Netherlands), les banques suédoises font front commun contre le blanchiment, en collaboration avec la police, au sein du projet Samlit (Swedish Anti-Money Laundering Intelligence Task Force). L’initiative regroupe initialement les cinq principales banques du pays : Danske Bank, Handelsbanken, Nordea, SEB et Swedbank. « Une approche systématique, coordonnée et collaborative entre les acteurs financiers et la police est essentielle pour faire une réelle différence dans la lutte contre le crime financier », souligne le responsable de ce combat chez Danske Bank, Satnam Lehal. Une phase pilote menée depuis l’été dernier ayant donné des résultats prometteurs, les banques décident aujourd’hui de formaliser et de pérenniser leurs efforts, un cadre de coopération doit être décidé au cours des prochains mois. Samlit a de quoi inspirer une évolution réglementaire concernant le
La Commission européenne a lancé mardi une consultation portant sur le cadre réglementaire de l’UE sur la protection des dépôts bancaires mis en place à la suite de la crise financière. La consultation restera ouverte jusqu’au 20 avril. Elle concerne les trois textes législatifs: la directive sur le redressement et la résolution des banques (BRRD), celle relative aux systèmes de garantie des dépôts (DGSD) et le règlement sur le mécanisme de résolution unique (SRMR). Elle s’adresse en particulier aux établissements de crédits et aux différentes parties prenantes des marchés financiers, et aux autorités publiques nationales et supranationales concernées.
David Solomon, le PDG de Goldman Sachs, a vu son salaire diminuer de 10 millions de dollars, à 17,5 millions (14,44 millions d’euros), à cause du rôle de la banque dans le vaste scandale de corruption du fonds souverain 1MDB. Le directeur des opérations John Waldron et le directeur financier Stephen Scherr recevront respectivement 18,5 et 15,5 millions de dollars. Une filiale de Goldman Sachs avait plaidé coupable en octobre pour son rôle controversé dans le scandale, et accepté de payer près de 3 milliards de dollars pour clore les enquêtes américaines. La division malaisienne de l'établissement avait admis sa culpabilité, devant une juge new-yorkaise, pour avoir enfreint la loi américaine sur les pratiques de corruption à l'étranger (FCPA).
Le numéro un de l’assurance en Italie, Generali, a annoncé ce mercredi une vaste réorganisation dans ses instances dirigeantes, qui se traduit par le départ du numéro deux du groupe, Frédéric de Courtois, et de Tim Ryan, directeur des investissements. Le patron de Generali, Philippe Donnet, entend s’assurer ainsi un contrôle accru sur la réalisation des objectifs du plan stratégique 2019-2021, qui est entré dans sa dernière année. Cette réorganisation de la direction proposée par Philippe Donnet a été approuvée par le conseil d’administration du groupe. Frédéric de Courtois, un ancien de l’assureur français Axa comme Philippe Donnet, était entré chez Generali en 2016 et avait été nommé au poste de manager général en 2018. Le Britannique Tim Ryan exerçait ses fonctions de directeur des investissements et de patron de Generali Asset Management depuis 2017.
La Commission européenne (CE) a lancé mardi une consultation portant sur le cadre réglementaire de l’UE sur la protection des dépôts bancaires mis en place à la suite de la crise financière. La consultation, qui restera ouverte 12 semaines, jusqu’au 20 avril, concerne les trois textes législatifs constituant ce cadre : la directive sur le redressement et la résolution des banques (BRRD), celle relative aux systèmes de garantie des dépôts (DGSD) et le règlement sur le mécanisme de résolution unique (SRMR). Elle s’adresse en particulier aux établissements de crédits et aux différentes parties prenantes des marchés financiers, aux autorités publiques nationales et supranationales concernées ainsi qu’aux universitaires et think tanks.
Les représentants permanents des États membres à Bruxelles ont signé mercredi matin le traité révisé du Mécanisme européen de stabilité (MES), lançant ainsi la phase de ratification par les parlements nationaux de la réforme du MES. Cette signature était actée depuis l’accord politique trouvé début décembre entre les 19 ministres des finances de la zone euro.
La Commission européenne (CE) a annoncé ce matin prendre une décision établissant que le régime appliqué aux contreparties centrales (CCPs) américaines par la Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis est équivalent aux règles de l’UE. Une fois reconnues par l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF), ces CCP américaines pourront donc proposer des services de compensation centrale dans l’UE.
JPMorgan Chase a officialisé le lancement s’une banque de détail numérique en Grande-Bretagne dans les mois à venir. Cette banque adoptera la marque Chase et proposera, dans un premier temps, une gamme de services autour des comptes courants. C’est la première fois que la banque américaine proposera aux consommateurs britanniques ses offres retail. «Le Royaume-Uni possède un marché des services bancaires aux consommateurs dynamique et hautement concurrentiel, c’est pourquoi nous avons conçu la banque à partir de zéro pour répondre spécifiquement aux besoins des clients d’ici», a déclaré Gordon Smith, PDG de Consumer & Community Banking et co-président de JPMorgan Chase.
Credit Suisse Group a été sommé de verser 604 millions de dollars (496 millions d’euros) de dommages et intérêts dans une action en justice relative à des garanties concernant un titre garanti par des créances hypothécaires résidentielles (residential mortgage backed security, RMBS) américain émis en 2007. Le 30 novembre 2020, le juge présidant cette affaire avait rendu une ordonnance exigeant des deux parties qu’elles soumettent des estimations des dommages et intérêts relatifs à ces hypothèques. Le montant maximum de l’amende attendu était alors d’environ 680 millions de dollars. MBIA, l’assureur obligataire poursuivant Credit Suisse, réclamait 686,7 millions de dollars plus les intérêts, tandis que Credit Suisse estimait les dommages et intérêts à 597,7 millions de dollars.
Le patron de la banque HSBC a défendu mardi sa décision de fermer les comptes de militants pro-démocratie à Hong Kong, assurant se conformer à la loi, durant une audition tendue devant des députés britanniques. Noel Quinn a été accusé par le député conservateur Andrew Rosindell de défendre la répression sécuritaire chinoise dans l’ancienne colonie britannique, devant la commission des Affaires étrangères du Parlement britannique sur le cas des comptes bancaires de Ted Hui, ex-député hongkongais et figure du combat pro-démocratie. La banque avait apporté publiquement son soutien en 2020 au régime chinois à Hong Kong, s’attirant alors les foudres de responsables politiques au Royaume-Uni et d’investisseurs. Noel Quinn a lui mis en avant la nécessité de défendre les intérêts de HSBC, qui réalise la majorité de son chiffre d’affaires en Asie.